V. NAVIRE
129 — MARINE (vapeurs, moteurs mécaniques)
MAR
MAR
Mttriette-Be) .
Mariette (Auguste-Edouard), égyptologn ;ais, 116 à Boulogne-sur-Mer, m. à Botilaq (1821-1881), créateur du musée de Boulaq. 11 découvrit le fameux Serapeum.
marieur, euse [eu-ze< n. et adj. Personne qui aime a faire, qui négocie des mariages. N. m. Celui qui doit se marier : marieur qui se dédit. Prov.: Il n'est tel que d'avoir sa fille pourvue pour trouver des marieurs, lorsqu'on n'a plus besoin de per sonne, tout I" monde s'offre.
marignan n. m. Nom vulgaire de l'aubergine.
Marignan en ital. Melegnano, v. d'Italie, au s.-E.
de Milan : (i.JUO h. Les 13 et 14 septembre 1515, victoire de François le sur les Suisses. Le roi, qui avait montré une grande bravoure, fut armé chevalier par Itayard après la bataille. Le 8 juin 18M, combat où le maréchal Baraguay d'Hilliers battit les Autrichiens.
Marignane, comm. des Bouches-du-Rhône.
arr. et à 25 kil. d'Âix, près de l'étang de Bolmon ; 1.960 h. Produits chimiques.
Marigné, comm. de la Sarthe, arr. et à 24 kil. du Mans, prés de l'Aune; 1.930 h.
Marignier, comm. de la Haute-Savoie, arr. cl à 8 kil. de Bonueville, sur le Giffre ; 1.710 h. Ch. de f. P.-L.-M. Gypse, tréfilerie.
Marigny, ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 10 kil. de Saint-Lô ; 1.220 h. — Le cant. a 9 comm. et 6.480 h.
Marigny (Enguerrand de), surintendant des finances sous Philippe le Bel, né à Lyons-la-Forét en 1200, pendu au gibet de Muntfaucon en 1315 après un procès inique.
Marigny (Abel-François Poisson, dit de), directeur général des bâtiments du roi (1127-1781). Il se fit remarquer dans ses fonctions par son goût éclairé. Il était le frère de la marquise de Pompadour.
Mangny-l'EgliSe, comm. de la Nièvre.
arr. et à 43 kil. de Clamecy, entre la Cure et le Chalaux; 1.300 h. Distilleries.
marigot [gho] n. m. Dans les pays tropicaux d'Afrique ou d'Amérique, bras de fleuve qui se perd dans les terres, ou lieu bas, sujet à être inondé.
Mariins '■■ , v. de Sibérie (gouv. de Tomsk), sur la Kiia; 13.000 h. Ch. de f. transsibérien.
Marilhat (Prosper), paysagiste français, né et m. à Vertaizon (Puy-de-Dôme) [1811-1841]. Il a surtout représenté des scènes orientales.
Marillac [Il mil., ak] (Michel de), homme d'Etat français, né ù Paris (1863-1632), Garde des sceaux en lfi2l>, il rédigea l'excellent l'ode Michau, que le parlement ne voulut pas enregistrer. Il conspira contre Richelieu et mourut en prison. — Louis, frère du précédent, maréchal de France, m. à Paris (1513-1032); il entra dans un complot contre Richelieu, qui le ût décapiter.
marin, e adj. (lat. marinas; de mare, mer). Qui appartient a la mer: monstre marin ; plante marine. Qui sert à la navigation sur mer : montre marine. Qui aime la mer. qui n'appréhende pas les dangers de la mer ; les Bretons sont marins dans l'aine. Avoir le pied marin, savoir marcher sur un bateau malgré le roulis, le tangage, etc. Fig. Conserver son sang-froid dans un cas difficile. Cure marine. traitement de certaines affections par les bains de mer, le climat maritime, etc. N. m. Homme employé au service des navires : les marins sont soumis à l'inscription maritime.
Marin (saint), anachorète, né en Dalmatie, m. près de Rimini (vers 310-395). Fête le 4 septembre.
Marin de Tyr, géographe romain de la fin du i" siècle, un des créateurs de la géographie mathématique.
marinade n. f. Saumure pour la conservation des viandes, poissons, etc. Sauce composée de vinaigre, de sel, d'huile, etc., qui sert à préparer certains mets. Viande marinée : une marinade de chevreuil.
marinage n. m. Préparation que l'on fait subir à certaines viandes destinées à être conservées.
marine n. f. (de marin). Art de la navigation sur mer. Service des marins ; entrer dans la marine de l'Etat. Administration maritime : bureaux de la marine. Forces navales d'un Etat : marine puissante. Tableau qui représente une vue, une scène maritime : peintre de marines. Marine militaire. ensemble des navires qui appartiennent, à l'Etat et qui sont destinés à la guerre navale. Marine marchande, ensemble des oâtiments et équipages employés pour le commerce. Infanterie de marine, corps d'infanterie qui sert surtout aux colonies et dans les ports. (On dit auj. infanterie coloniale.)
