Grasset, Montpellier médical
2. A. Kast, Ueber Stcerungen des Gesangs und des mttsikalischen Gehœrs bei Aphasischen. (Aertzlich. Intelligenzblatt, n° 44, 1885.)
l'aphasie motrice 125
Elle est relative à un jeune homme de 25 ans, qui fut atteint de divers troubles cérébraux consécutifs à un traumatisme du crâne. Kast constata à un moment donné ce qui suit : le malade était afiecté d'une cécité verbale et d'une aphasie motrice très incomplètes. Ce qui frappait chez lui en dehors de ces phénomènes, c'était l'aptitude très différente du malade à comprendre et à exécuter le chant. Lorsqu'on exécutait une mélodie devant lui, il reconnaissait très bien les notes justes et les notes fausses ; mais , quoiqu'il chantât beaucoup avant son accident, il était devenu incapable d'exécuter un air avec les tons et les intervalles justes.
Les impressions visuelles jouent quelquefois, bien que plus rarement, à l'égard du centre moteur d'articulation, le même rôle que les auditives dans les cas précédents. On s'explique ainsi que des malades puissent prononcer le mot en le lisant, alors qu'ils sont incapables d'y arriver s'ils n'ont pas le texte écrit sous les yeux. C'était le cas d'un fermier du comté de Wiklow, dont parle Graves \ qui ne pouvait dire le nom de sa femme et de ses enfants qu'à condition de le lire.
Je dois à l'obligeance de M. A. Pitres la communication d'un fait du môme ordre. Il se rapporte à une malade de vingt-neuf ans atteinte d'hémiplégie droite avec aphasie motrice. Je détache de l'observation les détails suivants : « La malade ne peut prononcer qu'un très petit nombre de mots. En général elle ne dit que « oui » ou « non ». Quelquefois le matin, à la visite, elle hasarde un « bonjour Monsieur », qu'elle prononce « bochour Monsir ». Là se borne son vocabulaire. Quand on lui présente un objet, il lui est impossible d'en dire le nom. Elle en comprend cependant les usages et le