NAR
Napoléon H.
Napoléon 111.
Napoléon en Egypte, poème de Barthélémy et Méry (1828), tentative intéressante, mais médiocrement heureuse, d'une épopée moderne.
Napoléon II (François-Charles-Joseph Bonaparte), fils de Napoléon 1" et de Marie-Louise, né à Paris, au palais des Tuileries, m. à Schœnbrunn (1S11-1832L Proclamé roi de Rome lors de sa naissance et reconnu empereur par les Chambres lors de la seconde abdication de Napoléon Ier, il vécut au château de Schœnbrunn, auprès de son aïeul, l'empereur François Il d'Autriche, sous le nom de duc de Rcichstadt. Contrairement à une légende souvent répétée, il y reçut l'éducation la plus complète, la plus soignée, et put lire tout ce qui, de son vivant, l'ut écrit sur son père. Il en avait conçu pour lui un véritable culte. Si une maladie incurable causa sa fin. celle-ci fut hâtée par le découragement du duc de Reichstadt et le sentiment de son impuissance. Ses dernières années furent consolées par l'archiduchesse Sophie, mère du futur empereur du Mexique Maximilien, et par le comte de Prokesch-Osten. — Il "a inspiré à Edmond Rostand un drame émouvant, l'Aiglon.
Napoléon III (Charles-Louis-Napoléon Bonaparte), fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et d'IIortense de Beauharnais, empereur des Français. né à Paris, au château des Tuileries, m. à Chislehurst (Angleterre) [1808-1873]. Après une jeunesse aventureuse (il fit ses études au gymnase d'Augsbourg et à l'Ecole d'artillerie de Tliun, et prit part en 1831 à l'insurrection des Romagnes contre le pape), il essaya, en 1836 à Strasbourg, en 1840 à Boulogne, de se faire acclamer comme empereur et de renverser Louis-Philippe. Condamné à la détention perpétuelle, il fut enfermé à Ham, d'où il s'échappa sous le déguisement d'un maçon, s'enfuit en Belgique et en Angleterre, revint en France après la révolution de 1848, se donna comme le représentant des idées napoléoniennes, en même temps que comme le défenseur des principes d'ordre et de stabilité sociale, fut élu dans plusieurs départements et parvint à la présidence de la République, le 10 décembre 1848. Il ne tarda pas à se trouver en conflit avec l'Assemblée. Bien qu'il eût prêté serment à la constitution, il fit arrêter, le 2 décembre 1851, les notabilitésdes partis républicain et monarchiste , déclara l'Assemblée dissoute, fit réprimer le soulèvement qui se dessinait de la population parisienne, et fit procéder à un plébiscite qui lui donna la présidence pour dix ans : la force armée et les commissions mixtes avaient fait justice des récalcitrants. L'année suivante, l'Empire était rétabli par un sénatus-eonsulte,que ratifia un second plébiscite. Louis- Napoléon avait fait, dans son discours de Bordeaux, cette promesse solennelle : l'Empire, c'est la paix. L'histoire intérieure du second Empire se divise en trois périodes: de 1832 à 18G0, Napoléon exerce un pouvoir absolu, grâce notamment à la loi de sûreté générale, votée à la suite de l'attentat d'Orsini et appliquée par le général Espinasse ; de 1860 à 1867, quelques garanties sont octroyées aux citoyens ; de 1867 à 1870, s'étend le régime qu'on a appelé l'Empire libéral (ministère Emile Ollivierj. Pour se ménager l'appui des classes laborieuses, le gouvernement entreprit de nombreux travaux publics, encouragea l'agriculture, l'industrie et le commerce, créa des institutions de bienfaisance, favorisa les institutions de crédit, etc. A l'extérieur, Napoléon, voulant exercer l'hégémonie en Europe, fit contre la Russie, de concert avec l'Angleterre, la Turquie et le Piémont, la guerre de Crimée (18SV-1856), terminée par le Congrès de Paris, alla en Chine avec l'Angleterre (1857-1860) sans en retirer d'avantages appréciables, s'empara de la Cochinchine (1859-1862), délivra l'Italie (1859), intervint malheureusement au Mexique dans une guerre où furent dépensées sans profit les meilleures ressources de notre armée (1862). puis en Italie contre les libéraux (affaire de Mentana), et, après l'unification de l'Allemagne en 1866, déclara la guerre à la Prusse, sans avoir fait aucun effort sérieux pour la préparer ; il capitula à Sedan (1" sept. 1870). L'Assemblée nationale proclama sa déchéance et, après avoir été quelque temps captif en Allemagne à Wilhelmshœhe. il se retira après la paix au château de Chislehurst, où il mourut. En 1853, il avait épousé Eugénie de Monilijo, dont il eut un [ils, Napoléon Eugène-Louis.
Napoléon III (portrait de), par Hipp. Flandrin,
(1863) : l'empereur est en costume de général, il a une
^physionomie pensive, un peu idéalisée ; par Cabanel
(1866) : costume de cour, habit noir et culotte courte ;
moins de poésie, mais une réalité frappante.
Napoléon III à Solférino, tableau de Meissonier (1864). musée du Luxembourg; petites figures peintes avec une finesse étonnante.
Napoléon le Petit, par V. Hugo (1852), livre de protestation violente contre le coup d'Etat du 2-Décembre.
