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ACTION DS L\ LUMIÈRE ET DE L'OXYGÈNE

daire. En quelques heures d'exposition au soleil, un beurre ou de la crème sont plus atteints qu'en un mois de séjour dans une étuve à 3o°. C'est surtout l'influence actinique qui intervient, comme je l'ai montré dans un autre travail (i).

Pour étudier cette influence de la lumière, il faut renoncer à l'emploi de l'éponge et des corps absorbants dont nous nous sommes servis tout à l'heure. Il faut exposer le beurre au soleil en vases plats, de façon à favoriser la pénétration de Poxygène que nous savons être difficile, et en vases transparents de façon à laisser entrer le plus possible de lumière. Quand on opère ainsi, il y a toute une moitié des phénomènes qui ressemble à ce que nous connaissons déjà, c'est l'absorption d'oxygène qui s'accomplit suivant la formule que nous avons donnée plus haut. Mais si la marche générale de l'oxydation est la même, il y a des différences dans le détail, car nous aboutissons ici à de tout autres résultats au point de vue des transformations subies par les glycérides à acides volatils.

Tout d'abord, cette absorption d'oxygène sans dégagement correspondant d'acide carbonique s'accompagne ici d'une augmentation de poids, qui était compensée tout à l'heure par une perte d'acides gras. Mais ici, dans nos capsules de verre cette perte est très réduite, et la balance constate une augmentation de poids rapide d'abord, plus lente ensuite, et qui est toujours voisine de i,3 pour 100 de matière grasse.

Cette constance tient à deux causes : la première, c'est que la matière oxydable est toujours

(1) Sur V action chimique du soleil (Annales de V Institut agronomique y 1886J.

car quand on la remplace par de l'oléine, ation de poids atteint 3,5 pour 100. Elle jres la même pour l'acide oléique. Elle anche à peu près nulle avec la stéarine, s prouve en passant que tous les élé- . beurre ne sont pas également oxy-

tre raison amène une certaine constance ;mentation de poids amenée par l'oxy- 'est que nous laissons le beurre à la tem- Drdinaire. En le chauffant, périodique-

d'une façon continue, nous verrions .■ les diminutions de poids que M. Cloez es en pareille circonstance. Les vapeurs ;agent de ce beurre insolé et chauffé se it en un liquide acide qui réduit le nigent et le protochlorurc de mercure ^st de l'acide formique. On en retire en plus grande abondance, de l'oléine

même de l'acide oléique, ce qui prouve :ide formique ne vient pas seulement de ne mise en liberté par la saponification.

cette glycérine insolée donne aussi de rmique.

:ci témoigne que l'augmentation de poids

observons au soleil provient d'un équie deux phénomènes inverses, d'un côté on d'oxygène et la formation de corps

peu prés fixes à la température ordirame l'acide formique, ou tout à fait me un autre acide que nous allons renjut à l'heure. De l'autre côté : un déd'acide carbonique croissant avec le :, éventuellement, si les circonstances râbles, une perte par évaporation d'aatîls comme les acides butyrique et

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