‹ Le langage des fleursChapitre 84 sur 95 · AGNUS-CASTUS · texte numérisé non relu

AGNUS-CASTUS

Froideur, vivre sans aimer.

Dioscoride, Pline et Galien nous apprennent que les prêtresses de Cérès formaient leur couche virginale des rameaux odorants de cet arbrisseau, qui se couvre de longs épis de fleurs branches, purpurines ou violettes, et qu’elles le regardaient comme le palladium de leur chasteté. Nos religieuses buvaient une eau distillée de ses rameaux, pour éloigner de leurs cellules solitaires les pensées terrestres. Plusieurs ordres de moines portaient habituellement un couteau dont le manche était

HIVER

fait de l’agnus-castus, comme un moyen sûr de rendre leurs cœurs insensibles.

Ainsi ce joli arbuste a été de tout temps l’emblème de la froideur.

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