Napoléon Eugène-Louis-Jean-Joseph), prince
impérial, fils unique de Napoléon III et d'Eugénie de
Montijo, né à Paris, mort en Afrique australe, où il
■prvait dans les rangs anglais, tue par les Zoulous
napoléone n. f. Genre de myrtacées de l'Afrique tropicale (Il renferme des arbustes à feuilles alternes, dont les fleurs solitaires ont une corolle ,flun beau bleu d'azur, doublée en dedans de deux collerettes pétalobles de couleur rose.)
napoléonien, enne [nUn, è-ne] adj. Qui a
rapport aux Napoléons ou à leurs partisans : l'épopée napoléonienne. N. m. Partisan des Napoléons.
napoléonisme [ais-me] n. m. Attachement à la famille ou à la politique des Napoléons. „ NaPOléon-Vendèe, nom que porta sous lEmpire La Roche-sur- Yon.
Napoléonville, nom que porta sous l'Empire la ville de Pontivy.
Napolitain, 6 [tin, è-ne], habitant ou originaire de Naples : les Napolitains. Adj. : coutumes napolitaines. Onguent napolitain, pommade mercurielle. N. f. Tissu de laine lisse, qui se tirait originairement de Naples.
Napolitaine (école). L'école napolitaine ne se distingue pas aussi nettement que les autres écoles de l'art en Italie ; cependant, si, au cours de la Renaissance et même au xvte siècle, il n'y eut véritablement pas d'école napolitaine, au xvn» siècle, le nombre de maîtres appelés à Naples concourut à faire de cette ville un centre artistique important. Avant le xvn° siècle, nous citerons Tommaso de Stefani (il Gioltino), Antonio Solario (il Zingaro), Franscesco Ruviale, Marco Cardisco (il Calabrese), Léonard (le Pistoja), Francesco Penni (le Fatlore), etc. Caravage, réfugié a Naples en 1606, peut être considéré comme le chef de In véritable école napolitaine, celle du xvn" siècle. Corenzio, Ribera et le Caracciolo tinrent de lui. Ces trois artistes empêchèrent par tous les moyens ceux qui n'étaient pas de leur coterie d'exercer la peinture à Naples. Annibal Carrache, le Josépin, le Guide furent obligés de fuir précipitamment. Le Dominiquin finit par s'empoisonner. Massimo Stanzioni, élève du Caracciolo, artiste ingénieux et abondant, est regardé comme le maître en qui s'incarnèrent le mieux les qualités et les défauts de l'école napolitaine, qui, avant de s'éteindre, jeta un vif éclat avec Aniello Falcone, Salvator Rosa, Lucia Giordano et Solimène. Salvator dut quitter Naples, compromis dans l'insurrection de Masaniello ; et, si on peut le compter dans l'école napolitaine, c'est le plus grand artiste de cette école.
Napoule (La), hameau des Alpes-Maritimes, comm. de Mandelieu, arr. et à 13 kii. de Grasse, sur le golfe de la Napoule; 215 h.
nappage [na-pa-je]n. m. Ensemble des nappes et des serviettes nécessaires pour le service de la table. nappe [na-pe] n. f. (du lat. nappa, même sens). Linge dont on couvre la table pour prendre les re. pas : mettre la nappe. Nappe d'autel, linge dont on couvre l'autel. Linge contre lequel les bouchers suspendent les grandes pièces de viande. Large table de plomb employée comme couverture. Filet qui sert à prendre les alouettes, les ortolans et aussi les perdrix. Peau de cerf qu'on étend par terre, quand on veut donner la curée aux chiens. Portion indéfinie d'une surface courbe. Fig. Vaste étendue superficielle : nappe d'eau. Cascade qui tombe en forme de nappe. Niveau général des eaux d'un canton. napperie [na-pe-ri] n. f. Lingerie. (Vx.) napperon [na-pe] n. m. Petite nappe qui s'étend par-dessus la grande.
Napper-Tandy (James), célèbre agitateur irlandais, né à Dublin, m. à Bordeaux (1740-1803).
nappexie [na-pèk-si] n. f. Lieu où l'on serre le linge de table.
nappiste [na-pis-le] n. m. Oiseleur ou braconnier qui chasse avec le filet appelé nappe.
naquet [kè] n. m. Garçon de jeu de paume. Laquais. Homme de peu. (Vx.)
Naquet [ké] (A Ifred-Joseph), chimiste et homme politique français, né à Carpentras en 1834. 11 a fait voter la loi rétablissant le divorce. Il a écrit différents ouvrages de chimie et des études politiques : Temps futurs, l'Humanité et la Patrie, la Loi du divorce, l'Anarchie et le Collectivisme, etc.
naqueter [ke-té] v. n. Attendre longtemps à la porte, comme un naquet. Se conduire comme un valet. (Vx.) V. a. Flatter bassement. (Vx.)
Naramsin, roi d'Agadé, puis de Chaldée vers 375 av. J.-C.
Narbonnaise [bo-nè-ze], nom donné par les Romains à une partie de la Gaule méridionale, qu'ils conquirent vers 125 av. J.-C. La Narbonnaise fut plus tard divisée en deux provinces : Narbonnaise Ire, v. pr. Narbonne, et Narbonnaise IIe, v. pr. Aix.
Narbonne, ch.-l. d'arr. (Aude), sur le canal de la Robine, dérivation de l'Aude ; ch. de f. M. ; à 55 kil. de Carcassonne; 27.000 h. (Narbonnais) Miel, eaux-de-vie, vins. Patrie de Varron, des empereurs romains Carus,Carin,'Numérien. — L'arr.
a 6 cant., 73 comm., 103.970 h.; le cant. a 10 comm. et 33.600 h.
Narbonne-Lara (Louis,
comte de ) , général et homme d'Etat français , né à Colorno (duché de Parme) [1755-1813].
Il fut ministre de la guerre en Armes de Narbonne.
1791 et essaya inutilement, au