LE VERBE (( AVOIR
(38) La conjugaison n'est pas moins étrange que celle du verbe « être » ; mais nous en possédons bien moins de formes.
1^ La plus usuelle est é « [il] a », 5 fois dont 2 comme verbe auxiliaire : homophone évident de é « à » ' (n« 35, 2°), comme en français a et à.
2^ En tant qu'auxiliaire, on a>ane fois mé « [tu] as », dont la nasale initiale m'est un mystère. Comme fr. ai^=^a-\- i graphiquement, M^^® Smith a tiré de ce mé, par le même procédé d'addition tout extérieure, une l'^' personne méi « [j'] ai », qui n'apparaît également qu'une fois.
3® Est-ce l'homophonie de éa est » et é « a », est-ce le rapprochement sémantique des deux verbes, ou toute autre cause, qui a introduit dans le verbe « avoir » le radical év-m être » ci-dessus? Quoi qu'il en soit, il semble bien émerger dans évênir « [tu] posséderas » (une fois), qui pourtant est susceptible d'une autre explication (n« 274).