M E II
mercanti mèr n. m. Marchand dans li . d'Orient et d'Afrique, ou à la suite des ara Bas commerçant.
mercantile i/o, adj. [ital. nu nautile . Qui concerne le commerce ; opérations mercantiles. Qui porte à l'excès l'amour du gain : esprit mercantile.
marcantilement mer, mun] adv. D'une
façon mercantile.
mercantilisme mir. lis-me] n. m. Action de faire le commerce avec un esprit étroit et la passion âpre du gain. Commerc ■ en Lrcnéral.
mercantiliste mèr, lis-tt] n. m. Partisan outré du commerce.
mercantille 'mèr, il mil.. e] n. f. Petil merci sans importance.
mercaptal î mér n.m Acétate sulfuré, que l'on obtient en rai oit agir I acide chlorhydrique un mélange d,- d.-ux parties d'un mercaptan et une partie d'un aldéhyde.
mercaptan [mèr] n. m. l. mercure, et de capter . Al.-ooi dans lequel l'oxygène est remplacé
par du soufre : e est un liquid ■ d odeur fétide, et qui
attaque le mercure. (Les mercaptans sont des alcools
sulfurés.!
Mercator (Gérard Kremer. dit), mathématicien et géographe hollandais, né a RflpelmoD.de, m. â Duisbourg (1512-1594
Il fui un des fondateurs de la géographie mathématique
moderne et donna son nom a un système de projections dans lequel les longitudes sont représentées par des droites parallèles equn listantes et les degrés de latitude par des droites parallèles perpendiculaires au méridien. Il l'ut long cinps au service de Charles-Quint.
mercenaire mér-senè-re] adj. (lut. mercenarius;
d.- merx, inen is, marchandise). Qui se fait pou." de l'argent : travail mercenaire.
Qui t'ait payer sa peine, ses services : homme, soldat mercenaire. Avide de gain: unie mercenaire. X. Personne qui travaille pour un salaire convenu. N. ni. Soldat qui sert a prix d'argent un gouvernement étranger: les mercenaires de Carthage se révoltèrent mutée leurs chefs.
Mercenaires (guerre des), révolte des mercenaires à la solde de Carthage. après la première gneiT* punique, sous la conduite de Spendius et Mathos (241 av. J.-C). Elle dura trois ans et demi et l'ut signalée par des horreurs qui la tirent appeler la guerre inexpiable. Les mercenaires furent vaincus par Aniilcar Barca. Cette guerre inspira à Flaubert son roman de Salammbô.
mercenairement [mèr-se-nè^re-man] adv.
D'une manière mercenaire.
mercenariat r»/,/-. ri-a] n. m. Etat de mercenaire: le mercenarial militaire /tarissait, uur XVe et xvr3 siècles.
mercenarisme mèr, rjs-me] n. m. Esprit mercenaire.
mercenarité [mir] n. f. Caractère de ce qui est mercenaire.
mercerie [mèr-se-ri n. f. Commerce, marchandises, boutique du mercier. Ensemble des merciers.
mercerisage [mèr, za-je] n m. (de Merccr. nom de l'inventeur). Action d'imprégner les fils et tissus de coton préalablement tendus, d'une solution de soude caustique pour les rendre brillants.
merceriseite [mèr, :■■-/;; n. f. Sorte de satinette obtenue par mercerisage.
mercerot [mér-se-ro] n. m. Petit mercier; porte-balle.
Merchfem, comm. .'e Belgique (Brabant. arr. de Bruxelles); 5.710 h. Distilleries, teintureries.
merci [mèr-si] n. f. (du lat. merces, salaire). Miséricorde, pitié, grâce : crier, implorer merci. Demandei' merci, se reconnaître vaincu, demandergrâce.
bon d'amoureuse merci, don de soimême, en parlant d'une femme. Recevoir à merci, pardonner, faire grâce. Dieu merci, grâce a Dieu ; heureusement. Suas mini . sans pitié. A merci, â discrétion, à volonté. Etre n la merci de quelqu'un, à sa discrétion. N*. m. Remerciement. 'N'a pas de plur.)
Merci {ardre de lui ou de la Rédemption, ordre religieux fondé en 1223. et qui se consacrait au rachat des prisonniers faits par les infidèles.
Mercié (Antonin). sculpteur français, né à Toulouse en 1845, auteur du Gloria métis, du Génie des arts, du Souvenir et de nombreux monuments et statues, c'est un artiste au talent délicat et d'une rare habileté technique.
mercier mèrsi-i . èren. (lat.pop. merciarius; de merx, mercis, marchandise . Personne qui vend de menus objets servant au travail des femmes, des couturières, etc., au vêtement et â la parure (fil. aiguilles, boutons, etc. . Prov.: A petit mercier petit panier, il faut proportionner ses projets, ses affaires à ses ressources.
Mercier [mèr-si-é] (Louis-Sébastien), littérateur, né et m. â Paris (1740-18H ; auteur d'ouvrages très variés: Essai sur l'Art dramatique ; l'An îiiO ; Néologie, et spécialement d'un ires curieux Tcbleau de Paris, qui est un document de premier ordre pour l'étude des mœurs de la fin du xvnr s.
Mercier 'Auguste), général et homme politique français, né à Arras en 1838. Ministre de la guerre en 1893-1895, il fit poursuivre le capitaine Dreyfus pour crime de haute trahison et devint l'un des membres les plus en vue du parti nationaliste.
