PASSAGE DANS LE LAIT DIS DIVERSES SUBSTANCES
combé à uDe dose d'opium inférieure à 25 milligrami 8 milligniiQiii^s-
Scherer, Fubini et Gantu> Baumgariner, Dolan, 'l'o
ont reconnu le passage de l'opium dans le lait de divei
mui, Giovanni Patladino, Lussana, FrOhner, L
FehlJQg, sont arrivés à des résultats tout à fait opposé
excellente étude sur cette question controversée a été i
(lermèrement (décembre 1889) par le D"" Ermann Pi
Ses expériences cliniques et ses analyses chimique:
amené à conclure que l'opium et la murpliine administr
nourrices à dose thérapeutique ne passent pas dans le t
moins sans se modifier. Les expériences de Fchling 1
Miné des résultats analogues.
Les exemples suivants nous conseillent de ne point
une prudente réserve sur ce point encore discuté.
Eu miQ, un enfant de deux jours a succombé subi
Manchester, peu après avoir [iris le sein de sa mèn
. première fois ; celte femme depuis plus d'un an ce
ait au moins 30 grammes d'opium par semaine
Une nouvelle accouchée ayant pris sans effet, le p
pur apri'S sa délivrance, 4 grammes de liqueur si
d'opiuiu, conseillée par Kvans pour combattre les
cliées, ce praticien porta la dose à 7*",98 divisés en six
absorber dans ks vingt-quatre heures, le deuxièu
Iroisième jour. Le résultat cherché, un peu de rep
obtenu, et la mère en profila pour donner le sein i
reprises; pour la première fois depuis ses couches. L
s'endormit profondément pour ne plus se réveiller.
L'usage de XXX gouttes de teinture d'opium, ab^ par la mère, a produit chez son nourrisson un somn qoarante-trois heures (Gorup-Besanez).
Une nourrice, soumise à des préparations opiacées à assez fortes doses, communiqua à son nourrisson de sept semaines unnarcotisme qui dura vingt-six heures et faillit l'emporter.
Fubini et Gantu rapportent le cas d'un baby de trois mois qui, après avoir teté sa nourrice, fut pris d'accidents comateux dont il ne sortit qu'au bout de plusieurs heures de soins assidus. Cette femme avait à diverses reprises introduit du coton imbibé de laudanum dans une dent cariée.
Ces observations ont un grand intérêt pratique. L'expérience a démontré l'efficacité de l'opium contre les tranchées des multipares qui allaitent leurs enfants. En administrant ce remède, il faudra ne point dépasser les doses modérées. Mieux vaudrait encore lui substituer l'antipyrine dont, avec tous les accoucheurs, j'ai constaté les excellents effets chez les nouvelles accouchées.
Le sulfate de quinine n'a pas été retrouvé dans le lait, par Chevallier et Henry. Landerer et Lewald ont cependant constaté qu'il y passait très bien. Burdel a tiré, dans un travail sur ce sujet, les conclusions suivantes : Rien n'est plus variable et plus irrégulier que la transmission de la quinine par la lactation. La sécrétion lactée en sera d'autant plus chargée, et son absorption d'autant plus rapide que la quinine aura été donnée à jeun. C'est dans ces conditions principalement, que la lactation peut être dangereuse pour les nouveau-nés. Au contraire, lorsque la quinine est administrée avec les aliments, sa présence dans la sécrétion du lait est moins abondante, moins rapide et par conséquent moins toxique, A mesure que les enfants s'éloignent davantage de leur naissance, ils deviennent moins sensibles à Finfluence du lait quininisé. Les accidents surviennent très rarement chez les enfants âgés de cinq ou six mois. Lors-