‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 45 sur 101 · MALADIES AI0UK3 CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

MALADIES AI0UK3 CHEZ LA FEMME

dn microbe pathogène soupçonné d'abord par Lei dicrit sous tant de noma qui désignent sûrement ( appartenant i des espèces très éloignées depuis le P gmioima (Salisbnr;), Alga miatmatica (B Eymnophisaliw hyatina (Eklund), Hydrogattnt nvtatum (Safford et Bartiet), Chlenoblastus teru

Fto. 19. — ÉlénMDts allon^ souvent eu forme

{A^rdieT), jasqu'aui ptaimodies malariquea {E. Ma< et A. Celli), en passant par les Palmoglea mie (Bargelllui), Monitia penicillata (Lauzi et Ferrigi] laria malariw (A. Laveran), Bacittus malariœ ( Tommasi Grudelli), etc. (fig. 19 et 20.) Il est certaii

s FATHOLOâlQUBS

^anisme existe dans le sang(A. LaTeran, E. Richard, iafova, A. Celli, etc.). En effet, des injections de )aladique dans les veines d'un homme sain lui comnt la âëvre intermittente. De plus, le microbe passe I le placenta. Des nombreuses observations d'affeclariques, d'origine intra- utérine, chez les nouveaaiiées par W. G. Taylor, Behrmann, Bonflls, etc , ent amplement. Comment admettre logiquement que microbe soit arrêta par les glandes mammaires, ou l'it se retrouve dans la sécrétion lactée qu'il ne le point par son absorption dans le lait les accidents

:robe pourrait franchir les glandes mammaires et se r dans le lait, mais ce ne serait point une raison i pour qu'il déterminât des accidents. Les microbes les nous environnent de toutes parts, et Dieu meta, < sommes pas tous leurs victimes. Pour qu'ils )nt des troubles pathologiques, deux conditions sont lables, il faut: 1' qu'ils trouvent un oi^anisme > à leur multiplication ; 2* qu'ils envahissent cet le en assez grand nombre pour résister aux phagoli les détruisent. Ces deux conditions se retronvent vie intra-utérine et font défaut après la naissance. la matrice, le fœtus est soumis à l'influence des généraux qui atteignent sa mère. Dans les afiections et la fièvre intermittente en particulier, la haute ure exerce sur son organisme une action des plus Le terrain est tout prêt pour le développement des morbides. La circulation utéro-placentaire est : d'introduction. Même s'ils ne pénètrent qu'en petit leur apport incessant, et leur défaut d'élimination

MALADIES AIQUBS CHEZ LA FBMMB 183

finissent par permettre Tinfection de Torganisme fœtal. L'enfant à la mamelle se développe dans des conditiops bien dinérentes. Il vit d'une vie distincte de celle de sa mère. S*il emprunte à son sein les éléments nutritifis nécessaires à Son existence, cet emprunt n'est pas incessant. Chaque repas est séparé par certains intervalles. Les matières absorbées sont modifiées par le travail de la digestion, et éliminées en parties par la miction et la défécation. On conçoit donc que les mêmes microbes puissent déterminer des troubles chez le fœtus, et demeurer complètement inoffensifs pour l'enfant à la mamelle.

Mais, il faut bien l'avouer, aucune preuve décisive ne saurait être actuellement apportée pour confirmer ou infirmer la présence des microbes pathogènes dans le lait. Les deux opinions pourraient être soutenues également. Cependant, d'après nos connaissances sur la composition du lait, dans les affections de nature microbienne, non accompagnées de lésions mammaires, comme dans certains faits de char^ bon, de tuberculose pulmonaire, de syphilis, etc., il est probable que, si les microorganismes de la malaria passent dans le lait, ils n'y existent qu'en petit nombre, car ce milieu n'est guère favorable à leur multiplication.

Supposons que leur présence j fût constatée en nombre considérable, ils ne provoqueraient point obligatoirement l'infection du nourrisson comme d*autres microbes pathogènes. Nos connaissances actuelles en microbiologie nous ont permis d'établir des distinctions très précises entre les diverses espèces d'organismes inférieurs, basées non seulement sur leur forme apparente, mais encore sur leur vitalité, sur leur résistance à l'action de certaines températures ou de certains milieux. Les microbes pathogènes

CNIVî,R8IÏÏ '

134 INFLUENCES PATHOLOOIQUES

redoutent les milieux acides, mais les uns plus que les autres. Or, le microorganisme de la malaria parait succomber très rapidement dans le milieu acide du suc gastrique. D'après £• Maurel (de Toulouse), des expériences ont démontre l'innocuité de Teau potable renfermant en suspension le microbe paludéen. A tout âge de la vie, la malaria n'est contractée que par la voie respiratoire.