Mercier de La Rivière, économiste français de l'école des physiocrates, in. à Paris ( 1 720-1793 ;
Merckem, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Dixmude . près de l'Ypeiiee. 3 640 h. Dentelles.
MER
MÉR
(Corrèze), arr. et 710 h. — Lecant.
Mercœur [kew], oh.-l. de
40 kil. Je Tulle, près du Deyroux; a 11 comm., et 6-570 h.
MerCOBUT (Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de), né à Nomény (Meurthe), m. à Nuremberg (1568-1602), fils de Nicolas de Lorraine, chef de la Ligue après la mort des Guises. Il fut L'adversaire de Henri III, mais, après avoir pendant quelque temps résiste en Bretagne, avec le concours des Espagnols, il dut faire si soumission à Henri IV. Il mourut dans les rangs des Impériaux au cours d'uue campagne contre les Turcs.
mercoret [rè] n. m. Nom vulgaire de la mereuriale annuelle.
mercredi [nier] n. m. (du lat. Mercurii dies, jour de Mercure Le quatrième jour de la semaine. Uert redi des cendres, le premier jour de carême, lendemain du mardi gras.
mercure [mér] n. m. (du lat. Mercurius, M ir cure, dieu des marchands [tncrx , marchandise]). Corps métallique, liquide et d'un blanc d'argent, qu'on appelle aussi vulgairement vif-argent.
— Encycl. Chiot. Le mercure se retire du cinabre ou sulfure de mercure naturel, que l'on trouve en masses d'un rouge vif à Idria (Autriche), Almaden (Espagne), New-AImaden (Californie), etc. On obtient fe mercure en grillant le sulfure. Cest un métal blanc et brillant; son symbole est Hg, sa densité 13,59, son poids atomique 200. 11 se solidifie à — 40° et bout à 350°. Il s'oxyde lentement au contact de l'air, plus rapidement si la température est élevée à 350°, en donnant naissance à de l'oxyde rouge, appelé aussi précipité per se ; c'est à l'aide de cet oxyde que Lavoisier a établi la composition de l'air.
Le mercure est utilisé dans la construction de certains appareils de physique : thermomètres, baromètres; il sert à l'étamage des glaces : il forme avec certains métaux des alliages appelés amalgames. Tous les amalgames sont décomposés par la chaleur, avec volatilisation du mercure. La facilité avec laquelle le mercure s'allie le fait employer dans l'extraction de l'or et de l'argent. Le mcrcsre et ses composés sont utilisés en thérapeutique ; le sulfure mercurigue HgS se présente sous deux états: par union directe du. soufre et du mercure, corps noir portant le nom i'éthiur» minéral; par sublimation ou à l'état naturel,- corps rouge constituant le cinabre ou vermillon employé en peinture. Le fulminate de mercure, obtenu en traitant le mercure par l'alcool et l'acide azotique, est employé comme explosif, etc.
— Thérap. Le mercure est, surtout, le spécifique de la syphilis, mais il s'emploie dans bien d'autres maladies. 11 a été utilisé comme corps pesant dans le volvulus pour détruire l'enroulement intestinal. A ce même état métallique, il sert à faire la pommade mercurielle ou onguent napolitain, la pommade mercurielle faible ou onguent gris, l'emplâtre de Yigo. Mais ce sont surtout ses sels qui sont employés. L'oxyde de mercure et le sulfure sont utilisés en pommade ; le protochlorure ou calomel est un purgatif; le bichlorure est un antiseptique puissant ; le protoiodure entre dans diverses pilules et pommades. Divers sels organiques (cyanure, benzoate, etc.) sont utilisés de préférence en injections hypodermiques.
Le traitement parles sels de mercure, qui sont tous toxiques, donne lieu souvent à des phénomènes d'intoxication décrits au mot hydrargyrisme.
mercure n. m. Fam. Messager, entremetteur.
Mercure, fils de Jupiter, messager des dieux et lui-même dieu de l'éloquence, du commerce et des voleurs. II était le patron des marchands et des corporations. Mercure est représenté sous la forme d'un jeune homme, à la chevelure ceinte d'une bandelette, vêtu d'une chlamyde (ou nu), coiffé d'un pilos de feutre ou d'un chapeau plat à bords courts et orné souvent de deux ailes, avec un caducée à la main et des ailettes aux pieds. Il est d'origine italienne, et fut tardivement confondu avec VHermès des Grecs, (ilyth.) Le doigt de Mercure, l'auriculaire.
Mercure, petite planète, la plus rapprochée
du soleil. V. PLANÈTE.
— Encycl. Astron. >c Mercure, que l'on désigne par le caractère ¥ . ne s'éloigne jamais du soleil au delà d'une distance angulaire de 29». Il présente toujours la même face au soleil, car la durée de rotation de la planète sur elle-même est égale à la durée de révolution autour du soleil. Dans son élongation maximum, elle brille un peu au-dessus de l'horizon comme une très belle étoile. Sa distance moyenne au soleil est de 58 millions de kilomètres ; sa distance moyenne à la terre, de 110 millions de kilomètres; son volume est environ le seizième de celui de la terre ; il décrit sa révolution autour du soleil en 88 jours, reçoit 7 fois plus de chaleur que la terre; quant à sa rotation sur lui-même, elle est encore incertaine. Mercure présente des phases comme la lime. Les passag -s de Mt-rcure sur le disque du soleil sont assez rares à cause de l'inclinaison de son orbite sur l'écliptique; en tout cas, ils sont de la plus haute utilité au point de vue de la théorie de cette planète, qui présente de grandes difficultés, et qui n'est pas encore édifiée d'uue façon complète.
