‹ Le Larousse pour tousChapitre 9 sur 979 · L.,1,.1 n. il · texte numérisé non relu

L.,1,.1 n. il

LAK

LAM

Lalande.

biblio-

les formes pompeuses et vides de l'école classique, en faisant entrer les sentiments du cœur et les aspects familiers de la vie humaine dans les descriptions de la nature. Les lakistes habitaient ou fréquentaient le district des lacs, au N.-O. de l'Angleterre, d'où le nom qu'on leur donna.

Lakmé, opéra-comique en trois actes, paroles de E. Gondinet et de Ph. Gille, musique de Léo Dell lus. Gérald, officier anglais, aime Lakmé, petite prêtresse hindoue, Lakmé sauve Gérald, poignardé par son père, et s'empoisonne en comprenant que son amant lui préférera toujours sa patrie (1883;. La partition est pleine de charme et de couleur.

Laknau, Lakuô, Lucknow ou Luk-

IlOW, ville de l'Hindoustan, anc. capitale du royaume d'Oude; 27». 000 h. Mousselines, velours, cotonnades. En 1857, la garnison anglaise y résista héroïquement aux cipayes révoltés. — La prov. a a. 800.000 h.

Lalain ou Lalaing (Jacques), dit le Bon chevalier et le Chevalier sans reproche, né à Lalaing (Hainaut) vers 1421, m. au siège de Pouckes en 1453, pendant la répression de la révolte des Gantois. Il se distingua par des exploits chevaleresques.

Lalande (Joseph -Jérôme Le Français de), astronome français, né ù Bourg, m. à Paris (1732) 1807). Il s'est occupé de la théorie des planètes , de Mercure en particulier, et de celle des comètes. On lui doit un traité d'astronomie et un grand nombre de Mémoires.

La Landelle (Guillaume de), romancier français, né à Montpellier, m. à Paris (1812-18811). Il a décrit avec beaucoup de précision et de vie le monde des marins (une Haine à bord; le Dernier des flibustiers, etc.).

Lalanne (Marie-Ludovic Chrétien), érudit français né et m- à Paris (1815-1898), auteur des Curiosités littéraires, graphiques, philologiques, de savantes éditions(Brantôme, Malherbe) et d un Dictionnaire historique de la France.

Lalanne (Maxime), dessinateur et graveur français, né à Bordeaux, m. à Nogent-sur-Marne (1827-1886).

Lalauze (Adolphe), graveur et peintre français, né a Rive-de-Gier, m. à Milly (1838-1906).

Lalbenque, eh.-l. de c. (Lot), arr. et à 14 kil. de Cahors; 1.540 h. Ch. de f. Orl. Fonderie de cloches. — Le cant. a 13 conim. et 7.580 h.

Lalinde, ch.-l. de c. (Dordogne), arr. et à21 kil de Bergerac, sur la Dordogne et sur le canal de Lalinde, latéral à la Dordogne ; 2.130 h. (Lindois). Ch. de f. Orl. Patrie de Lafon. — Le cant. a 15 coinni., et 7.660 h.

Lallaing ou Lalaing, comm. du Nord,

arr. et â 8 kil. de Douai, sur la Scarpe ; 2.330 h. Houille.

Lalla-Maghnia ou Lalla-Maghrnia,

comm. mixte de l'Algérie (départ. d'Oran, subdivision de Tlemcen), a proximité de la frontière marocaine ; 39.400 h.

Lalla-Roukh, poème oriental et féerique, fraîche et gracieuse composition, d'une extrême richesse de coloris, par Th.Moore (1817). — Hipp. Lucas et M. Carré ont emprunté à ce poème le livret d'un opéra en 2 actes, sur lequel F. David a écrit une musique fort gracieuse (1862}.

lallation n. f. Syn. de

LAMBDACISME.

Lallemand (Charles

François- Antoine) , général français, né à Metz, m & Paris (1774-1839). Après 1815. ii essaya d'aller fonder au Texas une petite colonie française.

Louis-Philippe le fit pair de France.

Lally (Thomas-Arthur, comte de), baron de Tollendal, gouverneur général des établissements français dans (Drôme), d'une famille d'origine irlandaise. Battu par les Anglais, il fut accusé d'avoir trahi la France, condamné à mort et exécuté à Paris (1702-17G6). Son procès fut un modèle d'iniquité, mais sa mémoire fut réhabilitée grâce aux courageux efforts de son fils Trophime-Gérard, né et m. à Paris (1751-1830), littérateur et philanthrope.

lalo n. m. Nourriture de nègres, composée de feuilles de baobab desséchées et pulvérisées.

LalO (Edouard- Victor- Antoine), compositeur français, né a Lille, m. à Paris, auteur du floi d'Ys, de la Jacquerie, etc., ainsi que de belles symphonies ; musicien élégant, soigneux et châtié (182:1-1892).

lalopathie [tt] n. f. (du gr. lalein, parler, et pathos, affection). Trouble de la parole. V. aphasie

et DYSPHONIE.

laloplégie [j{] n. f. (du gr. lalein, parler, et plfgè, choc) Paralysie de la parole.

LalotlX (Victor-Alexandre-Frédéric), architecte français, né à Tours en 1850. 11 reconstruisit la crypte de Saint-Martin de Tours, bâtit les gares d'Orsay et de Tours et dut la médaille d'honneur (1885) à sa Restauration à'Olynvpie.

La Luzerne , César-Guillaume), cardinal français, écrivain philosophe, né et m. à Paris (1738- 1821). Il joua un rôle actif à l'Assemblée constituante.

Lallj-Tollendal.

l'Inde, né à Romans

lama n. m. Prêtre du Bouddha, chez les Mongols et les Tibétains. Grand lama ou dalal-lanm, chef suprême de la religion bouddhique et incarnation de Bouddha.

— EttCTCL, /(<•/. Le lama, dont le nom signifie supérieur, maître vénérable, est le

entant le plus élevé de la religion, un maître universellement vénéré, aussi bien par les laïcs que par les religieux. Outre l'initiation qui le fait membre de la communauté bouddhique, le lama reçoit une sorte d'ordination, qui lui donne un caractère sacerdotal.

Il doit faire des études spéciales de théologie, de philosophie, de littérature, de médecine, d'astronomie. C'est parmi les lamas que sont généralement nommés ou élus les supérieurs ou abbés des monastères. Les lamas qui ne sont pas pourvus de ces fonctions professent, dans les monastères, les sciences pour lesquelles ils ont été gradués ou surveillent l'éducation et l'instruction des novices et des écoliers

lama n. m. Genre de mammifères ruminants.

— Encvcl. Les lamas sont des animaux de grande taille, à long cou, à pattes peu hautes, â toison laineuse, qui habitent les montagnes. On enconnaîtdeux espèces de l'Ain é r i q u e du Sud, le lama commun ou guanaco et la vigogne. Ces animaux se domestiquent facilement, servent de bêtes de somme, fournissent du lait et de la laine.

Lama, ch.-i.

de c. (Corse) , arr. et à 60 kil.

de Bastia, au- *"""■

dessus de la rivière Ostriconi ; 830 h. — Le cant. a 3 comm., et 1.660 h.

LamachoS, général athénien du v« siècle, un des chefs de l'expédition de Sicile. Il périt dans un combat singulier avec un général syracusain, qu'il blessa lui-même mortellement. Il figure dans la comédie d'Aristophane les Acharniens.

Lamagistère, comm. de Tarn-et-Garonne, arr. et a 23 kil. de Moissac, sur la Garonne; 1.520 h. Ch. de f. M. Vins.

lamaïque [ma-i-ke] adj. Qui appartient au lamaïsme.

lamaïsme [ma-is-me] n. m. Forme particulière du bouddhisme, qui s'est développée surtout au Tibet, et dont les prêtres s'appellent lamas.

— Encycl. On appelle généralement lamaïsme, du nom de ses prêtres, les lamas, la forme particulière du bouddhisme qui s'est développée au Tibet, d'où elle a rayonné sur la Mongolie, la Chine, la Sibérie. Le moine Padma Sambhava l'importa au Tibet en 747; il fit construire à Samyé le premier monastère tibétain et y institua la première communauté de lamas. On lui attribue le relâchement de la discipline bouddhique et la démoralisation du clergé par l'autorisation du mariage des moines. Après lui, sa doctrine fut vivement combattue, non seulement par les prêtres de la religion indigène, mais encore par les représentants de la forme plus pure du bouddhisme. A la fin du XIe siècle, le calme se rétablit. En 16V2, Ngavang Lozang, sixième grand lama du monastère de Gâldan, renversa le roi du Tibet et s'attribua la souveraineté spirituelle et temporelle avec le titre de dalai-lama. — Le lamaïsme possède un panthéon très riche.

lamaïste [ma-ts-fe] n. Sectateur du lamaïsme.

LamalOU-les-Bains, comm. de l'Hérault, arr. et à 40 kil. de Béziers ; 920 h. Ch. de f. M. Eaux thermales ferrugi-ieuses alcalines.

lamanage n. m. Profession des lamaneurs.

lamaneur n. m. (anciennem. laman ; du flam. Ibtman, homme du plomb, de la sonde). Pilote commissionné pour diriger les navires à l'entrée et à la sortie des rades et des baies. Adjectiv. : pilote lamaneur.

lamantin n. m. Genre de mammifères cétacés herbivores, de l'Afrique et de l'Amérique: les lamantins dé-

passent S mètres de long.

— Encycl.

Les lamantins ( manatus) sont de gros animaux aquatiques, habita n t les estuaires des fleuves, qu'ils

remontent Lamantin.

souvent loin

dans l'intérieur. Ils vivent d'herbes, d'algues et

viennent souvent la nuit brouter sur les rives.

lies anciens les considéraient comme des êtres étranges et les appelaient « hommes marins » ou i. femmes marines», d'autant qu'ils ontdes mamelles très apparentes.

Lamarche, ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 37 kil. de Neufchâteau ; 1.450 h. Broderie, lingerie. — Le cant. . 26 comm., et 10.650 h.

La Marche (Olivier de), poète et chroniqueur français, né au Château de la Marche (Franche- Comté) (1426-1501). Ses intéressants Mémoires vont de 1435 à 1492.

Lamarche-sur-Saône, comm. de la cate-

d'Or, arr. et à 25 kil. de Dijon, sur la Saône ; 1.230 h. Ch. de f. P.-L.-M. Tonnellerie, engrais chimiques.

général et homme

La Marck ;Guil)aume de), m. à Maëslrichl '1446-1',- ommé le Sanglier des Ardennes ;

issu d'une famille Célèbre dans l'histoire de la Belgique, il fut l'instrument de la politique de Louis XI lors de la révolte des Liégeois.

La Marck (Robert III.de , sieur de Fleurange, homme de guerre et historien français, né à Sedan, m. a Longjumeau (1491-1537). Use distingua pendant les guerres d'Italie et devint maréchal de France. Il a écrit une remarquable Histoire de» choie mémorable* advenues du règne de Louis Xlll et de Fnta-

rois fcr.