2^ Lorsque la nourrice et le nourrisson ont tous deux des accès de fièvre palustre, toujours ils Font contractée Tun et l'autre, ai-je dit, dans une région malsaine. Les accès pourront néanmoins être plus fréquents et plus graves chez le baby. La délicatesse de son organisation explique cette différence. Presque toujours, les accès sont dénaturés dans leur tjpe, et s'éloignent notablement des tjpes classiques. Par suite, ils sont souvent méconnus, combien de convulsions, de gastro-entérites, de prétendues fièvres gastriques, etc. , surtout à l'époque de la dentition ont été rattachés à une cause quelconque. La seule véritable cause a passé inaperçue. Cette erreur de diagnostic a coûté la vie aux petits malades !

Les troubles des voies digestives occasionnés par Tingestion d*un lait altéré, fourni par une nourrice paludé^ne, favorisent le retour des accès, mais indirectement. J*ai souvent remarqué en effet, en Syrie, que, lorsqu'un sujet est en possession d'impaludisme, toute affection accidentelle, qui survient dans cette période, favorise le retour des accès palustres, et accroît leur gravité.

3® Dans nos régions, les enfants à la mamelle sont fréquemment atteints d'impaludisme, sans que la nourrice en soit elle-même infectée. C'est à tort que des auteurs estimables ont affirmé la rareté de cette maladie dans le

MALADIBS AlQUia CHEZ LA FBMME 1B5

premier flge. On se refose à admettre son existence, parce que la maladie, se présentant sous une forme semi-pernielense, est le plus souvent méconnue.

Quand raffection palustre est simultanée chez la nourrice et le nourrisson, il faut changer de nourrice. Si ce dernier seul est atteint, il ne faut point recourir au lait quininisé et faire absorber de la quinine à la nourrice saine. Dans le premier cas, le lait de la nourrice étant altéré est un mauvais aliment pour le babj; dans les deux cas, le lait ne renferme pas assez de quinine pour constituer un remède effîcace, et guérir sûrement les accès chez le nourrisson. La voie stomacale est d'ailleurs, chez ce dernier, impropre à ficiliter Tabsorption du principe médicamenteux. Car il est presque toujours rejeté par le vomissement. Pour éviter ces inconvénients, je préfère administrer Talcaloïde du quinquina sous forme hypodermique. La guérison constante des accidents morbides démontre Texcellence de cette méthode de traitement.

Rage. — Le lait des femelles laitières atteintes de rage

possède-t-il des caractères virulents? La question était

encore discutée dans ces dernières années, des expériences

récentes semblent permettre de la trancher par la négative.

Balthasar Timoeus assure qu'un paysan, sa femme, ses

en£uits et plusieurs autres personnes furent atteints de la

rage pour avoir bu du lait d'une vache enragée. Le mari et

l'ainé de ses enfants furent sauvés par les remèdes qu'on

leur fit prendre ; la femme, deux de ses âls et deux filles

périrent de la rage. Trois ou quatre mois après, la servante

et une voisine, avec quatre enfants, qui avaient bu du lait de

la même vache, furent aussi emportés parla même affection.

Cette observation est trop succincte pour avoir quelque

i86 INFLUENCES PATHOLOGIQUES

valeur. Avec H. Boule;, néaDmoins, je regarde la guériaon ; et d'un des enfants, obtenue à l'aide de remèdefi, la preuve évidente d'une «reur de diagnostic. Quelle nature véritable de la maladie confondue avec la >n en est réduit aux b^polbèses ; un empoisonnemeDi lelladone me parait pourtant assez raisonnable, négresse de l'Algérie, dont Fleming a rapporté l'hisit mordue par un «bien enragé qui lui communiqua li I. Sou enfant, allaité par elle, mourut avec les sympe la rage, avant qu'elle y succombât elle-même, acore la transmission de la terrible affection par le discutable. En effet, suivant H. Bouley, les baisers être un mode de transmission beaucoup plus énert efBcace, d'autant que cette maladie a souvent pour I développer au plus haut d^ré le sentiment affecpli se manifeste avec une sorte d'ardeur, dans l'espèce e par des baisers, chez le chien par des lècbements. t donc tenir pour suspects, au point de vue de lenr ttion réelle, les cas peu nombreux, que l'on a rapde la transmission de la rage par des chiennes nour- I petits qu'elles allaitent (H. Bouley).

expériences de Perronctto et Carlta (1887) ne nous lent aucun nouvel argument décisif en faveur de la ïn par le lait. De petits cobayes ont succombé le e jour après leur naissance, et le dixième après l'ino- L de la rage à leurs mères qui moururent en même Mais ont-ils été injectés pendant la vie intra-utérine » la naissance î La première hypothèse parait plus ble.Baudot, Delafond, Gellé, BanmgartenetValentin, ., etc., citent par contre de nombreux exemples où ition du lait de femelles enragées n'a entraîné aucun

Page 1