Mercure, dit l'Antinous du Belvédère, statue antique en marbre de Paros. au \ atican. La perfection du'dessin et du mo- " delé, la simplicité et ladignité de l'attitude font de cette statue un des chefsd'œuvre de l'art antique.
Mercure assis, statue antique, en bronze ; muléc de Naples.
Mercure attachant ses talonnières, statue en bronze de Rude (1834), au Louvre: — de Pigalle, même musée.
Mercure enlevant Hëbé, groupe de Jean de Bologne ; au Louvre.
Mercure et le Bûcheron, tableau de Salvator Galicry.
Mercure instruisant Cupidon, chef-d'œuvre du
--. a la National Gallery (Londres); Venu,
■ a la leçon. C'est, avec VAntinpe du Louvre
la femme la plus admirable qu'ait peinte le Corn -
Ba; à la National
Mercure volant, statue de Jean de Bologne, au musée des Offices ; mouvement et attitude d'une hardiesse merveilleuse.
Mercure de France [le] , recueil périodique, fondé en 1672 par Donneau de Visé et continué par divers auteurs, notamment Dufresny, Lefèvre, l'abbé Buchet, etc., jusqu'au commencement du xtx0 siècle. Il était consacré aux nouvelles de cour, aux petites pièces de vers et aux anecdotes. Mallet du Pan et plus tard La Harpe comptèrent parmi ses derniers rédacteurs. Il disparut en 1825.
Mercure galant ou la Comédie sans titre, comédie en cinq actes et en vers de Boursault, amusante série de scènes à tiroir. C'est là que figure le soldat La Rissole et le procureur Sangsue (1083).
mercureux [mer-kwreu] adj. m. Se dit d'un oxyde de mercure : oxyde mercureux.
mereurey [mèr-ku-re] n. m. Vin récolté dans la commune et les environs de Mereurey : le mercure;/ est fin et d'un bouquet agréable.
Mereurey, comm. de Saône-et-Loire. arr. et à 8 kil. de Chalon-sur-Saône, près d'un affluent de l'Orbise; 620 h. Vins renommés
mercurial [mèr] n. m. Médicament contenant du mercure ou un sel de mercure. (Ne s'emploie qu'au pluriel.)
mercuriale [mèr] n. f. (du lat. Mercurius, Mercure, dieu du commerce) Etat des prix courants des denrées vendues sur un marché public : la mercuriale des blés.
— Encycl. La rédaction des mercuriales se fait, immédiatement après la clôture des ventes, d'après les déclarations des marchands ou de leurs facteurs. Elles servent au public de guide pour les opérations commerciales ; elles permettent aux tribunaux de déterminer le montant de certaines dettes ou indemnités, et aux maires de fixer la taxe du pain et de la viande, quand il y a lieu.
mercuriale hnèr] n. f. (du lat. Mercurii dies, mercredi). Assemblée que les corps judiciaires tenaient chaque mercredi, et où le ministère public présentait ses observations sur la manière dont la justice avait été rendue. Discours prononcé dans cette assemblée : d'Aguesseau a prononcé de remarquables mercuriales. Par ext. Remontrance, réprimande : recevoir une verte mercuriale.
Mercu riales, discours judiciaires de d'Aguesseau, onvrage encore aujourd'hui estimé.
Il y traite , dans une langue robuste et pleine de souvenirs classiques, des devoirs des magistrats.
mercuriale [mer]
n. f. Genre d'euphorbiacées indigènes.
— Encycl. Les mercuriales sont des herbes annuelles ou vivaces, dont on connaît six espèces. La mercuriale annuelle, commune en France dans les moissons et appelée vulgairement fovrole,rinberge, ortie bâtarde, est considérée comme une mauvaise herbe Ses feuilles sont employées à la préparation de lavements, d'infusions, de décoctions et d'un miel purgatif (miel de mercuriale).
mercurialine [mer] n. f. Alcaloïde existant dans la mercuriale.
mercurialissr [mer, zé] v. a. Provoquer chez quelqu'un le mercurialisme ou hydrargyrisme.
mercurialisme n. m. Syn. de hyiirargyrisme.
mercuriel, elle [mèr-ku-ri-èl, ê-le] adj. Qui contient du mercure : pommade mercurielle. Produit par le mercure : stomatite mercurielle.
mercurien, enne [mèr-ku^i-in, i-ne] adj. et n. Se. occ. Se dit de celui qui est placé sous l'influence de Mercure.
merCUrifère[mi'r]adj.Qui contient du mercure.
mercurifleation [mèr, si-on] n. f. Alchim.' Conversion prétendue d'un métal en mercure.
mercurique \mèr] adj. m. Se dit d'un oxyde de mercure, plus oxygéné que l'oxyde mercureux.
Mercury-Gémilly, comm. de Savoie, arr.
et à 5 kil. d'Albertville, prés de l'Isère; 1.340 h.
