‹ Le Laos, et le protectorat françaisChapitre 11 sur 46 · I . LcUrcs du capitaine Rivière · texte numérisé non relu

I . LcUrcs du capitaine Rivière

peut être pris pour type, étant dans les conditions de tous les autres plus petits, que Ion rencontre çà et là dans le Cam Mon. « Il est, comme la plaine, couvert de forêts clairières, mais, au lieu des arbres à huile, faux tecks au feuillage blanchâtre, aux troncs profondément bosselés de larges cannelures, nous trouvons des pins gig-antesques, aux larges ombrag-es; au lieu du sol nu, poudreux ou visqueux, un gazon fin et ras, sur lequel on marche avec plaisir, et où l'on aime à s'altarder, en retenant ses pas* ».

Des brouillards journaliers, qui régnent jusqu'à huit ou neuf heures du matin, maintiennent dans ces lieux une douce fraîcheur. D'ailleurs, la température est toujours inférieure de cinq à six degrés à celle de la plaine, par suite de la différence d'altitude.

« Cette région des plateaux est un admirable territoire de chasse: matin et s jir, les fraacolins, espèce de perdrix qui vivent ici isolées, et non en compagnie comme en Europe, lancent leurs appels répétés. Dans les clairières, des familles de coqs et de poules sauvages, le plus délicat gibier de l'Indo- Ghine, des cerfs nains, de la taille seulement de ii'Tos chiens, fuyent affolés devant les cris des Laotiens enchantés 2. »

Lorsque, pour la première fois, je traversai ce plateau, au mois de décembre 1896, je ne pus retenir mon admiration, el, à chaque aspect nouveau

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