V. MARSAULT
Marceau [sd] (François-Séverin Marceau -Desuraviers, dit), général français, né à Chartres, m. à Altenkirchen (1769-1798). Se distingua par ses talents militaires et son humanité en Vendée et à Fleurus: il commandait l'armée de Sanibre-et-Meuse lorsqu'il fut tue dans une reconnaissance, à Altenkirchen; il reçut dans le cité droit une balle que lui tira un chasseur tyrolien, embusqué derrière un arbre. Les Autrichiens se joignirent aux Français pour lui rendre les derniers devoirs. Enseveli à Coblentz. il fut incinéré l'année suivante, et ses cendres recueillies
Marceau.
MAR
dans un -vase d'airain portant cette belle inscription : Hic cincres, ulnque nomen (Les cendres sont ici, le nom est partout). En 18S9, elles ont été transportées au Panthéon.
Marceau (l'Etat -major autrichien devant le corps de), beau tableau de Jean-Paul Laurens, où est retracée, d'une façon très dramatique, l'émotion, la douleur des officiers autrichiens devant le corps du jeune héros, qu'ils avaient appris à aimer en le combattant ( 1877 j.
Marcel I" (saint), pape de SOS on 305 à 310. Il fut accablé de mauvais traitements par le tyran Maxence. l'été le 10 janvier. —Marcel 11 (Servini), pape en 1555 pendant 21 jours.
Marcel ou Marceau (saint', évoque de Paris, né à Paris (350-405). Une légende le représente sortant de la ville pour aller combattre un dragon prodigieux, qu'il mit à mort en le touchant de sa crosse. Fête le 3 novembre.
Marcel, évéque d'Ancyre, né vers 300. m. en 374. Il fut l'adversaire des ariens. Il donna pourtant une formule incorrecte du dogme de la Trinité.
Marcel (Etienne), prévôt des marchands de Paris. Il joua un rôle considérable aux états généraux de 1365 et 1357, lit une opposition très vive au dauphin Charles Charles Vil), fut pendant quelques mois le maître de Paris, qu'il fortifia et organisa militairement et inspira la grande ordonnance de [jui établi s s a i 1 les bases d'un g o u v e r n e nient parlementaire. En février 13KB, il fit massacrer, devant le dauphin, les maréchaux de Champagne et de Normandie, mais le protégea lui-même en le couvrant de son chaperon. Abandonné par une partie des Etats, il projetaen faveur du roi de Navarre un changement de dynastie, •■■»»
et s'allia aux 5llll"î e1a"1" d tt,e""'5 M"'ce1'
Jacques. Il fut tué en 1358 par Jean Maillard au moment où il allait livrer Paris à Charles le Mauvais.
Marcel (Etienne), tableau de Lucien Mélingue. représentant le prévôt des marchands protégeant le dauphin Charles et le couvrant de son chaperon aux couleurs de la ville de Paris (1879). — Statue équestre en bronze, par Idrac, terminée par Marqueste, sur la terrasse de l'Hôtel de ville de Paris (1888).
Marcel (Henry-Cnmille), critique d'art français, né à Paris en 18.(4, administrateur général de la Bibliothèque nationale.
Marcelcave, comm.
de la Somme, arr. et à 22 kil. d'Amiens ; 1.570 h.
Sucrerie.
Marcelin (Emile
Pi àNAT, dit), dessinateur et littérateur français, né et m. à Paris (18;iO-18S7j.
marceline n. f.
Sorte d'étoffe de soie douce et moelleuse. Oxyde naturel de manganèse.
Marcelle ou Mar-
Cella (sainte), née vers 350, m. à Rome vers 410.
marcellianisme [se-li-a-nis-me
tvine de Marcel d'Ancyre.
marcellien sè-li-in] n. m. Partisan des doctrines de Marcel d'Ancyre.
Marcellin (sainti, pape de 295 à 304, martyrisé sous Dioclétien. — Fête le 2G avril.
Marcellin, général, qui, après l'assassinat du patrice Aétius, se rendit indépendant en illyrie el en Dalmatie et fut assassiné par les Romains en 468.
Marcelline sainte), vierge chrétienne, sœur de saint Ambroise, née en Gaule, m. vers 400. — fête le 17 Juillet.
Marcello 'Benedctto\ poète, écrivain et compositeur italien, né à Venise, m- à Breseia (108(1- 1739,, ; auteur de psaumes célèbres.
