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MALADIES AIGUËS QIEZ LA PEMMB |79
ans, étant représenté par 31,2, s'élève à 40,8 en moyenne pour cinq localités palustres, tandis qu*àc6té d'elles, quatre localités non marécageuses ne fournissent qu'un coefficient de mortalité de 26 seulement. Dans les pays marécageux, les enfants d'un jour à dix ans succombent en plus grand nombre dans la saison chaude.
Les exemples multipliés de malaria pendant l'allaitement, que j'ai observés depuis 1883 en Syrie, peuvent être rangés dans trois groupes bien distincts. Chacun mérite d'être étudié à part, suivant que l'infection palustre atteint : 1® la nourhee seule ; 2*" la nourrice et son nourrisson ; 3® le nourrisson seul. Par cette division méthodique, il sera plus facile de démontrer la non-transmission de l'impaludisme par le lait des nourrices, d'enfidre ressortir néanmoins les inconvénients pour le nourrisson, et de déduire des conclusions pratiques.
1° L'infection d'une nourrice par la malaria favorise nécessairement une altération de son lait, et par suite, i'éclosion de troubles gastriques chez le nourrisson. Il n'est pas nécessaire d'apporter ici les résultats fournis par Tanaijse chimique, pour comprendre que l'infection palustre, comme toute autre affection aiguë ou chronique détermine, chez les nourrices, dans la composition du lait, des changements considérables.
Les troubles pathologiques du nourrisson, toujours localisés dans ce cas, au début, au système gastro-intestinal, ne sont point une variété, mais une conséquence de la maladie de la nourrice : une nourrice ayant contracté la fièvre intermittente, dans une région insalubre de la plaine, peut, en transportant ses pénates dans une région très saine de la montagne ou de la plaine, continuer à avoir des accès périodiques. Leur retour est d'autant plus probable que
) INFLUENCES PATHOLOOIQUKS
lence de traitement ou sa nuavaise direction, et lei radencea quotidiennes de la malade, si souvent observées lia classe laborieuse, loin de combattre la canse morbide, lagârent par contre les effets primitifs. A moins que le rritson allaité par cette nourrice n'ait lui-même '.racté la malaria dans une région infectée, il ne lente jamais des symptômes d' impaludisme. Hor* ce cas, chez loi les troubles pathologiques août de re esseutiellement différente. Ils résultent de l'absorptioD
lait rendu indigeste par la maladie, et appartiennent roupe des affections gastro- intestinales. L'administration ulfate de quinine, i plus forte raison de l'arsenic à haute , peuvent alors être nuisibles au noarrisBon ; mieux vaut e cas, changer momentanément de nourrice, et instituer raitemcnt rationnel des troublas des voies digestiveg. On re ainsi à obtenir une guérison rapide. Quelques prains trop optimistes, Emmanuel Ootb, par exemple, ne ant pas aux inconvénients du sulfate de quinine ponr le ■risson, conseillent d'attendre avant de changer la ■rice impaludiqne.
I suis d'avis contraire, mais Je nie la transmission de la iria dans l'allaitement. Une affirmation aussi catégorique oaa part n'est-elle point en opposition avec ce que raient nous faire prévoir diverses théories scientifiquesT réponse à cette question va nous être donnée par l'exa-
de l'objection qui paraîtrait la plus vraisemblable. Lpérience se trouvera ainsi confirmée par la théorie, origine parasitaire de la fièvre intermittente s'impose nrd'hul '. Peu nous importent la forme réelle et la nature
•e de Vimpaludisme. Description d'un