‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 6 sur 101 · PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DU LAIT · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DU LAIT

POICS SPÎGIFIQUB

Matière grasse 0,934

Caséine et albumine 1,259

Sucre de lait 1,548

Sels inorganiques 2,000

L'accroissement du poids spécifique se trouve ainsi compensé par sa diminution, et un lait pauvre peut, en définitive, avoir la même densité qu'un lait riche.

Le lait présente, d'après Fleischmann, vis-à-vis de la chaleur, mainte particularité qu'on n'observe pas pour l'eau, dans les mêmes circonstances. Son point d'ébullition et son point de congélation coïncident presque exactement avec ceux de l'eau ; à une pression de 760 millimètres, le point d'ébullition est peut-être d'une petite fraction de degré centigrade plus élevé, et le point de congélation de la même quantité plus bas que celui de l'eau. La chaleur spécifique du lait est un peu plus faible que celle de l'eau, elle ne s'éloigne pas beaucoup du chiffre 0,847, c'est-à-dire que si, pour élever, d'un degré centigrade, la température d'un kilogramme d'eau, on a besoin d'une calorie, il ne faudra que 0,847 calorie pour élever de la même quantité un poids égal de lait. Ce chiffre nepeut être considéré comme constant et immuable, puisque le lait a une constitution très variable.

Le maximum de densité du lait se manifeste un peu avant le point de congélation, moment où ce liquide se dilate fortement comme l'eau. Son coefficient de dilatation n'est pas représenté par un nombre constant, il augmente avec la température et avec la richesse du lait en substances solides ; il est plus grand que celui de l'eau entre 0^ et 15 degrés centigrades. A une température inférieure à 10 degrés centigrades, le lait ordinaire de vache prend une consistance vis-

s CARACTÈRES PHYSIQUES ET CHIMIQUES

queuse particulière, augmentant avec l'abaissement de la température..

En rapport direct avec cet abaissement augmentent la force de cohésion du sérum et la force d'adhésion, la puissance avec laquelle il adhère aux corps solides qu'il mouille. Par suite, une quantité déterminée de lait donne des gouttes plus grosses et moins nombreuses par le froid, plus petites et plus nombreuses par la chaleur (Fleischmann).

On est convenu d'indiquer, d'après Bouchardat et Quévenne, le poids spécifique du lait pris à la température de 15 degrés centigrades, et de réduire à cette température tous les résultats obtenus.

Jusque dans ces derniers temps, la connaissance du poids spécifique du lait n'avait qu'un intérêt scientifique sans application clinique. Les travaux du professeur Monti ont démontré l'importance pratique de ce poids dans l'allaitement des nourrissons. Il est donc utile de les rapporter dans cet ouvrage. Pendant la lactation, le poids spécifique du lait présente des oscillations journalières. Quand il oscille entre les limites normales, comprises entre 1030 et 1034, le poids de l'enfant augmente régulièrement. L'accroissement du poids de l'enfant existe encore, dans les cas où le poids spécifique du lait, d'abord en dessous de la normale, s'élève peu à peu, mais d'une façon constante, pour atteindre, au bout d'un certain temps, son taux normal.

Dans les cas où le poids spécifique du lait monte rapidement, pour tomber ensuite avec non moins de rapidité, l'augmentation du poids de l'enfant ne se fait plus régulièrement et est très peu accusée. Enfin, si le poids spécifique du lait diminue régulièrement pendant plusieurs jours, le poids de l'enfant s'abaisse. Dans les cas où malgré le poids spé-

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