‹ Le Langage intʹerieur et les diverses formes de l'aphasieChapitre 32 sur 68 · Legroux, De l'aphasie. Th. d'agrég. Paris · texte numérisé non relu

Legroux, De l'aphasie. Th. d'agrég. Paris

résultant d'une paralysie de la langue ou de la main, de la surdité ou de la ceci lé.

Il serait superflu de rappeler ces distinctions si les indécisions de la terminologie ne les avaient un instant obscurcies. On retrouve ces indécisions dans les travaux d'il y a vingt ans. Les termes aphasie, alalie , aphémie, étaient à cette époque considérés comme plus ou moins synonymes et chacun en restreignait ou en étendait la signification suivant ses vues et ses tendances personnelles. M. Jaccoud, qui avait adopté l'expression d'alalie, avait donné au mot son sens le plus large, et à la vérité le plus rationnel, puisque c'était le sens étymologique. Pour lui alalie voulait dire perte de la parole, quelles que fussent d'ailleurs l'origine et la pathogénie du trouble. Dans l'importante étude séméiologiqueque ce maître publiait en 1864 i (la première étude où l'on se soit préoccupé de classer d'après leur mécanisme les troubles du langage), M. Jaccoud admettait cinq formes d'alalie : 1° l'alalie par paralysie de la langue ; 2° l'alalie par défaut de coordination dans le centre moteur ; 3° l'alalie par interruption (Je la transmission volontaire ; 4° l'alalie par amnésie verbale ; 5° enfin l'alalie par hébétude. La quatrième de ces formes comprend la plupart des cas que nous faisons entrer aujourd'hui dans le groupe aphasie.

Le travail de M. Proust 2 , postérieur de huit ans h celui de M. Jaccoud, vise, comme son devancier, tous les troubles possibles du langage, mais en simplifiant un peu les divisions, qui se réduisent à quatre : 1° l'alogie (c'est l'alalie par hébétude de M. Jaccoud) ; 2° l'amnésie verbale; 3° l'aphasie ; 4° l'alalie mécanique. Le 2° et le

1. S. Jaccoud, De l'alalie et de ses diverses formes, in Gaz. heb. de méd. et de chirurgie, 18G4.

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