MarcelluS lass) iClaulius). général romain, cinq fois consul. Il soumit la Gaule cisalpine en 222. Pendant la seconde guerre punique, il prit Syracuse (212 av. J.-C.) et Archiméde fut massacré s soldats. Il mourut dans une embuscade eu ïOS av. J.-C. en combattant contre Annibal, qui lui lit rendre les derniers honneurs.
MarcelluS (M.-Claudius .consul et orateur romain, m. en 41 av. J.-C. Pompéien, il fut rappelé d'exil par César sur la demande de Cicéron, qui à cette occasion prononça un magnifique éloge de la clémence de César dans son Pro Marcello.
MarcellUS, fils dOctavie, sœur d'Auguste, auquel il devait succéder et qui l'avait adopté : m. à dix-huit-ans, en 23 av. J.-C. Cette fin prématurée a inspiré à Virgile (Enéide, liv. VI) d'admirables vers. V. tu MarcelluS eris.
MarcellUS (Charles Demartin nu Tvrac, comte de . diplomate et archéologue français, né près de
Marmande, m. à Paris (1795-1865). Il rapporta du Levant la fameuse statue de la Vénus de Milo. Auteur de : Souvenirs de l'Orient, Chants populaires de la Grèce, etc.
Marcenat [na], comm. du Cantal, arr. et à 38 kil. de Murât, sur les pentes du Cézallier ; 2,780 h. Dentelles, Marcenat était, jusqu'en 1906, chef-lieu de canton, niais, depuis ce moment, le chef-lieu du canton est fondât.
Marcère (Emile-Louis-Gustave Desiiayes de). magistrat et homme politique français, né à Dorafront en 1828, ministre de l'intérieur en 1877 et sénaieur inamovible en 1884.
marcescence [sis-sansé] n. f. (de mareescent).
Etat d'une Heur, d'une plante qui dépérit.
mareeseent [vés-sn)i], 6adj. (du lat. marceseere, flétrir). Se dit d'un organe qui se flétrit sur la plante sans s'en détacher : fleurs marcescenles.
marcescible [sés-si'-We] adj. (lat. marcescibilis). gui peut se flétrir. Ant. Immarcescible.
maregravie [ri] n. f. Genre d'arbustes sarmentenx et grimpants de l'Amérique tropicale.
marchage n, m. Action de piétiner en marchant. Action de préparer, en la piétinant, la terre â poterie et l'argile à brique.
Marchais, comm. de l'Aisne, arr. et à 15 kil. de Laon, sur la Buze ; 500 h. Beau château de la Renaissance, au prince de Monaco.
marchand [chan], e n. (bas lat. mercatans ; de
mercuri, faire du commerce), tjui fait profession d'acheter des marchandises pour les revendre avec un bénéfice : des marchands phocéens fontlèrent Marseille. Trourer marchand, trouver acquéreur. Marchand forain, celui qui parcourt les foires, marchés, etc. b'ig. Etre le mauvais marchand d'une chose, n'en tirer que des ennuis, l'op. et fam. Marchand de lacets, gendarme, agent de police. Marchand de cerises, individu qui conduit sans élégance un cheval, une voiture. Pop. Marchand de soupe, restaurateur, principal de collège, chef d'institution. Marchand, marchande de chair humaine, qui vend des esclaves ; proxénète. Marchande de sourires, professionnelle de l'amour. Adjectiv. Qui a rapport au commerce : lu râleur marchande d'un objet. Navire, vaisseau marchand, qui ne transporte que des marchandises. Marine marchande, ensemble des marins et des bâtiments qui font des transports commerciaux. Ville marchande, où il y a un grand mouvement commercial. Denrée marchande, qui est à vendre, ou qui se vend facilement. Place marchande, place favorable pour vendre. Prix marchand, prix auquel les marchands vendent entre eux. Prov. : De marchand à marchand il n'y a que la main, entre marchands il n'est pas besoin d'écrits. N'est pas marchand qui toujours gagne, en toute chose il y a des mécomptes, des contrariétés. Ali. us. msT. : Marchande d'herbes d'Athènes, femme du peuple athénien qui reconnut, à l'accent de Théophraste, qu'il était étranger. Cette finesse d'observa-
Doc-
Elienne Marcel, d'après Meliugue.
tion chez une femme illettrée est devenue la source de fréquentes allusions.
