‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 52 sur 101 · PROPORTION DES CAS DINPBCTION PAR LB LAIT · texte numérisé non relu

PROPORTION DES CAS DINPBCTION PAR LB LAIT

jumeaux noarris avec le lait d'une chèvre atteinte de fièvre aphteuse furent pris d'une fièvre intense, avec vomissements et dysphagie, suivie d'une éruption vésiculeuse sur la muqueuse buccale et la cloison des fosses nasales. L'un des malades succomba le sixième jour, l'autre guérit.

Zurn a rapporté (1887), une autre observation de transmission à un elifant par Tingestion de lait non bouilli.

Au commencement de 1892, le D' A. OUivier ayant eu Toccasion d'observer, dans son service, à l'hôpital de la rue de Sèvres, à Paris, un nombre exceptionnel d'enfants atteints de stomatite aphteuse, eut l'idée de faire une enquête à ce sujet. Il apprit d'une part que tous ces petits malades venaient de la rue Saint-Jacques, de la rue d* Allemagne, de Levallois-Perret, et de Boulogne-sur- Seine; d'autre part, que la fièvre aphteuse sévissait précisément, au môme moment sur les bêtes à cornes dans les quartiers et les communes dont il s*agit. Trois de ces enfants amenés de Boulogne, avaient été alimentés avec le lait des vaches contaminées; chez deux autres, dont les parents habitaient la rue Saint-Jacques, la même particularité fut relevée.

Proportion des cas (Vmfection par le lait. — Sur ^ cas embrassant 48 malades, d'après David, neuf fois seulement il y aurait lieu d'incriminer l'usage du lait. Proust a relevé un nombre égal d'observations publiées depuis le mémoire précédent. Elles seraient donc assez rares. Proust attribue cette rareté au défaut d'enquête sérieuse en pareil cas. A sa connaissance, on a constaté à Paris plusieurs cas d'aphtes chez des sujets soumis à l'usage exclusif du lait.

Boulay d'Avesnes nous explique pourquoi, malgré le grand nombre d'observations à l'appui de la transmission de

use par le lait à l'espèce humaioe, cette tranelore niée aujoui>d'hai.

«u, dit-il, en France, aux propriétés nuisibles :heB matades de la fièvre aphtease, malgré les Elertwig et autres auteurs, parce que, de fait, n'existent pas, ou n'existent du moins qu'à un ré dauB le lait des vaches atteintes d'une façon cetic année (1S72), où cette maladie a revêtu e gravita tout à fait exceptionnel, la virulence

influence nuisible sur l'homme ont été si itées qu'il n'y a plus moyen de les mettre en ment. N'oublions pas que la mortalité des avec du lait de vaches atteintes de cocotte, ■e de 50 pour 100 (Duclaux).

es de l'ingestion d'un lait infecté. — t les troubles que ce lait provoque à bref 1 ingestion. D'abord, sans raison appréciable, t, puis contracte la diarrhée. Alors, bien rention du médecin est inutile ; il est presque ard.

s cas, les symplOmea diffèrent un peu.

ibre 1872, Hulin (de Louvain) constata sur ienx-Hervelé, une inflammation très vive du pied droit et une phljctène volumineuse à la à où l'épiderme est très épais. Cette phljctèue ne incision donna issue non pas à du pus, ittendait, mais à un liquide jaunâtre. L'épilissa à découvert une ulcération superficielle,

d'un aspect granulé et entourée d'une aréole

e jeune malade donna pour renseignements à

MOm D'INFECTION DU LAIT

M. Holio qu'un autre de nés enfanta, Agé de deux ani eu les tnénaes lésions et qu'il en élait mort. Il fit oo que tout te bétail de ta commune avait été et était malade, que plusieurs autres enfants étaient moris avaient tous eu mal à la gorge ou des boutons sur 1(

Hnlin constata que ta fièvre aphteuse régnait plusieurs mois dans le village du Vieux- Hervelé. I tous les veaux en avaient été atteints, beaucoup succombé.

Les registres de l'état-oivil dont il prit connai établissaient une mort^tité considérable ohcE les < Dans t'eepace de six semaines, dix enfants ou adol étaient morts, après avoir présenté des lésions à la g iiai membres. Outre ces dix premiers cas, M. Hnlii une statistique de treize autres, dans lesquels les fai dominants ont été le mal de gorge et la présence de j ou de plaies aux doigts.

Mode d'infection par les principes pathogèr< Dans les épidémies, la contamination par le lait beaucoup la plus efficace (Nocard). Le lait fourni animaux aphteux est contagifére par lui-même, et c «iwn, parce qu'il est presque inévitablement mêlé à d tières virulentes. Recueilli purement ou pris directemc la mamelle, malgré ses altérations décomposition, il n virulent. C'est pendant la traite qu'il est mélangé au i des aphtes, évoluant d'ordinaire sur les trayons d( laitières, et siégeant de préférence à l'extrémité dej ils obstruent le canal (Nocard). Ce liquide est dang tontes les périodes de la maladie, quand les mamelles siège d'une éruption vésiculease (Lessona, Delest, R Le transport de ta matière virulente dans le lait pei

OERUES DE UALADIES

Istance, lorsque lea lésions 8iôg:eiit en dehors . La main de l'iDdividn chargé de la traite et )s de soigner la hête malade, doit jouer ici, , un rOle important.

oins probable (car des expériences précises re sur ce point) qu'une faible partie du contenu Bt à rendre virulent une grande quantité de t de tous les animaux d'une même Stable, et ême village, se trouvant mélangé, on prévoit t en être les conséquences pour la diffusion de ectieuse (Nocard). Dans la cocotte, le lait iétés nuisibles par la cuisson.

taire. — La vente du lait de vaches atteintes

interdite en Allemagne par la circulaire du 4'; en Italie, par la loi de vigilance des ali- 1890. En France, pareille mesure n'a point te daus la loi sanitaire.

tPTiQUES. — Les matières septiques mélansnt au lait, en rendent l'usage très dangereux, urent atteints d'accidents typbiques, dans la

à la suite d'ingestion de lait provenant de malproprement. Gameron constata que le lait aminé par le fumier. La crème de coloration nait des vibrions et des bactéries.

sième fols, depuis deux ans, rapporte la Pall , une épidémie de fièvre typhoïde, occasionnée lait contaminé, vient d'éclateràBristoi. Grâce )lojée par le médecin de la municipalité, il a I remonter jusqu'à la cause première de celte

et d'hygiène publiqu» at de médeeine légale.

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