Louis XV; 2. Premier Empire; 3. Second Empire
Celui-ci, comme chef des écuries royales, avait primitivement sous ses ordres des maréchaux, dont la situation s'éleva en même temps que la sienne, et dont les attributions furent peu à peu précisées jus-
quau règne de François I"-, qui créa les premiers maréchaux de France, qualifiés de cousins du roi.
Ceux-ci devinrent les premiers dignitaires de l'armée après la suppression de la connétablie. Supprimés en 1791, rétablis par Napoléon 1er, leur nombre varia quelque peu, et fut fixé par la loi de 1839 à six en temps de paix et douze en temps de guerre. La loi des cadres de 1875 a conservé dans la hiérarchie le titre de maréchal de France, en spécifiant qu'une loi ultérieure fixerait les conditions auxquelles il pourrait être conféré; mais cette loi n'a jamais été faite- Maréchal Ferrant (le), opéra-comique en un acte, paroles de Guétant, musique de Philidor (1761); pièce amusante, partition écrite avec une science parfaite.
Maréchal (Pierre-Si/irai».), littérateur français, né à à Paris, m. à Montrouge (1750-1803), d'une étonnante activité littéraire, auteur du Dictionnaire des athées.
Maréchal (Charles-Laurent), peintre français, de genre et de portrait, né à Metz. m. à Bar-le-Duc (1801-1887). Il s'est distingué dans la peinture sur verre.
Maréchal (Charles-flenn), compositeur français, né à Paris en 1842. Musicien instruit et délicat, auteur des opéras-comiques tes Amoureux de Catherine, Déidamie, etc., de la musique de l'Ami Fritz, des Rantzau, etc.
maréchalat [la] n. m. Dignité de maréchal : le maréchalat n'est plus conféré en France.
maréchale n. f. Femme d'un maréchal : la maréchale Lefebvre se rendit célèbre par le sans-gêne de ses manières. Sorte de houille, très employée par les forgerons et les maréchaux.
maréchalerie [rî] n. f. Art du maréchal ferrant. Atelier du maréchal ferrant.
maréchaussée [chô-sé]
A n cienne juridiction des maréchaux de Corps de ca v aliers chargés jadis de veiller à la sûreté publique : la maréchaussée a été remplacée par la gendarmerie.
marée
n. f. (du lat. mare.
mer). Mouvement alternatif et
journalier des eaux de la mer, qui couvrent et abandonnent successivement le rivage: la marée monte, descend. Toute espèce de poisson de mer frais. Odeur de marée, odeur du poisson de mer frais. Train de marée, train express qui apporte du poisson frais d'un port de pêche dans une grande ville de l'intérieur. Grande marée, forte marée à l'époque des syzygies. Fiy. Arriver comme marée en carême, fort à propos. Contre vent et marée, en dépit de tous les obstacles.
— Encycl. Les marées sont produites par les attractions lunaires et solaires, combinées avec la rotation de la terre. Quand la lune est au-dessus des eaux de la mer, elle les oblige, par attraction, à s'élever jusqu'à une certaine hauteur ; c'est ce qui produit le flux ou marée montante. Après ce passage de la lune, les eaux retombent et forment ce qu'on appelle le reflux ou marée descendante. On a remarqué que les marées sont plus fortes lorsque la lune est plus près de la terre et aux époques des nouvelles et pleines lunes, c'est-à-dire lorsque le soleil et la lune sont en conjonction et en opposition, parce qu alors l'effet simultané de leur attraction se fait sentir. Lorsque les eaux ont atteint leur plus grande élévation, elles restent stationnaires pendant quelque temps : c'est le moment de la haute mer ; parvenues à leur plus basse dépression, elles demeurent quelques moments en repos : c'est celui de la basse mer. Les mers intérieures, comme la mer Caspienne, la mer Noire, la mer Méditerranée, n'ont que des marées à peine appréciables.
Les effets les plus considérables sont ceux produits par la lune, par suite de son rapprochement de la terre ; mais son effort est irrégulier et varie chaque jour, tant par son changement de position par rapport à la terre que par ses déplacements relatifs par rapport au soleil, dont elle augmente ou réduit l'effort suivant qu'elle se trouve du même côté ou du côté opposé. A la nouvelle lune et à la pleine lune, le soleil et la lune étant du même côté, les efforts s'ajoutent et la marée est la somme des deux marées partielles ; mais, aux quadratures, c'est-à-dire quand la lune est aux quartiers, l'effet du soleil contre-balance celui de la lune ; la marée est d< me, dans ce cas, produite par la différence des deux efforts. La configuration des côtes et l'étendue des mers exercent une grande influence sur l'importance et la régularité des marées. La Méditerranée, divisée en plusieurs bassins, n'a de marée que dans le golfe de la grande Syrte jusqu'aux côte> de la Tunisie. Dans certaines mers, celle de Chine, par exemple, on constate deux marées en Cochinchine, une seule au Tonkin et deux sur les côtes de Chine. En France, entre Saint-Malo et Cherbourg, la force de la marée a des variations surprenantes. Dans le premier port, la marée totale atteint 12 mètres ; à Cherbourg, elle ne dépasse pas 5n>,r,0. Les marées les plus fortes ayant lieu aux équinoxes, il en résulte que, inversement, les plus faibles ont lieu aux quadratures, et le retard du passage de la lune au méridien étant de 50 minutes 30 secondes par jour, les marées subissent également ce retard. L'annuaire des marées donne avec les établissements des ports importants le moyen de calculer très aisément tous les éléments intéressant les marées. Dans les ports de commerce, la hauteur de la marée est signalée au moyen de ballons.
M Ait
On hisse aussi un pavillon au flot, aussitôt que le chenal a 2 mètres d'eau; on l'amène au jusant, ans sitôt que le niveau est Inférieur .'i 2 mètres* Une flamme supérieure au pavillon indique le flot ; une
im
3m 3,25 3,50 3,75 *eT 4,25 4.50 4,75
Marée montante. Marée descendante.
Signaux de marr-e indiquant les hauteurs d'eau au-dessus
du zéro de» cartes ou d'un repéra fixe.
flamme inférieure à un pavillon indique le jusant. Le pavillon rouge en tète de mât annonce que le port est condamne. La nuit, des feux remplacent les pavillons, et on signale que l'entrée du port est interdite au moyen de deux feux rouges superposés.
marégraphe on maréographe ou ma-
rèomètre n. m. (de marée, et du gr. graphein, écrire, ou metron, mesure). Instrument, appelé aussi puits de marée, enregistrant automatiquement les mouvements de flux etderefluxde la mer.
— Encïcl.
Les lectures à l'é c h e 1 1 e étant rendues très difficiles par les mouvements , incessanlsdc la mer, on a remplacé l'échelle par un
puits coinmu
, Marocrapne.
niquant avec
la mer. Un flotteur placé dans ce puits transmet son mouvement à un stylet, qui trace une courbe sur une feuille se déroulant proportionnellement aux temps. Les courbes obtenues permettent de déterminer les éléments des marées et de faire les calculs pour les fables.
marègue [rè-ghé] n. f. Gros tissu de laine, dont on fait les limousines pour les charretiers.
marelle [rè-le] n. f. (anciennement mérelle, de méreau). Jeu qui consiste à faire mouvoir trois pions sur un carré où sont tracées des médianes et des diagonales. Jeu d'enfants, qui poussent à cloche-
Marelle ordinaire a cloche-pied,