‹ Le Larousse pour tousChapitre 123 sur 979 · h. Lainages, toiles · texte numérisé non relu

h. Lainages, toiles

Marchena

(José), publiciste et révolutionnaire français, né à Utrera (Andalousie), m. à Madrid (1708-1821). Il servit les idées girondines, fut le secrétaire du général Moreau, s'attacha ensuite à Murât et à Joseph Bonaparte.

Marchenoir, ch.-l. de c. (Loir-et-Cher), arr. et à 28 kil. de Blois; 630 h. Grande foret. — Le cant. a 18 comm. et 9.100 h.

marche-palier n. f. Marche qui forme le bord d'un palier d'escalier. (On dit aussi marche

PAI.ILRE.) V. MARCHE.

marchepied [pi-é] n. m. Degrés qui conduisent à une estrade : le marchepied de l'autel. Escabeau dont on se sert pour atteindre quelque chose. Marchepied d'une voiture, espèce de degré en fer qui sert à monter dans une voiture. Fig. Moyen de parvenir à un poste supérieur : les naïfs sont le marchepied des intrigants. Chemin qui longe un cours d'eau du côté opposé au chemin de halage. Mar.

Cordage fixé à quelque distance d'une vergue au moyen d'étriers et sur lequel se tiennent les marins pour faire la manœuvre des vergues.

marcher [ché]v.n.

(du lat. marcus, marteau). Changer de place en déplaçant les pieds l'un après l'autre ; avancer : marcher rapidement. Se mouvoir, changer de place : marcher sur les mains. Aller, se rendre ; marcher à la mort d'un pas ferme.

Fonctionner : montre qui ne marche pas.

S'écouler en parlant du temps : les siècles marchent. Faire du progrès, prospérer : a/faire

Marcig-ny, ch.-l. de c. (Saône-ct-Loire), arr. et a 28 kil. de Charolles, au-dessus de la Loire ;

Le M arche aux chevaux, d'après Rosa Bonheur.

Marchepieds.

qui marche bien; la science marche sans cesse. Tendre progressivement : marcher à sa ruine. Fig. Marcher droit, avoir une conduite irréprochable. M archer sous quelqu'un, être sous son commandement. Marcher avec quelqu'un, être d'accord avec lui. Marcher sur le pied a quelqu'un, le traiter sans égards. Marcher sur tes gens, afFecterde ne pas les voir, par mépris ou par tierté- Pop. et fam. Croire, consentir, approuver, agir de son mieux : les charlatans les meneurs, les femmes, etc. nous font marcher. V. a. Pétrir avec les pieds, fouler : marcher l'argile à potier. Enfoncer avec le pied les pédales du métier à tisser. N. m. Action de marcher ; te marcher est hygiénique. Manière de marcher : un marcher gracieux. Sol sur lequel on marche : un marcher rocailleux.

Marches (les), division administrative de l'Italie centrale, comprenant les provinces de Pesaro-et- Urbino, Ancône, Macerata et Ascoli; 1.100.000 h.

marchette [chë-te] n. f. Petit bâton qui soutient le dessus d'un trébuchet. Chacune des petites marches, qui font baisser les lices d'un métier. Petit tapis sur lequel on pose les pieds.

marcheur, euse [eu-ze] n. et adj. Qui marche ; qui marche sans se fatiguer : un bon marcheur. Ouvrier briquetier qui corroie la terre en la piétinant. (On dit aussi marcheux) Arg. Vieux marcheur, homme d'un certain âge, qui est le jouet des femmes, que les femmes « font marcher ». Adj. Qui marche : oiseau marcheur. N. f. Figurante de l'Opéra qui ne prend pas part aux danses. Pop. Fille publique.

Marchfeld, vaste plaine située au N. et àl'E. de Vienne, sur la rive gauche du Danube. De nombreuses batailles s'y sont livrées, notamment celle de Wagram.

Marchienne-aU-Poilt, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi), près de la Sambre ; 21.000 h. Houille, verreries, métallurgie.

MarchienneS, ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 20 kil. de Douai, sur la Scarpe ; 3 580 h. (Marchiennois). Ch. de f. N. Houille, métallurgie, sucrerie, tissus. — Le cant. a 15 comm. et 25.460 h.

Marcllin, comm. de Belgique (Liège, arr. de Iluy); 5.850 h. Carrières.

Marchin ou Marsin (Ferdinand, comte de), maréchal de France, né à Liège, tué à la bataille de Turin (1656-1706).

marchoir ou marcheux n. m. Atelier,

fosse où se préparent les terres à pots ou à briques.

marcliois, e adj. De l'ancienne Marche.

marchure n. f. Action d'abaisser ou d'élever les fils de la chaîne pendant le tissage. Ouverture qu'ils forment par un mouvement.

Marciac [ah], eh.-l. de c. (Gers), arr. et à 22 kil. de Mirande, sur le Boues ; 1.450 h. — Le cant. a 19 comm. et 5.900 h.

Marcien [si-in] (Marcianus FlavusV empereur d'Orient, né en Thrace. époux de Pulchérie ; il régna avec sagesse de 450 à 457.

