‹ Le Laos, et le protectorat françaisChapitre 6 sur 46 · DE TOURANE A VJ.MI · texte numérisé non relu

DE TOURANE A VJ.MI

ment de notre bataillon, mais je sais par le colonel H..., qui m'en a parlé bien souvent, le chagrin qu'éprouvèrent à ce moment tous les officiers, et la douleur qu'il ressentit particulièrement lui-même, au moment où ses hommes étaient dispersés. Il m'a redit maintes fois les phases de cette touchante revue, qui eut lieu dans la cour de la citadelle de Dong- Hoi, pour les adieux des officiers, à leurs soldats, le i8 décembre 1889.

Tous nous étions attachés à ces petits chasseurs annamites, si dociles, si disciplinés, et si braves à l'occasion. Le recrutement des sous-officiers français choisis dans tous les corps de France était excellent, et nous avions, dans le cadre indig-ène même, des auxiliaires dont le concours ne nous a jamais fait défaut. Plusieurs de ces derniers portent, sur leur poitrine, la médaille militaire, récompense des blessures reçues dans les engagements avec les rebelles.

Nous n'enseig-nions pas à nos chasseurs, comme il a été dit, sans doute par plaisanterie, l'embarquement en chemin de fer, ou les formations contre la cavalerie, mais ils avaient tous l'instruction militaire nécessaire pour le service de reconnaissances continuelles auxquelles ils étaient astreints, et, en toutes circonstances, se sont toujours trouvés à hauteur des tâches multiples qui leur étaient imposées.

Dong- Hoi, ou Quang- Binh, autrefois si animé, est triste et vide aujourd'hui : une trentaine de miliciens habitent une partie de la citadelle ; l'autre

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