— Encycl. La navigation maritime est à peu près aussi ancienne que la civilisation. Les embarcations des premiers hommes ressemblaient assez à celles des sauvages d'aujourd'hui, grossières pirogues creusées dans des troncs d'arbres. Mais, dès la période historique, tous les peuples anciens des bords de la Méditerranée eurent, à un moment ou à un autre, leur marine. Les navires égyptiens à fond plat étaient bien taillés et chevillés, pourvus de voiles et capables de tenir la mer ; le type en fut imité par les Phéniciens et les Carthaginois. Les Grecs.au vnie siècle avant J.-C, inventèrent le navire de combat, ou trière, qui semble avoir eu trois rangs de raines superposées. Athènes fut une grande puissance navale, ayant des ports, des arsenaux bien outillés et une savante organisation. Depuis le iv» siècle, on compta d'autres marines ; celle de Syracuse, de Rhodes, des Ptolémées d'Egypte. Quant aux Romains, ils eurent aussi une flotte de guerre à partir de 338 av. J.-C. ; mais ils empruntèrent tout aux Grecs et aux Carthaginois, sauf le corbeau, griffe de fer qui s'abattait sur le pont ennemi et immobilisait le navire adverse. Sous l'Empire, il exista j usq u'àtren te-deux stations navales.
Les Gaulois, eux aussi, naviguaient sur mer aussi bien que sur les fleuves. Leurs navires avaient la carène plus plate que les vaisseaux romains, mais la proue et la poupe plus relevées. Us possédaient des ancres et des voiles faites de peaux cousues. Pus tard, les marins Scandinaves firent connaître
sur nos côtes leurs drakart à voile et à rame, dont le marins bretons tirèrent probablement le type des nefs, gros navires ronds, pontés, qui servirent aux croisades. Vinrent ensuite le, caraques vénitiennes, vaisseaux de combat du XV siècle, qui pouvaient porter jusqu'à 200 canons, les caravelles espagnoles et portugaises, et les galions, vaisseaux ronds a avant très renflé, destinés surtout au service des transports. Quant à la navigation a la rame, elle fut, brillamment représentée par les galères, d'où dérivent les types des galiotes, des zaléasses (galère de charge, du brigantin. etc. L'invention de la boussole ; a\ ait depuis longtemps généralisé tt facilité la navigation océanique.
Dans les temps modernes, les dimensions des navires augmentent peu à peu. Sous Louis X1I1 <t surtout sous Louis XIV, les caraques sont remplacées par des vaisseaux à deux ou trois ponts ou batteries, par les frégates à marche plus rapide, etc. Enfin au xt.\° siècle deux découvertes ont amené une révolution profonde dans l'architecture navale : celle de la propulsion à vapeur (roues à aubes, puis à hélices) et celle du cuirassement. Dès 1842, la propulsion à vapeur était appliquée auj frégates de la marine française. En 1857, était laine le premier navire cuirassé, Gloire. Depuis lors, la construction des navires s'est perfectionnée, et les différents types de bâtiments se sont ci' depuis les petits torpilleurs à grande vitesse el sans protection jusqu'aux lourds cuirassés de plus de 18.000 tonneaux, en passant par les catégories intermédiaires des contre torpilleurs, des avisos, des croiseurs protégés, des croiseurs cuirassés, etc. La marine de commerce a suivi un développement parallèle a celui de la marine de guerre, et elle a profité de la découverte de la propulsion à vapeur pour réaliser, avec les paquebots, des navires de grand tonnage, de marche très rapide et de parfait confort. Des types divers ont été créés pour la navigation en rivière, pour le transport des trains de chemin de fer (ferrij-boats), pour les bâtiments de plaisance, etc. On notera que la navigation à voile n'a pas complètement disparu, même pour les longs trajets; bien au contraire, il a été établi, pour le transport des marchandises lourdes et encombrantes, des navires à quatre, cinq mâts et même plus, qui répondent parfaitement aux exigences de certains trafics.
— Marine militaire. La marine a pour mission de défendre les côtes de la métropole et des colonies et de protéger sur mer notre commerce national. Il peut arriver qu'elle prenne part, avec l'armée de terre, aux guerres continentales.
Le ministre de la marine, chef de la flotte, est chargé de la défense de nos côtes et de l'enseignement dans les écoles spéciales maritimes. Il est secondé par le corps du contrôle de l'administration de la marine, qui surveille tous les services dans les ports et établissements.
Le littoral est divisé en cinq arrondissements : Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon. Chacune de ces circonscriptions, administrée par un vice-amiral, qui prend le titre de préfet maritime, est partagée en sous-arrondissenienls et en quartiers d'inscription maritime.
Les arsenaux sont des établissements où on arme, construit, répare et ravitaille la flotte de guerre en vivres, munitions, charbon et personnel. Ils se trouvent au chef-lieu de l'arrondissement maritime.
L'armée de mer se recrute ; 1» par la conscription et les engagements volontaires : 2» par l'inscription maritime. V. SERVICE MILITAIRE, INSCRIPTION MARITIME.
L'ensemble du personnel d'officiers comprend plusieurs catégories : officiers de marine, officiers mécanieiens, ingénieurs du génie maritime, ingénieurs hydrographes, contrôleurs de l'administration de la marine, officiers du commissariat, administrateurs de l'inscription maritime, du corps de santé.
