VARIATIONS DU COMMENCEMENT A LA PIN DE LA TRAITE
réservoirs, dans lesquels le lait sécrété est tout d'abord à l'état de mélange parfait. Par un repos prolongé, il s'opérerait, de la même façon que dans un récipient quelconque, une sorte d'écrémage en vertu duquel la crème monterait pour gagner la face adhérente de la glande, tandis que la sérosité, obéissant aux lois de la pesanteur, descendrait chez les mammifères aux trayons placés à la partie déclive. Cette première hypothèse a conduit les mêmes observateurs à supposer que la disposition des seins chez la femme s'oppose à la production des mêmes phénomènes, par le séjour dans les mamelles. L'expérience a démontré leur erreur. Les mêmes effets sont produits par la même cause chez tous les mammifères, y compris l'espèce humaine. La théorie de Becquerel et Yernois, basée sur l'influence de la pesanteur, n'est donc pas acceptable.
Il semble que la transformation du lait tient à une sorte d'économie en vertu de laquelle un liquide sécrété, non utilisé, est repris par la circulation au lieu d'être expulsé sans profit (Boutequoy).
Variations du commencement a la fin de la traite. — Chez la vache, Parmentier et Deyeux ont constaté que la quantité de beurre augmente du commencement à la fin de la traite dans les proportions de 5,9 à 10,5; de 1,8 à 6,6 ; de 1,2 à 11,2; ou de 2,2 à 8,8. Cette assertion a été vérifiée par Joly et FilholBoussingault et d'autres chimistes. Les recherches les plus récentes, celles de Lajoux, prouvent également son exactitude, mais elles montrent de plus que les matières albuminoïdes varient dans des limites très étroites et qu'il en est de même pour la lactose.
Lajoux a recueilli et analysé séparément trois portions de lait, de 200 centimètres cubes chacune, du pis droit d'avant
J. RouviBR, Le Lait. 8
La première portion a été recueillie au commeii' traite, la deuxième vers le milien, la troisième la un. Les mômes opérations ont êlé répëtiea identique au pis droit d'arrière de la même ■ésultats obtenus diffèrent Dotablement dans les
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ise, d'après Pèligot, le beurre est de 9,6 dans le I de la traite; de 10,2 dans le second tiers ; de I dernier tiers.
ame, Reiset trouve aussi des phénomêues anajurre augmente du commencement à la an de [,9 à 2,0; de 3,3 à 4,1; de 3,0 à 7,4 et de 3,3
marque a ètè faite par Bouchardat et Quévenne, 13 autres principes du lait varient peu, lonne une explication vraisemblable de ce phéeurre se forme dans les ramifications ultimes des