‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 36 sur 101 · CASTRATION · texte numérisé non relu

CASTRATION

Schnlze, Wegselseider). On devra cependant surveiller plua

miantieusement la santé de la nourrice et du n

pour intervenir in]m4diatement en cas de besoin. 1

Teillance sera plus active à l'époque menstruelle, po

les nourrices à l'abri do toutes les impressions mon

qni pourraient réagir {>lns vivement sur le sj'stèmi

des nom-rissons (Raciborski),

Castration. — La castration, ou bœuvotmage, prime la vie de l'espèce pour ne laisser subsister de l'individu » (R. Gouin), est une condition fe l'en^issemest et à la lactation. Elle était auti répandue, à cause des difficultés qu'elle présentait rjnaire Oharlier (de Reims) ayant adopté, après méthode de castration des vacbes par le vagin, pli eiécuter et moins dangereuse pour les animaux qu tion par le flanc, la castration est plus fréquemm aujourd'hui. Elle ne doit être néanmoins appli comme moyen de guérison cbez les vacbes atteinte! phomanie, ou parvenues à un âge trop avancé.

Les bœuvonnes conservent leur plein lait pend; au moins, presque toujours dix-huit mois et sou ans ; cela dépend des soins donnés à la mulsion, à talion et par dessus tout à l'aptitude lactifère du et des bâtes bien choisies, une alimentation approj production du lait ne poussant pas à ta sécrétion une mulsion intelligente déterminant une certaii «Q excitant la glande mammaire, on parviendrai tenir indéâniment la production du lait (Ménard).

Toutes les étables importantes des environs de F ferment des vaches donnant du lait trois ou quatre leur castration (Lajoux). Le maximum de durée di

INFLUENCES PHTSIOLOOIQUBS

éâ est de six ans, mais od peat compter sar de quinze à dis-bnit mois (R. Oouin).

bceuvonnes a été plusieurs fois étudié par des ÎDgaês, qui, de leurs analyses ont voulu tirer I ginirmKt de ce lait ; les uns l'ont vu riche [tauvre en sucre, les autres ridiCB en ces deux . Ces résultats contradictoires, obserye Lajovx, te malheureuse tendance que nous avons tous, , i une généralisation prématurée. La composes bœuvonnes tient à diverses circonstances, i a bien étudié cette question, est arrivé ani livantfis : Dans l'appréciation de l'inâuence de sur la qualité du lait, il faut tenir compte de iche avant l'opération.

the est saine, son lait ne sera pas sensiblement castration ;

le est taurelière et si cette affection est l'unique invaise qualité de son lait, l'effet de la castraîat : on voit la proportion de beurre se relever

les vaches saines castrées renferme une qoanvoisine de la normale.

ïS vacbes taurelières castrées reste toujours quantité de caséine plus grande que le lait

ment à ce que l'on a avancé, la castration ne onstamment la richesse en lactose, qui tantôt ; sensiblement, tantôt augmente légèrement, L diminuée;

ition ne modifie pas sensiblement la quantité lait que la vache donnait dans les semaines qui

'.ea millefolium L.) qui passe pour améliorer et-Damette et Bourgeon assurent avoir va écrétion lactée chez les vaches nourries avec Icinalit L.

lée croit fort peu à la vertu de ces plantes, l'aois (Pimpinetla anisum L.) et du fenouil officinale Ail.). Il émet la supposition que entielles, en passant dans le lait des nourrices, inde mammaire et favorisent sa sécrétion, ue autrement l'action de l'anis et des plantes i. En aromatisant le lait, elles le rendent plus ànt, qui suce le sein avec avidité. La succion 1 sécrétion lactée.

ethum graveolens L.), la coriandre {"Cor ia»- L.),l'angélique (Angelica archangelicah.), i Tordylium, le cumin fCarum carvi L.), j famille des omhellifâres, doivent avoir les anis.

nières années, on a utilisé comme galactago- | ipes actifs dérivés de certains végétaux, la i nigitaline, la caféine, la strychnine, et ique. I

ctagogue àVi jaborandi et de la pilocarpine ar A. Robin, Sydney Binger, Gould, Waugh Ce dernier attribue les mêmes propriétés à la i digitaline et à la caféine, parce que toutes modifient la tension vasculaire. Stumpf et juillet 1891) Cil, Gornevin nient, d'après leurs i propriétés galactagogues de la pilocarpine. bâcher et Marmé, la pilocarpine, loin de Eonsidérée comme galactagogue, provoque

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plutôt une légère diminution de la quantité de lait sécrété, devenu aussi plus aqueux. Elle n*a jamais été retrouvée dans le lait. Les effets ne se produisent qu'après administration de 15 centimètres de chlorhydrate de pilocarpine.