Voici la hiérarchie et l'assimilation des grades de la marine par rapport à ceux de l'armée ; vice-amiral: général de division ; contre-amiral : général de brigade ; capitaine de vaisseau : colonel ; capitaine de frégate : lieutenant-colonel ; lieutenant de vaisseau : capitaine; enseigne de vaisseau : lieutenant; aspirant de lre classe : sous-lieutenant.
Les officiers de marine proviennent de quatre sources :
1» L' Ecole navale, établie à Brest sur le vaisseau-école Borda; 2° l'Ecole polytechnique, qui fournit, par an, quatre places d'aspirants de lre classe; 3° les sous-officiers, nommés enseignes de vaisseau après examen (une école préparatoire établie à Brest admet les candidats sur propositions de leurs chefs); 4" les capitaines au long cours, admis comme enseignes auxiliaires, peuvent devenir enseignes entretenus.
La hiérarchie des équipages de la flotte et troupes de la marine comprend : des adjudants principaux et pilotes-majors, des chefs de musique, des officiers-mariniers (premiers maîtres, maîtres, seconds maîtres), des quartiers-maitres, des matelots. Les effectifs se répartissent en spécialités : gabiers, canonniers, fusiliers, armuriers, timoniers, torpilleurs, mousqueterie. mécaniciens et chauffeurs, pilotes, patrons pilotes, fourriers, charpentage, voilerie, service des vivres, infirmiers, tambours, clairons, musiciens, tailleurs d'habits, maîtres d'hôtel, cuisiniers. On donne le nom de maistranee à l'ensemble des sous-ofiiciers de la flotte.
Les troupes de la marine, depuis que l'armée coloniale n'en fait plus partie, ne comprennent plus que la gendarmerie et l'artillerie de marine.
Le personnel technique comprend : 1» le corps du génie maritime, des ingénieurs des punis et chaussées, des ingénieurs hydrographes; 2" le personnel des agents techniques des directions des travaux hydrauliques, défenses sous-marines, subsistances, hôpitaux, flotte; 3° les dessinateurs de la marine.
Les bâtiments sont divisés en groupes ayant chacun un objectif déterminé : l'escadre de la Méditerranée occidentale et du Levant, qui a son centre de stationnement à Toulon; l'escadre du Nord, qui stationne habituellement à Cherbourg ou à Brest ; la division des gardes-côtes, avec centre à Cherbourg. D'autres groupes stationnent dans les parages lointains : divisions navales de l'Atlantique, du Pacifique oriental, de l'extrême Orient et du Pacifique occidental, de l'océan Indien, de Coehinchine, de Tunisie, de Terre-Neuve et d'Islande- Il existe enfin aux colonies des stations locales, composées de navires moins puissants.
— Marine marchande. Les navires sont français ou étrangers; ils sont français lorsqu'ils appartiennent
pour moitié au moins à des Français, et que le capitaine, les officiers et les trois quarts au moins de l'équipage sont de nationalité française. Le propriétaire d'un navire commence par lui donner un nom et par déterminer sa capacité en tonneaux (2mc,83), au moyen du jaugeage, puis il lui désigne un port d'attache ou d'immatriculé en le faisant inscrire dans un " quartier ■• d'inscription maritime et â la recette principale des douanes de ce port. Toutes les modifications Survenues dans cette sorte d'état civil du navire sont constatées par diverses formalités.
Eu France, le droit, pour un navire, de porter le
pavillon français est constaté par un document
1 appelé acte de francisation. Les navires
étrangers sont admis, s"us certaines conditions, à
Ja francisation.
Le commerce maritime est soumis aux dispositions du livre II du Code de commerce, complété par les lois sur l'hypothèque maritime, sur la marine marchande, etc.
Les navires sont, au point de vue légal, considérés comme meubles (Code comm.. art 190; ; mais ce sont des meubles d'une nature particulière, dont la saisie et la vente sont soumises à des règles spéciales, qui sont susceptibles d hypothèque, sur lesquels tous les créanciers (hypothécaires et autres) ont un droit de suite tant que le navire n'a pas fait un voyage au nom de l'acheteur.
C'est pour permettre aux propriétaires de navires d'avoir plus facilement reco'irs au crédit que la loi du 10 juillet 1885 a décla é les navires de 20 tonneaux et au-dessus susceptibles d'hypothèque conventionnelle constituée par un acte écrit, qui peut être sous seing privé.
A titre de compensation des charges qui lui sont imposées, la marine marchande reçoit des primes qualifiées, selon les ca», de compensation d'armement ou de prime à la constrwtiun.
— l'hérap. Cure marine. La cure marine est le séjour prolongé au bord de la mer. Elle exige une intégrité absolue des voies respiratoires; elle donne de bons résultats dans toutes les tuberculoses osseuses et certains états anémiques sans lésions organiques. Elle réussit surtout chez les jeunes enfants à partir de trois à quatre ans. Chez l'adulte, l'état nerveux contre-indique parfois la cure marine.
