MALADIES AIGUËS CHEZ LA FEUMB
Herpbtisub. — L'existence, chez la mère oa cho rice,d'affections chroniques de la peau, oe doit pas é dérëe comme an danger pour l'enfant et, par suit une nécessité deohangerla nourriture lactée, Si,pB il en est qui, dans certaines conditions, pourraient influence quelconque sur l'enfant, cette influencen'i qae relative, et n'a rien qui ressemble à la transmi. virus imaginaire, on à la communication d'un mal pièce.
Article 3. — Maladiei aiguës et maladies infi A. — Cheila femme.
Maladies aiguës bt maladies ii — Dans les maladies aiguës ou infectienaes, on mères continuer l'aUaitemËnt sans préjudice poui des nourrissons. LeR.P.de Ravignan a été, parait par sa mère dans le cours d'une grave maladie.
Lc3 maladies aiguës fébriles en général réduisen rablement la sécrétion du lait, et modifient sa qi changements qu'elles apportent dans la composil liquide engendrent fréquemment des troubles dîg le nourrisson. Ces troubles, qui sont la règle dam lions aiguës sérieuses, sont au contraire ezceptioi l'érythême, l'eczéma, lepemphigus, l'impétigo, l'ect Ces dermatoses aiguës comme certaines inflamm: sagères n'exercent d'influence appréciable ni sur 1: lactée, ni sur la santé de l'enfant.
Choléra. — Un grand nombre de femmes al choléra, ont continué à allaiter avec succès leui
INFLUENCES PATHOLOOIQUSS
De diminntion momentanée, la sécrétion lact^ s'est dans tons les cas, sauf un seul de Grésely. La pluput es ont guéri, sans Jamais transmettre la maladie au ion.
'e jaune. — L'innocuité du tait de la mérc sur a été observée aussi dans les cas de Ûèvre jaune ; les s de la noD-contagiosité de cette maladie ont tiré de n de leurs plus puissants arguments. Le D'* Jourdain Montés, dans l'épidémie qui éclata en 1823 au bourg âge, rapportent des exemples. Josepha Joaquina iga, Tivemcnt frappée de la maladie dès le débat, 1 d'allaiter son enEunt le premier jour sans qu'il n'ait ouvé. Doméme, Maria Murilloa, atteinte de la même , allaita son enfant de cinq mois, durant tout le cours iladie, sans qn'il ait souffert la moindre incommodité
'épidémie deTortoseen 1821, M*" R... étant partie campagne, la nourrice de son enfant resta dans h
elle fut atteinte de la flèrre jaune. Son nourrisson, inze mois, la tcta pendant les trois premiers Joars t point indisposé (Chervin),
e typhoïde. — Dans la fièvre typhoïde, on a trouvé ait renfermait plus d'eau et de sels, et moins des )rincipea. La question de la transmibilité de cette par le lait de la mère au nourrisson ce parait pas
Hérard, Ufi'elmann, citentle cas d'enfants nourris mères typhiques, qui prirent la maladieet moururent [ues jours. Mais Oerhardt a eu l'occasion d'observer veau-nés qui ont été nourris impunément par leur einte de dolhién enter ie. Mieux vaut en pareil cas ■e l'allaitement.
MALADISS AIOUK8 CHBZ LA FUIUB
Pneumonie. — Foi et Bordoni-Ufredazzi (1888) i retrouver le pneumocoque dans le Uît des lapines { LDocnlées avec ce microbe. Il ont reconna le même pn coqne dans le sang des petits lapins allaités par cette f infectée. C. Bonolo, chez une femme atteinte de pneui depuis cinq joars, dans le sixième mois après ses ci et qui nourrissait son enfant, a pu recueillir une « quantité de lait dont il se servit pour faire des cultures bomirent tontes des pneumocoques, en grand nombr canct^a normaux.
Le D^" Pierre Aymard a rapporté robservation femme morte de pneumonie. Son enfant, qu'elle ail sucomba peu de jours après, emporté par une méi célébro-spinale à pneumocoques. Des expériences entn par cet auteur, il résulte que le pneumocoque existe to dans le sang, lorsque la pneumonie a pris un caractère fection générale. Cbaqae fois que le microorganisme dans le sang, on le trouve dans lelait. En &ut-ilco qa'il empoisonnera forcément l'enfantî Non, certes, c de grandes chances de parcourir le tube digestif, s traverser les parois, mais la moindre solution de con dans le revêtement épithélial sert de porte d'entrée, el tipement, on doit retirer, autant que possible aon ei tonte nourrice atteinte de pneumonie.
Det^ue-influema. — Dénuée de complications i oaires ou antres, qui changent si radicalement le prt de cette maladie infectieuse, la dengue ne contre-i: pas l'allaitement par la mère ou la nourrice. Sa béi liabituelle et sa durée éphémère n'atteignent pas suffi! l'état général pour que la sécrétion lactée soit mod qu'il en résulte quelque dommage pour l'enfant. La
ligne de conduite est applicable aux cas où les complications concomitantes si^r le poumon, le tube digestif, etc., sont peu accusées. Le seul inconvénient qui résulte alors de la continuation de Tallaitement, est la contagion possible de la maladie pour Tenfant. Cette infection peu connue et mal décrite jusqu'ici, dont j'ai observé en Syrie de nombreux exemples, est en général assez bénigne. Elle se localise de préférence sur le tube digestif. Souvent des vomissements répétés en constituent les principaux simptômes avec une fièvre très modérée. Un traitement approprié par les eaux de Saint- Galmier, les antipyrétiques et les antiseptiques internes les enrayent facilement. La somnolence, la diminution de l'appétit et de la sécrétion urina ire sont assez fréquemment observés. Dans les grandes épidémies d'influenza de 1889-90 et 1891-92, on a observé de plus des localisations pulmonaires, caractérisées par de la toux et de la fréquence de la respiration. A l'autopsie, Cb. Vinay a constaté de la rougeur au niveau de la trachée et des grosses bronches, le parenchyme pulmonaire était atélectasié sur les bords, et parfois il existait de l'œdème pulmonaire.
En somme, dans les cas de dengue et de grippe-influenza modérés, on doit laisser Tallaitement se continuer. Toutdbis afin que le nourrisson n'ait point à souffrir de la diminution de la sécrétion mammaire, il convient d'administrer concurremment et pendant quelques jours, du lait stérilisé.
Quand la maladie infectieuse s'accompagne d'infection secondaire pneumococcique pour éviter les conséquences funestes décrites ci- dessus (voy. Pneumonie), il convient d'interrompre aussitôt l'allaitement. Le lait sécrété en quantité très minime serait d'ailleurs altéré dans sa composition et nuisible.