‹ Le Larousse pour tousChapitre 10 sur 979 · h. Le cant. a 27 comm., et 15.940 h · texte numérisé non relu

h. Le cant. a 27 comm., et 15.940 h

LangreS (plateau de), dans la Haute-Marne, seuil calcaire et boisé; 546 m. d'altitude au Hautdu-Bec. La Seine y prend sa source.

Langrune, comm. du cal- Armes de La"&r"-

vados, arr. et à 16 kil. de Caen ; 740 h. Bains de mer (plage de sable).

LangSham (race de), race de gallinacés introduite d'Asie en Europe en 1872, et que Geoffroy Saint-Hilaire et de Foucault vulgarisèrent en France. Ces volailles sont très rustiques et peu sujettes aux maladies. D'assez forte taille, les langshams croisés avec les races françaises ont donné des produits remarquables par leurs aptitudes à la ponte ou à l'engraissement.

LangSide, village près de Glasgow, où les troupes de Marie Stuart furent battues par le régent Murray en 1568.

Lang-Son, v. et citadelle du Tonldn septentrional, près de la frontière chinoise ; 2.500 h. Combats entre les Français et les Chinois en février 1885.

Ianguard[</Aar], e adj. Bavard, indiscret. (Vx.)

langue [lan-ghe] n. f. (lat. lingua). Corps charnu, allongé, mobile, situé dans l'a bouche et servant à la dégustation, à la déglutition et à la parole. (V. bouche.) Idiome d'une nation: langue française, anglaise. Règles du langage d'une nation; respecter la langue. Manière particulière de s'exprimer : la langue des poètes. Langue mère, considérée relativement aux langues qui en sont dérivées. Langue maternelle, celle du pays où l'on est né. Langue vivante, actuellement parlée. Langue morte, qu'on ne parle plus, comme le latin et le grec. Langue pauvre, langue qui possède peu de mots. Langue verte, ensemble de locutions imagées, tirées du vocabulaire des halles, des faubourgs, des ateliers, des cercles, des boulevards, etc. Maître de langue, qui enseigne les langues. Bonne langue, personne bavarde. Coup de langue, calomnie, médisance ; épigramme. Langue dorée, personne persuasive. Langue de vipère, mauvaise langue, personne qui aime à médire. Jeter sa langue aux chiens, renoncer à deviner quelque chose. Avaler sa langue, garder le silence. Tirer la langue, être dans le besoin. Faire tirer la langue, faire attendre longtemps. Tirer

Langue : Voile du palais :

2. Luelte; 3. AmygdaU-; 1. Epiglotte : 5. Glandes follieuleu- 6. Papilles caliciforni- -

antle V lingual ; 7. Sillon

qu une médian ; 8. Papilles longifor- 9. l'ointe de la langue-

la langue à quelqu'un, le narguer par un mouvement de la langue. Se mordre la langue, s'arrêter au moment de dire une sottise; se repentir d'avoir dit quelque chose. Avoir la langue bien vendue, bien affilée, parler avec facilité. Avoir la langue trop longue, ne pas savoir garder un secret. Avoir la langue liée, être contraint de ne pas dire quelque chose. Dénouer la langue, couper le filet de la langue, et au fïg. Dénouer, délier la langue de quelqu'un, l'amener à parler. Avoir un mot sur la langue, être sur le point de le prononcer et ne pouvoir se le rappeler. Faire la langue à quelqu'un, lui suggérer ce qu'il doit dire.

Prendre tangue, entrer en pourparlers. Avoir le don des langues, apprendre très facilement les langues étrangères. Langue de terre, péninsule longue et étroite- Mar. Coin en bois qu'on place sous l'étrave d'un na- „, vire sur cales, pour facili- Di ter le lancement. Morceau triangulaire de toile servant de remplissage à une voile. Bout de tuyau de plomb aplati, qui jette une nappe d'eau dans une cuvette de garde-robe. Style perpendiculaire au fléau d'une balance, indiquant les pesées. Prov. : Un coup de langue est pire qu'un coup de lance, une médisance, une calomnie peut faire plus de mal blessure. Beau parler n'é- me corche point la langue, il est toujours bon d'être poli. L'usage est le tyran des langues, l'usage prévaut sur les règles. El faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, avant de parler, de se prononcer, il faut mûrement céfléchir. Qui langue a, à Rome va, quand on sait s'expliquer, on peut aller partout.

— Encycl. Anat. La langue est un corps symétrique, très mobile, musculeux, qui a la forme d'un cône aplati. Elle est l'organe essentiel du goût, mais en outre elle joue un rôle important dans l'articulation des sons, dans la mastication, la déglutition et la succion. Chez certains animaux, comme le chien et la plupart des herbivores, elle sert aussi à la préhension des aliments.

La charpente squelettique de la langue est constituée par l'os hyoïde et deux lames fibreuses : la membrane hyoglossienne et le septum lingual. Sur eux et les parties voisines s'insèrent neuf muscles différents. La langue est recouverte d'une membrane muqueuse, qui continue celle de la bouche. Cette membrane forme, à la partie inférieure et médiane, un repli : le frein ou filet. La surface dorsale de la langue présente une multitude de petites élevures ou papilles, qui sont nommées, d'après leur structure : ealiciformes, fongiformes, filiformes, foliées et hémisphériques. Les papilles ealiciformes se disposent vers le tiers postérieur en formant un V, le V lingual.

Les artères de la langue viennent de la carotide ; ses veines vont aux jugulaires, et les nerfs sont des filets de l'hypoglosse et du glosso-pharyngien. Les maladies de la langue sont les inflammations ou glossites, les ulcérations, les tumeurs, etc. En outre, l'état de la langue est important à connaître dans toutes les maladies : c'est le miroir de l'estomac; elle est rosée, humide à l'état de santé, blanc jaunâtre, sèche, sale dans les pyrexies.

