‹ Le Laos, et le protectorat françaisChapitre 15 sur 46 · LcUics du capitaine Rivière · texte numérisé non relu

LcUics du capitaine Rivière

domination fut très dure pour les poi)ulations, et, cherchant à l'éviter, bon nombre d'habitants des régions envahies s'enfuirent vers le sud, et vinrent s'établir au Cam Mon. C'est là l'oriyine des populations Phu Thuong-s que nous trouvons dans les muongs de Cam Mon et de Cam Keut.

« Tous ces faits ont occasionné dans la province le mélange des races et tribus que nous y constatons actuellement- Ils sont la cause du demi-ellacement, par un contact journalier, et par un métissage assez actif, des caractères distinctifs des différentes races sédentaires, surtout avec mélange du sang, il faut ajouter le contact transitoire produit par k' passage continuel des Annamites, et ce n'est sans doute pas le moindre des facteurs qui tendent à diminuer les caractères spécifiques des types.

« En 1 883, date de nos premiers démêlés sérieux avec la cour d'Annam, le pays était divisé en un certain nombre de huyens, ou sous-préfectures, administrés par des mandarins de race indigène, qui recevaient l'investiture du roi d'Annam, ou quelques-uns, par des mandarins annamites. Mais, par un dédain très maladroit dont il a déjà été fait mention, les empereurs d'Annam et les Tong Docs des provinces de Nghé An et de Ouang Binli s'étaient peu à peu désintéressés de ces marches laotiennes,et avaient laissé se relâcher le lien de vassalité, autrefois très serré, qui les reliait à l'Annam*. »

La guerre que l'Annam soutint contre nous acheva cet abandon du Laos, tous les efforts du

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