XII INTRODUCTION
binaison des deux éléments, les doses ne sont pas les mêmes. »
En face de cette tendance générale à rapprocher, pour les faire concourir au même but, les méthodes subjective et objective, et à les utiliser toutes les deux parallèlement dans l'étude des phénomènes intellectuels, on ne s'étonnera pas du titre de ce travail où figurent, côte à côte, des expressions empruntées au vocabulaire de la psychologie et d'autres appartenant plus spécialement à la nomenclature pathologique. Ce titre constitue, si je ne m'abuse, l'affirmation delà révolution dont j'ai parlé plus haut , et comme la consécration officielle de l'étroite et intime union qui doit désormais relier la psychologie à la pathologie cérébrale.
Certes, s'il est un sujet qui soit de nature à démontrer la nécessité d'une pareille union, c'est bien l'étude de la fonction du langage et de ses altérations. Comme l'a ditKussmaul 1 , «la physiologie et la psychologie d'une part, la pathologie d'autre part, s'éclairent mutuellement et sont appelées à mettre en lumière les lois de la formation de la parole ». L'histoire des efforts qui ont été faits de part et d'autre tant par les psychologues que par les cliniciens, soit pour pénétrer le mécanisme intime de cette « faculté » que Kant appelle la
1. Kussmaul, les Troubles de la parole, trad. franc., de A. Rueff. Paris, 1884, p. 3.