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relevèrent, dès lors, du résident supérieur siéc^eant à Hué. Les provinces situées au nord formèrent un groupement distinct, dénommé haut Laos; celles du sud devinrent le bas Laos.
Chacune de ces deux grandes divisions eut à sa tête un commandant supérieur, ayant les attributions et les pouvoirs dont jouissent les résidents supérieurs dans les autres parties de l'Indo-Cliine. La résidence du commandant supérieur du haut Laos fut fixée à Luang- Prabang; celle du commandant supérieur du bas Laos fut installée à Khong-.
Dès 1895, les provinces de Çam Mon et de Song Khône furent détachées de l'Annam, et reliées au bas Laos qui comprit alors les provinces de Stung Treng, Attopen, Khong, Saravane, Ban Mouang-, Song Khône et Cam Mon.
Les divisions administratives du Laos restèrent dans cet état depuis les derniers mois de 1896 jusqu'au commencement de 1899. C'est tout récemment, en elFet, que le Laos entier, définitivement unifié, fut placé sous les ordres d'un résident supérieur, le lieutenant-colonel Tournier, qui était, depuis la première org-anisation, commandant supérieur du bas Laos.
Il était impossible de faire un meilleur choix. Le colonel Tournier, quoique tout jeune d'âge encore, est ancien déjà dans notre Indo-Chine. Venu pour hi première fois en Aunam en 1886, comme capitaine au 2" régiment de zouaves, il prit, avec sa
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compagnie, une part considérable aux opérations qui amenèrent la capture du roi Ham Xij;hi, et se livra, pendant ses loisirs, cependant bien rares, à des travaux topographiques remarquables. Quand les zouaves rentrèrent en Alg-érie,le capitaine Tournier passa au Tonkin, servit pendant quelque temps au 4^ régiment de tirailleurs tonkinois, puis à li lég-ion étrangère, et fit partie de la commission de délimitation de la frontière sino-tonki noise.
Il ne rentra en Afrique qu'à la fin de 1892, comme chef de bataillon au 2^ rég-iment étranger. C'est en cette qualité qu'il repartit pour l'Indo-Chine, quelques mois à peine après son retour, au moment de nos démêlés avec le gouvernement de Bangkok; il commanda le bataillon de la légion dit du Siam, puis fut attaché à la mission Pavie, jusqu'au moment où il devint commandant supérieur du bas Laos.
Travailleur infatig-able, administrateur disting'ué, aimant le pays dont il a la haute direction, le colonel Tournier fera faire des progrès rapides au Laos français, et tous ceux qui ont souci de l'avenir de rindo-Ghine applaudiront à sa nomination au poste de résident supérieur.
La présente étude a pour but de faire connaître la province de Cam Mon, telle qu'elle était pendant l'année 1897. Décrire la région, ses habitants, leurs usages m'a paru être un travail intéressant et utile. C'était alors presque un pays neuf, et les progrès sont tellement rapides, même dans ces contrées