Mercy (François de), général allemand, né à Longwy, vaincu à Fribourg par Condé et Turenne et tué à Nordlingen en 1645. Il fut enterré près du champ de bataille, et on grava sur son tombeau l'épitaphe célèbre: sta, viator, heroem calcas (arrête, voyageur, tu foules un héros).
Mercy-Argeilteau (François de), diplomate autrichien, ambassadeur d'Autriche à Paris, à la fin du règne de Louis XVI, m. à Londres en 1797. Sa correspondance est précieuse à consulter pour l'histoire des débuts de la Révolution.
Merda dit Méda (Charles-André), gendarme, meurtrier présumé de Robespierre le 9-Thermidor. 11 mourut colonel à La Moskowa (1770-1212).
merdaille [mér-da, Il mil., e] n. f. Merdeux; troupe importune d'enfants. Syn. merdaii.lerie.
merdaillon [mèr-da, Il mil., o»î] n. m. Petit merdeux; enfant malpropre ou importun.
merde [mir-de] n. f. (lat. merda). Gros excrément de l'homme et de quelques animaux: merde de chien, de chat. De merde, se dit de quelque chose que l'on veut mépriser. Adjectiv. Merde (ou caca) d'oie, qui a la couleur de la merde de l'oie, entre jaune et vert. Prov. et loc. prov. : Plus on remue la merde, plus elle pue, plus on approfondit une affaire honteuse, plus on y découvre d'infamies. H y a de la merde au bout du bâton, c'est une sale affaire, ou l'on ne peut trouver que de la honte.
merdeux, euse [mer deu, eU-ze] adj. Sali de
merde : enfant, linge merdeux. Loc. fam. Bâton tuerdeu /■, personne intraitable et qui ressemble à un bâton sale qu'on ne sait par où saisir. Substantif.
/'/;/. Enfant ou personne sans importai..
merdicole [?nèr[ adj. (du lat. merda, me,-, le. el colère, habiter.. Qui babil le créments : in- <eete merdi' oie.
Mercuriale : a, fleur mâle b, fleur femelle.
Merdrignac [pnak], eh.-l. de c. (Cotes-du- Nord, arr. et à 30 kil. de Loudéac ; 3.U0 h. Fer. —
mère n. f. (lat. mater). Femme qui a mis au monde un ou plusieurs enfants: Agrippine était la mère de Néron. Se dit aussi des femelles des animaux : la mère nourrit ses petits- Fig. Celle qui donne des soins maternels: mère des pauvretsjïitxe familier que l'on donne aune femme du peuple d'un âge avancé: la mire François, Supérieure d'un couvent: mère abesse. Objet auquel un autre doit son existence : la vigne est la mère du vin. Pays, lieu où une chose a commencé : la Grèce, mère des arts. Cause : l'oisiveté est la mère de tous les vices. Mère de famille, femme mariée qui a des enfants. Notre mère commune, la terre. Mère de Dieu, Marie, mère de Jésus. Notre première mère, Eve. La mère des fidèles, l'Eglise. La mère des dieux, surnom de Cybèle. Mère patrie, pays qui a fondé une colonie Maison mère, se dit dans les communautés religieuses, du principal établissement de l'ordre, dont relèvent tous les établissements secondaires. Mère branche, grosse branche qui tient au tronc. Rameau principal à l'origine d'un cours d'eau. JWère de vinaigre, amas gélatineux qui se forme dans les liquides alcooliques pendant la fermentation acétique (c'est une agglomération de cellules du mycoderma aceti). Tcchn. Contre-épreuve en plâtre du modèle type, qui. par le surmoulage, sert à faire des moules destinés à la fabrication des pièces de poterie. Théât. Mère noble, rôle de femme âgée et d'une condition élevée. Il n'est /ils de bonne mère qui... il n'est pas de personne bien née qui. Adjectiv. Reine mire, reine douairière. Langue mire, dontl'évolution dialectale a donné naissance à de nouveaux idiomes. Idée mère, idée maitresse d'un ouvrage. Eau mère, eau de cristallisation après le dépôt des cristaux. Allus littér :
L'asile le plu* sûr est le ^eiu d'une mère,
vers d'une fable de Florian (III, 1), la Mère, l'Enfant et les Sarigues. V. lecture, et Mérite des femmes.
Mère confidente (la), comédie en trois actes, en prose, de Marivaux, qui par certains côtés pathétiques se rapproche du drame bourgeois. Une mère, en provoquant adroitement les confidences de sa tille, la sauve d'un mauvais pas (1735).
Mère coupable (la) ou V Autre Tartufe, drame de Beaumarchais, en cinq actes et en prose. Il parait être la suite du Barbier île Sèville et du Mariage de Figaro, mais il n'a guère de rapport avec ces deux comédies que par le nom des personnages. C'est une pièce du genre larmoyant, qui ne vaut pas les autres comédies du même auteur. Sous les traits de B'egears, répétition du Tartufe de Molière, Beaumarchais diffame odieusement un de ses ennemis. Bergasse (1792).
mère adj. (du lat. merus, pur). Pur. Mère goutte, vin qui coule de la cuve ou du pressoir avant que le raisin ait été pressé. Mère laine, laine la plus fine qui se tond sur le dos des brebis.
Méré (POLTROT de). V. PoLTROT.
