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Lettres (S 1 ■ ris de). V, Gens de lettres.
Lettres de Clcéi 1 nant les épitres Fami-
lières, celles à Atticus, à son frère Quintui Brutus : monument incomparable et modèle du
genre épistolaire. et, en même temj ai his-
torique de premier ordre pour l intelligence des derniers jours de la république romaine.
Lettres à Lucilius, le chef-d'œuvre de Sénèque le philosophe ; ouvrage où le penseur à toutes les ressources de son esprit et l'écrivain tous les charmes de son style. Elles exposent en
rai la doctrine stoïcienne, et, sur bien des j il ,
présentent de curieuses ressemblances avec les croyances morales du christianisme (Ier s. apr. J.-C).
Lettres de Pline le Jeune, en dix livres; épitres ingénieuses et enjouées, mais où l'on sent tro fort de l'esprit (nr s.).
Lettres de saint Grégoire de Nazianze ; épitres où l'on retrouve toutes les qualités de l'orateur (iv« s.).
Lettres de Voiture ; lettres jadis fort admirées, où la recherche et la subtilité gâtent un esprit lin et délicat, mais dont plusieurs, excellentes de style, ont épuré le gotit et assoupli la prose française (1650).
Lettres de Gucz de Balzac; épitres qui sont, presque des morceaux oratoires et qui ont contribué au perfectionnement de la prose française.
Lettres de Mme de Sévigné, publiées en 1726, correspondance adressée à Mme de Grignan, sa tille ; un des monuments littéraires du \vu= siècle. Elles valent par la sincérité et la spontanéité du style, la franchise du ton, et le grand nombre d'intéressants détails qu'elles nous fournissent sur les mœurs du temps.
Lettres de Mme de Maintenon, modèle d'urbanité, de bonté et de raison, où cette femme célèbre montre sa rare science du. cœur humain (xvn« et xviii" s.).
Lettres de P.-L. Courier, écrits élégants et spirituels, empreints d'une aimable originalité (1787-1824).
Lettres à une inconnue (1873), et Lettres à une autre inconnue (1875), qui nous montrent en Mérimée, outre un peintre intéressant de la société du second empire, un ami obligeant, discret et dévoué.
Lettres de Junius, pamphlets politiques qui parurent en Angleterre, dans le Public Advertiser, de 1769 à 1772, contre le ministère de lord North, et qui forment un des monuments les plus remarquables de la littérature politique en Angleterre. L'auteur de ces lettres parait être, sans qu'on en ait la preuve certaine, Ph. Francis, secrétaire de lord Chatham.
Lettres de mon moulin, par Alphonse Daudet, recueil de nouvelles et de contes méridionaux, écrits dans un style alerte, brillant et coloré. Les plus fameux sont l'Artésienne, la Chèvre de M. Séguin, les Vieux, etc. (1666).
Lettres familières de Gui Patin ; recueil, précieux et original, d'un style incorrect, mais imagé. C'est un document des plus précieux pour l'histoire des mœurs du temps (xviie s.).
Lettres persanes, lettres satiriques que publia Montesquieu en 1721, sous le voile de l'anonyme. C'est la correspondance imaginaire de deux Persans venus en Europe et à Paris, Rica et Uzbek, adressée à leurs amis de Perse, et dans laquelle il passe en revue, avec pleine liberté, la politique, la religion, la société française tout entière.
Lettres de Jacopo Ortis, roman italien d'Ugo Foscolo (1799), où l'auteur a mis tout son pessimisme, ses regrets et ses aspirations politiques.
Lettres écrites d'Italie, par le président de Brosses, de 1739 a 1 740, pleines de remarques fines sur la société italienne d'alors.
Lettres philosophiques sur l'Angleterre, ou Lettres Anglaises par Voltaire, publiées en 1731. Elles marquent un progrès notable de l'influence anglaise en France. Files sont aussi un pamphlet qui inaugure la lutte contre le christianisme, les institutions politiques de la France et contre les mœurs et les idées du siècle précédent.
Lettres sur les aveugles, à l'usage de ceux qui voient, opuscule dans lequel Diderot s'attache a démontrer que les idées et les raisonnements de ceux qui sont privés de la vue diffèrent essentiellement des idées et de la logique des clairvoyants (1749).
lettré, e [lè-tré] adj. et n. Qui a du savoir, qui est instruit dans les belles-lettres. N. m. Membre, en Chine, d'une classe particulière qui cultive les lettres et exerce les fonctions publiques.
lettrine [li-tri-ne] n. f. Petite lettre placée à côté d'un mot, pour indiquer un renvoi. Nom donné à des lettres majuscules, ordinairement au nombre de trois, placées au haut de chaque colonne dans un dictionnaire. Lettre d'une forée de corps supérieure au reste du texte, quelquefois ornée, qu'on met au commencement d'un chapitre ou d'un paragraphe.
lettrique [lè-tri-ke] adj. W£) Qui a rapport aux lettres de 62ïZ l'alphabet.
lettrisé [/c-rn-ïéj\eadj.
Se dit d'une espèce de vers dont tous les moti» commencent par la même lettre.
leu n. m. Forme ancienne du mot loup, usitée dans la locution: à la queue leu leu, qui a donné son nom à un jeu d'enfants et qui signifie à ta file, éi la suite les uns des autres, comme on dit que marchent les loups.
Leu ou Loup (saint), archevêque de Sens, un des conseillers de Clotaire II, né près d'Orléans, m. à Sens (573-623). Fête le 1er septembre.
Leuca (Santa Maria de), cap à l'extrémité sudest de l'Italie.
Leucade, une des iles Ioniennes de la Grèce ancienne, auj. Sainte Maure. On y remarquait un rocher escarpé, du haut duquel étaient précipités toi condamnés à mort; d'où l'expression proverbiale : le saut de Leucade. V. Sainte-Macre.
leucanie [nî] n. f. Genres d'insectes lépidoptères, comprenant d« nombreuses espèces répandues dans le monde entier.
Lettrine.