Marine (Ministère de la), installé à Paris, rue Royale et place de la Concorde. Il comprend l'Etaimajor général de la marine de guerre, le service de la flotte armée et de la flotte en consiruction, lu service hydrographique, etc. L'établissement des Invalides de la marine est rattaché au ministère, où il constitue une administration spéciale. Quant à la marine marchande, elle relève surtout du ministère du commerce.
Marine [musée de la), créé en 1827 et installé a a Louvre. Il renferme des modèles de navires, véritables merveilles d'exécution ; des canons, torpilles, des modèles de phares, des machines de toute sorte en usage dans les ports et les arsenaux, des instruments astronomiques, des collections ethnographiques, des tableaux de marine, etc.
Marine (sainte), pénitente du vm« siècle, honorée à Venise. — Fête le 17 juillet.
mariné, e adj. Se dit des marchandises altérées, gâtées par l'eau ou par l'air de la mer : café mariné. Qui a trempé dans la saumure, dans la marinade : thon, chevreuil marine. Blas Se dit de tout animal dont le corps est terminé par une queue de poisson.
Marineo (Luca), humaniste italien, né à Bidino (vers 1460-1535). Il provoqua la renaissance des lettres en Espagne.
mariner [né] v. a. Laisser tremper de la viande dans une marinade; pour l'attendrir, la parfumer: mariner du sanglier. Intransitiv. : viande en train de mariner.
Marines, ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. et à 14 kil. de Pontoise ; 1.030 h. Ch. de f. O. Plâtre. — Le cant. a 31 comm., et 12.490 h.
marinesque [nés-ke] adj. Qui est à la manière du poète italien Marini.
Marinette, type de soubrette dans la comédie italienne. Molière a éternisé ce nom en le donnant à la soubrette du Dépit amoureux.
marinette [nè-fejn.f.Ancien nomdelahoussole.
maringotte u,hu -te] ou maringote n. f.
Petite voiture garnie de barreaux sur les côtés et de banesmobiles.
maringouin n. m.
Nom vulgaire, dans l'Amérique tropicale, des cousins et diptères voisins.
Marin-'
gués, ch.-l.
de c. du Puyde-Dôme, arr.
de Thiers, sur la Morge, affl. de l'Allier ; 2.710 h. Graines, chamoiserie, chapellerie. — Le cant. a 4 comm. et 6.O8Ù h.
Marini (Jean-Baptiste), poète italien, né et m. à Naples (1869-1625), connu en France sous le nom de Cavalier Marin, auteur de l'Adone (Ado?iis). II fut appelé en France par Marie de Médicis. Son style précieux et contourné [marinisme) eut la plus fâcheuse influence sur le développement du goût français.
marinier [nie], ère adj. Qui appartient à la marine. Officier marinier, sous-officier d'un bâtiment du cadre de la maistranee. N. m. Dont la profession est de conduire des bateaux sur les fleuves et les rivières. N. f. Même sens que le précédent. Manière de nager couché sur le côté. Sauce claire à l'oignon : moules à la marinière.
marinisme ;)ii<-me] n. m. Afféterie du style, semblable à celle que l'un reproche à l'écrivain italien Marini- V. ce nom.
marine Ste [nis-te] n. Partisan du marinisme.
Marinoni (Hippolyte), constructeur mécanicien français, né et m. à Paris il 823-1904); inventeur des presses d'imprimerie rotatives.
M.ru
igolle.
MAR
Mario (Giuseppe, comte de CiNMA.dit), célèbre ténor italien, né à Cagliaii, m. à Rome ( 1810-1883). II avait épousé Gi'ilia Grisi.
mariol, e adj. et n. (de Mariote, nom d'une soubrctueffrontée, dans une pièce intitulée le Coin de rue). Malin, rusé : faire le mariol.
mariol.ltre n. et adj.
(de Marie et du gr. latreuein.
adorer). Qui a voué un culte
idolàtrique à la vierge Marie.
mariolâtrie [trt] n. r.
Culte exagéré, idolàtrique de la vierge Marie.
mariole ou mariolle /
n. f. (de Marie). Archéol. l'etite image de la Vierge, en bois ou en métal. Par ext. Petite ligure de saint.
marioil a. f. Nom vulgaire de la gesse tubéreuse.
Marion (François-Henri), philosophe français, né à Saint-Parize-en-Viry. m. a Paris (1846-1896). Pédagogue distingué, il prit une part active à la réforme libérale de l'enseignement secondaire; auteur du livre De la solidarité morale, etc.
Marion Delorme. v. delorme.
Marion Delorme, drame en cinq actes et en vers, de Victor Hugo ils;!l). L'auteur s'est efforcé de démontrer, non sans éloquence, que la femme tombée peut être réhabilitée par une pure affection.
marionnette [o-nt-te] n. f. (de Marion, dimin. Je Marie), l'ente ligure de bois ou de carton, qu'une personne cachée fait mouvoir avec la main ou à l'aide de fils ou de ressorts, sur an petit théâtre :
Flacon de Mariotle.
Marionnettes : 1. Fantoches du x\» siècle; 2. Fantoche moderne ; 3. Puuazzi.
faire jouer les marionnettes. Théâtre où l'on voit ces figures : aller aux marionnettes. Fig. Personne frivole, sans caractère, que l'on fait manœuvrer à sa guise : les marionnettes politiques. Poulie verticale tournante. Bobine mobile sur le bord de l'établi du cardeur. Pièce mobile en bois, que supportent les tiges des rouets d'un ourdissoir.
