‹ Le langage populaire; grammaire, syntaxe et dictionnaire du français tel qu'on le parle dans le peuple avec tous les termes d'argot usuelChapitre 10 sur 79 · AVEC S (Z · texte numérisé non relu

AVEC S (Z

I. — Après les monosyllabes (articles, pronoms) intliquant le pluriel. Ainsi, les, des, mes, tes, ses, ils, eux, etc.. Ex. : « les hommes », lé z om ; « ils ont voulu » il z on voulu ; « mes amis » mé z ami', eux autres, eu z ôt.

II. — Après les adjectifs placés avant le substantif. Ex. : « de bons officiers, les beaux hommes, les mauvais amis » ; dé bon z oficié, lé bô z oni, lé mové z ami. Cette persistance de la liaison est due à la nécessité de marquer le pluriel. Il est possible qu'elle cesse un jour, le pluriel étant marqué déjà d'autre façon : des (dé) pour « de » .dans « de bons officiers », « les » (lé), art. pi., etc.. Les adjectifs ayant au féminin une forme distincte de celle du masc. entraînent rarement la liai son : « les belles amies, les petites amies » ; lé bel amie, lé ptit amie. Par contre, on dit lé movêz z anée (« les mauvaises années ») avec deux ::.

III. — Après certains mots appartenant à toutes les catégories, la 'liaison tantôt se fait, tantôt ne se fait pas. Ainsi, le LP. donne également : je sui z été, je sui été. On dit : je sui abruti, mais presque jamais « je sui z abruti » (ch'sui, dans tous les cas). // est partisan avoir ou san z avoir rien fait. L'usage seul enseigne ces cas partic^jliers.

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