‹ Le lait; caractères dans l'état de santé et de maladie: altérations etChapitre 75 sur 101 · LAITERIES ET VACHERIES MODÈLES · texte numérisé non relu

LAITERIES ET VACHERIES MODÈLES

permanente, composée de trois médecins, d*an vëtërinaire et d*an chimiste élus par la Société médicale.

Cette vacherie est située à Bornheim à la limite nord-est de Francfort. Après avoir compté trente vaches au début, elle en comptait 96 dont 20 à sec, le 1®*" janvier 1879. Son débit de lait, pour l'année 1878, s'est élevé à 271.500 litres,

Le terrain sur lequel elle est bâtie est canalisé et pourvu d'une distribution d'eau. L*étable peut contenir 104 bêtes jouissant, chacune d'elles, d'un cubage de 22 mètres. Le sol, les murs en briqueterie, le plafond qui est gypse, sont revêtus de ciment. Les urines s'écoulent dans les égouts de la ville. Dans toute la longueur de l'écurie, se trouve un passage central, large de 2 mètres, permettant l'accès des crèches qui sont basses. On a pourvu à l'aération par les dispositifs suivants.

Outre les fenêtres des longs côtés des bâtiments, on a installé : 1® huit cheminées d'appel en fer, revêtues de bois à leur intérieur, d'un diamètre de 50 centimètres et s* élevant du plafond jusqu'au dessus du toit, où elles sont munies d'un chapiteau qui s'oppose à l'entrée de la pluie, du vent et du soleil ; 2* dix -huit tuyaux encastrés dans les murs, commençant immédiatement au-dessus du sol et se terminant sur le toit par un double chapeau en zinc ; 3° des ouvertures, pouvant se fermer à volonté, ménagées sur toute l'étendue des longs côtés, au voisinage du plafond ; 4^ deux oriûces semblables, mais de dimensions beaucoup plus grandes, percés immédiatement au-dessus du sol, dans les murs de pignon; 5° un vaste canal d'air, longeant, dans le sous-sol, le passage central et communiquant avec l'étable par huit orifices d'extraction.

Dans un bâtiment séparé se trouve une écurie pour quatre

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vaches malades . La laiterie proprement dite a nn si^ en eim^it et des appareils de ventilation.

L*établisement francfortois emploie, en dehors du directeur et de sa femme, un personnel de 16 individus dopt 4 cochers.

Dans la vacherie et en différents quartiers se trouvent des buvettes où le lait est débité au verre. Le litre est vendu 625 minimes.

Le chimiste de la Commission de surveillance examine chaque jour le lait par la méthode de Muller : fixation des poids spécifiques du lait dans son ensemble et du lait écrémé avec mensuration vulumétrique de la crème. De temps en temps, il se livre à des analyses chimiques plus précises.

Le public exerce de son côté un certain contrôle sur l'établissement qui lui est accessible en tout temps.

Après avoir pris les mesures nécessaires pour livrer à la consommation un lait de bonne qualité et à composition aussi constante que possible, la Commission de surveillance a rédigé, à Tusage des clients de la vacherie, une instruction énumérant le but de Tinstitution, son mode de fonctionnement, les procédés de conservation du lait non immédiatement consommé, la manière de l'employer dans l'alimentation des nourrissons, etc.

Organisation des vacheries. — Les établissements des nourrisseurs destinés à l'élevage des vaches laitières, des chèvres, des ânesses, dit C.Husson (de Toul),dans les villes au-dessus de 5000 âmes, sont considérés comme établissements incommodes et rangés dans la troisième classe.

Ces établissements, véritables cloaques mal aérés, infestés par des moisissures putrides, sont des milieux où se développent particulièrement la phtisie pulmonaire et les inflammations chroniques du poumon.

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