Lamarck (Jean-Baptiste, chevalier de), naturaliste français, né à Bazentin (Somme , m. a Paris (1774-1829). Une blessure l'ayant obligé à abandonner la carrière des armes, il étudia la médecine et se fit connaître par un ouvrage intitulé Flore française. Grâce à Buffon, qui le donna pour guide a son fils, il fut chargé de visiter les établissements botaniques étrangers et d'établir des relations entre eux et le Muséum. A son retour, il publia un Dictionnaire de botanique et l'Illustration desgenres. Nommé professeur lors de la réorganisation du Muséum, il fit le cours sur les animaux à sang blanc, qu'il a appelés justement " animaux sans vertèbres ». Ses études

sur la comparaison des coquilles fossiles avec les coquilles actuelles sont les premières qui aient été faites avec suite. Il peut passer pour l'un des fondateurs de deux théories qui ont été souvent reprises depuis : la génération spontanée et le transformisme, illustrées par Darwin.

lamarckien , enne

[mar-ki-in, è-ne] adj. De Lamarck: théorie lamarckicnne.

N. m. Partisan du lamarckisme.

lamarckisme [mar-

kis-me] n. m. Doctrine transformiste due à Lamarck.

La Marrnora ( Al- A ^BM ' •'<

phonse Ferrero, marquis de:, général et homme politique italien, né àTurin.mort , . „., „

à Florence (1804-1878). Il se U M"°">t1'

distingua pendant la guerre d'Italie, en 1859, et fut, en 1866. ministre de la guerre.

Lamarque (Maximilien), politique français, né à Saint- Sever, m. à Paris (1770-1832;. Il se distingua comme orateur de l'opposition à la Chambre des députés . Ses obsèques furent l'occasion d'une imposante manifestation populaire, qui dégénéra en émeute.

On a publié sej Souvenirs.

Lamartine ( Alphonse -

Marie-Louis nEPRAToe). poète et homme politique français, né à Mâcon. m. à Paris (1790-1869). Il fut quelque temps diplomate et voyagea en Italie avant de publier ses premiers vers. En 1830, son œuvre poétique lui ouvrit les portes de 1 Académie française ; en 1834, il entra à la Chambre des députés. Son talent comme poète, son fastueux voyage en Orient et la place indépendante qu'il conserva à la Chambre sous le régime parlementaire lui acquirent une popularité que son attitude en 1848 accrut encore, lorsqu'il défendit éloquem ment le drapeau tricolore contre le drapeau rouge. Mais son influence s'évanouit lors de son alliance avec Ledru-Rollin et pendant les journées de Juin. Membre du gouvernement provisoire, de la Constituante et de la Législative, il rentra dans la vie privée au 2 décembre 1851. Ses dernières années furent attristées par la gêne. Ses principaux ouvrages sont : Premières Méditations poétiques, Nouvelles Méditations poétiques, Harmonies poétiques et religieuses, Jocelyn, la Chute d'un ange, Recueiflements poétiques. Histoire des girondins, Confidences, Graziella et le Cours familier de littérature, etc. Poète harmonieux, facile quelquefois à l'excès, d'une mélancolie molle et douce, Lamartine a contribué à renouveler les sources du lyrisme en cherchant son inspiration dans les émotions mêmes de sa vie sentimentale.

lamartinien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui

appartient à Lamartine.

La Martinière (Antoine-Augustin de), polygraphe français, né à Dieppe, m. à La Haye (1683-1749); auteur d'un Dictionnaire historique estimé.

lamaserie [ze-rî] n. f. Couvent de lamas, au Tibet.

Lamastre, ch.-l. de c. (Ardèche), arr. et à 33 kil. de Tournon, sur le Doux; 3.740 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 9 comm., et 15.400 h.

Lamazière - Basse , comm de la Cor-

rèze, arr. et à 33 kil. d'Ussel, près de la Luzège; 1.570 h. I

Lamb (Charles), essayiste et poète anglais, né à Londres, m. à Edmonton (1775-1834) ; auteur des Contes tirés de Shakspeare. Ses Essais d'Elia sont un des meilleurs exemples de l'humour anglais.

Lamballe [lan], ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord). arr. et à 19 kil. de Saint-Brieuc; 4.560 h. {Lamballais). Ch. de f. O. Tanneries. — Le cant. a 15 comm., et 15.410 h.

Lamartine.

Voyage en Orient,

M-" de Lamballe.

LAM

Lamballe [toi] (Marie-Thérè6e-Louisc de Savoie-Carionan, princesse de), née à Turin, massacrée à Paris (1749-1792). Amie dévouée de Marie-Antoinette, elle fut enfermée à la Force et périt victime des massacres de Septembre. Son corps fut odieusement souillé, son cœur fut arraché de sa poitrine, et, s'il faut en croire une atroce légende, dévoré par un des assassins ; sa tète, plantée au bout d'une pique, fut présentée à la fenêtre de la prison de Marie-Antoinette.

lambda [lanb] n. m.

Onzième lettre de 1 alphabet grec, correspondant à VI français.

lambdacisme

[lanb-da-sis-me] n. m. ou lallation [lal-lu-si-un] n. f. Prononciation vicieuse de la lettre l, qui consiste à la doubler ou à la répéter trop, ou, enfin, à la substituer à la lettre r.

lambeau [lan-bô] n. m. Morceau de chair, d'étoffe, arraché : vêtement en lambeaux. Fig. Fragment, partie d'un tout : les lambeaux de l'empire d'Alexandre furent partagés entre ses généraux. Chirurg. Segment de parties molles qu'on ménage dans l'amputation des membres pour pouvoir recouvrir complètement le squelette. Véner. Fragments de peau velue qui couvrent le bois du cerf.

lambel [lan-bèl] n. m. (anc. forme de lambeau). Btas. Brisure dont les puînés chargent en chef les armes de leur maison, et qui consiste en un filet péri en fasce, d'où pendent des denticules (qu'on nomme aussi gouttes ou pendants), ordinairement au nombre de trois.

Lamber (Juliette). V. Adam (Mme Edmond).

Lambermont, comm. de Belgique (Liège, an-, de Verriers); 2.220 h.

Lambersart, comm. du Nord, air. et à 2 kil. de Lille, sur la basse Deùle; 7.980 h. Ch. de f. N. Filatures.

Lambert (saint) évéque de Maëstricht, conseiller de Childéric II, né vers 640, assassiné à Liège en 708. Fête le 17 septembre. Loc. prov. :

C'est aujourd'hui la Saint-Lambert, Qui quitte sa place, la perd,

dicton que l'on donne comme argument plaisant lorsqu'on s'est emparé de la place inoccupée de quelqu'un.

Lambert (Michel), compositeur français, né à Vivonne, m. à Paris (1610-1096). Il fut l'un des musiciens les plus célèbres de son temps. Sa fille Madeleine épousa Lulli.

Lambert (John), parlementaire anglais, né à Calton, m. à l'île de Saint-Nicolas (1619-1683); un des lieutenants de Cromwell. Il gagna sur les troupes royales les victoires de Dunbar et de Worcester.

Lambert [lan-bèr] (Anne-Thérèse de Marouenat de Courcelles, marquise de), auteur d'ouvrages sur l'éducation, née et m. à Paris (1647-1733). Citons ses Avis d'une mère à sa fille et d son fils.

Lambert (Jean-Henri), savant philosophe et mathématicien français, né à Mulhouse, ni. à Berlin (1728-1777).

Lambert (Louis-Eugène), peintre français, né et m. à Paris (1825-1900). Il a été le peintre inimitable des chats.

Lambert (Lucien), compositeur français, né a Paris en 1861 ; auteur du drame lyrique te Spahi, de l'opéra le flamenca, etc.

Lambert Ihotel), résidence historique, située à Paris dans l'île Saint-Louis, construite au xvue siècle par Levau et décorée de peintures par Lesueur et Le Brun.

LambeSC [lan-bèsk], ch.-l. de c. (Bouches-du- Rhône), arr. et à 21 kil. d'Aix ; 2.370 h. (Lambesquais). Carrières. Patrie de Reinaud. — Le cant. a 6 comm., et ".310 h.

LambeSC (Charles-Eugène, prince de), un des plus ardents contre-révolutionnaires et l'un dts chefs de l'émigration, né à Versailles, m. à Vienne (Autriche) [1751-1825], Louis XVIII le fit pair de France.

Lambessa ou Lambèse, comm. d'Algérie

(Constautine) ; i.740 h. Ce fut une des plus prospères villes romaines de l'Afrique du Nord sous le second Empire. Colonie pénitentiaire, où furent déportés de nombreux républicains.

Lambézellec, comm. du Finistère, arr. et à 4 kil. de Brest ; 19.920 h. Etablissement de la marine. Fonderie de fer, forges, tanneries.

lambic ou lambick [lan-bik] n. m. Bière forte de Belgique : le lambic est à la fois doua-dire et aigrelet. (Le gheuze lambic, de qualité supérieure, est encore plus riche en alcool.)

lambin, e [lan] adj. et n. Qui agit avec lenteur : enfant lambin.

Lambin [lan] (Denis), savant philologue français, né à Montreuil-sur-Mer, m. à Paris (1516)572), qui ne travaillait, dit-on, qu'avec une extrême lenteur, d'où le mot lambiner. Lambin a pourtant donné, en assez grand nombre, d'excellentes éditions d'auteurs grecs et latins.

lambiner [lan-bi-né] v. n. Fam. Agir lentement, perdre son temps. V. a. Traîner en longueur : lambiner un solliciteur.

lambis [biss] n. m. Genre de mollusques cténobranches des mers américaines, dont la coquille atteint parfois de grandes dimensions.

lambourde [lan] n. f. Pièce de bois pour soutenir un parquet, les bouts des solives, etc. Espèce de pierre tendre et calcaire. Jard. Rameau grêle ou très court, terminé par des boutons à fruits.

— Encycl. Charp. La lambourde entre dans la composition d'un plancher. Les extrémités de cette pièce de bois, encastrées en partie dans les murs en retour, sont soutenues par des étriers ou des boulons.

On appelle encore lambourde une pièce de bois

Lambourdes.

de faible équarrissage, ou une poutrelle en fer double T qui supporte un parquet.

Les lambourdes reposent souvent sur la face supérieure des solives. On les établit aussi sur la couche de plâtre dont on recouvre le lattis cloué sous les solives. Au rez-de-chaussée, on place les lambourdes sur de petits murs espacés de soixante centimètres environ. Elles supportent le plancher ou le parquet. Des ventouses font communiquer l'air extérieur avec ces intervalles, afin d'aérer les parquets.

Dans le cuvelage des puits de mine, les lambourdes sont des pièces de bois glissées derrière le cadre de charpente ou trousse à picoter, formant la basedececuvelage. Derrière ces pièces, on bourre de la mousse qui, pressée entre le terrain et le cadre, assure l'étanchéité du tout.

lambre [lau-bre] a. m. Genre de crustacés décapodes, dits aussi araignées de mer.

LambrechtS( Charles-Joseph-Mathieu, comte), homme d'Etat français, né à Saint-Trond (Belgique), m. à Paris (1753-1823). Naturalisé lors de l'annexion de la Belgique, il fut ministre de la justice sous le Directoire, et vota, comme sénateur, contre l'établissement de l'empire.

lambrequin [lan-bre-kin] n. m. (du flam. Iraiber, crêpe. — L'Acad. ne donne ce mot qu'au plur.). Découpures en bois, eu file, qui couronnent un pavillon, une tente, etc. Découpures en étoffe, environnant un ciel de lit, une embrasure de fenêtre, etc. PI. Blas.

Bandes d'étoffe descendant en rinceaux du heaume qui timbre un écu d'armes : les lambrequins (qu'on appelait aussi hachements) héraldiques dérivent des capelines découpées qu'on portait sur le heaume au moyen âge. (V. la planche blason.)

