‹ Le Larousse pour tousChapitre 340 sur 979 · PREFECTURE ® S PREFECTURE · texte numérisé non relu

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rnunes. Oiseau de bon, de mauvais au.juve, personne qui annonce de bonnes ou de mauvaises nouvelles. Ètrt comme l'oiseau sur la branche, ne savoir ce que l'on deviendra, être pour très peu de temps dans un endroit. Fauconn. Faucon, autour, ou autre oiseau de chasse. Etre battu de l'oiseau, être découragé, par suite d'un grand nombre de revers (par comparaison a l'oiseau que le faucon poursuit et qu'il frappe de l'aile). M ;/(/i. Oiseau de Vénus, de Cythere, la colombe. Oiseau de Junan. le paon. Oiseau de Jupiter, l'aigle. Oiseau de Minerve, la chouette. Loc. adv. : A vol d'oiseart, en ligne droite. Pop. Aux oiseaux, parfaitement bien ; une femme, un mobilier aux oiseaux. Prov. : Petit à petit, l'oiseau fait son nid, à force de travail et de persévérance, on fait sa maison, sa fortune, un établissement. Vilain oiseau que celui qui salit son nid, mauvais homme que celui qui médit de son pays ou des siens. C'est la plume qui fait l'oiseau, le costume contribue beaucoup a embellir l'a personne qui le porte. Au. us. mtt. :

Aux petit» lies oiseaux, ,1 |Dieu) donne leur pâture, Et sa bonté s'étend sur toute la nature.

vers de Racine dans Athalie (II, 7). Ils servent à exprimer l'action protectrice de la Providence.

Je

Je suis so

vie 11 mes ail,, vivent les rats !

vers de La Fontaine, dans la Fable la Chauve- Souris et les Deux Belettes (II, S). On les applique aux gens sans vergogne qui. suivant leurs intérêts, appartiennent à tous les partis.

Même quand l'oiseau marche, on sent qu'il a des ailes,

vers de Lemierre.dans les Fastes (eh. I",, Il signifie que le génie (ou la vraie nature) ne peuvent pas se dissimuler.

— Encycl. Les oiseaux forment une classe de l'embranchement des vertébrés ; ils sont en général d'un poids médiocre par rapport à leur taille; les muscles de la poitrine sont très développés et le squelette dispose pour leur donner attache ; le ster-

néral quatre doigts: la forme en est variable avec les ordres; les pattes sont recouvertes d'une gaine cornée; le bec, corné et dur, est extraordinaircment variable; ce sont d'ailleurs ces variations qui ont servi a la classification des oiseaux en ordres.

Les organes des sens, chez l'oiseau, sont bien développés : l'œil surtout est parlait; l'oreille externe est réduite à un conduit dissimulé sous les plumes, mais l'oreille interne est aussi compliquée que chez les autres vertébrés ; les cornets olfactifs des fosses nasales servent à l'odorat, et le sens du goût siège à la base de la langue. L'appareil digestif de l'oiseau n'est pas aussi parlait que chez les mammifères ; l'estomac manque, mais il est remplacé par le jabot, le ventricule succenturié et le gésier, renflements successifs et inégaux du tube intestinal, dont la partie supérieure est en rapport avec un l'oie et un pancréas , et dont la partie inférieure débouche, avec les uretères, dans un < luafjue, au quel fait suite le rectum.

Le régime des oiseaux est extraordinatrement varié (carnivores, phytophages, granivores, frugivores, insectivores , omn i tore s | ;

il est d'ailleurs i n d i ff e r e n t a la taille; ile\iste de minuscules carnivores et de très grands phytophages. La plupart des oiseaux sont intelligents; beaucoup ont l'instinct de sociabilité (nichant, pâturant et chassant en commun); d'autres exécutent sous la conduite de l'un d'eux dec voyages souvent fort longs. Les nids des oiseaux offrent des exemples de leur merveilleuse industrie ; certains sont de véritables chefs-d'œuvre. V. fig. Nins.

