‹ Le langage des fleursChapitre 31 sur 81 · JE LANGAGE · texte numérisé non relu

JE LANGAGE

n’a plus varié; mais si le Iis céleste brilla depuis Clovis sur le manteau et sur l’écusson de nos rois, il donna aussi sa couleur à l’étendard de nos guerriers. Le plumet de Henri IV, qui conduisit toujours les Français à la victoire, était blanc comme un Iis : il était l’image d une ame pure et d’une gloire sans tache. Il fut un temps où l’écharpe blanche ne soutenait plus l’épée redoutable de nos guerriers ; l’élégance et la courtoisie s enfuirent avec nos drapeaux blancs. Hélas! la gloire française illustra d’autres drapeaux; mais souvent elle gémit de ses folles victoires, au milieu des dépouilles du monde. Ces temps malheureux sont déjà loin de nous.

Noble attribut de la puissance,

O Iis ! pour nous, sois désormais ne gage heureux de l’abondance Et le symbole de la paix.

Et toi, qui te crus sa rivale, Devant lui, fière impériale, Abaisse ton front éclipsé ;

De ton fol orgueil détrompé, Descends de ta gloire usurpée, Ton règne d’un jour est passé (1).

(1) Les Fleurs, idylles, par M. Constant Dubos.

(ètrofléc béé Sortons.

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