Lambres, comm. du Nord, arr. et à 2 kil. de Douai, sur la Scarpe; 1.640 h. Sucrerie.

lambris [lan-bri] n. m. (lat- labrusca). Revêtement de menuiserie, de marbre, de stuc, etc., sur les murs d'un appartement. Enduit de plâtre sur des

Lambrequin.

1, 2. Lambris ; 3. Lambris de hauteur.

lattes jointives dans un grenier, un galetas. Revêtement d'un plafond. Lambris de hauteur, revêtement en menuiserie garnissant toute la hauteur de la muraille entre deux planchers. Fig. Lambris sacres, temple, église. Célestes lambris, séjour des élus. Lambris dorés, habitation opulente, luxueuse. V. la planche maison.

lambrissage [lan-brisa-je] n. m. Ouvrage du menuisier ou du maçon qui a lambrissé.

lambrissement [lan-bri-se-man]n. m. Action de lambrisser. Son résultat.

lambrisser [lan-brisé] v. a. Revêtir de lambris. Chambre lambrissée , dont une des parois est formée avec une partie du toit revêtue de plâtre.

lambriSSUre n. f. Syn. de lambrissage.

lambrotte [lan-bro-le] n. f. Grappe de raisin peu garnie.

lambruche [toi] ou lambrusque [lan-

brus-ke] n. f. (lat. labrusca). Vigne redevenue sauvage, qui croit dans les buissons et les bois.

lame n. f. (lat. lamina). Morceau de métal plat et très mince : lame de plontb. d'acier. Fer d'un instrument propre à couper, d'une épée, d'un couteau, d'un canif, etc. : les lames de Tob-de étaient renommées jadis. Vague de la mer : navire secoué par une lame. Fig. C'est une bonne lame, une fine lame, se disent d'un homme qui manie bien 1 epée- Friand de la lame, amateur d'escrime, de duels. Visage en lame de couteau, visage long et mince. Limbe de la feuille. Partie évasée des sépales ou des pétales. Bande d'acier trempé, dont est formé le grand ressort d'une pendule. Fil d'or ou d'argent aplati, employé tlans la fabrication de certaines étoffes. Montant du battant du métier à tisser. Prov. : La lame use le fourreau, une grande activité d'esprit fatigue ie corps.

lamé, e adj. Couvert de lames de métal : cuirasse lamée d'argent.

Lamé (Gabriel), géomètre français, né à Tours, m. à Paris (1795-1870;.

LameCu. [mèk], nom de deux patriarches, dont l'un fut le père de Noé. (Bible.)

La Meilleraye [me. Il mil., e-rè] (Charles, duc de), maréchiil de France, m. à Paris (1602-1664). Il passait pour le général de son temps le plus expert en fait de sièges. — Son fils, le duc de Mazarin, épousa Hirtense Mancini. V. Mazarin.

lamellaire [mèl-lè-re] adj. Se dit d'une cassure qui présente des facettes brillantes.

lamellaire [mèl-lé-re] n. m. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant de nombreuses espèces répandues dans toutes les mers : animaux < 'inuissiers, les lamellaires vivent sur les colonies d'ascidées et de cœlentérés.

lamellation [mèl-la-si-on] n. f. Disposition en lamelles.

lamelle [mè-le] n. f. (lat. lamella). Petite lame.

LAM

lamelle [mèi-ié], e ou lamelleux, euse

(mèl-leù, eu-ze] adj. Qui se laisse diviser en lames ou feuilles : l'ardoise est une roche lamelleuse.

lamellibranches [mèi-ii] n. m. pi. classe

de mollusques, comprenant ceux qui sont abrités par une coquille à deux valves. S. un lamcltibranche.

— Encycl. Les lamellibranches ont été appelés bivalves, acéphales, pétécypodes, etc. C'est parmi eux que l'homme. trouve les coquillages comestibles les plus utiles, et aussi la nacre, les perles, etc. Les lamellibranches n'ont point de tête distincte ; leur bouche ne possède ni mâchoire, ni radule ; aussi se nourrissent-ils d'animalcules Hottants.v Ils vivent dans les eaux et possèdent des branebies.-

On divise les lamellibranches en soixante-neuf familles, réparties en deux grandes sections ; les siphoniens et les asiphoniens, suivant que le manteau est pourvu d'un siphon ou qu'il en est privé.

lamellicornes [>i!e/-/t| n. m. pi. Sous-ordre d'insectes coléoptères, renfermant les hannetons, scarabées, dont les antennes sont disposées en feuillets. S. un lamellicorne.

lamellifère [mèl-li] adj. BUt. nal. Qui porte des lamelles.

lamelliforme [mil-li] adj. En forme de lamelle.

lamellirostre \mêl-li-ros-tre] adj. Qui a le bec garni sur ses bords de lamelles transversales, comme les canards. N. m. pi. Groupe d'oiseaux palmipèdes, comprenant les oies, les canards. S. un lamellirostre.

Lamennais ou La Mennais [ia-me-nè]

(Félicité-Robert de), philosophe et théologien français, né à Saint-Malo. m. à Paris (1782-1854). Entré dans les ordres, il publia son Essai sur l' indifférence en matière de religion, où il représentait l'Eglise comme la dépositaire de toute vérité- Il réunit autour de lui l'élite des catholiques libéraux et fonda l'Avenir. Désavoué par le pape, il se soumit d'abord, puis se sépara de l'Eglise et fit paraître: les Paroi es d'uncroyant, les Affaires de Rome, le Livre du peuple, etc., où il inclinait de plus en plus vers les opinions socialistes. Montalembert et Lacordaire rompirent ouvertement avec lui. Il siégea à l'Assemblée nationale de 1848.

La fin de sa vie fut attristée par des difficultés matérielles. On lui doit encore des traductions de l'Imitation et de la Divine Comédie. Ecrivain brillant et fougueux, Lamennais fut aussi un penseur vigoureux, mais mobile. — Son frère aîné, Jean-Marie, né a Saint-Malo, m. à Ploërmel (1775-1861), également prêtre, mais resté fidèle à l'orthodoxie, fonda 17mlitul des Frères de l'instruction chrétienne.

lamentable [man] adj. (lat. lamentabilis) . Qui mérite d'être pleuré, déplorable, douloureux : la mort lamentable de l'urenne. Qui porte à la pitié : voix lamentable.

lamentablement ,rman-/a-4/e-man]adv. D'un ton lamentable.

lamentation [man-ta-si-on] n. f. (lat. lamentatio). Plainte accompagnée de gémissements et de cris. Vive expression de regret, de douleur : se répandre en lamentations.

Lamentations de Jérémie, écrit biblique où le prophète déplore, dans le style le plus pathétique, les malheurs futurs de Jérusalem (vie s. av. J.-C).

lamenter [man-lé] (se) v. pr. (lat. lamentarij. Se plaindre, se désoler, gémir.

Lamenti-n (Le), v. de la Martinique, près de la baie de Fort-de-France ; 5.000 h. Sucreries.

lamentO [mèn'to] n. m. (m. ital. signif. plainte). Sorte de complainte des gondoliers de Venise.

Lamerville (Jean-Marie d'Heurtault de), agronome et homme politique français, né à Rouen, m. à La Périsse (Cher) [ 1740-1810 J . Il s'occupa surtout de la propagation en France du mouton mérinos.

Lameth (Charles-Malo-François), député à la Constituante, né et m. à Paris (1757-1832). Il fut fait prisonnier par les Autrichiens, et subit une captivité de trois ans. Sous la Restauration, il fut élu député, et siégea dans les rangs des libéraux. On lui doit une Histoire de l'Assemblée constituant; — Alexandre, frère du précédent, révolutionnaire français, né et m. à Paris (17601829).

lamette [mê-te] n. f. Petite lame.

La Mettrie (Julien de), médecin et philosophe matérialiste français, ami de Frédéric II de Prusse; né à Saint-Malo, m. a Berlin (1709-1751). On lui doit, outre des traités médicaux Histoire naturelle de l'âme, l'Homme machine, etc.

Lami (Eugène-Louis), peintre français, ne et m. à Paris (1800-1890). 11 s'est fait connaître comme peintre de batailles (Cromwell, la Bataille de l'Aima), et surtout comme aquarelliste illustrateur.

Lamia, v. de Thessalie, qui a donné son nom à la guerre Lamiaque, allumée entre la Grèce et la Macédoine, après la mort d'Alexandre. Aujourd'hui, Lamiâ ou Zettouni est une ville grecque de 7.500 h. iLamiaques), près du golfe de Lamia, forme par l'Archipel.

lamiacé, e adj. Qui se rapporte au lamicr.

lamie [mi] n. f. (lat. lamia). Monstre ou démon fabuleux des anciens.

Genre de poissons plagiostomes, comprenant de grands requins de

huit mètres Lamie.

de long, qui

vivent par troupes et abondent dans les mers f et tempérées. (On les nommait autrefois requin-marsouin, taupe ou loutre de mer.)

lamie [mi] n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes , comprenant une seule espèce euro-

LAM

LÀM

r liltinc.

chaux carbo-

fiéenno, commune en France, dont la larve vit dans es peupliers et dans les saules.

lamier [mi-é] n. m. Ouvrier qui fait des lames d'or et d'argent pour lesétoffes.

lamier [ mi- é] n. ni.

Genre de labiées.

— Encycl. Les lamicrs sont des herbes à larges feuilles, dont on connaît quarante espèces de L'hémisphère nord. En France, dans les chl et les haies, on rencontre le lamier blanc ou ortie blanche, le lamier pourpre ou ortie rouge, asseï recherchée par le bétail.

lamier-rotier n. m.

Fabricant de lames pour les métiers de tisserands.

laminage n. m. a<

tion de laminer : le fer se prCte parfaitement au laminage. Résultat de cette action.

laminaire [nè-re]

adj. Composé de lamelles parallèles natée laminaire.

laminaire [nè-re] n. f. Genre d'algues phéophycées.

— Encycl. Les laminaires sont très communes dans toutes les mers ; certaines espèces sont comestibles, mais elles servent plutôt comme fourrages. On les emploie aussi comme combustible, comme engrais ; elles forment la majeure partie des végétaux marins d'où l'on extrait la soude et l'iode. Les laminaires présentent une partie grêle cylindrique, fixée aux rochers, puis une partie foliacée aplatie en ruban.

On emploie les laminaires en chirurgie pour dilater les trajets fistuleux : la tige sèche se dilate énormément sous l'influence des sécrétions.

laminariacées [se] n. f. pi. Famille d'algues, dont la laminaire est le type. S. une laminariacée.

lamine n. f. Petite lame.

laminer [né] v. a. (da lat. lamina, lame). Réduire, au moyen du laminoir, les métaux en grandes feuilles, en lames fort minces.

laminerie [ri] n. f. Atelier dans lequel on lamine.

lamineur n. m. Ouvrier qui lamine les métaux. Machine à laminer les métaux. Adjectiv. : cylindre lamineur.

lamineux, eùse [neû, eu-ze]

adj. En forme de petites lames. Anal, l'issu lamineux, tissu cellulaire.

laminoir n. m. Machine composée de cylindres d'acier tournant en sens inverse, et entre lesquels on fait passer les pièces du métal qu'on veut laminer. Machine analogue à cylindres lisses que l'on emploie pour le glaçage des papiers et des cartons. Fig. Passer au laminoir, être soumis à de dures épreuves. Activ. Soumettre à de rudes épreuves.

