‹ Le Laos, et le protectorat françaisChapitre 13 sur 46 · Lettres du capitaine Rivière · texte numérisé non relu

Lettres du capitaine Rivière

les ûbsei'vatioiis du docteur Ilainiand, prévoyaient pour les mois d'avril et de mai un maximum de température très insupportable •. »

J'ajoule que tous les Européens qui ont, depuis, notre occupation, habité la province ont pu vérifier la réalité de ces prévisions. En revanche, sur les hautes montagnes, le thermomètre descendquelquefois aux environs de o*', et on y voit du çivre. Déjà, sur les plateaux de médiocre altitude, rèçnent des vents frais et violents, contre lesquels l'Européen est oblig-é de prendre des précautions.

Malgré tout, notre expérience personnelle nous indique que les rives du Mékong- sont, d'une façon g-énérale, facilement habitables pour l'Européen. Bien que le climat de cette partie de la province soit relativement salubre, il ne faut pas en conclure que Ton puisse impunément se livrer à des excès de toutes sortes. Ici, comme partout ailleurs dans les pays tropicaux, on doit compter avec certaines maladies. C'est pendant les mois de changement de mousson que l'on doit apporter le plus de soin à sa santé; dans cette période de transition, en effet, il n'est pas rare de voir des individus, même très bien portants habituellement, éprouver des malaises auxquels on doit immédiatement apporter remède.

Un tableau placé en note, à la fin de l'ouvrage, donne les observations thermométriques que j'ai faites chaque jour à six heures du matin. D'après ce tableau, la moyenne la plus élevée des températures prises à cette heure matinale a été de 28" 7

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