Méré (Georges Brossin, chevalier de), moraliste français, né en Poitou vers 1610, m. au château de Baussay, près de Niort, en 1685. Dans ses Conversations, il a rassemblé, eu un style précieux et piquant, toutes les règles du bien-vivre selon le monde. Il a exercé une certaine influence sur Pascal.
méreau [rô] n. m. Palet pour jouer à la marelle. Jeton de présence qu'on distribuait aux membres d'un chapitre.
Mereditll (George), poète et romancier anglais, né dans le lianipshire en 1828. Ses recueils de vers : l'Amour moderne, Poèmes et Chants lyriques de la joie et de la terre, etc, se recommandent par la beauté et la distinction du style; mais il est plus populaire par ses romans, d'une grande valeur psychologique et sociale : l'Epreuve de Richard Feverel, l'Egoïste, etc.
mérelle n. f. v. marelle.
mérellier [ré-li-é] n. m. Surface sur laquelle on a tracé une figure pour jouer à la mérelle.
mérenchyme [ran-cM-me] n. m. Dot. Tissu utriculaire, formé d'utricules sphéroïdales, peu adhérentes les unes aux autres.
mérendère [ran] n. f. Genre de liliacées, voisines des colchiques : la mérendère croît dans les Pyrénées.
mérétrice ou mérétrix [triks] n. f. (lat.
meretrix). Courtisane. iVx.) Genre de mollusques gastéropodes, des mers chaudes et tempérées.
Méreville, ch.-l. c. (Seine-et-Oise), arr. et à 18 kil. d'Etampes ; 1.510 h. Chaux. — Le cant. a 20 comm., et 9.560 h.
mergule [mèr] n. m. Oiseau du genre guillemot.
Mériadec [saint], évéque de Vannes, né en Bretagne vers 610, m. à Vannes vers 670. Fête le 7 janvier.
Mérian, famille d'artistes suisses : Mathieu l'Ancien (1593-1650;, graveur et libraire, auteur des Icônes biblicœ; son fils, Mathieu le Jeune, né à Bâle, m. à Francfort (1621-1687), peintre portraitiste ; et sa fille Sibylle, née à F'rancfort, m. à Amsterdam (1647-1717), femme peintre naturaliste.
Mérida, v. d'Espagne (prov. de Badajoz), sur le Guadiana; 11.000 h. Patrie de sainte Eulalie. Ruines romaines.
Mérida, v. du Mexique, capit. du Yucatan ; 43.000 h. Cotonnades, toiles.
méride n. f. (gr. meris). Chacune des parties de l'octave divisée en 43 parties égales.
méridé n. m. (du gr. meros, part). Iliol. Association de plastides.
méridien, enne [di-in, i-ne] adj. (du lat. mc-
ridianus, du midi). Qui a rapport au midi : exposition méridienne. Ombre méridienne, celle que projette un objet à midi. Hauteur méridienne, hauteur d'un astre au-dessus de l'horizon à son passage au méridien. Lunette méridienne, cercle méridien, instruments dont on se sert en astronomie. N. m. Grand cercle qui passe par les deux pôles et divise le globe terrestre en deux hémisphères. Plan passant par l'axe d'une surface de révolution. Méridien Origine ou premier méridien, méridien par rapport auquel on compte les degrés de longitude. M>ri dien origine, du premier méridien, méridien par rapport auquel on compte les dcgi Méridien magnétique, plan vertical qui contit lirection de l'aiguille aimantée. N f Ligne tracée sur une surface de révolution, dans le plan d'un
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méridien. Méridienne d'un lieu, intersection du plan méridien du lieu avec l'horizon. Sommeil pria après midi :
faire In méridienne. Sorte <le canapé sur lequel on peul s'étendre et sommeiller pendant le jour.
— Encyci. .
Le méridien ,
qui passe par les pôles de la terre et qui partage la sphère eu /": misphère oriental et hémisphère occident/il, s'appelle ainsi parce qu'il est midi pour tous les lieux p tr lesquels il passe lorsque le soleil est parvenu dans le plan de ce cercle. Un homme qui irait d'un pôle & l'autre par une ligne droite ne changerait pas de méridien, au lieu qu'il en changerait à chaque pas, s il allait sur une ligne droite d'orient en occident, ou d'occident en orient. Il y a donc autant de méridiens que l'on peut prendre de points sur l'équateur. V. LATITUDE,
méridional, e, aux adj. (iat. méridionaux).
Qui est au midi : les contrées méridionales de l'Eu rope. Qui est propre aux peuples du Midi : accent méridional. N. Personne qui est du Midi (en ce sens, prend une majuscule): les Méridionaux ont une imagination vive.
Mérignac, comm.de la Gironde, arr. et à 6 kil. de Bordeaux ; 7.420 h. Vins de Graves.
mérille [Il mil.] n. f. Cépage rouge cultivé dans le sud ouest de la France (Dordogne, Gironde, Tarnct-Garonne, Charentes).
Mérimée (Prosper), romancier français, né à Paris, m. à Cannes (1803-1870) ; auteur de célèbres romans (Colomba, Chronique de Charles IX), et de nombreuses nouvelles d'un art choisi et concentré, d'un style sobre, précis, châtié (Carmen, Tamango, Matteo Falcone, l'Enlèvement de la redoute, la Vénus d Jlle, etc.). Inspecteur des monuments historiques, il contribua pour une grande part à la conservation des anci -ns édifices français. Ses Lettres à une inconnue, à une autre inconnue, à Panizzi.
sont vine amusante peinture de la société du second empire, en même temps qu'elles nous révêlent les meilleurs côtés du caractère de l'auteur.