Le

2.530 h. Ch. de f. P.-L.-M. Fer. Tanneries, cant. a 12 comm. et 10.800 h.

Marcillac [Il mil., ak], ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 20 kil. de Rodez, sur le Créneau ; 1.550 h. Ch de f. Orl. Houille, fer. — Le cant a 9 comm. et 10.310 h.

Marcillac, comm. de la Gironde, arr. et à 20 kil. de Blaye ; 1.710 h. Vignobles.

Marcillàc-la-Croizille, comm. de la

Corrèze, arr. et à 20 kil. de Tulle, au-dessus d'un affluent du Doustre ; 1.930 h. Filature.

Marcillat [Il mil., a], ch.-l. de c. (Allier), arr. et à 22 kil. de Montluçon, près du Bouron; 2.050 h. Plomb, houille, filature. — Le cant. a 13 comm. et 11.810 h.

Marcillé-Robert, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 26 kil. de Vitré ; 1.330 h. Toiles.

Marcilly-en-Villette, comm. du Loiret, arr. et à 17 kil. d'Orléans, en Sologne ; 1.460 h.

Marcilly-le-Hayer [ha-ié], ch.-l. de c.

(Aube), arr. et à 22 kil. de Nogent^sur-Seine ; 580 h. Mégalithes. — Le cant. a 22 comm. et 7.060 h.

Marcinelle, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 16. 610 h. Houille. Usines métallurgiques.

Marcion, philosophe gnostique, né à Sinope au commencement du il" s- apr. J.-C.

marcionisme [nis-me] n. m. Doctrine de Marcion.

marciouite n. m. Disciple de Marcion. (On dit aussi marcioniste.)

— Encycl. Les marcionitos admettaient trois principes : le Dieu bon, le démiurge, et la matière, essentiellement soumise au démon- L'univers et l'homme présentent un mélange de bien et de mal, résultant de la lutte du démiurge et de la matière. La rédemption provient du Dieu bon, qui fait paraître l'image de la sainteté dans la vie et la passion apparente de Jésus-Christ, qui, selon les marcionites, n'eut rien de réel.

Marck, comm. du Pas-de-Calais, arr. et a 40 kil. de Boulogne, près de la mer ; 2.290 h. Brasserie.

Marcke, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai), sur la Lys ; 2.950 h.

Marcoing [hoin], eh.-l. de c. (Nord), arr. et à 8 kil. de Cambrai, sur l'Escaut ; 1.930 h. Ch. de f. N.

MarCOlèS, comm. du Cantal, arr. et à 17 kil. d'Aurillac; 1.220 h.

marcolières n. f. pi. Filets verticaux à larges mailles en forme de losange, qu on dresse la nuit pour prendre les oiseaux marins.

MarcolS-leS-EaUX, comm. de l'Ardèche, arr. et a 42 kil. de Privas; 1.920 h. Moulinage de la soie. Sources minérales bicarbonatées sodiques , légèrement ferrugineuses.

Marcomans [mari], ancien peuple germain, qui se trouvait, au moment de la conquête des Gaules par César, sous le commandement d'Arioviste. Venus en Bohême, ils envahirent l'Italie, d'où Marc-Aurèle eut beaucoup de peine à les repousser. Aurélien réussit à les repousser au delà des Alpes.

Marçon, comm. de la Sarthe, arr. et à 36 kil. de Saint-Calais, près du Loir; 1.720 h. Ch.de f. Etat. Filature.

Marconi (Guglielmo), électricien italien, né à Bologne en 1875, connu par ses expériences sur la télégraphie sans fil.

marconigramme[flra-îHe]n.m. {de Marconi n. pr., et du gr. grnmnia. lettre; m. formé par anal, avec télégramme). Dépêche transmise par la télégraphie sans fil.

Marco Polo. v. polo.

marcOSien [zi-in] n. m. Membre de la secte fondée au ne siècle par l'hérétique Marc.

marcottage [ko-ta-jé] n. m. Action ou manière de marcotter.

— Encycl. Le marcottage est un mode de multiplication des végétaux, qui consiste à coucher en terre un rameau vigoureux et à en relever l'extrémité libre contre un tuteur, tandis que l'autre reste adhérente à la souche mère.

La séparation de la marcotte d'avec la souche (sevrage) n'est opérée qu'après un temps plus ou moins long, quand la partie enterrée du rameau a pris racine.

C'est là le mode le plus ordinaire du marcottage, mais il existe des procédés plus compliqués: marcottage en arceaux (dans lequel le rameau est recourbé et enterré plusieurs fois pour donner d'un coup plusieurs marcottes) ; marcottage avec branche ramifiée (qui consiste à enterrer une branche avec tous ses rameaux, lesquels fournissent autant de marcottes) ; marcottage en cépée (consistant à recéper la souche au ras du sol, à laisser former des rejets, puis à les butter); marcottage par drageons, par racine, marcottage en l'air, etc.

Plus simple à effectuer et d'une réussite plus certaine que le bouturage, le marcottage a cependant

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