MariOton (Claudius), sculpteur français, né à Paris en 1841. Il s'est fait connaître par des oeuvres où il a su allier l'or, l'argent et les pierres précieuses.
MariOtte i Edme ), physicien français, né à Dijon, m. à Paris (16-20-1681). Il compléta la théorie de Galilée sur le mouvement des corps et découvrit la loi qui porte son nom : une musse de gaz a température constante varie en raison inverse de la pression exercée sur elle. Il fut un des premiers membres de l'Académie des sciences.
Mariotte 'flacon ou vase de).
Appareil servant à mettre en évidence plusieurs effets remarquables de pression atmosphérique. C'est un flacon d'une contenance de un à deux litres, percé latéralement de trois ouvertures a, b, c, que l'on peut ouvrir ou fermer à volonté à l'aide de peti's tampons de bois.
MariOUpol, v. de la Russie méridionale Igouv. d'Iékaterinoslav), à l'embouchure du Kalmioue dans la mer d'Azov ; 53.000 b. Commerce actif.
rnarisqU3 [ris-ke] n. f. Grosse variété de figue. Palhol. Petite masse formée par des hémorroïdes flétries et sclérosées.
MariSSel, comm. de l'Oise, arr. et à 1 kil. de Beanvais; 1.760 h. Bois, noir animal.
mariste [ris-te] ou prêtre de la Société de Marie n. m. Membre d'une congrégation religieuse enseignante, fondée à Bordeaux en 1816, et vouée au service des missions et à l'enseignement. (On dit aussi mariste pour marianite. V. ce mot.)
maritagium [j't-om-] n. m. (du lat. maritare, marier). Féud. Redevance qu'exigeait le seigneur pour permettre à un serf de se marier à son ^re.
marital, e, aux adj.(lat. maritalis). Qui appartient au mari : pouvoir marital.
maritalement [man] adv. (de marital).
Comme époux : vivre maritaloncnt .
maritime adj. (lat. maritimva). Qui est près de la mer : Marseille est une ville maritime. Qui a rapport à la mer ou à la navigation sur mer : expédition maritime. Code maritime, code particulier aux affaires de mer, à la discipline des marins de commerce, etc.
maritorne n. f. (n. d'une servante d'auberge, dans le bon Quichotte de Cervantes). Fam. Femme laide, malpropre.
Maritza fia), fleuve de la Turquie, né dans le massif du Rhodope, tributaire de la mer Egée; 437 kll. C'est YBébre des anciens.
Marius.
MariUS ;«s»' (Caius), général romain, né près d'Arpinum. m. à Rome (186-86 av. J.-C). Consul, oncle par alliance de Jules César, et chef du parti populaire, il entra en rivalité avec Sylla à l'occasion de la guerre de Jugurihrt. Vainqueur des Teutons à Aix (102 av. J.-C.) et des Ombres à Verceil (101). il lit a Rome une entrée triomphale. Le peuple ayant enh\ é à Sylla le commandement de la guerre contre Mith ri date, pour le donnera Marius, Sylla marcha sur Rome et en chassa son riva] (88). Celui-ci se réfugia près <:e Minturnes ; c'est alors que con mença pour lui cette série d'infortunes restées si fameuse dans l'histoire . Découvert au milieu des marais de Minturnes et conduit dans cette ville comme un criminel, il fut condamné à mort et jeté au fond d'un cachot obscur, où un esclave cimbre se présenta, l'épée à la main, pour exécuter la sentence.
Oserais-tu bien tuer Cai> s Marias? lui dit fièrement l'illustre prisonnier. A ces mots, l'esclave, épouvanté, jeta son épée et prit la fuite. Bientôt, la pitié des habitants fournit a celui que Sylla poursuivait de sa haine les moyens de gagner! Afrique. Il débarqua aux lieux mêmes où s'élevait jadis la .puissante Carthage ; mais, à peine y était-il descendu, q e Sextilius, préteur de Libye, lui fit signifier l'ordre de quitter cette province. « Dis au préteur, répondit le proscrit au messager, que tu as vu Marius fugitif, assis sur les ruines de Carthage. » On fait allusion à ces circonstances pour exprimer le tragique d'une grande prospérité suivie d'une grande infortune, ainsi que le respect et même l'épouvante qu'inspire encore une grande puissance déchue. Revenu en Italie en 87 et rentré à Rome avec Cinna, Marius fit couler dans les rues le sang des partisans de Sylla, mais il mourut bientôt subitement, laissant le souvenir d'un excellent général, mais d'un homme politique borné et violent.
marivaudage [t>d] n. m. Action de marivauder. Langage affecté, dépourvu de naturel, comme l'est parfois celui de Marivaux. Afféterie en général.
marivauder [cà-dé] v. n. Imiter le style, l'afféterie de Marivaux. Faire des galanteries raffinées.