Merindol, comm. de V .u cluse, arr- età33 kil. d'Apt ; 790h.
Ch. de f. P.-L.-M. Huileries, scieries. Tristement célèbre par les massacres des vaudois en 1545.
méringenne [je- ne] ou méringeanne
[ja-ne] n. f. Un des noms vulgaires de l'aubergine. meringue {rin-ghe\ n. f Pâtisserie délicate, faite de olancs d'oeufs cl de sucre.
— Encycl. l'Aliss. On fouette en neige six blancs d'œufs, auxquels on incorpore peu à peu 250 gr. de sucre ei un zeste de citron. On prend de cette pâte avec une cuiller et on la dépose sur du papier blanc placé sur une tôle : on glace avec du sucre en poudre et l'on tait cuire à feu doux. On peut garnir l'intérieur des meringues avec de la crènn ou des marmelades.
meringuer [ghé] v. a. Disposer en meringue. Recouvrir d'une pâte de meringue.
mérinos [noss] n.m. (de l'espagn. merino, troupeau errant). Mouton de race espagnole. Etoffe faite de sa laine : un châle de mérinos. Pop. Laisser pisser le mérinos, attendre le moment favorable.Adjectiv. : une brebis mérinos.
— Encycl . La race mérinos, probablement originaire de l'Afrique septentrionale, serait passée en Espagne et devenue au xvi» siècle pour ce pays une source j[tl,„0,.
importante de richesse.
Colbert, puis Daubenton en introduisirent quelques individus en France et la race se multiplia. Aujourd'hui, il en existe des représentants un peu partout. Les variétés les plus estimées sont celles de la Bourgogne (Châtillonais), de Soissons, de la Beauce, de la Brie et de la Champagne,
Les moutons mérinos ont été longtemps considérés uniquement comme producteurs de laine et la race possède d'ailleurs des aptitudes remarquables sous ce rapport ; aujourd'hui ils fournissent encore les
laines les plus fines et est parvenu, par sélections et croisements, a eu faire aussi des animaux de boucherie , dont la viande estabondante et d'excellente qualité. Les croisements ont été faits le plus souvent avec des moutons anglais de Dishley.
merise [W-se] n. f.
Fruit du merisier.
mériséfsé], eadj.
l'ath. Se dit d'une tumeur, d'une pustule, ayant l'aspect de la merise.
merisier [zi-é]
n. m. Cerisier sauvage.
— Encycl. Le merisier (prunus avium , ou cerisier sauvagp .
est un grand arbre des
les plus estimées : mais on
a, coupe de la tleur.
pays tempérés, à cyme pyramidale, à (leurs blanches, apparaissant avant les feuilles, et à fruits noirs et peu charnus (merises). Ces fruits, un peu surets à l'état frais, servent à préparer des confitures, des liqueurs; distillés, ils donnent le Itirseh : le
bois est employé en tabletterie; on en fait aussi <!• s pipes,
mérismatique [ris-ma] adj. se dit quelquefois de la reproduction qui a heu par d ou segmentation.
mérisme [rts-wte] n. m. (du gr. merisma, partic). Nom employé par certains botanistes pour désigner l'eus initie des champignons du genre polyporc.
qui sont très ramilles.
méristème Ws-iè-me] n. m. (du gr. meris partie, et stima, fil,. Tissu jeune, dont les cellules, en voie de cloisonnement sont fortement serrées
e nies contre les autres et de forme polyédrique.
mériStémone [slé] adj. (du gr. méris, partie, et slémon, fil). Bot. Se dit d'un androcée dans lequel les étamines se ramifient.
mérisîique [ris-ti-ke] adj. (du gr. merUtoi,
divisible.]. Variation méristigue, variation de nombre et de position des organes similaires. [On la rencontre dans beaucoup d'organes, deiigls, dents, vertèbres, etc., qui peuvent se rencontrer en nombre supérieur à la normale.)
méritant [tan], e adj. Qui a du mérite : écolier, serviteur très méritant.
merits n. m. (lat. meritum). Ce qui rend une personne digne de récompense, d'estime : un homme de mérite. Ce qui rend une action digne d'éloge ou de récompense : le mérite d'une aetion, d'une œuvre d'art. Ce qui rend une chose utile ou agréable : le mérite d'un vin. Par ext. Personne qui a du mérite : le vrai mérite est modeste. Se faire un mérite d'une chose, en tirer gloire. *'e donner le mérite de, s'attribuer l'honneur de. Ant. Démérite.
Mérite (ordre du). Ce nom a été donné à un grand nombre d'ordres de chevalerie destinés a récompenser le mérite dans ses divers genres : agricole, artistique, civil, industriel, littéraire, militaire, naval, scientifique Nous citerons les principaux (v. le tableau de la page 167) ;
France. Ordre du mérite agricole, institué en 1883 pour récompenser les services rendus a l'agriculture, modifié en 1887 ; trois classes : chevalier, officier, commandeur ; ruban vert avec un filet rouge sur chaque bord- Ordre du mérite militaire, fondé en 1759 par Louis XV ; il a cessé d'être conféré en 18J0.