Marchand (le), comédie de Plaute, imitée du poêle grec Philémon; pièce particulièrement bien conduite et dramatique, caractères d'une grande vérité.
Marchand de Venise (le), comédie célèbre de Sbakspeare (i; 96), pièce où la cupidité et l'âpreté d'une âme ulcérée par les affronts, personnifiés dans le personnage du juif Shylock, sont exprimées avec une incomparable énergie. — Un marchand de Venise. Antonio, pour aider son ami Bassanio à obtenir la main de la belle Portia, souscrit au juif Shylock une obligation de trois mille ducats, avec cette clause étrange que si, au jour de l'échéance, il ne peut rembourser cette somme, Shylock aura le droit de couper une livre de chair sur telle parti.- de son corps qu'il lui plaira de choisir. Or, le débiteur a vivement offensé son créancier, qui, le jour venu, la dette n'étant point payée, exige avec une impitoyable rigueur l'exécution de la clause terrible, laquelle n'est éludée que par un expédient de Portia. qui, déguisée en avocat, dit au juif : « Coupe juste une livre de chair; si tu coupes plus ou moins d'une livre, quand ce ne serait que la vingtième partie d'un misérable grain ; si la balance penche de la valeur d'un cheveu, tu es mort... »
Marchand, apothicaire, né h Louviers (1660-
1605). Il devint bouffon de Henri IV sous le nom de maître Guillaume,
Marchand (Etienne), navigateur français, né à la Grenade, m. à l'Ile de France (1758-1793). Au COUTS d'un voyage entrepris a travers l'océan Pacifique dans un but commercial, il découvrit Nouka- Iliva et une partie des iles Marquises.
MAR
Marchand (Jean -Gabriel, comte), général français, né à l'Albenc (Isère), m. à Saint-Ismier i 1765-1851); pair de France sous la monarchie de Juillet.
Marchand (Louis -Joseph-Narcisse, comte), premier valet de chambre de Napoléon Ier. né à Paris, m. a Trouville (1791-1876). 11 suivit l'empereur à. l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène. Avant de mourir. Napoléon le créa comte et lui confia son testament.
Marchand (Jean-Baptiste), officier et 'explorateur français, né à Thoisscy (Ain) en 1863. Il a traversé l'Afrique en largeur, du Soudan à l'Ethiopie, et atteint par le sud, â travers le Balir-el-Ghazal, le confluent du Nil Bleu.
marchandage n, m. Action de marchander.
Forme du contrat de travail qui consiste dans la convention, passée entre un sous-entrepreneur dit .. marchandeur » ou « tâcheron », et les ouvriers qu'il emploie, à l'heure ou à la journée, pour l'exécution des travaux qu'il a sous-entrepris : le marchandage a pour conséquence l'abaissement des salaires ae l'ouvrier.
— Encycl. Le marchandage est libre et licite lorsqu'il intervient dans des conditions d'équité et procure à l'ouvrier un gain suffisant; il devient au contraire délictueux lorsqu'il donne lieu à une exploitation dolosive des travailleurs, par rabaissement abusif du taux des salaires. Toute exploitation de l'ouvrier par vofe de marchandage est punie de peines correctionnelles.
marchandailler [da, il mil., é) v. a. et n.
Marchander longtemps et pour peu de chose.
marchandailleur, euse [da, il mil., eur,
eu-ze] n. Personne qui marchandaille.
marchandé, e adj. Se dit d'un ouvrier qui a accepté, à prix débattu, un travail a la tache.
marchander [dé] v. a. (de marchand). Tâcher d'obtenir â meilleur marché : marchander du drap. Entreprendre â forfait, de seconde main, une partie d'un travail. Fig. Essayer de gagner à prix U argent : ïnarchander les consciences. Accorder â regret, avec parcimonie : marchander les éloges. Marchander quelqu'un, faire des difiicultés pour le traiter comme il le mérite. Ne pas marchander quelqu'un, ne pas l'épargner. V. n. Hésiter : marchander à agir. Il n'y a pas à marchander, il faut se décider.
marchandeur, euse [eu-ze] n. Celui, celle
qui marchande beaucoup en faisant un achat. Personne qui prend un travail à forfait et de seconde
main.
marchandise [dise] n. f Tout ce qui se vend et s'achète : avoir ses magasins remplis de marchandises. Le pavillon couvre la marchandise, clause du traité de Paris (1856), aux termes de laquelle un bâtiment portant un pavillon neutre ne peut être visité, même si on le soupçonne de transporter de la contrebande de guerre ; fig. et fam., le nom du mari couvre les fautes de la femme. Fig, Vanter, faire valoir sa marchandise, présenter les choses sous un jour favorable. Faire métier et marchandise d'une chose, en avoir l'habitude ou s'en servir habituellement.