Des diverses classifications proposées, les unes sont basées sur les caractères extérieurs (becs, pattes), les autres sur l'anatomie interne : c'est en général celle du naturaliste anglais Sharpe tpii est suivie; elle divise les oiseaux en palmipèdes, échussiers, gallinacés, colombins, rapaces, coureurs.

Oiseau : 1. Squelette g'néral : A, ruine; B, colonne vertébrale ; C. humérus ; D. radius et cubitus : E, doigts; F, sternum ; (j. fémur : H , tibia; I, métarsn ; K, doigts. — '.;. Appareil digestif ! A. œsophage ; B, jabot ; C, gésier ; U, ventricule succentune ; E, intestin; F, foie.

morphosé en oiseau. Enfermée dans une tour, Florine l'évoque en murmurant à la fenêtre ;

Oiseau bleu, couleur du temps, Vole à moi promptemeut.

Ce touchant appel et l'oiseau bleu lui-même ont passé dans la langue : l'un sert à formuler un vœu tendre et ardent, l'autre désigne une personne d'une rare perfection. Grâce à la protection d'une benne fée et d'un enchanteur, Florinc épouse le prince charmant. La méchante reine est lapidée et Truitonne changée en truie.

Oiseaux (les), comédie ou plutôt féerie satirique d'Aristophane, satire universelle, oit sont visées surtout les mœurs politiques d'Athènes; c'est une des plus charmantes compositions du poète, et l'on y trouve de magnifiques pages lyriques. Il s'agit de la construction dans les nuées d'une ville idéale. Xérhel- COCCygie, d'où les oiseaux bannissent tous les aventuriers qui troublent l'existence des cités terrestres.

Oiseaux de passage [les), comédie de mœurs de Maurice Donnay et Lucien Descaves, étude amusante des mœurs des nihilistes russes a Paris il9u4).

OiseaU-moqueUX n. m. Espèce de grue d'Amérique, qui imite le chant des autres oiseaux. PI. des oiseaux-moqueurs.

oiseau-mouche n. m. Nom vulgaire des colibris. PI. des oiseaux-mouches.

— Encycl. Les oiseaux-mouches ou colibris (trochilus) comptent parmi les plus petits représentants des oiseaux. On en connaît plus de cent cinquante espèces originaires de l'Amérique, et en particulier des forêts du Brésil. Leur livrée est le plus souvent ornée des couleurs les plus brillantes, qui les font parfois comparer à de précieuses gemmes (colibri topaze, rubis-topaze). Les principaux sous-genres ou variétés sont : colibri à raquette, sternnelyte, héliomastre, lophornis, sapho, etc. (V. les planches

OISEAUX

Oiseler 'ze-b7] v. a. (du vx fr. ot.se/. oiseau. — Prend deux / devant une syllabe muette : il oisellerie Dresser pour le vol : oiseler un tiercelet V. n. Tendre des filets, des pièges pour prendre des oiseaux.

Oiselet [ze-lé] n. m. Petit oiseau.

Oiseleur (ce n. m. Celui qui fait métier de prendre, d'élever des oiseaux. Celui qui aime la chasse aux oiseaux : Henri I Oiseleur. Adjectiv. : marchand oiseleur. Vents oiseleurs, vents étésiens qui soufflent vers l'équinoxe de printemps, époque ou les oiseaux font leur nid.

oiselier [ze-li-é] n. m. Qui élève et vend des oiseaux.

Oiselières [se-li-t-re] n. f. pi. Filets utilisés pour la pêche en mer (Méditerranée).

Oiselle [zi-le] n. f. Femelle d'oiseau.

Oisellerie [zè-le-rt] n. f. Art de l'oiseleur. Lieu eu l'on élève, où l'on vend des oiseaux.

— Encycl. L'oisellerie comprend non seulement l'élevage et le commerce des petits oiseaux de vo-

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