Allemagne. Croix de mérite, instituée en 1871 par Guillaume Ier, roi de Prusse et empereur d'Allemagne, pour les dames. Ruban blanc liséré de noir.
Anhalt (duché d'). Ordre du mérite pour les arts et les sciences, institué en 1873 ; une seule classe : ruban à trois raies verticales, rouge, vert, rouge.
Autriche. Croix du mérite civil, instituée en 1850 par François-Joseph I", empereur. Comprend quatre classes ; ruban rouge foncé. Décoration du mérite artistique et littéraire, fondée en 1887 en faveur des artistes et littérateurs des deux sexes ; ruban rouge foncé. Croix de mérite ecclésiastique, instituée par François 1" en 1801, en faveur des aumôniers de régiment ; deux classes : ruban blanc à trois raies rouges verticales.
Bade (grand-duché de). Ordre du mérite militaire. V. Charles-Frédéric.
Bavière. Ordre du mérite de Saint-Michel. V. Michel (ordre de Saint-). Ordre du mérite civil. V. couronne de Bavière. Ordre du mérite )nilitaire, fondé en 1866 par Louis II ; cinq classes : ruban blanc liséré de bleu. Croix de mérite, instituée par Louis II en 1870 et réservée aux dames ; ruban bleu pâle.
Belgique. Ordre pour le mérite civil ou décoration civique, fondé en 1867 par Léopold II ; ruban rouge ponceau. à deux raies noires pour les services administratifs ; ruban rouge ponceau à deux raies noires lisérées de jaune pour les actes de courage et dé dévouement ; deux classes (médaille et croix} : la première divisée en deux degrés (or et argent), la seconde en trois (or, argent et bronze).
Bulgarie. Ordre national pour le mérite, institué en 1891 par Ferdinand 1er; six classes : ruban blanc à double liséré rouge et vert.
Chine. Ordre du mérite. V. dragon.
Espagne. Ordre du mérite militaire, fondé en 1864 par la reine Isabelle II ; quatre classes : ruban à trois raies égales, deux rouges et une blanche au milieu pour les services militaires, deux blanches et une rouge au milieu pour les autres services. Ordre du mérite naval, fondé en 1866 par Isabelle II; quatre classes : ruban a trois raies verticales égales, deux rouges et une jaune au milieu.
Hesse (grand-duché de). Ordre du mérite militaire, institué en 1870 par le grand-duc Louis II ; une seule classe : ruban bleu clair à liséré blanc.
Indes. Ordre indien ou pour le mérite, v. indien.
Italie. Ordre du mérite agricole et industriel, institué en 1898 ; une seule classe : ruban à raies horizontales vertes et rouges.
Japon. Médaille pour le mérite militaire, instituée par l'empereur Mutsuhito ; ruban blanc bordé de vert.
Oldenbourg (grand-duché d'). Ordre du mérite civil et militaire. V. Pierre-Frédéric-Louis.
Portugal. Ordre du mérite militaire d'Aviz. V. Aviz.
Prusse. Ordre du mérite militaire et civil, fondé en 1740 par Frédéric II, qui en avait fait seulement un ordre militaire, auquel Frédér'c-Guillaume IV ajouta en 1842 une classe civile. Le bijou diffère pour les militaires et les civils ; mais le ruban est le même pour les deux catégories : noir, à liséré blanc.
Saint-Marin (république de). Médaille )>our le mérite civil et militaire, instituée en 1852 par le Con seil souverain ; trois classes (or, argent, bronze); ruban bleu à liséré rouge.
Saxe (royaume de). Ordre du mérite, institué en 1815 par rrédéric-Auguste I«r et réorganisé en 1849 par Frédéric-Auguste II ; cinq classes : ruban blanc a liséré vert.
Saxe-Coiîourg (duché de). Médaille pour le mérite, instituée en 1869 par Ernest II en faveur des dames qui donnent des soins aux blessés et aux malades ; une seule classe: ruban vert à une raie blanche sur chaque bord.
Saxe-Meininoen (duché de). Ordre du mérite pour les sciences et les arts, fondé en 1874 par Georges II ; deux classes : ruban vert.
Turquie. Ordre du mérite.Y. Nichan-Imtiaz.
Venezuela. Ordre du mérite, fondé en 1860 ; trois classes ; ruban rouge avec une raie bleu pâle de chaque côté.
Waldeck-Pyrmont. Ordre du mérite militaire, fondé en 1854, modifié en 1861 et en 1878 ; trois classes :
ruban blanc à double liséré rouge et jaune. (Voir du mérite, fondée en 1857. modifiée en 1871 et en 1878 ; ti fis classes: ruban jaune liséré rouge et noir.
Wurtemberg. Ordre du m il, fondé en
1806 ■ t remplacé en 1818 par celui de la Couronne. Ordre du mérite militaire, institué en 1789 par Charles-Eugène, réorganisé en 1799; trois classes: ruban bleu foncé.