Marchangy (Louis -Antoine -François de), écrivain et magistrat, né à Clamecy, m. à Paris (1782-1826). Il se signala surtout par son âpre té et son zèle royaliste; auteur de la Gaule poétique.
marchant [chan], e adj. Qui marche : l'aile marchante d'une troupe.
marchantiacées [si-a-sé] n. f. pi. Famille
d'hépatiques, ayant pour type \& marchande. S. une marchantiacèe.
marchantie [ffj n. f. Genre d'hépatiques, très communes dans h-s lieux humides et ombragés.
Marchaux [cho],
ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à 18 kil. de Besançon, entre le Doubs et l'Ognon ; 360 hab. Fer. — Le cant. a 37 comm. et 7.730 hab.
marche n. f. (subst.
verb. de marcher). Action de celui qui marche : faire une heure de marche. Allure d'une personne qui marche : «m /</»• gracieuse.
Ouvrir, fermer la marche, être le premier, le dernier de ceux qui défilent. Distance d'un lieu à un autre, évaluée par le temps que met un homme à la parcourir en marchant avec une vitesse ordinaire : faire une longue marche. Mouvement qu'exécute un corps d'armée pour se porter d'un lieu dans un autre : les marches savantes de Ture}ine. Degré de vitesse : navire qui a une bonne marche. Marche forcée, celle que l'on prolonge au delà de la durée normale d'une étape. Mouvement des corps célestes, fonctionnement d'une machine, etc. : la marche d'un vaisseau, des astres. Progrès, évolution : marche d'une maladie. Cortège, défilé : marche triomphale. Toute pièce de musique destinée à régler le pas : jouer une marche. Fig. Cours, progrès, développement : lu marche de la science, d'un poème, d'une affaire. Marche à suivre, façon de procéder. Véner. Empreinte du pied du cerf.
— Encycl. Physiol. La marche est la forme la plus ordinaire de la locomotion humaine; elle est composée de mouvements successifs et égaux, appelés pas. Les expériences de Carlet et de Marey ont, par l'emploi de la chronophotographie, montré que la jambe active se redresse de façon à devenir droite, tandis que l'autre, touchant le sol, en arrière par la pointe du pied, pousse le corps en avant, puis se détache, oscille en se fléchissant et touche enfin terre par le talon. Dans la marche en montant, 1rs contractions musculaires sont destinées à vaincre l'action de la pesanteur; dans la marche en d dant, elles servent à limiter et à régler cette
La vitesse moyenne est de 3.600 :\ 5.001) mètres a l'heure ; on arrive facilement à faire 0.000 mètres; enfin le maximum serait de 9 kilomètres.
I.a marche est un excellent exercice, qui fortifie les membres inférieurs, lu bassin et l'abdomen. On l'utilise pour activer les échanges respiratoire!, pour combattre la constipation, l'arthritisme, l'obésité, etc.
Marchantie : A, pi- d mâle ; B, pied femelle.
MAH
MAR
Marche : A, semelle; B, C, marohe de départ ; D, K, marches carrées (coupe) : F, marches astragaleea (coupe); G, marches fctronées (plan).
ntre-marche ; marche paliere ;
Les troubles de la marehe proviennent soit des lésions de la moelle (ataxie locomotrice, paralysie spinale), soit de myopathies , soit de malformations ou de maladies du squelette des membres inférieurs.
marche n. f. (de marcher). Degré qui sert à monter et à descendre :
■marche d'escalier. Pièce de bois sur laquelle les tourneurs et les tisserands posentlepied pour taire mouvoir leur métier. Touche des pédales d'un orgue. Touche d'une vielle.
Terre qu'on pétritavecles pieds pour fabriquer les poteries. Fig.
Etre sur les marches du trône, être appelé par sa naissance à succéder à celui qui règne.
march6 n. f. (germ. marha). Nom par lequel on désignait autrefois les provinces militaires des frontières d'un empire (s'écrit avec une majuscule) : la Marche de Brandebourg.
