‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 71 sur 101 · H3 DÉVELOPPÉS DANS LE LAIT · texte numérisé non relu

H3 DÉVELOPPÉS DANS LE LAIT

i-ature élevée, il y a lieu de faire une milieux de culture. Si l'on chauffe du ) que l'agent contagieux est détruit de

acyanits. Bacilles du lait bleu. 1. Bàtomiets Bâtonnets avec auréole geléflée; 3. Bâloonets d'iuïolutioii ■

1 contraire, on peut chauffer jusqu'à ure faite dans le liquide de Gohn (dans e ne détermine pas la formation de la trouve que cette culture convient & issi bien après qu'avant l'ébullilion, le celle-ci n'ait pas duré trop long^temps.

Cette différence dans la résistance i l'action de la température s'explique aisément. Dans les cultures fâitea dans le liquide de Gofau. il y a production de spores, ce qui n'a pas lim avec le lait, et c'est un fait connu que les spores Insistent mieux à la chaleur que l'oi^anisme lui-même (Bonrquelot).

Le lait bien peut être desséché à l'air libre à une basse température on sur l'acide sulfurique. La matière sèche qu'on obtient ainsi conserTe longtemps la faculté de provoquer la maladie par ensemencement; ce qui donne à supposer que, dans bien des cas, l'épidémie du lait bleu se per- |«lue par la poussière des laiteries dans lesquelles elle s'est une fois établie (Bourquelot).

Mosfler croit que c'est à toi-t que l'on attribua la coloralion bleue au Vibrio syncyanus ou eyanogenus. D'après ce savant, elle a toujours pour origine le PeniciUium glaucum. Il explique celle transformation de la manière suivante. Il y aune transformation des substances protéiques en un composé d'aniline sous l'influence du microph^te, et aussi d'un élit maladif de la vaoJio qui, sans doute, facilite la décomposition de la caséine eu aniline. A c3té des champignons bleus, on en trouve des rouges, des jaunes et d'autres incolores.

La doctrine de Mossler se trouve réfutée par la possibilité d'effectuer des cultures successives à l'exemple de Fluchs (Haubner, Erdmann, Neeli^cn et Iteiaet), Ces cultures réussissent non seulement avec le laitde vache, mais encore avec ceux d'ànesse, du jument, de chienne, de brebis. On doit donc admettre ici l'existence, non point d'un ferment soluble, mais bien d'un ferment figuré, susceptible do se multiplier es de propager l'altération.

Chose singulière, et qui démontre la fausseté du senti-

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