— Encycl. Métall. Un laminoir comprend en principe deux cylindres superposés et tournant sur eux-mêmes. L'un est fixe, l'autre peut se soulever parallèlement à lui-même, en cas de besoin. On introduit entre eux le métal à laminer, et il en sort sous forme de planches ou de barres rectangulaires ou rondes, suivant que les cylindres sont à surface rectiligne ou ont des cannelures.

Un train de laminoir ou batterie est une série de laminoirs. Ces trains se divisent en : 1» train de loupes, composé de deux laminoirs, dont l'un, Vébaucheur, à cannelures creuses carrées, étend les loupes, et le second, à cannelures plates quadrangulaires, transforme les barres en plaques allongées; 2° train pour gros fers, qui comprend deux ou trois cylindres, dont l'un, à cannelures creuses carrées, dégrossit le métal, le second à cannelures rondes ou plates lui donne sa forme, et le troisième, à surface unie, finit la barre et la polit ; 3» train de fin métal, qui comprend un laminoir à trois cylindres avec cannelures carrées, un second laminoir à trois cylindres et cannelures quadrangulaires plates, un troisième à deux cylindres étroits avec cannelures rondes et un dernier laminoir étroit à deux cylindres et cannelures carrées.

Il existe également : des laminoirs universels, qui donnent, sans changer les cylindres, des fers plats de toutes largeurs, des laminoirs à tôle, des laminoirs à mouvements alternatifs, des laminoirs triples jumeaux, des laminoirs à guides, etc.

lamique, lamisme, lamiste. v. lamaïq

MAÏSME, etc.

lammassi n. m. Nom

que les Chaldéo-Assyriens donnaient à des génies bienfaisants, qui avaient la forme de taureaux ailes à tète humaine.

Lamoignon (Guillaume de), premier président au parlement de Paris, magistrat éclairé et vertueux, né et m. à Paris (1617-1677).

— Son fils FraNÇOIS-ChRÉ- Guillaume de Lamoignon.

tien, né à Paris (1644-1709),

président à mortier, fut l'ami de Bourdaloue, Regnard, Racine, Boileau. — Le frère de celui-ci, Nicolas de Lamoignon de Bâville (1648-1724), poursuivit avec dureté la répression des protestants des Cévennes. — Le fils de François-Chrétien, Guillaume-Henri, né à Paris, chancelier de

France sous Louis XV, fut le père de Malcshcrbes (1683-1772).

La Monnoye (Bernard de), littérateur français, né à Dijon, m. à Paris (1641-17281, auteur de An./, bourguignons restés populaires. C'était un littérateur plein de fantaisie et de verve satirique.

Lamoricière (Louis Jochault de. général

et homme politique français, né à Nantes, m. près d'Amiens (1806-1866). Il se

distingua en Algérie connue l'un des plus brillants chefs des zouaves, devint ministre de la guerre après les journées de Juin, lut exilé au coup d'Etat de Décembre, puis devint général en chef des troupes pontificales. Mais il fut vaincu à Castelfldardo par les troupes italiennes.

Lamoricière. v. d'Ai-

(Oran), dans la vallée de lisser occidental; 2.160h.

Lamothe (Pierre-Lambert de), évêque missionnaire, né à Bucherie, m. à Siam (1624-1679). Il décida le roi de Siam a envoyer à Louis XIV une ambassade, qui fut brillamment reçue à Versailles.

La Mothe-Houdancourt [icour] (Philippe, comte de), duc de Corhona, maréchal de France (1000-1657). Il défendit héroïquement Bayonne en 1G52.

La Moth3 Le Vayer [va-ié] (François), littérateur et érudit français, du groupe des libertins (libres penseurs), né et m. à Paris (1588-1672) ; auteur d'estimables Considérations sur l'éloquence française.

LamOtte (Jeanne, comtesse de), intrigante célèbre sous le règne de Louis XVI, née à Fontette (Aube), m. en Angleterre (1756-1791). Elle acquit une triste renommée dans l'affaire du Collier. (V. collier.) Arrêtée, fustigée et marquée en place de Grève, elle fut enfermée a la Salpêtrière, réussit à s'échapper, s'enfuit en Angleterre, et vécut dans une misère atroce. Sur le point d'être arrêtée de nouveau, elle se précipita du haut d'un deuxième étage et se tua.

Lamotte-Beuvron, ch.-l. de c. (Loir-et- Cher), arr. et à 28 lui. de Romorantin, sur le Beuvron; 2.330 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 7 connu, et 9.640 h.

La Motte-Fouqué (Frédéric-Henri-Charles,

baron de), écrivain allemand, né à Brandebourg, m. à Berlin (1777-1843), auteur du joli conte : Ondine.

Lamotte-Houdar (Antoine Houdar de la Motte, connu sous le nom de), littérateur et fabuliste français, né et m. à Paris (1672- 1731). En 1715 il rouvrit dans ses Réflexions sur la critique, la querelle des anciens et des modernes, provoquant ainsi une vive réplique de M»" Dacier.

La Motte-Picquet [ké]

(Toussaint-Guillaume, comte de), marin français, né à Rennes (1720-1791). Il se signala à la Martinique contre les Anglais pendant la guerre d'Amérique.

La MotterOUge (Joseph- Edouard de), général français, né à Pléneuf, m. à Lamballe (1804-1883). Il se distingua en Crimée, en Italie, puis commanda en 1870

La Motte-Picquet.

: A, cylindres dégrossisseurs ; B, cylindres finisseur

le 15e corps (armée de la Loire), et dut abandonner Orléans à von der Tann.

LamOU, v. maritime d'Afrique, sur la côte de Zanzibar, dans la petite île de Lamou; 8.000 h. Commerce actif.

Lamourette (Adrien), prélat français, né à Fnvent (Pas-de-Calais) en 1742, membre de la Législative, décapité à Paris en 1794. 11 eut un jour de célébrité dans cette Assemblée : le 7 juillet 1792, dans un moment où de déplorables divisions menaçaient de déchirer les partis, il fit, par un discours pathétique, espérer un rapprochement entre le côté droit et le côté gauche : l'émotion gagna tout à coup les ennemis politiques les plus acharnés ; on se précipita des bancs opposés, on s'embrassa : une députation, conduite par Lamourette lui-même, courut en informer le roi; mais, le soir, la réconciliation était oubliée. — Ces accolades fraternelles sont restées célèbres sous le nom ironique de baisers Lamourette, mots servant aujourd'hui à qualifier des réconciliations éphémères et peu sincères.

LamoureUX (Charles), violoniste et chef d'orchestre français, né à Bordeaux, m. à Paris (1834-1899); fondateur des célèbres concerts symphoniques auxquels il a attaché son nom.

lampadaire [lan-pa-dè-re] a. m.

(lat. lampadarius). Officier qui, pendant la messe, portait un bougeoir allumé devant l'empereur et l'impératrice d'Orient. Sorte de support vertical qui porte des lampes.

lampadéphore [toi] n. m. (du gr. lampas, ados, lampe, et pkoros, qui porte). Nom de ceux qui

Lampadaire.

autrefois, chez les Grecs, portaient des lumières dans les cérémonies religieuses, ou prenaient part aux courses aux flambeaux.

lampadéphories [Um, fo-ei] n. f. pi. Antiq.

gr. Courses au flambeau. Syn. lampadédromies.

lampadiste ,, m. (gr. lampa-

■/' " Celui qui prenait part à la course aux flambeaux.

lampadorama \l<nt] n. m. Sorte de lanterne magique.

lampant [lan-pan], 6 adj. Se dit d'une huile le ou végétale) susceptible de brûler en donnant une flamme claire : pétrole lampant. Se dit aussi de l'huile d'olive bien purifiée.

lampas [lan-pass] n. rn. (de lamper,. Fam. Gosier : s'arroser le lampas. \étér. Engorgement de la membrane qui tapisse le palais des jeunes chevaux.

lampas [lanpass] n. m. Etoffe de soie, qu'on tirait originairement de la Chine.

-pc] n. m. (du gr. tam-

lampaSCOpe [lan-pas-ko pas, lampe, et sltopein, exami

Lampascope.

lier). Sorte de lanterne ma que., qui peut s'adapter à une lampe quelconque.

lampassé Uan-pa <• adj. de lampas . Bios. Se dit de tout quadrupède dont la langue est d'un émail particulier.

Lampaul-Guimiliau,

comm. du Finistère, arr. et ù 21 kil. de Morlaix ; au bord de l'EIorn; 2.130 h. Tanneries.

lampe [lan-pé] n f. (gr.

lampas). Vase où l'on met une mèche et un liquide combustible pour éclairer : lampe Car' cet; lampe à modérateur, etc.

(Il y a des lampes à huile, à pétrole, à essence, à gaz, à acétylène, etc.). Petit récipient contenant de l'alcool, de l'essence, et qui sert de réchaud : lampe à alcool, lampe à souder. Lampe de mineur, v. la partie encycl. Lampe ù incandescence, lampe électrique dans laquelle la lumière ne provient que de l'incandescence, dans un espace vide d'air, d'un conducteur ténu, sous l'action d'un courant qui le traverse. Lampe d'émailleur, sorte de chalumeau. Fig- et fam. Il n'y a plus d'huile dans la lampe, se dit d'une personne qui s'éteint. Prov. . Il ne faut pas mettre la lampe allumée sous le boisseau, il ne faut pas empêcher la vérité de se manifester. (Tiré de l'Evangile.) Allus. litt. V. Aladin.

— Encycl. Les peuples anciens se servaient de lampes constituées par un petit récipient d'argile, de bronze et parfois d'argent ou d'or, dont l'antiquité grecque et romaine nous a légué de nombreux spécimens. Ces lampes à huile, un peu différentes de forme, demeurent pendant de longues années, avec les chandelles de suif, les seuls modes d'éclairage domestique, et il faut arriver jusqu'à la fin du xvme siècle pour constater un changement appréciable dans l'éclairage. C'est en 1784 que Argand substitue aux anciennes lampes une lampe nouvelle, dans laquelle la mèche plate ou roulée est remplacée par une mèche cylindrique, au centre de laquelle peut circuler l'air pour activer la flamme ; puis on voit apparaître successivement la lampe de Quinquet (simple modification de celle d' Argand, ce qui n'a pas empêché la postérité de lui attribuer le mérite de l'invention:, la lampe Carcel, et enfin la lampe de Franehot, dite d modérateur (1837), qu'il n'est pas rare de rencontrer encore de nos jours dans certaines demeures La lampe à pétrole, introduite en Europe vers 1860, remplaçait à peu près complètement la lampe à huile à la fin du xix« siècle. Mais le gaz d'éclairage (surtout depuis l'invention des manchons de terre rare), puis l'acétylène, lui firent une large concurrence. (V. manchon.) Enfin, depuis les bougies de Jablochkoff (1879), l'éclairage électrique n'a cessé de prendre de l'extension et l'on vit apparaître successivement les lampes d arc (deux charbons juxtaposés et maintenus a égale distance l'un de l'autre par un mouvement d'horlogerie), les lamjies à incandescence, dont le prototype est la lampe Edison (filament de charbon porté à l'incandescence dans une ampoule de verre où l'on a fait le vide), les lampes à filament de platine, de tantale, enfin les lampes à vapeurs de mercure, ces dernières basées sur la fluorescence des vapeurs de mercure dans le vide au passage d'un courant électrique.