Certaines substances sont utilisées en Chine, par les femmes qui ont eu des enfants et qui ont cessé depuis long temps d'allaiter, pour rétablir la sécrétion du lait, des années après que leur dernier enfant a été sevré ^ Le Dr MuUer a observé deux cas de ce curieux phénomène. Il engagea trois fenames du pays à £aire ainsi revenir leur lait, et fournit les fonds nécessaires pour se procurer la substance qu'elles disaient devoir employer pour arriver à ce résultat. Une femme âgée de trente ans, chez laquelle les mamelles étaient inactives depuis six ans, et tout à fait rétractées, prit un enfant de six mois qu'elle ût teter, et usa pendant ce temps d'une alimentation composée spécialement dans ce but. Après dix jours, le lait commença à être sécrété, et six semaines après, le D*" Muller trouva les mamelles fermes, bien développées et laissant couler un flot de lait à la pression. Pendant le temps de cette lactation, la menstruation cessa entièrement. La santé resta très bonne. Par de semblables moyens, la sécrétion du lait fut rétablie chez une femme de quarante ans, dont le dernier enfant avait neuf ans, et qui avait cessé de nourrir depuis six ans. Chez elle, la menstruation ne cessa pas, mais diminua d'abondance. Bans un troisième cas, il se produisit des troubles de la santé qui empêchèrent de persister dans ces tentatives. Dans les deux premiers cas, le lait fut analysé et trouvé normal ; sa densité éUit 1030.

^ Journal de médecine et de chirurgie pratique de 1876. J. Routier, Le Lait. 9

INFLUENCES TKÏSIOLOOIQUKS

été amené par hasard à reconnaître les progognes d'une plante de la Jamaïque, le GoMy- \ ',ense. 11 avait fait l'opération césarienne à une malgrt' les atteintes d'une péritonite, fut comrie en quarante-sii jours. L'eofant durant la

élevé au biberon. Entrant un jour dans la e femme, Anderson fut tout étonné de la voir ifant Elle lui raconta que toutes les femmes avaient l'habitude de prendre une infusion le feuilles de coton, afin de leur donner du :s en manquaient. L'auteur mit à profit cette , pendant six ans, il employa cette infusion chez lades qui manquaient de lait. Les résultats àe

l'ont convaincu des propriétés galactagogues

e prépare avec six à huit feuilles de l'arbris - . Selon les effets produits, on en donne quatre intage par vingt-quatre heures. Certains ma- j Qt 2 ou 3 litres par jour. |

1 est pas désagréable, et beaucoup de personnes ' ec du lait et du sucre comme le Ihé noir.

I. — La belladone et son alcaloïde Vatroit considérablement la quantité de lait, qui fiche en principes solides (Dolan, Hammerlann). L'acide salicylique parait stimuler un m lactée, et augmente la proportion de sucre

? potassium produit une diminution notable lon lactée (Stumpf), ou même sa suppression

erne des hOpltanx de Montpellier, a vérifié les

L'emploi des antilaiteux est indiqué dans les cas suivants : naissance d'un enfant mort-né, mort du nourrisson, sevrage, mammites, etc.

Purgatifs — Les purgatifs produisent des modifications considérables dans la sécrétion lactée. Ils diminuent le poids des matières fixes d'un cinquième, celui du beurre de moitié. Le sucre de lait ne varie pas, et les matières albuminoïdes n'éprouvent qu'une faible diminution (Lajoux). Rochoux avait déjà observé cette tendance des purgatifs à rendre le lait plus aqueux, et à donner la diarrhée au nourrisson.

Passage dans le lait de substances médicamenteuses ou toxiques. — Le passage, dans le lait, de principes d'origine végétale ou minérale, peut transformer ce liquide et lui communiquer des propriétés toxiques ou médicamenteuses. Avec notre ami le D*" Adrien Sicard, Lebreton, Trousseau, et surtout Labourdette, la thérapeutique a cherché à utiliser ces propriétés spéciales dans la pathologie infantile.

