VU (LP
hadaf. .;..., bataillon d'Afrique bdlon bataillon
I/abréviation est enlrée aujourd'hui dans le goiU populaire. Ainsi, pour les journaux :
Le Palisien Le Petit Parisien
Vlntran L'Intransigeant
Le Bonnet.. . . . . Le Bonnet rouge
Pour les rues, noms de lieux :
les Fortifs les Fortifications
le Sébasto le boulevard Sébastopol
Le Faubourg Antoine. . le Faubourg Saint-Antoine
La rue Saigon. . . . la rue de Saigon
La Nouvelle la Nouvelle Calédonie
Renforcement. — Le LP. renforce inutilement un certain nombre de mots, principalement des verbes.
Pour cela le LP. accole à ces mots le préfixe r ou re. Ainsi remonter signifie non seulement comme en fr. « remonter » mais aussi « monter ». Le mot « entrer » a disparu du LP. pour être remplacé par rentrer. Lorsque le Lp. veut marquer que le sens est exactement celui du fr. « rentrer », il ajoute un complément, tel que : chez nouSj à la maison^ etc. ; ou bien il emploie un autre mot comme retourner, s'en retourner, rêvenir, etc.. H dit même qqf. rerentrer.
Appartiennent à cette catégorie de mots inutilement renforcés par r, re ; rajouter, rerajouter ; raugnientalion, raugmenter ; repasser; repayer \ repayement (« paiement »); se revenger, etc. '.
Le verbe fr. « ravoir » qui ne possède guère en fr. <juc l'infinitif, se conjugue en LP. : je rai, tu ras, je r avais, etc..
décesser, (« cesser »), devenir de, (« venir de ») sont aussi des renforcenients populaires.
On doit considérer aussi comme une sorte de renforcement le mot double tel que : tourner-virer, un vilainlaid, sale-dégoûtant, trempé-mouillé, un pauv' -malheureux, etc..
Le LP. aime à employer pour une seule idée deux synonymes Ex. : il est héte et idiot ; salaud et vache; un marron tassé et pommé ; une vieille roupie dégueulasse et moche^ etc.. Ces pléonasmes sont très fréquents dans le LP..
Le levier pour « Tévier » est également un renforcement, d'un autre genre ^