Mérite des femmes [le), poème de Legouvé (1801), peinture vraie, gracieuse et touchante des vertus, du dévouement, des devoirs et des charmes de la femme. Tout le monde connaît le vers un peu i.aif qui termine le morceau le plus populaire du poème :
Tumlm aux pied» de ce sexe à qui lu dois ta mère.
mériter lé] v. a. (de mérite). Etre digne ou passible de : mériter des éloges. Présentée ], s conditions requises pour obtenir : lettre qui mérite une réponse. Avoir besoin : nouveue gui mérite confirmation. Mériter quelque chose à quelqu'un, lui donner droit â quelque ch si <t mirage lui a ériti la croix. V. n. Bien mériter o.e, rendre un service important à : l'imprimerie a bien mérite du progrés. Ai.i.u.s. lui. :
Je n ai mérité Ni cet excès d'Iionncur, m celte indignité.
Dans Brilannicus (II. 3), réponse de Junie à Néron, qui l'a fait amener comme une criminelle et qui lui propose de l'épouser. Les vers de Racine caractérisent les personnes ou les choses que l'on déprécie avec exagération après les avoir exaltées sans mesure, ou vice versa. Ant. Démériter.
mérithalle [ta-le] n. m. Bot. Syn. de entrenœud.
méritoire adj. Louable, qui est digne d'estime, de récompense : acte, zèle méritoire.
méritoirement [man] adv. D'une manière méritoire. (Peu us.)
merl ou maerl [mérl\ n. m. Sable de plage légèrement argileux, employé pour larnendement des terres.
merlan [mer] n. in. (de merle Genre de poissons de mer, de la famille des gadidés : la chair du merlan est estimée, quoique un peu fade. Pop. Perruquier (parce que les perruquiers, au tempe où l'on portait des perruques poudrées, étaient toujours enfarinés comme des merlans qu'on va frire). Faire des yeux de merlan frit, lever les yeux au ciel d'une manière ridicule, de telle sorte qu'on n'en voit plus que le blanc.
— Encycl. Les merlans sont des poissons de taille moyenne, répandus dans l'Océan, la mer du Nord, la Méditerranée ; leur teinte générale est gris verdâtre. On les pêche à la ligne
de fond (corde -"•» •* ^y
munie de nom- MerUu.
breux hameçons)
en se servant comme appât des vers de mer et de l'athérine; les merlans pris au filet sont moins estimés.
La chair du merlan est de digestion facile; on le prépare soit au gratin, soit aux fines herbes, soit simplement frit.
merle [mer-le] n. m. (lat. merula). Oiseau de la famille des passereaux, sous-genre de grives : le merle s'apprivoise aisément. Hg. Fin merle, personne très rusée. Merle blanc, personne ou objet introuvable. Vilain merle, ou ironiq. beau merle, personne laide et désagréable. Prov. : C'est l'histoire du merle et de la merlette (ou merlesse), se dit d'une querelle futile qui se reproduit périodiquement. (Allusion à un vieux fableau où l'on voit un paysan se disputer avec sa femme sur le point de savoir si certains oiseaux sont des merles ou des merlettes, et la battre; à chaque anniversaire de la querelle, celle-ci recommença... et cela dura dix-sept années, jusqu'à la mort du paysan.) V. grive.
— Encycl. Ornith. Les merles ne diffèrent des grives (turdus), que par leur plumage plus foncé. On en connaît une quinzaine d'espèces, répandues dans tout l'ancien monde, excepté en Afrique; deux sont communes en France. Le merle commun (turdus merula) se plaît dans les bosquets et les jardins, même situés auprès des habitations ; il vit de vers, insectes, fruits et graines.
— Art culin. Le merle est un gibier assez estimé ; pour le cuire, il faut, après lui avoir retiré le gésier, le bourrer de genièvre, avec un peu de muscade râpée et de l'écorce d'orange ; on le laisse ainsi mortifier une journée, puis, cette garniture retirée, on le barde de lard et on le met à la broche.
Merle (Jean-Toussaint), auteur dramatique, publiciste et critique français, né à Montpellier, m. à Paris (1785-1852); mari de M"" Dorval ; secrétaire du maréchal Bourmont, il fut l'historiographe de l'expédition d'Alger.
Merléac, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et â 18 kil. de Loudéac. près d'une rigole alimentant le canal de Nantes à Brest; 1.480 h.
merleau [mer-l6\ ou merlot [mèr-lo] n. m.
Petit merle. Nom vulgaire du labre merle.
Merle d'Aubigné (Jean-Henri), théologien protestant et littérateur suisse, né et m. à Genève (1794-1872); auteur d'une Histoire de la Réformation, bien informée, mais souvent prolixe.
Merlerault [rô] (Le), ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 26 kil. d'Argentan ; 1.250 h. Ch. de f. O. Patrie de Pouqueville. Elevage de chevaux. — Le cant. a' 12 comm.. et 5.810 h.
merlette [mé>-/é-<e] ou merlesse [mèr-lè-se] n. f. Femelle du merle. Blas. Petit oiseau représente sans pattes ni bec.
Merlevenez, comm. du Morbihan, arr. et à 16 kil. de Lorient; 1.300 h.
merlier [mêr-li-é] n. m. Nom vulgaire du néflier.
MER
merlin [mèr] a
les bœufs Hache à dre le bnis.
merlin [mir] n. m.
(du fi a m.
ni aarline, corde de m e r). M a r.
Petite corde formée de trois fils de caret commis ensemble.
Merlin ou Myrddhin,
m. Marteau pour assommer tranchant unique pour feu-