Lampes de mineur. La lampe à feu nu, utilisée dans les mines non grisouteuses, consiste en un récipient de métal de forme aplatie, d'un bec traverse par une mèche plongeant dans l'huile qui remplit ce récipient et d'une anse que termine une pointe de fer permettant de fixer le tout au chapeau du mineur ou contre une paroi de galerie. La lampe de sûreté, due à Humphry Davy en 1816, s'emploie dans les mines à grisou Elle a été perfectionnée par Museler, Dumesnil, Dubrulle, etc. Au-dessus du récipient contenant l'huile, on a substitué à la toile métallique qui lui était soudée afin d'isoler complètement la flamme un cylindre de verre blanc, qui augmente le pouvoir éclairant.

— Econ. dom. Nettoyage des lampes à pétrole. Faire chauffer un peu de lait de chaux léger. Laver intérieurement la lampe à nettoyer, en agitant doucement. La chaux et le pétrole se combinent pour former une sorte de savon soluble dans l'eau. L'opération terminée, rincer le récipient à l'eau claire, puis essuyer.

lampée [lan-pé] n. f. Grande gorgée de liquide, qu'on hume d'un coup: avaler cinq ou six lampées. Pop. Tache causée par un Liquide.

lamper [lan-pé] v. a. (autre forme du m. laper). Boire avidement des lampées ; lamper du vin. V. n. Se dit de la mer qui est phosphorescente.

lampsron [lan] n. m. Vase de verre, qui contient l'huile et la mèche d'une lampe d'église. Languette qui soutient la mèche d'une lampe.

LampertiCO (Fedele), économiste et homme politique italien, né à Vicence, m. a Rome (1833-1906); auteur d'une remarquable Economie des peuples et des Etats.

lampette [lan-pe-te] n. f. Nom vulgaire du lychnis fleur-de-coucou et de la nielle des champs.

LAM

fiUhloeL

Lampes : 1. A modérateur |à huile). — 2. A modérateur (coupe). — 3. A applique. — t. Wells. — 5. A pétrole (mèche ronde). — 6. A alcool. — 7. De peintre en bâtiment. — 8 A gaz tbec à incandescence). — 9. A alcool (réchaud). — 10. A essence (Piçeonj. — 11. Thermo-hygiénique. — 12. Inversable. — 13. A acétylène (coupe). — 11. A magnésium. — 15. De Drummont. — 16. Electrique (Archereau). — 17. A incandescence, Edison. — 18. En vase clos. — 19. De poche (électrique).

Godet

composées

lampier [lan] n. m. Archéol. Support qui servait à soutenir plusieurs lampes. Au moyen âge, artisan qui fabriquait des lampes. Lanterne de cimetière, monument où l'on entretenait autrefois une lampe constamment allumée.

lampion [lan] n. m. (dimin. de lampe de terre, de fer-blanc ou de verre, dans lequel on met du suif avec une mèche pour les illuminations. Pop. Lanterne vénitienne. Tricorne. Arg. Chapeau haut de forme. Des lampions! cris émis sur trois notes pareilles, sur un rythme de polka, que le peuple poussait en 1848, après la révolution, pour réclamer un meilleur éclairage des rues. Depuis, c'est toujours sur le rythme des lampions qu'on réclame soit le lever du rideau au théâtre, soit tout autre chose, en désignant ce que l'on désire par trois syllabes.

lampiste [lan-pis-te] n. Qui fait ou vend des lampes. Personne qui, dans un établissement, est chargée du soin de l'éclairage.

lampisterie [lan-pts-te-rî] n. f. Industrie, commerce du lampiste. Lieu où l'on garde et répare les lampes.

lampon [lan] n. m. (pour tampons, impératif de lamper). Couplet satirique. (Vx.) Archéol. Bouton ou agrafe qui servait à relever les bords d'un chapeau, en avant, sur le côté, etc.

lampotte [lan-po-le] a. f. Nom vulgaire d'une sorte de patelle que les pêcheurs en mer utilisent comme appât.

lampourde [lan] n.

comprenant des herbes annuelles, dites souvent herbes at<x écrouelles (parce ?u'on leur attribuait autreois la propriété de guérilla scrofule), et qui croissent dans les régions tempérées.

Lamprecht der pf aff

(Lambert le Clerc), poète allemand du xne siècle , auteur de la Chanson d'Alexandre.

Lampride [lan], historien latin, un des rédacteurs de l'Histoire Auguste (rve s. de notre ère).

lamprillon [fan-pri,

Il mil., on] n. m. Jeune lamproie. (On l'appelle aussi

AMMOCÉTE.)

lampris [lan-priss-] n.

m. Genre de poissons acanthoptères des mers d'Europe. (Le lampris ou poisson-lune des vieux auteurs atteint souvent 1 mètre de long. Il est comprimé latéralement et sa peau, bleuâtre et brillante ou violacée et rose, est couverte de taches blanches; ses nageoires sont rouge vif.)

lamproie [lan-proi] n. f. (lat. lampelra). Genre de poissons cyclostomes , des mers européennes.

— Encycl.

Les lamproies sont vermiformes; leur peau est nue et gluante; leur bouche est faite pour sucer. Ces poissons subissent des métamorphoses. La lamproie de mer remonte les fleuves au printemps; elle peut atteindre 1 mètre de longueur; la lamproie fluviale est moitié plus petite.

lampromètre \lan] n. m. (du gr. lampros, brillant, et melron, mesure). Instrument d'optique, servant à mesurer l'intensité de la lumière.

lampsane [lan] n. f. Bot. Genre de plant, s de la famille des composées, tribu des ligulifiores.

Lampourde : a, fleur mâle ; b, fleur femelle.

Lamproie.

Lampyre : A, mâle; 8

— Encycl. Les lampsanes sont des plantes herbacées, à fleurs réunies en capitules jaunes. On en connait 4 espèces de la Méditerrannée et de la Caspienne. La lampsane commune ou herbe aux mamelles est utilisée pour faire des cataplasmes employés contre les gerçures du sein des nourrices.

Lampsaque [lan-

psa-ke], anc. ville de l'Asie Mineure (Mysie), sur l'Hellespont , auj.

Lamsaki; 3.000 h. (Lampsacéniens.) Vignobles.

lampujang [jan]

n. m. Nom indien du gingembre.

lampyre [lan] n.

m. Genre d'insectes coléoptères, comprenant une soixantaine d'espè- Lampsane.

ces de l'ancien monde.

— Encycl. Les lampyres (lampyris) , que l'on nomme aussi vers luisants, sont gris ou bruns ; les mâles seuls sont ailés et

volent la nuit à la recherche des femelles, qui révèlent leur présence par un appareil phosphorescent, dont 1 éclat est visible d'assez loin.

Lamure-sur- Azergues, ch.-i. de c.

(Rhône), arr. et à 28 kil.

de Villefranche ; 1.060 h.

Toiles, féculerie. — Le cant. a 10 comm., et 10.740 h.

Lamy (Etienne-Marie-Victor), homme politique et écrivain français, né à Cize (Jura) en 18V5. On lui doit de remarquables études d'histoire et de politique : la France du Levant ; Etudes sur le second Empire, etc. Il est entré à l'Académie française en 1906 et est directeur du Correspondant.

lail n. m. Mar. Syn. de embardée.

Lana (François-Terzi), jésuite italien, né à Brescia, m. à Rome (1631-1687). Physicien distingué, il fit de curieuses expériences d'aviation.

Laiiaeken, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Tongres), près de la Meuse; 3.570 h.

Lanai'k, v. de l'Ecosse méridionale, ch.-l. du comté de Lanark, près de la Clyde ; 4.900 h. Tissus de coton, mousselines. — Le comté a 910 000 h.

lançage n. m. V. lancement.

LailCaster (Joseph), pédagogue anglais, né à Londres, m. à New-York (1771-1838/.

Lancastre, v. d'Angleterre, ch.-l. du Lancashire ; 31.000 h. (Lancaslriens). Fonderies, manufactures, étoffes. — Le comté de Lancastre ou Lancashire a 3.500.000 h.

Lancastre (maison de), maison anglaise issue d'un fils d'Edouard III, rivale de la maison d'York dans la guerre des Deux-Roses, d'où elle sortit victorieuse. V. Deux-Roses (guerredes). Elle a fourni à l'Angleterre les rois Henri IV, Henri V et Henri VI.

Lancastre (Edmond, comte de), dit le Bossu, second fils de Henri III d'Angleterre et d'Eléonore de Provence, né à Londres, m. à Bayonne (1245- 1296). Il épousa en secondes noces Blanche d'Artois et prit alors le titre de comte de Champagne et de Brie. Il remplit en France plusieurs missions dipl >matiques, en particulier sous Philippe le Bel.

Lancastre (Thomas, comte de;, fils aine du précédent, né vers 1277, décapité a Pontefraet en 1322. Il fut à la tète des hauts barons insurgés contre Edouard II, devint néanmoins président du conseil et, le roi ayant voulu le faire assassiner, s'allia avec les Ecossais et se révolta de nouveau. Obligé de se rendre, il fut exécuté.

LAN

Lancastre (Henry, comte de), frère du précédent, né vers 1281, mort en 1346. Pour venger son frère, il s'empara de la personne du roi, souleva les barons, fut néanmoins gracié, et termina sa vie dans la dévotion.

Lancastre (Henry, due de), fils du précédent, né vers 1229, mort en 1361. Il seconda Edouard III pendant la première période de la guerre de Cent ans, assista au siège de Calais et, sous Jean le Bon, bloqua Rennes en i3j7.

Lancastre (Jean de Gand, due de), quai fils d'Edouard III, né à Gand eu 1340, m. à Londres en 1399. Il épousa la fille de Pierre le Cruel et prit le titre de roi do Castille (1370). Gouverneur de fa Guyenne en 1371, il fut ensuite tout-puissant à LorVdres, mais dut s'enfuir un moment devant l'insurrection de Wat Tyler. Glocester ne réussit pas à le renverser. Lancastrien, enne [kas-tri-in, é-ne], habitant ou originaire de Lancastre ; les Lancastriens. Adjectiv. : curiosités lancastriennes.

lance n. f. (lat. lancea). Arme offensive à long manche et à fer pointu. (V. la planche armes.) Soldat armé d'une lance: une compagnie de cent lances. Ternie collectif qui comprenait, outre l'homme d'armes combattant avec sa lance, le coutilier, le page, le valet et les archers, en sorte qu'une lance était souvent composée de dix cavaliers, sans compter les gens de pied, et que cent tances formaient un corps de plus de mille nommes. Long bâton garni d'un tampon pour jouter sur l'eau. Tube métallique adapté à l'extrémité d'un tuyau de pompe et servant à diriger le jet d'eau. Instrument en fer dont font usage les sondeurs pour reconnaître la nature d'un terrain. Tout arbre en état d'être exploité. Ringard de chaufournier. Spatule des modeleurs en stuc, plâtre, etc. Pinceau a long manche des peintres en bâtiment. Pointe en fer qui termine les sondes, et sur laquelle s'attachent les débris de terrain. Fer aiguisé pour tuer les baleines harponnées. A rg. Pluie. Lance à feu, fusée emmanchée au bout d'un long bâton pour enflammer les feux d'artifice. En fer de lance, en forme de fer de lance, triangulaire ou quadrangulaire. Courir une lance, se jeter l'un sur lautre, dans un tournoi, la lance en arrêt. Fig. Bompre une lance, soutenir une discussion. Baisser la lance, céder, fléchir. Prov. V. langue.

