INTRODUCTION IX
déjà fourni à la pathologie cérébrale plus d'une lumière et, à son tour, a reçu de cette dernière bien des éclaircissements.
Elle comporte deux méthodes , ou plus justement deux procédés de recherches : elle est à la fois subjective et objective, ou, comme on dit encore, idéologique et biologique. En tant que science subjective , elle fait appel à l'observation intérieure et repose sur la réflexion et l'analyse ; en tant que science objective, elle recourt aux renseignements qui lui sont fournis par l'anatomie, la physiologie, et surtout par la pathologie du système nerveux. Que le concours de ces sciences constitue pour elle une précieuse ressource, il ne me paraît pas utile de le démontrer, la chose n'étant pas, je crois, sérieusement contestée. Au reste , si cette démonstration était jugée nécessaire, on en trouverait les éléments dans l'histoire de l'aphasie, telle que nous la traçons plus loin.
En revanche, la légitimité de la méthode subjective en psychologie, c'est-à-dire de l'observation intérieure , a été mise en doute. On a jugé cette méthode vaine et impuissante , et des savants, comme Broussais et Auguste Comte, ont voulu proscrire l'introspection des recherches positives.
Nous aurons plus d'une fois, par la suite, à faire appel à l'observation intérieure ; aussi nous pa-