— Encvcl. Hist. L'institution des marches ou districts militaires destinés à protéger les provinces frontières, est bien antérieure à Charlemagne, à qui «n l'attribue généralement. Le système fut pratiqué par les Romains dès le 11e siècle de l'ère chrétienne, sur les bords du Danube. Sous Charlemagne, les Marches furent généralisées et établies presque sans interruption le long des zones tributaires : elles étaient occupées par des sortes de garnisons vivant dans de véritables camps retranchés, et dont la mission était de surveiller les peuples vassaux ou étrangers, et surtout de repousser les invasions. A la tête de ces districts étaient les comtes ou préfets de la frontière, que l'on appela plus tard margraves ou marquis. Les marches constituées à l'époque de Charlemagne étaient: la Marche saxonne ou danoise, la Marche sorbe ou sorabe, vers l'Elbe ; la Marche avare ou pannonienne, sur le Danube ; la Marche frioulienne, en Italie ; la Marche de Bretagne, etc.
Marche, anc. prov. de France, ch.-l. Guéret ; réunie à la couronne en 1531.
Elle a formé le dép. de la Creuse et une partie de la Haute-Vienne, de l'Indre, de la Vienne et de la Charente. (Hab.
Marchais .) Hauts plateaux granitiques, sous un climat rigoureux. Elevage.
Marche, tnmm. de Belgique (Luxembourg), ch.-l. d'arr.; 3.540 h. Carrières; métallurgie.
marché n. m. (lat. mercatus). Lieu public où l'on vend certaines marchandises : marché couvert. Réunion de marchands assemblés au même lieu pour vendre. Ville où se fait le principal commerce de certains objets : Leipzig est un grand marché pour les fourrures. Objets qu'on achète, en particulier, objets d'alimentation : faire son marché. Convention d'achat et de vente : faire un marché avantageux. Convention en général : rompre un marché. En terme de bourse, état de l'offre et de la demande : le marché a baissé, haussé. Marché au comptant, marché au taux du jour. Marché à terme, celui qui se règle sur le taux qu'atteindront les valeurs à une époque déterminée. Fig. Bon marché, prix peu élevé. A bon marché ou bon marché, à un prix peu élevé ; à peu de frais ; sans grands inconvénients. Etre quitte a bon marché, avec moins de dommage qu'on ne le craignait. Avoir bon marche de quelqu'un, en venir facilement à bout. Mettre le marche à la main ou en main, donner le choix de maintenir ou de rompre un engagement. Par-dessus le
Armes de La Marche.
marché, en outre de ce qui a été convenu, stipulé. Faire bon marché d'une chose, de sa vie, la prodiguer, ne pas l'épargner.
— Encycl. Admin. Les marchés ne sont assujettis à aucune forme particulière; il n'est pas même nécessaire qu'ils soient constatés par écrit, sauf la difficulté d'en prouver l'existence et les conditions, en cas de contestation, afin que l'exécution puisse en être poursuivie en justice et ordonnée.
Les marchés de fournitures ou de travaux au compte de l'Etat, des départements, des communes, etc., doivent être en principe l'objet d'adjudications publiques.
— Bourse. Marché à terme. L'exception de jeu ne
S eut pas être invoquée en matière d'opérations de ourse. Tous les marchés a terme sur effets publics et autres, tous les marchés à livrer sur denrées et marchandises sont reconnus légaux, lors même que, dans l'intention des parties contractantes, les opérations devraient se résoudre par le payement d'une simple différence. Chaque agent de change est responsable de la livraison et du payement de ce qu'il a vendu et acheté; son cautionnement est affecté à cette garantie.
L'organisation des compagnies d'agents de change et des conditions de négociation des effets publics ou commerçables et des valeurs métalliques est réglée par décret.
Marché aux chevaux t le ), tableau de Rosa
Bonheur fin:;:',;, l'un de ses plus grands succès.
marché, e
adj. Illas. Se dit du pied d'un animai dont la corne est d'un émail particulier : bo;uf d'azur marché de sable.
Mar chelez-Ecaussi-
nes, comm. de Belgique (Hainaut, air. de Soignies); 2.410 h.
Sucrerie.
Marchena ,
v. d'Espagne (prov.
de Séville) , près du Corbo n es :