— Encycl. Archéol. La grande lance maniée par les cavaliers fut d'abord un simple fût de bois mesurant de 4 à 6 mètres de long sur 8 à 9 centimètres de diamètre. Peu à peu, l'on évida le fût pour faciliter la prise de la main ; le talon fut épaissi pour faire contrepoids. La lance demeura en usage jusque sous le règne de Henri IV; mais, dès la seconde moitié du xvi» siècle, elle était déjà tombée en désuétude. Elle demeura, toutefois, comme arme de carrousel. — La lance ne retrouva sa place dans l'armée française qu'en 1809, lors de la création d'un régiment de chevau-légers lanciers ; elle subsista pendant la durée du second empire et disparut de nouveau de 1871 à 1889. La nouvelle lance française a une hampe en bambou et est munie, à l'extrémité inférieure, d'une garniture métallique appelée sabot, et à l'extrémité supérieure, d'un fer, formé d'une lame, d'une douille et d'un pontet porteflamme. Les progrès considérables des armes à feu, l'avantage qu'il paraît y avoir à en doter tous les cavaliers, et la difficulté de porter ces armes avec la lance, semblent avoir contribué à en restreindre l'emploi. Elle se rencontre cependant encore dans la plupart des armées européennes. V. lancier.

Lance d'Achille, ou de Téléphe. La lance d'Achille, la divine Pélias, guérissait les blessures qu'elle avait faites. Un peu de la rouille de cette lame suffit même à guérir Télèphe qu'Achille avait blessé. On rappelle cette arme merveilleuse à propos de ce qui blesse et guérit en même temps. C'est ainsi qu'on dit de l'amour, de la presse, etc. : C'est la lance d'Achille.

Lance (la sainte), arme dont se servit le soldat qui, selon le récit de saint Jean (XIX, 34), ouvrit, sur le Calvaire, le côté de Jésus crucifié, pour s'assurer de sa mort.

Lance d'Argail (la), lance d'or qui joue un grand rôle dans le Boland furieux de l'Arioste. Elle possède le pouvoir de désarçonner tout cavalier qu'elle touche. C'est grâce à elle que la belle Angélique, fille d'Argail, est si souvent maîtresse du champ de bataille. L'expression la lance d'Argail est passée dans la langue pour désigner un moyeu irrésistible. Lances (les) V. Bréda (reddition de).

lancé (de lancer) n. m. Véner. et chass. Lieu où la bête a été mise debout. Chasse des chiens courants qui font partir la bête. Sonnerie de trompe. lancée [se] n. f. Action de lanctr une chose. lancéiforme adj. En forme de lance : feuilles lancèiformes.

lancelet [le] n. m. Nom vulgaire de l'amphioxus. Lancelot [lo] (Claude), grammairien, né à Paris, m. à Quimperlé (1615-1693). Lexicologue simple et clair, auteur du Jardin des racines grecques, de la Grammaire de Port-Royal (avec Arnauid) ; et l'un des créateurs des Petites Ecoles de Port-Royal. Lancelot du Lac, un des chevaliers de la Table ronde- Elevé par la fée Viviane au fond d'un lac, il délivre la reine Guenièvrc, femme du roi Artus, et devient son amant.

lancement [man] n. m. Action de lancer : le lancement d'un vaisseau se fait en grande solennité. (On dit quelquef. i.ançage.) Fig. Action de produire, de faire connaître ; le lancement d'un journal, d'un artiste.

— Encycl. Mar. Une fois la coque du navire construite, le lancement a pour objet de lui faire quitter le plan incliné sur lequel elle a été édifiée, et de la faire flotter. Pour arriver à ce résultat, on introduit sous la quille une coulisse graissée et une savate, qui reçoit l'effort de la quille et devra partir avec elle. On applique sur la cale des poutres appelées couettes, sur lesquelles pourraient s'appuyer des ventrières fixées au navire, s'il venait à osciller, etc. Toutes les précautions étant prises, le lancement se fait à pleine mer, par l'arriére, en coupant les saisines de retenue et en manœuvrant les appareils de poussée. Le lancement d'un n est une grande fête; on le bénit, on lui donne parrain et marraine, et, dans la marine de guerre, c'est une véritable solennité militaire.

lancéolé n. f. Organe de la p] ii te en forme de fer de lance. Petite lance de feu d'artifice.

LAN

LAN

Lance-pierre.

lailCéolé, e adj. (de lancéolé). Bot. Se dit d'un organe terminé en forme de lance: feuille lancéolée. Se dit de tout ornement qui a la forme d'un fer de lance. Gothique lancéolé ou à lancettes, se dit d'une forme spéciale de l'architecture gothique à sa dernière période, et dans laquelle les artistes affectionnent les ornementa en forme de lancettes.

lance-pierre n. m. Support h deux branches, muni d'une pochette de cuir et de deux élastiques, dont les enfants se servent pour lancer des pierres.

lance-poudre n m.

Tube ou poire en caoutchouc employé pour projeter des poudres métalliques sur un objet à éinailler ou à souder.

lancer [se] v. a. (de lance. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il lança; nous lançons.) Jeter avec force : les Grecs s'exerçaient à lancer le disque. Darder : le soleil lance ses rayons. Appliquer : lancer un coup de pied. Mettre a l'eau : lancer un vaisseait. Pousser en avant, faire partir : lancer un escadron sur l'ennemi. Mettre en train, à la mode : lancer un artiste, une affaire. Emettre, publier : lancer une proclamation. Lancer un cerf, le faire sortir d'un endroit où il est. Se lancer v. pr. Entrer hardiment : se lancer dans le monde, Fam. Etre trop en gaieté.

lancer [se] n. m. Lâcher de pigeons voyageurs. Véner. Syn. de lancé. Pêche au lancer, genre de pèche qui' consiste à envoyer, à l'aide de la canne à pêche, l'appât loin devant soi.

lanceron n. m. Jeune brochet. Syn. de lançon.

lance-torpille n. m. Dispositif aménagé à bord des bâtiments, particulièrement des torpilleurs pour lancer des torpilles. PI. des lance-torpilles. Adj. : tube, lance-torpille.

lancette [se te] n. t. (de lance). Instrument de chirurgie qui sert a ouvrir la veine, à vacciner, à percer de petits abcès. Couteau à lame courte, que le boucher enfonce dans la nuque du veau pour l'abattre.

Outil de graveur pour évider les planches. Lame pour couper le carton et le papier. Division longitudinale d'un vitrail terminé en arc tiers-point ou en un faîte angulaire. Ogive à lancette, ogive de forme très allongée.

— Encycl. Chir. La lancette se compose de deux parties : la lame et la chasse, ordinairement de corne ou d'écaillé, qui sert de manchon. On distinguait, selon la forme de la lame, la lancette à canelure, eu grain d'orge, en grain d'avoine, en langue de serpent Aujourd'hui elle est délaissée pour le bistouri et, même pour la vaccination, on préfère des vaccinostvles spéciaux.

lancettier [se-ti-é] n. m. Etui qui contient une série de lancettes assorties.

lanceur, euse [eu-ze] n. Personne qui lance. Fig. et fam. Personne qui met en train : lanceur d'affaires. Lanceuse de modes, femme à laquelle les couturières et modistes font porter les nouveautés qu elles désirent faire connaître. N. m. Instrument ou appareil lançant un liquide ou un gaz.

lanche n. f. Petit bateau en usage en Espagne, dans l'Amérique du Sud et dans la mer des Indes, avec deux mâts gréant chacun une voile carrée.

lancier [si-é] n. m. Cavalier armé d'une lance : les régiments de lanciers ont été supprimés en France en 1871 mais en 1889 on a créé des dragons law iers. Pop. Lancier du préfet, arroseur public. Le quadrille des lanciers ou absolum. les Lanciers, quadrille d'importation anglaise, où les couples se font des visites, des saluts, défilent parallèlement, etc.

— Encycl. Le mot de lancier n'a fait son apparition officielle dans l'armée française qu'en 1809, quand Napoléon donna des lances au régiment de

Lancettes: 1. A saignée; 2. A phléboloinie.

Lanciers : 1. Du Premier Empire; 2. Du Second Empire.

«hevau-légcrs polonais, qu'il avait formé deux ans auparavant. En 1811, les neuf régiments de lanciers alors existants furent transformés, sept en régiments de dragons, un en régiment de hussards, un autre en régiment de chasseurs.

Les régiments de lanciers avaient toujours conservé de leur origine polonaise la coiffure spéciale dite czapska et l'habit court à plastron ou kourtka.

lancière n. f. Ouverture par où s'écoule l'eau quand le moulin ne travaille pas. Adjectiv. : vanne lancière.

Lancieux, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 22 kil. de Din.in, sur une presqu'île qui s'avance dans la Manche ; 770 h. Bains de mer, plage de sable.

lancifolié, e adj. Dont les feuilles ressemblent à un fer de lance.

lanciforme adj. Qui a la forme d'une lance.

lancinant [an;, eadj. (du lat. lancinare, mettre en pièces). Qui se fait sentir par élancements : douleur lancinante.

lancination :«.(/h] n. f. Elancement, action de ce qui est lancinant. (l'eu us.)

lanciner [né] v. n. (lat. lancinare). Se faire sentir par élancements : une douleur qui lancine.

lanciS [sijn. m. Opération par laquelle on répare un mur, en enfonçant des pierres, etc., dans les parties refouillées. Nom de deux pierres longues des jambages d'une porte ou d'une croisée.

lançoir n. m. Pièce de bois qui arrête l'eau dans la lancière d'un moulin. Dans une exploitation forestière en montagne, sentier rectiligne par où on fait glisser jusqu'au bas les arbres abattus. (Syn.

GLISSOIR.)

lançon n. m. Nom vulgaire des poissons du genre ammodyte, qui vivent enfoncés dans le sable sur les côtes de l'Europe boréale. 'Le lançon proprement dit est Vammodyte lancéolé; l'équille est l'ammodyte tobianus.)

Lançon, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 30 kil. d'Aix, non loin de la Touloubre; 1.260 h. Soie, huile.

Lançon (Auguste-André), peintre, sculpteur et graveur français, né à Saint-Claude, m. à Paris (1836- 1886). On lui doit des représentations de bétes fauves, et des scènes militaires inspirées par la guerre de 1870.

lançonnier [so-ni-é] n. m. Chevron à mortaise, sur lequel on fixe le moule employé dans la construction des murs en pisé.

Lancret \kre] (Nicolas), peintre français, né et m. à Paris (1690-1743); auteur de peintures riantes et agréables, des fîtes galantes, qui font de lui le meilleur émule de Watteau, sans avoir la poésie et la pointe de sentiment que l'on remarque partout chez ce dernier. Citons de lui : les Eléments, les Quatre parties du monde, la Conversation galante, la Leçon de musique, etc.

Lancy, comm. de Suisse (cant. de Genève); 1.920 h. !

Culture maraîchère.

land, mot dérivé de l'ancien haut allem. tant, et qui, signifiant terre, pays, patrie, dans toutes les langue du groupe germanique, entre dans la composition de noms ou de termes géographiques damman, hinterland, etc.