Les substances retrouvées dans le lait sont les suivantes :

Principes empruntés au règne végétal. — h* A rethusa cynapium a rendu toxique le lait d'une chèvre (Bourdon).

Par V asperge y le lait conserve à peu près son aspect ordinaire. Sa saveur est âpre. Ce lait laisse sur les lèvres une sensation spéciale stjptique et âpre. Il communique aux urines une légère odeur d'asperge. A l'examen microscopique, les globules sont plus gros que ceux du lait ordinaire. Ils en diôèrent par leur forme (Adrien Sicard).

V atropine, à la dose de 1 à 5 milligrammes chez la mère, n'a produit aucun trouble chez l'enfant , mais la dilatation pupills^ire a été constatée dans tous les cas; elle persistait encore au bout de vingt-quatre heures (Pehling).

Par la carotte, le lait renferme des globules plus grands

passaoë dans le lait de divehses substance que ceux da lait normal, mais inégaux. Ils montent p à la surface. La saveur de ce lait rappelle celle de l'ai cru et laisse sur les lèvres un goût âpre (AdrieD Sica La cinarrine, principe actif de la feuille de l'artichi d'après M. Ponthieu (de Senlis), une substance irritar l'estomac et l'intestin des enfants. L'ingestion du . vaches, nourries avec les feuilles de cette plante p< proroquerait la diarrh^ et les vomissements.

Les feuilles de chêne broutées par les herbivores learlait astringent (Biett).

Le colchique. En juin, les habitants de Rione-Bi Rome, furent atteints de diarrhée, vomissements, soif i abaissement du pouls et de la température. Après q recherches, les médecins arrivèrent à soupçonner le chèvre qui est d'un usage général dans le pays. Les a furent examinés par le vétérinaire et déclarés sains, 1 fesseur Ratti, de la Sapienza, analysa le lait et les vi nienis des malades, sans y trouver aucune trace de Hiélallique. Les soupçons se portèrent alors sur la ordinaire des chèvres, et celle-ci se trouva contenir plantes plus ou moins vénéneuses (Clematis vita Coniutn inaculatum L.,Colchicum aittumnaleh., hago europœa L.). Les vomissements et le lait, anal, nouveau, présentèrent les réactions propres à la cote Le copahu. Le lait présente l'odeur du copahu. Bultatance s'est retrouvée dans l'urine d'un enfant qu bu de ce lait (Dolan).

Le cresson, absorbé en quantité par la vache, comm â son lait un goAt acre qui le rend immangeable. Sicard a fait, sur celait, les intéressantes observatio vantes : Lès le principe le lait contracte un goût âpr

INKLDENCBS PHYSIOLOGIQUES

pêtre. Les globules vus au microscope sont e Jours plus tard, par la continuation duméme lobules se désagrègent. Ce laît engraisse daTaos que les autres laits (Adrien Sicard).

hia paraliat L. ou épurge de mer altère le lait jui s'en nourrissent. Ce lait mis dans la paume t étalé avec le doigt laisse apercevoir des fiU- Irea. Le 27 novembre 1861, les équipages du h et de Y Agamemnon, en station à Malte, e nausées, vomissements bilieux, diarrbée, re- . des extrémités etc., symptômes apparus chei riduB qui avaient fait usage à leur déjeuner de «, ajant brouté VEupkorbia paralias. Ces issipèrent au bout de cinq à six heures.

>e8 de la jusquiame et de la stra'noine passent ! écrété. '

e. Le travail dans les manufactures de tabacs crétion du lait (Sarret). Ce lait provoque chei is, après chaque tetée, des coliques et même de its nerveux (Quinquaud). Ces enfants ont tous IX, et des selles couleur vert-de-gris (Delaunay). n du passage de Vopium et de ses principes lait est delà première importance, à cause des rtels déterminés chez les enfants à la mamelle, n même à dose minime de cette substance. Smidl cas de l'empoisonnement d'un enfant par une illigrammes, et Edwards an second cas par une QÎUigrammes. Le Briiisk médical Journal a tobre 1875, p, 570) la mort d'un nourrisson par les, et la science a enregistré beaucoup de cas I où les enfants au-dessous de cinq ans ont suc-

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