Marivaux [vô] (Pierre Cari.et de Chambi.ain de), littérateur français, né et m. à Paris (1688-1761). Il a composé une trentaine de pièces fondées pour la plupart sur l'analyse fine et déliée de l'amour, et dans lesquelles il mêle avec un art exquis l'émotion et la raillerie. Parmi ces pièces, nous citerons : le Legs, le Jeu de l'amour et du hasard, les Fausses confidences, l'Epreuve, la Surprise de l'Amour, etc., des romans: Marianne et le Paysan parvenu, d'une rare vérité d'analyse, et des journaux : le Spectateur français, l'Indigent philosophe, leCabinet du philosophe. Son style est élégant, facile, parfois un peu recherché, de même que les sentiments ; de ce raffinement de pensée et d'expression vient le mot marivaudage.
marjolaine [le-ne] n. f. (b. lat. majorana). But. Nom vulgaire d'une labiée aromatique, l'origan vulgaire. V. ORIGAN.
marjolet [le] n.m. Freluquet, petit maître. (Vx.)
Marjolin (Jean-Nicolas), chirurgien français, né à Ray-sur-Saône, m. à Paris (1780-1850).
mark [mark] n. m. Monnaie allemande valant 1 fr. -25 de monnaie française. (V. Tableaux des monnaies.)
Marken, île du Zuyderzée; 1.500 h. Pêcheurs.
Markham (Clément- Robert), géographe et voyageur anglais, né à Stillingfteet en 1830. On lui doit de nombreux récits d'exploration.
Markolsheim [ha-
ini , v. d'Alsace-Lorraine (Basse-Alsace), sur l'Ichert, aftl. du Rhin; 2.200 h. Houblon.
marksman [man'] n.
m. (m. angl.) Sport. Habile tireur.
marlborough [pr.
angl. marl-breu] n. m. Nom d'une étoffe à petits dessins.
Marlborough (John Churchill , duc de ) , général anglais, né à Ashe en 1650, m. à Windsor en 1722. Il servit d'abord Jacques II, qu'il abandonna en 1U88 pour passer au parti de Guillaume d'Orange. En 1701, grâce à la faveur de sa femme, il devint le chef de l'armée des Pays- Bas. Il remporta les victoires d'Hochstaîdt, Ramillies et Malplaquet. C'était un général habile, mais un caractère méprisable. Sa femme s'étant brouillée avec la reine Anne, il tomba en disgrâce. Son nom est devenu légendaire, grâce à la chanson burlesque dont il est le héros, sous le nom dénaturé de Malbrough.
Marlborough (Sarah Jenninqs, duchesse de), femme du précédent, né à Sandbridge (1660-1741). Klle fut la dame d'honneur et la favorite de la reine Anne ; mais ses insolences hâtèrent sa disgrâce.
Marie, ch.-l. de e. (Aisne), arr. et à 25 kil. de Laon, sur la Serre; 2.580 h. [Marlois). Ch. de f. N. Sucrerie. — Le cant. a 23 comm. et 11. 030 h.
Marles-les-MineS, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 12 kil. de Béthune, sur la Clarcuce; 2.820 h. Houille.
Marlhes, comm. de la Loire, arr. et à 16 kil. de Saint-Etienne; 1.940 h. Scieries, rubanneries.
marli ou marly n. m. Sorte de gaze, qu'on employait à des ouvrages de mode. Filet qui borde en dedans la moulure d'une assiette, d'un plat.
Marlborough.
Mariotle (xvi« s.).
MAR
MarliOZ, village de la Savoie, à 1 h. 1/2 d'Aixles bains, dont c'est une dépendance ; 620 h. Eaux minérales sulfureuses.
mariotte n. f. Casaque de femme, qui se portait en France au commencement du xvi« siècle.
Mariotte, hameau de la comm. de Bourron, arr.
de Fontainebleau (Seine-et- Marne) ; 100 h. Séjour appré cié des artistes, à cause de la proximité des sites pittoresques de la forêt de Fontainebleau.
marlou n. m. Ârg.
Souteneur de filles.
Marlowe [M](Cbris(opher), poète dramatique anglais, né à Cantorbéry, m. à Deptford (1563-15931; auteur de ta Vie et ta mort du D< Faust. Il est considère comme le fondateur du drame national en Angleterre.
Marly, con. m. du Nord, arr. et à 2 kil. de Valenciennes, sur la Rhônelle ; 3.140 h. Ch. de f. N. Houilles, machines, etc.
Marly-la-Machine, hameau de la comm.
de Bougival (Seine-et-Oise), à 8 kil de Versailles, sur la Seine, célèbre par la machine hydraulique construite sous Louis XIV pour alimenter les eaux de Versailles. Reconstruite sous Napoléon III, cette machine fournit l'eau à Versailles, à Saint-Cloud, a Saint-tiermain.
Marly-le-Roi, ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. et à 10 kil. de Versailles, près la Seine ; 1.6U0 h. Ch. de f. O. Chaux ; carrières. Louis XIV y avait fait construire un château, flanqué de douze pavillons, détruit pendant la Révolution. Les chevaux de Coustou, actuellement aux Champs-Elysées, ornaient jadis le château de Marly. — Le cant. a 1 1 comm. et 24.220 h .