Landais [dé] (Napoléon), grammairien français, né et m. à Paris (1803-1852) ; auteur d'un Dictionnaire de la langue française.

Landais, e [de, è-ze], habitant ou originaire des Landes : les Landais- Adjectiv. : les bergers landais se servent souvent d'échasses. Race landaise, nom donné à des chevaux, à des bœufs et à des moutons, dont l'élevage est pratiqué dans les landes de Gascogne, mais qui ne constituent h vrai dire que des variétés. (Les chevaux landais, petits, mais vigoureux et sobres, sont estimés comme bêtes de trait; les bœufs sont de bons animaux de boucherie, ainsi que les moutons ; ceux-ci sont d'une grande rusticité).

landamman [da-man] n. m. (de l'ail, land, pays, et ammann, bailli). Titre du premier magistrat, dans quelques cantons de la Suisse.

landammanat [da-ma-na] n. m. Charge du landamman ; durée de ses fonctions.

Landas, comm. du Nord, arr. et à 21 kil. de Douai ; 1.880 h. Ch. de f. N. Tanneries.

Landau [dû], v. de Bavière (Palatinat), sur la Queich ; 17. 1S0 h. Souvent assiégée ou défendue par les Français.

landau [dô] n. m. (de Landau, v. d'Allemagne). Voiture à quatre roues, dont la double capote se lève et s'abaisse à volonté.

— Encycl. Carross. Le landau est une voiture à

quatreroues, r ........

ayant à l'in- " r

térieur deux banquette s se faisant visà-viset parallèlement aux essieux. En avant se trouve un large siège pour le cocher. Outre que le landau

Irlande, Islande, toi-

Landau.

a une excellente suspension , il est à double capotage, dont les parties se séparent ou se joignent à volonté. Une portière vitrée de chaque côté du milieu de la caisse permet de pénétrer à l'intérieur à l'aide d'un marchepied.

landaulet [dô-lè] n. m. Petit landau à un seul capotage mobile, avec portières et ces.

lande n.

f. (celt. landw.

Grande étendue de terre où ne croissent que des plantes sauvages ; bruyères, ajoncs, Landaulet automobile, genêts, etc. :

les landes de Gascogne. Fig. Ce qui est inculte, sans valeur.

— Encycl. Agric Les landes produisent une végétation caractéristique et tout à fait en rapport avec la nature des couches géologiques sur lesquelles elles sont assises. En France, on trouve des landes dans les régions granitiques et les terrains de transition, ainsi que dans certaines formations tertiaires. Les landes des régions granitiques et des terrains de transition (Plateau central, Bretagne, Anjou, Maine. Ardennes.etc), sont couvertes principalement de genêts à balai, de fougères et de bruyères. Leur défrichement et leur mise en culture sont possibles, soit qu'on les regarnisse des bois dont on les a inconsidérément dépouillées, soit qu'on amende le sol par des apports de chaux et de phosphates. Les landes des formations tertiaires (Gascogne, Brenne et Sologne) ont une végétation constituée par des bruyères et des ajoncs nains sur les terres pauvres, de carex, prèles, joncs sur les fonds humides et marécageux, de bruyères à balai ou de fougères sur les sols plus profonds. La meilleure utilisation qu'on ait faite de ces landes a consisté à les planter de pins (Gascogne).

Landéan, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 8 kil. de Fougères; 1.260 h.

Landéda, comm. du Finistère, arr. et à 30 kil. de Brest ; 2.160 h. Port de l'Aber-Vrach.

Landegem, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand/; 1.870 h. Dentelles.

Landeleau, comm. du Finistère, arr. et h

32 kil. de Chàteaulin ; 1.760 h.

Landelle (Charles), peintre français, né à Laval en 1821. Il a représenté des sujets religieux ou orientaux.

Landelles-et-Coupigny, comm. du calvados, arr. et à 19 kil. de Vire; 1.250 h.

Landemont, comm. de Maine-et-Loire, arr.

et à 43 kil. de Cholet; 1.200 h.

Landen [dèn] v., de Belgique (Liège, arr. de Waremme) ; 2.950 h. Berceau de la race carolingienne par Pépin de Landen, dont elle était le fief.

Landenne, comm. de Belgique (Liège, arr. de Huy), sur la Meuse; 2.210 h. Zinc, plomb, pyrite.

Lander [dkr] (John et Richard), voyageurs anglais, explorateurs du Niger (1804-1833 et 1807-1839).

landerira, landerirette, mots dépourvus

de sens, qui servent de refrain aux couplets de quelques chansons.

Landemeau [dèr-nâ], ch.-l, de c. (Finistère), arr. et à 21 kil. de Brest, sur l'estuaire de l'Erlon, tributaire de la rade de Brest; 7 740 h. Ch. de t O. et Orl. Pêche. — Le cant. a 10 comm. et 23.320 h.

Certaines villes, en France, ont toujours eu le privilège d'exciter la verve maligne des vaude-'llistes et des journalistes. Tour à tour, c'est Pézenas, Carpentras, Lons-le-Saunier, Pontoise, Brivela-Gaillarde, qui reviennent sous leur plume. Pour La Fontaine, c'était Quimper-Corentin. Mais, de toutes ces villes, il n'en est aucune qui puisse lutter avec Landerneau. Il y aura du bruit dans Landerneau ; on en parlera a Landerneau : on emploie ces locutions pour caractériser une nouvelle de peu d'importance, mais cependant de nature à piquer plus ou moins la curiosité publique.

Lande-Patry (La), comm. de l'Orne, arr. et à 25 kil. de Domfront; 1.300 h. Toiles.

Landeron (Le), comm. de Suisse (cant. de Neuchàtel), près du lac de Bienne; 1.450 h. Culture maraîchère, vignoble; fabrique d'horlogerie.

Landes, région sablonneuse et souvent marécageuse du S.-O. de 1 1 France, entre l'Atlantique, la Garonne, les collines d'Armagnac et l'Adour. (Hab. Landais.)

Landes (dép. des), dép. formé d'une partie de la Gascogne; préf. Mont-de-Marsan; sous-préf. Dax, Soint-Sever; 3 arr., 28 cant., 334 comm.; 293.400 h. (Landais). 18e région militaire ; cour d'appel de Pau; évêché à Aire. Ce département doit son nom aux plaines sablonneuses qui le constituent pour les deux tiers. L'agriculture, l'élève du bétail, l'exploitation des forêts de pins et le commerce de la résine sont ses ressources principales.

LandeS-GenUSSOn (Les), comm. de la Vendée, arr. et à 39 kil. de La Roche-sur-Yon ; 1.430 h.

landeux, euse [deû, eu-ze] adj. Pays couvert de landes ou qui est de la nature de la lande.

Landévant, comm. du Morbihan, arr. et à 23 kil. de Lorient ; 1.670 h. Ch. de f. Orl.

LandévenneC, comm. du Finistère, arr. et à

33 kil. de Chàteaulin, au point où l'Aulne se jette dans la rade de Brest; 1.060 h. Restes d'une abbaye fondée par saint Guénolé.

landgrave [land'] n. m. (ail. land, terre, et graf, comte). Titre de quelques princes d'Allemagne : les landgraves de Hesse. Magistrat qui rendait la justice pour l'empereur d'Allemagne. N. f. Femme d'un landgrave. (On dit aussi landgravine.)

landgraviat [land'-gra-vi-a] n. m. Dignité du landgrave. Anciennement pays soumis à un landgrave.

landier [di-é] n. m. (anc. fr. andier). Gros chenet de fer, avec crochets sur le côté pour les broches et, au sommet petit récipient j-^O pour feu de bois. Grand chenet en ^QfôSa^'f général. Nom vulgaire de l'ajonc.

Landiras, comm. de la Gironde, arr. et à 32 kil. de Bordeaux, sur le Larrecq; 1.690 h. Scierie, vignobles.

landit n. m. V. lendit.

Landivisiau [zi -o],ch.-i. de c.

(Finistère), arr. et à 23 kil. de Morlaix; 4.390 h. Ch. de f. O. Tanneries, toiles. — Le cant. a 8 comm. et 14.410 h.

Landivy,ch.-1. de c. (Mayenne). Landier.

arr. et à 43 kil. de Mayenne, près de l'Airon; 1.900 h. — Le cant. a 9 comm., et 11.530 h.

landlord [land'-lor] n. m. (m. angl. de lord, seigneur, et land, terre!. En Angleterre, possesseur d'immeubles occupés par des tenanciers qui lui payent une redevance.

landlordisme [dis-me] n. m. Régime des immeubles possédés par les landlords.

landole n. f. Nom vulgaire de l'hirondelle de mer.

LAN

LandOÏL (Charles-Paul), peintre et critique d'art français auteur des Annales du Musée, né à Nonant, m. à Paris (1760-1826).

LandOT (Wàtter-Savage), littérateur et poète anglais, né à Ipsley-Court, m. à Florence (1775-1861 Ses Dialogues imaginaires sont écrits dans un M vie nerveux et incisif. — Son petit-fils, Henry- SÀyage, né à Florence en 1865, explora le Tibet, cl te récit de son voyage the Forbidden Land obtint un vif succès.

LandOS, conim. de la Haute-Loire, arr. et à 22 kil. du Puy ; 1.560 h.

Landouzy (Louis\ médecin français, né à Reims en 1816. professeur à la Faculté de médecine de Paris ; il s'est surtout occupé de thérapeutique.

Laildreau (Le), comm. de la Loire-Inférieure, arr. et a 18 kil. de Nantes; 2.800 h. Vins blancs.

Landrecies [si], eh.-l. de c. (Nord), arr. et à 11 kil d'Avcsnes, sur la Sambre canalisée; 3.920 h. Ville forte. Ch. de f. N. Patrie de Dupleix et de Clarke. Blanchisseries, tanneries, brasseries. — Le cant. a 10 comm., et 15.000 h.

Landrévarzec, comm. du Finistère, arr. et à 11 kil. de Quimper; t. 530 h.

Laildri, maire du palais de Neustrie, qui assassina Chilpéric I«r, à l'instigation de Frédégoude, dont il était l'amant (584).

Landri (saint), évèque de Paris, fondateur de l'Hôtel -Dieu, mort en 656.

Fête le 10 juin.

Landsberg an der

Warthe, v. de Prusse (Brandebourg) ; 37.000 h. Lainages, cuirs, papiers, machines.

Landseer [tan'd-sîr]

(John), graveur anglais, né à Lincoln, m. a Londres (1709- 1852). — Son fils, Edwin-Henrt, peintre anglais, né et m.

à Londres (1802-1873). Il a représenté les animaux, particulièrement les chiens, avec beaucoup de vérité et d'expression.

Land's - End [lands-

tn'd'}, cap granitique à l'extrémité sud-ouest de l'Angleterre (Cornwall).

Landshut [lan'ds-hoiW], v. forte de la basse Bavière, sur l'Isar; 24.150 h. Prise plusieurs fois par les Français, notamment en 1809.

landsthing n. m. Nom du Sénat, en Danemark.

landsturm [pr. aiicm.

land'-chlourm] n. m. (allem.

land, pays, etsturm, ruée). En Allemagne, en Suisse, levée en masse des hommes en état de porter les armes.

landtag [land'-tagh'] n. m. Assemblée délibérante, dans certains Etats de l'Empire allemand : le landtag prussien.

Landudec, comm. du

Finistère, arr. et à 17 kil.

de Quimper; 1.520 h.

