‹ Le langage des fleursChapitre 43 sur 81 · AMITIÉ · texte numérisé non relu

AMITIÉ

L’amour fidèle relient avec une branche de lierre les roses passagères qui couronnent son front. L’amitié a choisi pour devise un lierre qui entoure de verdure un arbre renversé, avec ces mots : Rien ne peut m’en détacher. En Grèce, l’autel de l’Hyménée était entouré d’un lierre, et on en présentait une tige aux nouveaux époux, comme le symbole d’un nœud indissoluble. Les Bacchantes, le vieux Silène, et Bacchus lui-même, étaient couronnés de lierre. La verdure éternelle des feuilles du lierre était, pour cette cour joyeuse, l’emblème d’une constante ivresse. On a quelquefois représente l’ingratitude sous la forme d’un lierre qui étouffe son soutien : l’auteur des Études de la Nature a repoussé cette calomnie ; le lierre lui paraît le modèle des amis : « Rien, dit-il, ne peut le séparer de l’arbre qu’il « embrasse une fois, il le pare de son feuillage dans la « saison cruelle où ses branches noircies ne soutiennent

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