Marmagne, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 17 kil. d'Autun, sur le Mesvrin ; 1.640 h. Ch. de f. P.-L.-M.
marmaille [ma, Il mil., e] n. f. (de marmot). Fam. Bande, troupe de petits enfants.
Marmanhac, comm. du Cantal, arr. et à 8 kil. d'Aurillac, sur l'Authre ; 1.320 h.
Marmande, ch.-I. d'air. (Lot-et-Garonne), sur la Garonne ; eh. de f. M., à 50 kil. d'Agen ; 9.750 h. [Marmundais). Commerce de prunes ; distilleries ; scieries mécaniques.
Vins. — L'arr. a 9 cant-, 102 comm., 79.000 h.; le cant.
a 13 comm. et 17.770 h.
Marmara (mer de), mer
intérieure du bassin de la Méditerranée, entre la Turquie d'Europe et la Turquie d'Asie.
Navigation provinciale très active. C'est l'anciennePropontide.
marmelade n. f. (de îvs-
pagn. marmelada, cotignac). Confiture de fruits cuits avec du sucre, de manière à être presque réduits en bouillie : marmelade de pommes. Viande en yuarmelade , trop cuite et presque émiettée. Fig- Ce qui est meurtri, fracassé : avoir la figure en marmelade.
marmenteau [man-tâ] n. et adj. m. de (Fane, fr. maire/lient, mairaiu). Bois de haute futaie servant à la décoration d'un domaine, et que les usufruitiers n'ont pas le droit de couper.
Marmier [»ii é] (Xavier), littérateur français, né à Pontarlier, m. à Paris (1809-18'.i2>, membre de l'Académie française, auteur de curieux souvenirs de voyage (Lettres sur le Nord; Poésies d'un voyageur) et d'un charmant roman : les Fiancés du Spitzberg. Il contribua à faire connaître e n France les littératures septentrionales.
marmite n. f. vase de Marm.er.
terre ou de métal dans lequel
on fait bouillir de l'eau, cuire les aliments. Contenu
de la marmite. Fig. Ecumeur de marmites, pique-
Armes de .ùaimande.
Marmites : 1. Chauffe-linge ; 2. Ronde, en tonte : 3. Cylindrique, en cuivre ; 1. A fondre la c.r; ; ». A dégraisier; 6. N'oivegui.ne (Coupe).
assiette. Faire bouillir, faire aller la marmite, eon tribuer à faire subsister un ménage. Nez en pin! de marmite, nez large en bas et retroussé. Vase de fonte dans lequel les plombiers fondent leur \ Vase dans lequel les imprimeurs en taille dutii brûlent l'huile à faire le noir. Marmite linge, récipient en fer battu à double-fond employi pour chauffer le linge. Marmite norvégienne, mai mite de fer battu qu on transporte toute bouillantdans une boite dont les parois, ainsi que le couvercle, sont matelassés de poil de vache, ce qui conserve la chaleur pendant fort longtemps et permet
MAR
Mai mite de Papin.
dans une cuisine,
d'achever sans feu la cuisson des aliments. Arg. Fille qui entretient un souteneur. Marmite de Papin, vase clos muni d'uni» soupape de sûreté, et dans lequel on peut chauffer de l'eau jusqu'à donner à la vapeur une force élastique supérieure à la pression atmosphérique. Géol.
Marmilede géants, grands creux arrondis, à parois polies, qui se sont formés dans les roches dures, sous l'influence du tourbillonnement des eaux.
marmitée n. f. Con
tenu d'une marmite.
marmiteux, eu
S9 [teû, eu-ze] adj. et n. Pauvre, misérable, piteux.
marmiton n. m. Celui q
est chargé du plus bas emploi.
marmitonnage [to-na-jé] n. m. Fam. office
de marmiton.
marmitomier [to-né] v. n. Pop. Faire le marmiton.
marmitonnerie [to-ne-ri] n. f. Etat de marmiton. Bande de marmitons.
marmonner [mo-né] v. a. Pop. Murmurer entre ses ses dents : marmonner des injures.
Ma rmont [mon].(Auguste-Frédéric-Louis Viesse de), duc de Raouse, maréchal de France, né à Châtillon-sur-Seine, m. à Venise (1171-1852). 11 se distingua pendant les guerres de l'Empire et fut comblé d'honneurs par Napoléon; mais en 1814, chargé de couvi-ir Fontainebleau où l'empereur s'était réfugié, il se retira avec son corps d'armée à Essonnes , prés de Corbeil, après la prise de Paris par les Alliés. Il traita secrètementaveceux, ce qui rendit inévitable l'abdication de Napoléon. Sa défection fut sévèrement jugée. Nommé pair de France par Louis XVIII, il mit le comble à son impopularité Marmont.
en commandant l'armée
royale pendant les journées de juillet 1830. Il rentra alors dans la vie privée. Il a laissé des Mémoires.
Marmontel (Jean François), littérateur français, né à Bort, m. près de Gaillon (1723-1799), auteur des Incas, de Bélisaire, des Contes moraux, de Mémoires variés et intéressants.
Sans être supérieur dans aucun genre, il les a tous abordés avec succès. Il représente les qualités et les défauts les plus répandus du xvjii* siècle.