Landunvez, comm. du

Finistère, arr. et à 29 kil. de Brest; 1.750 h. Bains de mer.

Plage de sable.

laildwehr [land' -ver] n. f. (ail. land, pays, et wehr, défense). En Allemagne et en Suisse, première réserve, formée d'une partie de la population armée.

laneret [rè] n. m. (de lanier). Sorte de faucon d'Europe dont la femelle [lanier) était autrefois dressée pour la chasse.

LanOSSail (Jean-Marie- Antoine de), naturaliste et homme politique français, né Saint-André de Cubzac en

conscients d'avoir des rapports entre eux. Cette définition très générale convient à la fois à la parole humaine, au langage par gestes, au cri-signal de

Château de LangeaU.

certains animaux, et au langage tactile de certains insectes. Le caractère essentiel du langage, c'est qu'il est un moyen social. L'instinct de société a

LAN

Langeac ïjak], ch.-l. de c. (Haute-Loire), arr. et à 29 kil. de Brioude, sur l'Allier; 1.960 h. Ch. de f. P.-L.-M. Houille, eaux minérales!. — Le cant. a 15 couim., et 13.500 h.

Langeais je], eh.-l, de c. (Indre-et-Loire), arr. et à 30 kil. de Cliinon, sur la Loire ; 8.5 10 h. Ch. de f.Orl. Magnifique château bâti en U60, donné en 1903 par Jacques Siegfried a l'Institut. Charles VIII y épousa Anne de Bretagne. — Le cant. a 11 comm., et 12.380 h.

langelandia n. f. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, comprenant de petites tormes d'Europe, allongées et plates, qui sont aveugles et vivent dans les vieux bois pourris.

langelotte [lo-te] n. f. Malaxeur pour la trituration des sables aurifères dans l'eau.

Langemarck, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale), arr. d'Yprcs ; 5.310 h. Dentelles.

Langendorf, comm. de Suisse (cant. de Heine); 4.800 h. Manufacture de tabac, fabrique de chicorée, tannerie ; usine d'imprégnation du bois, tissage de tapis de coco.

Langensalza, v. de Prusse (présid. d'Erfurth), sur la Salza; 12.550 h. Filatures, draps. En 1866, défaite des Ilanovriens par les Prussiens.

Langenthal, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur la Langeten; 4.800 h. Matériaux de construc-

mâxcamm

843. Il a été gouverneur général de l'Indo-Chine (1891) et ministre de la marine en 1899.

lanet[né] n. m. Sorte de petit haveneau.

Laneuvevllle- devant -Nancy, comm.

de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 5 kil. de Nancy, sur la Meurthe; 2.150 h. Ch. de f. E. Salines.

Lanfains, comm. des Côtes-du-Nord. arr. et à 21 kil. de Saint-Brieuc; 1.300 h. Métallurgie.

lanfaron n. m. Nom vulgaire de l'attelabe de la vigne.

LanfifanC [fran], théologien, archevêque de Cantorbéry, conseiller de Guillaume le Conquérant, né à Pavie, m. à Cantorbéry (1001-1089).

Lanfranc (Giovanni Lanfranco ou Lanfrancbi), peintre italien, né à Parme m. à Rome (1580- 1647). Elève des Carraches, décorateur fécond et d'une merveilleuse habileté de main. On lui doit, au Louvre : le Couronnement de la Vierge, Agar dans le désert, etc.

Lanfrey \frè~] (Pierre), nubliciste et homme politique français, né à Chanibéry, m. à Pau (1828- 1877): auteur d'une Histoire de Napoléon /".

Lang (Andrew), littérateur anglais, né à Selkrak en 1844. connu par ses études sur les mythps et le folklore : Custom and Myth, Myth, ritual and religion, the Making of Religion.

langage n. m. (rad. tangue). Emploi de la parole pour exprimer les idées : le langage articulé est l'apanage de l'homme. Tout moyen de cominuni quer la pensée ou d'exprimer le sentiment : il y a trois sortes de langages : le langage parlé, le langage écrit et le langage mimigue. Manière de parler, idiome : le langage des Chinois Style: langage figuré, naïf. Manière de s'exprimer, suivant son état, sa profession : le langage des halles, de la cour. Voix, cri, chant des animaux.

— Escvci-, I. Nature et rôle du langage. Un langage est un système de signes permettant aux êtres

donné naissance au langage, et réciproquement le langage, une fois créé, a permis aux sooiétés de se former, de se développer et de s'améliorer.

II. Origine du langage. De nos jours, on admet que la question de l'origine du langage n'est pas un problème purement philosophique pouvant être connu par des méthodes à priori. La méthode consiste à partir du langage tel qu'il est connu historiquement par les nombreux idiomes parlés aujourd'hui à la surface de la terre ou conservé dans des monuments écrits. La structure des langues sauvages, l'acquisition et le développement du langage chez l'enfant, permettent de retrouver par voie d'analogie ce qui a dû se passer à l'origine. Le cri-signal des animaux, l'onomatopée, la métaphore qui étend le sens des mots , l'analogie qui multiplie les mots, telles ont dû être les principales étapes du langage humain.

langard [ghar] n. m. Brigantin ou senau à deux mâts gréant une voile carrée. Cette voile elle-même.

Langast, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 16 kil. de Loudéac; 1.310 h.

Langdorp, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), près de la Demer; 2.810 h.

lange n. m. (du lat. laneus, de laine). Morceau de laine, d'étoffe épaisse, qui sert à envelopper un enfant au maillot : on ne doit pas trop serrer un enfant dans sts langes. Fia. Début : science qui est encore dans les langes. Morceau de drap sur lequel on renverse les feuilles de carton au sortir des formes. Morceau de drap dont se servent les imprimeurs en taille-douce.

Lange (Emest-Philippe-Charles), connu sous le pseudonyme de Philipp Galen, romancier allemand, né et m. à Potsdam (1813-1899). Ses romans sont des peintures de la vie contemporaine.

Lange (Frédéric-Albert), philosophe allemand, né à Wald, m. à Marbourg (1828-1875). Son ouvrage capital est une Histoire du matérialisme.

langé, e adj. Enveloppé de langes.

tion ; brasserie ; blanchisserie ; distillerie ; commerce de toile ; fromages.

langer {je} v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il langea, nous langeons.) Entourer de bandelettes.

Langeron (Andraui.t, comte), général russe, d'origine française, né à Paris, m. à Saint-Pétersbourg (1763-1831). Emigré en 1790, il servit contre la France, pendant les campagnes du premier Empire.

LangiewiCZ [vitch] (Marian), homme politique, patriote polonais, né en Posnanie, m. à Vienne (1827-1887). Il fut un des héros de l'insurrection de 1863.

Langland (Robert ou William), poète anglais, né dans le Shropshire vers 1332, m. vers 1400, auteur d'un poème allégorique : la Vision de Pierre le Laboureur, d'un esprit anglo-saxon véhément et mystique.

Langle ( Paul-Antoine-Marie Fleuriot de), marin français, né à Kerlouet, m. à l'île Maouna (1744 1787). Il fit d'importantes découvertes dans les mers du Sud.

LanglèS [glèss] (Louis-Mathieu), orientaliste français, né à Péronne (Somme), m. à Paris (1763- 1824).

LangloiS [gloï] (Eustache-Hyacinthe), savant archéologue français, né à Pont-de-1'Arche, m. à Rouen (1777-1837).

LangloiS (Jean-Charles), officier français et peintre de panoramas, né à Beaumont-en-Auge, m. â Paris (1789-1870). Le meilleur de ses panfut celui de la prise de Malakoff.

Langnau, bourg de Suisse (cant. de Bi dans l'Emmenthal; 8.170 h. Commerce Important de fromages. Tissage; platine ; brasserie; fabrique de liqueur; manufacture de tabac.

LangnaU, comm. de Suisse (cant. de Zurich , sur la Sihl ; 1.910 h. Filature de coton ; agriculture.

LAN

LAN

Langoat, comm. des Côles-du-Nord, an-, et à 15 kil. de Lannion; 1.870 h. Lin.

Langoëlan, comm. du Morbihan, arr. et à 28 kil. de Pontivy; l.:)80 h.

LangOgne, ch. de c. (Lozère), arr. et à 28 kil, de Mende, sur le Langouyrou ; 3.920 h. [Langognais), Ch. de f. P.-L.-M. Draps, serges. — Le cant. a 8 comm., et 8.340 h.

Langoiran, connu, de la Gironde, arr. et à 20 kil. de Bordeaux, sur la Garonne; 1.850 h. Port. Carrières, forges.

Langolen, comm. du i Lnietère, arr. et à 10 kil. de Quimper, sur l'Odcl; 1.210 h.

langon n. m. Mince perche, armée d'une pointe à son extrémité , avec laquelle on harponne le poisson.

Lailgon, ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 15 kil. de Bazas, sur la Garonne; 4.810 h. (I.anyonais). Vins. Ch. de f. M.— Le cant. a 13 comm., et 12.. 500 h.

Langon (Le), comm. de la Vendée, arr. et à 12 kil. de Fontenay-le-Cointc; 1.-190 h. Ch. de f. Et.

Langon, comm. d'Ille-ct-Vilaine, arr. et à 22 kil.de Redon, sur la Vilaine; 2.190 h. Ch. de f. O.

Langonnet, comm. du Morbihan, arr. et à 46 kil. de Pontivy; 4.120 h. Colonie pénitentiaire.

langoureusement [ze-man] adv. D'une manière langoureuse.

langoureux, euse [reà, eu-ze] adj. Qui marque la langueur : air, ton langoureux. Qui affecte une langueur amoureuse. Substantiv- : faire le langoureux.

LangOUrla, comm. des Côtes-du Nord, arr. et à 27 kil. de Loudèac; 1.500 h.

langOUSte [ghous-te] n. f. {du lat. locusta, sauterelle). Genre de crustacés décapodes, répandus dans toutes les mers.

— Encycl. Les langoustes (palinurus) diffèrent des homards par leur première paire de pattes dépourvues de pinces, par leurs antennes longues et fortes ; leurs larves (phy llos omes) sont tellement différentes des adultes qu'on les a longtemps prises pourungenre

spécial. La

, ? Langouste.

langoustedes °

mers françaises [palinurus vulgaris) peut atteindre

0m,60 de long. Abondante en Méditerranée, elle

recherche les fonds rocheux et se nourrit surtout

d'animaux morts. On la pèche comme le homard,

à l'aide de nasses amorcées avec des poissons morts

ou avec des langoustières également amorcées.

— Art culin. La chair de la langouste est très estimée- On la cuit au court-bouillon, et on la sert avec une sauce rémoulade ou mayonnaise.

langoustier [ghous-ti-é] n. m. langous-

tière [ghous-ti] n. f. Filet en forme de balance profonde avec lequel on prend des langoustes.

langoustine [ghous-ti ne] n. f. Nom vulgaire du homard de Norvège [nephrops Norvegicus) et d'une crevette de forte taille que l'on pêche sur les côtes françaises de la Manche et de l'Océan.

langOUti n. m. Sorte de pagne siamois, fait d'une pièce d'indienne teinte.

LangreS, ch.-l. d'arr. (Haute-Marne), près de la Marne ; 9.800 h. (Langrois). Ch.

de f. E., à 31 kil. de Chaumont. Evêché. Coutellerie. Patrie de Jacques Petitot, Ziegler, Diderot.—L'arr. a 10 cant., 210 comm.

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