— Art vétér. La langue du cheval est importante à considérer au point de vue hygiénique, car elle peut gêner l'application du mors ; elle peut être le siège de blessures ou de diverses inflammations.

— Linguist. On compte actuellement de 900 à 1.500 langues vivantes, selon qu'on fait, ou non, entrer en ligne de compte les variétés dialectales. On peut classer les langues en langues analytiques, ou langues ayant une tendance à l'emploi d'un grand nombre de mots, et en langues synthétiques ou langues ayant une tendance contraire (ex. : le latin, langue synthétique, dit simplement legor, là où le français, langue analytique, emploie trois mots : je suis lu). Une autre classification, plus naturelle, parce qu'elle tient compte des liens de parenté qui unissent les langues, consiste à les divien trois types : le type isolant ou monosyllabique. le type agglutinant, le type flexionnel. Il importe de faire ressortir les points suivants : 1» il y a des langues dont la structure morphologique se laisse difficilement ramener à l'un des trois types précités ; 2" rien ne prouve que les trois formes linguistiques représentent les trois stades d'évolution du langage et que toute langue ait été d'abord monosyllabique, pour devenir ensuite agglutinante et flexionnelle.

A. Langues monosyllabiques. On nomme ainsi les langues dans lesquelles les mots sont constitués par des racines isolées, qui s'ajoutent les unes aux autres sans subir de modifications. Les principales sont le chinois, le siamois, le birman, le tibétain, l'annamite, le cambodgien.

B. Langues agglutinantes. C'est le nom donné aux langues dans lesquelles les racines s'agglomèrent pour former des mots composés, qui expriment des relations de toute espèce : malais, javanais, langues ouralo-altaïques (lapon, hongrois, turc, mongol), japonais, cafre, hottentot, géorgien, esquimau, langues australiennes, langues américaines (algonquin, iroquois, etc.), le basque.

C. Langues flexionnelles. On désigne ainsi les langues oU la racine peut se modifier et exprimer par cette modification de forme une modification de sens. 1. Famille chamito-sémitique, comprenant, d'une part, l'ancien égyptien, le copte, le berbère et les langues éthiopiennes ; d'autre part, l'assyrien, l'hébreu, le phénicien, le chaldéen, le syriaque et l'arabe. 2. Famille indo-européenne : sanscrit, pràkrit et langues néo-hindoues; langues iraniennes; grec ancien et moderne ; langues italiques et romanes; langues celtiques; langues germaniques; langues letto-slaves ; arménien, albanais.

La science moderne a renoncé à la prétention de découvrir la langue primitive d'où seraient dérivées les langues actuelles. Il est possible que le langage se soit développé dans plusieurs centres indépendants; de plus, les documents que nous possédons sont de date relativement trop récente pour fournir une base solide à l'induction préhistorique. A peine

Armes du Languedoc.

pouvons-nous restituer les traits généraux de la langue mère indo-européenne. Quelques linguistes admettent une parenté entre la famille indo-européenne et la famille sémitique, par l'intermédiaire de l'égyptien. D'autres essayent même de rattacher le groupe ouralo altalque à l'indo-européen.

Langue latine Traité de la), par Varron, excellente œuvre de grammaire et de critique, malgré les erreurs imputables à la faiblesse de l'éducation scientifique de son temps (i« s. av. J.-C).

Langue française [Observation» sur la), par Ménage (1672). Elles contiennent d'intéressantes et judicieuses remarques sur le vocabulaire.

Langue française [Discours sur l'universalité de la). V. discours.

Langue française [Eclaircissement de la), par Jean Palsgrave (1531); composition médiocre, mais qui fournit de précieux renseignements sur l'histoire de la langue française.

langue-d'aspic n. f. Forme du tranchant de divers outils. PI. des tangues-d'aspic.

langue-de-bœuf n. t. Arme d'hast, sorte de demi-pique en usage au moyen âge. Techn. Outil de maçon en forme de cœur. Dot. Nom donné, à cause de sa couleur, à un champignon comestible, la fistulinc hépatique, qui croit sur le tronc des chênes. On l'appelle aussi foie-de-isœuf.) PI. des languesde-bœuf.

langue-de-Carpe n. f. Instrument de dentiste pour extirper les dents molaires. PI. des langues-de-carpe.

langue-de-carpette n. f. Burin de serrurier, à tranchantarrondi. PI. des langues-de carpette.

langue-de-cerf n. f. Dot. Scolopendre. PI. des langues-de-cerf.

langue-de-Chat n. f. Biscuit long et plat. Outil de graveur. PI. des langues-de-chat.

langue-de-Chien n. f. Dot. Cynoglosse officinal. Potamos nageant. PI. des langues-de<hien.

langue-de-Serpent n. f. Petit instrument pour nettoyer les dents. Dot. Ophioglosse commune. PI. des langues-de-serpenl .

langue-de-terre n. f. Bot. Géogiosse. pi.

des lungues-de-terre.

langue-de-vache n. f. Enclume de forgeron, arrondie d'un côté et pointue de l'autre. PI. des langues-de-vache.

Languedoc [ghe-dok], prov. de l'ancienne France, au S. de la Guyenne et au N. du Roussillon ; capit. Toulouse. Le Languedoc comprenait le Gévaudan, le Velay, le Vivarais, etc. Réuni à la couronne en 1271, à la suite de la croisade contre les albigeois, le Languedoc forma les départements de la Haute-Garonne, de l'Aude, du Tarn, de l'Hérault, du Gard, de l'Ardèche , de la Lozère et de la Haute-Loire.

Hab. [Languedociens.)

Languedoc (canal du).

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