INTRODUCTION XIII
facultas signatrix y soit pour interpréter et comprendre ses altérations, prouve amplement Tinsuffisance des recherches exclusives et isolées, et au contraire Futilité de leur consensus.
La littérature philosophique des dernières années renferme plusieurs ouvrages qui constituent de louables et quelquefois heureuses tentatives, faites en vue d'interpréter telle ou telle particularité de la fonction du langage. Mais la plupart des auteurs n'ont vu qu'un côté du problème ; ils ont été impuissants à envisager la question sous ses diverses faces, parce qu'ils n'ont fait appel qu'à l'observation intérieure, c'est-à-dire personnelle.
. D'autre part, depuis 1863, c'est-à-dire depuis les travaux de Broca, nous assistons, sans voir jamais surgir d'interprétation décisive, aux efforts réitérés des cliniciens pour pénétrer le mécanisme des phénomènes morbides dont ils sont les témoins. Si, durant ces dernières années, la pathologie de l'aphasie a réalisé de grands progrès , si les formes de ce trouble ont été plus minutieusement analysées, si le siège des lésions correspondant à ses formes a été précisé avec plus d'exactitude, oserait-on soutenir que la physiologie pathologique ait été faite, tant qu'on s'est borné à chercher l'explication des symptômes dans une physiologie trop souvent hypothétique et de convention ? On a sans doute multiplié les schémas ; chaque auteur s'est cru dans la nécessité de produire le sien ; et