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transportée dans la planète Mars, elle y voit des!
paysages et des personnages, elle entend tenir des propos qu'elle répète, et presque toujours fort nette= ment; elle fait mieux encore, parfois elle les écrit, enfin elle ne se borne pas à les redire et à les écrire (d’une écriture spéciale qu’elle ne saurait relire à l’état de veille), elle les traduit avec soin mot pour mot; non
pas elle sans doute, — car elle-même n’y comprends ooutte, — mais un désincarné du nom d'Esenale qui lui sert d’interprète, et qui, pour les croyants, est un
esprit inspirateur, tandis que les positivistes du genre
de M. Flournoy et moi n’y sauraient voir qu'une des: nombreuses formes du subconscient de Mie Smith elle même. Bref, nous possédons, grâce à cet admirable investigateur, 40 phrases martiennes, d’une à cinq lignes chacune, plus quelques mots isolés, formant ensemble un vocabulaire de 300 mots, que Mie Smith a appris dans la planète Mars, créés arbitrairement» exæ nihilo, où empruntés inconsciemment au trésor
linguistique, d'elle en partie inconnu, qui git dans less
profondeurs de sa mémoire subliminale. Telle estx la question que je me suis posée et dont je dois Com-=« mencer par préciser les éléments.