CONSERVATION ET STÊRIIJSATION DU LAIT
SOUS les climats équatoriaux, même après un long séjour dans des magasins ou entrepôts, aussi utilement qu'au sortir
du pis de la vache.
Dans l'allaitement artificiel, il est une garantie presque
absolue de réussite.
Gautrelet a trouvé pour le lait stérilisé les chiffres cidessous par litre.
Réaction chimique .
Recherches générales.^ Densité à H- 15® cent.
Hydrates de carbone Matières grasses Matières azotées
Cendres. . .
Totalisation .
Nota.
Gaz dissous . . .
Sucre de lait . . .
Beurre
Caséine et albumine .
Chlorure de sodium • Autres sels ....
Extrait sec ... .
Etat de la caséine. .
\ Saveur faible de lait cuit.
Divers j CquIçut . blanc jaunâtre.
acide franche
1036,9 29cc.
demi-tenue
Ces cbiffres montrent : 1*^ que, dans le lait stérilisé, la caséine ne se présente pas sous une forme aussi dense que dans la moyenne des laits stérilisés, donc est plus digestible ; 2^ que l'altération de son sucre de lait (quoique ce corps y existe en proportion considérable) est faible, puisque sa couleur comme sa saveur sont à peine modifiées.
Procédé de Soxhlet, — Ce procédé se distingue des procédés ordinaires. Il remplace l'intensité de la chaleur par sa durée d'action. Il est simple, rapide et efdcace. On prend la quantité du mélange nécessaire pour l'alimentation d'une journée et on la répartit dans plusieurs petites bouteilles, chacune d'une contenance de 150 à 200 centimètres cubes ; on a soin de s'arrêter lorsque le liquide est arrivé à 1 centimètre au-dessous du commencement du cou du réel-
PHOciuB DE SOXHLET 337
pîent. Pour que les germes ne pénètrent pas dans les bou-
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reste fortement déprimé, od est sflr que l'air n'a point pénétré dans l'intérieur de la bouteille. La lait qui a ét^ simplement chaufTé au baiu-inarie, qui n'a pas bouilli au
Fio. 40. — Goiipu tl'.ine mirmile iiunr iLi.-lli-d le hiit au bain-marie. Elle cu;ili.;it un su[)port mjl»l!i;iis pour les bouteillBS qui sont CDifTées par un disque ea caoutchouc et uue capsule métalliiiue.
grand air, n'a pas le goOt de cuit, il a conservé, au contraire, une saveur fort agréable {Budîn').
Pour l'ébullition, les différents flacons sont placés dans
' P. Budin, ConCéreoce sur l'hy^iéne de l'enfance. Allaitcanent (Annales Skygiène publique, 1892, t. XXVIII).
PROCËDB DK SOXtILKT 339
UDe sorte de marmite à double fond ; les bouteilles sont elles-mêmes suspendues au milieu de l'appareil, afin que leur fond no touche pas directement celui de la marmite; on remplit d'eau cette dernière jusqu'à ce que le niveau arrive à peu près à la hauteur de chaque goulet; or *-" '" couvercle sur la marmite, et on place le tout foyer quelconque. Ceci terminé, on soumet de nou marmite & une dbullition active pendant quarante à qi cinq minutes ; au bout de ce temps, on retire les boi qu'on doit faire refroidir au sortir de la marmite, plongeant dans de l'eau à basse température (13 à 15 centigrades). Israël a proposé d'introduire un tube (/gaiement en verre, dans le bouchon de caoutchoui début de l'opération. Dans la pratique qnotidie; J)' Vinay conseille de boucher chaque bouteille a tampon de coton stérilisé '.
Avantages. — Le lait ainsi traité se consen tourner, pendant trois ou quatre semaines à la temp ordinaire de la chambre, pendant quatre à cinq si dans un endroit frais. J'ai vu, dans le laboratoire a la Clinique obstétricale de BudJn (30juillet 1892), des en parfait état, remontant à une époque bien plus
Pour pratiquer celle méthode, il n'est pas indisj d'avoir recours à l'appareil qu'a fait construire Soxh appareil, dont le prix de revient varie entre 13 (douze flacons) et 16 à 30 marks (vingt flacons) en Allt peut être facilement remplacé : un récipient quel destiné à recevoir l'eau, et divisé en deux parti
' Vinay, Uanuel d'asepsie. Lu stérilisation et la dèsi far la chalewr, Paris, 1890, p. 433.
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empêcher les bouteilles de touoher le fopd, de petits flaeoi:» (l'une contenance de 150 â 200 grammes, et ferox^a par un
FiG. 41. — Sépnroleur Laval.
caoutcliouc (fig. 40), un foyer de chaleur et un thermomèlre ' suffisent pour obtenir la stérilisation du lait dans les mécages.
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Autres procédés. — Albu chauffe le lait sous pression dans l'appareil de Bertling; : Klebs, Hesse ont construit des appareils au moyen desquels ils exposent à l'action de vapeurs ctiaudes le lait contenu dans des récipients 8\ ' Dans celui de Hesse, des pièces supplémentaires en fi cylindre sont convenablement disposées au-dessuB marmite qui fournit la vapeur. Chacune de ces pièc contenir six à sept verres de conserve de contenan quart de litre, soit pour chaque cylindre li,75 de la bien suffisante pour un enfant pendant vingt-quatre Les cylindres sont couronnés par un chapiteau en fei recouvert de feutre, comme les pièces précédentes, ay forme d'entonnoir et pourvu d'un orifice en son mille SépARATBUBS. — Le Traité de l'hygiène publi Palmberg, a fait connaître en France un appareil in{ nommé séparateur (fig. 41), construit par l'ing^éni Laval, et utilisé en Suède pour recueillir toute ta <; de matière grasse contenue dans le lait. Cet inst repose sur le principe de la force centrifuge. La ce gation sépare du lait les parties qui renferment les relés et les bactéries. Ce serait le meilleur moyen d'à' lait absolument aseptique, si ce procédé n'appau^ considérablement ce liquide en corps gras. On peut server en bouteilles fermées, quitte à l'additionner d( (aseptique?) et à le chauffer légèrement avant de ', nistrer aux nourrissons.
Cette voie nouvelle de stérilisation, proposée par H mérite de provoquer de nouvelles recherches. Elle p. être fertile en résultats pratiques.