Marmontel ( Antoine- François), compositeur et musicographe français, né à Clermont-Ferrand, m. à Paris (1816-1898). Il a laissé des œuvres nombreuses et variées.
— Son fils Emile - Anlonin- Louis, né et m. à Paris (1850- 1907), devint professeur de solfège au Conservatoire.
marmoréen , enne
h'é-in, c'-ne] adj. (lat. marmoreus ; bre). Qui tient du marbre, qui a l'apparence du marbre : roche marmoréenne. Fig. Froid", glacial : cœur marmoréen.
marmoriforme adj. Qui a l'apparence du marbre.
marmorin, e adj. Qui a l'apparence du marbre : figure marmorine.
marmorisation [za-si-on] n. f. Transformation d'une pierre en marbre.
marmoriser [zé] v. a. Transformer en marbre.
marmot [mo] n. m. (de marmotte). Petit garçon. Autref. singe. Petite figure grotesque. Fig. Croquer le marmot, attendre longtemps et impatiemment.
marmottage [mota-je]
n. m. Action de marmotter.
marmotte [mo-te] n. f.
Mammifère rongeur des Alpes, qui reste endormi pendant l'hiver : la marmotte s'apprivoise facilement et sa chair est assez bonne à manger. Fig. Dormir comme une marmotte, dormir profondément. Coiffure de femme, consistant en un fichu noué sous le menton, et dont la pointe retombe derrière la tête. Fruit du marmottier. Malle formée de deux caisses emboîtées l'une dans l'autre. Boite à échantillons de commis voyageurs. Mar. Petit baril dans lequel on conserve une mèche allumée pour avoir toujours du feu.
marmottement [mo-te-
man] n. m. Mouvement des lèvres d'une personne qui semble parler à voix basse.
marmotter [mo-té] v. a. Parler confusément et entre les dents :
marmotter des prières.
marmotterie [mo-te-n] n. f.
Fam. Sommeil long et profond comme celui de la marmotte.
marmotteur, euse [mo-teur, eu-ze]
sonne qui a l'habitude de marmotter.
marmottier [mo-ti-é] n. m. Nom vulgaire" du prunier de Briançon.
marmouset [zé] n.m. Petite figure grotesque. Fig. Petit garçon. Homme de petite taille. Chenet de fonte, dont une extrémité est ornée d'une figure.
M armonti'l,
de marmor, mar-
Marmotle des Alpes.
Per-
Marmousets ou Hommes de peu, nom sous lequel on désigna les conseillers de Charles V demeurés en fonctions sous Charles VI. Les principaux élaient Olivier de Clisson, Bureau de la Rivière, Le Mercier, Arnaud de Cortic. Ils s'appliquèrent à réformer la justice, et rétablirent la prévôté de Paris. Le duc de Bourgogne les exila ou les fit mettre a la Bastille, après la démence du roi, malgré la sagesse de leur administration (1392).
marmousette [zi:-te] n. f. Fam. Petite fille. Femme de petite taille.
Marmoutier [ti-é], bourg d'Alsace-Lorraine (Basse-Alsace), près des Vosges; 2000 h. Carrières.
Marmoutier, abbaye de France, sur le territoire de la commune de Sainte-Radegonde (Indre-et- Loire), à 3 kil. de Tours. Elle fut fondée en 372 par saint Martin et supprimée en 1791. Il en subsiste d'intéressants vestiges.
marmouton n. m. Nom vulgaire du bélier. Bélier pour enfoncer les pieux.
mamage n. m. Action d'incorporer de la marne à une terre arable.
— Encycl. Le marnage facilite la nitrification, c'est-à-dire l'assimilation de l'azote organique et, à la faveur de certaines réactions, l'assimilation de quelques principes minéraux. Il provoque la destruction de l'humus et, par là, épuise nécessairement la terre. Le marnage suppose donc comme contrepartie nécessaire l'emploi de fumier de ferme ou d'autres engrais organiques.
On pratique le marnage aussitôt après les semailles d'automne. On dispose la marne en petits tas (marnons), puis on la mélange au sol par lanour et hersage; il faut l'enfouir très peu profondément. Les indices qu'une terre a besoin d'être marnée sont la décroissance des récoltes, malgré d'abondantes et régulières fumures et la réapparition des plantes calciluges.
marnais [ne] n. m. Grand bateau peu profond servant surtout à transporter le charbon de bois sur la Marne.
Mamay [né], ch -1. de c. (Haute-Saône), arr. de Gray, sur l'Ognon : 830 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 19 comm., et s. 000 h.
Mamaz, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 8 kil. de Bonneville, prés de l'Arve; 1.400 h. Horlogerie.
marne n. f. (lat. marga). Terre calcaire mêlée d'argile, dont on se sert pour amender le sol.
— Encycl. Agric. L'agriculture fait usage des marnes argileuses et des marnes calcaires. La marne est tantôt engrais et tantôt amendement : engrais, puisqu'elle renferme des éléments utiles (chaux par exemple et potasse); amendement, en ce sens que les marnes calcaires diminuent la compacité des terres argileuses, tandis que les marnes argileuses donnent du corps aux terres légères. De plus, elle exalte les propriétés fertilisantes de la terre.