‹ Le langage martien; étude analytique de la genèse d'une langue dans un cas de glossolalie somnambuliqueChapitre 19 sur 58 · FO TES · texte numérisé non relu

FO TES

écrit antérieurement, en l’accompagnant d’une interprétation servile à force de littéralité. Il faut bien, pour cela, que chaque mot se trouve, si je puis dire, épinglé dans une case de sa mémoire : ce que nous cherchons à démêler, c'est la nature et la forme de l’épingle.

Partant de ces prémisses, on s'assurera sans peine

que, outre quelques mots isolés (FI. p. 223), les mots martiens les moins dignes d'intérêt sont ceux qui figurent dans les textes 1, 3, 4, 8, 25, 33, 39 et 40: car ce sont Ceux qui, traduits le jour même, contiennent aussi le moins de mots rencontrés également dans d’autres textes. Le texte 33, que j'appellerai dans la suite « la phrase inintelligible », souffre encore, par rapport aux autres, d’une infériorité supplémentaire : cest une phrase entendue d’abord en une langue autre que le martien, — véritable charabia qui n’est apparu qu une seule fois, — puis retraduite en martien, et traduite du martien en français, mais de telle manière qu'il estimpossible de-dégager un sens précis du mot à mot haché qui est censé la gloser. Sur 17 mots, déduction faite des particules de liaison, elle ne contient pas moins de 13 änaë, et seulement deux mots de quelque fréquence. ; - Nous savons maintenant en gros quelles sont les parties véritablement importantes et curieuses de l’œuvre subconsciente de Mie Smith; nous ne l’oubhierons pas en l’analysant dans le détail. Il nous reste à déterminer les sources d'où elle a pu dériver.

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