‹ Le Larousse pour tousChapitre 41 sur 979 · LEU · texte numérisé non relu

LEU

Leucanie.

Lpucanthèine ; a, fleur féconde ; b, fleur stérile.

— Encycl. Les leucanies sont des noctuelles de taille médiocre, ordinairement rousses, avec les ailes inférieures grises. La leucanie point-blanc c^t commune en France; sa chenille vit sur les graminées. La leucania unipun'tuta habite l'Amérique et ses chenilles se montrent parfois par troupes immenses, dévastant toute végétation sur leur parcours.

leucanthème n. m, Espèce de chrysanthème, appelé vulgairement leucanthème des prés, grande marguerite ou marguerite

des prés. (C'est une plante vivace. très abondante dans les prés, et dont les fleurs se montrent de mai à j uillet.) Leucate, comm. de l'Aude, arr. et à 86 kil. de Narbonne, près du cap de Leucate, sur la Méditerranée ; 1.660 h. Ch. de f. M.

Sardines.

Leuchtenber g, viUe

de Bavière, siège d'un landgraviat dont le titulaire était prince de l'Empire, et qui passa en 1712 dans la maison de Bavière. Le roi Maximilien-Joseph de Bavière le céda à son gendre Eugène de Beauharnais, qui prit le titre de « duc de Leuehtenberg » (1817). Les

Possessions des Leuchtenerg ont été vendues à la Bavière, et cette maison est devenue complètement russe.

leucine n. f. Composé appartenant au groupe des glycocoles, qui se produit pendant la putréfaction de la caséine au contact de l'air et aussi quand on traite la viande, la gélatine, la laine, le blanc d'oeuf, la corne, etc., par l'acide sulfurique ou par la potasse hydratée.

LeUCipjpe, philosophe grec, fondateur de la théorie atomistique. Il fut l'ami et peut-être le maître de Démocrite (vi° s. av. J.-C).

leucique [si-kc] adj. Se dit d'un acide homologue de l'acide lactique, que l'on obtient en traitant la leucine en dissolution dans la potasse, par le chlore.

leucite n. m. (du gr. leukos, blanc). Bot. Corpuscules spéciaux, inclus dans le protoplasma des cellules végétales, caractérisés par une forme déterminée et pouvant se multiplier par bipartition.

Leucite (étang de), ou de Salses, sur le

littoral de la Méditerranée Aude et Pyrénées-Orientales).

Leuckart (Rodolphe!, naturaliste allemand, né à Helmstœdt, m- à Leipzig (1823-1898). Il a surtout étudie les invertébrés.

leUCObase [ba-ze] n. f. (du gr. leukos, blanc, et de base). Chim. Substance incolore, que l'on appelle encore leucodérivée, et qui se transforme en colorant sous l'influence d'un oxydant ou d'un réducteur : la notion des leucobases est intimement liée ù celle des colorants.

leucocytaire 'si-tè-re] adj. Qui concerne les leucocytes.

leucocyte n. m. (du gr. letdios, blanc, etkutos, cellule). Globule blanc du sang.

leucocythémie [mf\ ou leucémie [mt]

n. f. (du gr. leukos, blanc, kutos, cellule, et haima, sang). Affection caractérisée par l'augmentation des globules blancs du sang.

— Encycl. La leucocythémie, décrite en tant que processus pathologique distinct, débute lentement par la pâleur et 1 affaiblissement graduels du malade ; puis on constate l'hypertrophie de la rate, des ganglions lymphatiques, du foie. La mort survient au bout d'un an ou deux. Cependant, depuis quelques années, on a obtenu des résultats merveilleux par le traitement radiothérapique, et, s'il n'existe pas de guérisons absolument certaines, il y a des survies extraordinaires.

leUCOCythémique adj. Qui a rapport à la leucocythémie.

leUCOCytOlyse [li-se] n. f. (de leucocyte, et du gr. lusis, dissolution). Méd. Destruction ou disparition des globules blancs du sang.

— Encycl- La leucocytolyse peut se produire à l'état normal par suite d'une modification du plasma (abstinence ou vieillesses ou à l'état pathologique. Elle est un obstacle à la phagocytose et complique parfois certaines infections.

leUCOCytométrie [tri] n. f. Numération des globules blancs ou leucocytes, dans le sang et la lymphe.

leUCOCytOSe [tô-ze] n. f- Augmentation du nombre des leucocytes dans le sang ou les sérosités : exagérée, la leucocytose devient la leucocythémie.

leucodérivée n. f. chim. v. leucobase.

leucodermie [dêr-mî] n. f. (du gr. leukos,

blanc, et derma, peau). Décoloration de la peau, produite par la disparition locale de la pigmentation normale. (Généralement, elle se rencontre dans la lèpre, la sclérodermie. la syphilis.)

LeuCOfaO ou Latofao, auj. Lafaur, lieu situé entre Soissons et Laon, célèbre par une victoire de Frédégonde sur les Austrasiens (59G) et d'Ebroin sur Pépin d'Héristal (680).

leucokératose [tô-ze] n. f. (du gr. leukos, blanc, et keras, corne.) Transformation cornée de l'épithélium, qui peut aboutir à une formation épithéliomateuse.

leucolyse [lise) n. f. (du gr. leukos, blanc, et lusis, dissolution.) Dissolution des globules blancs sous l'influence de l'injection dans l'organisme de sérum antileucocytaires.

leUCOma ou leUCOme n. m. Sous-genre de li paris, renfermant des bombyx blancs qui dévastent les plantations de peupliers.

leucomaïne [ma-i-ne] n. f. (du gr. leukoma, blanc d'œufj. Alcaloïde des tissus animaux vivants.

— Encycl. Les leucomaïnes existent dans les tissus pendant la vie animale, ce qui les distingue des ptomaïncs, qui n'y prennent naissance qu'après li mort, Elles prennent naissance par hydratation, au cours de la désassimilation des albuminoïdes de nos tissus. A. Gautier, qui les a découvertes, les

en liucurnalnes xanthiques, voisines des uréides ; leucomaïnes eriatiniques ; leucomaïne» ,k'i riniquet : enfin, leucomaïnes non sériées : spermine, protarnines, plasmaïncs, etc.

leUCOme n. m. (du gr. leukos, blanc). Pathol. Tache blanche sur la cornée transparente de l'œil.

— Encycl. Le leucome est produit par une cicatrice de la cornée. Il est dit adhérent quand il est consécutif à une perforation de la cornée avec enclavement de l'iris. Les pommades à l'oxyde jaune de mercure sont l'unique traitement connu.

leUCOIléa n. f. Sous-genre \ \ de piérides, comprenant des pa- x^" pillons blancs, à nervures plus ou moins foncées, de l'hémisphère boréal.

LeUCOpetra (le), champ de bataille de l'isthme de Corinthe, Leuconea.

où le consul romain Mummius vainquit Diaeus et la ligue Achéenne (146 av. J.-C).

leucophasie [fa-zi] n. f. Sous- genre de piérides, comprenant de petits papillons blancs a longues ailes, très répandus en France.

leucophlegma -

Sie [flègh-ma-zi] n. f.

(du gr. leukos, blanc, et phlegma, inflammation].

Un des noms de l'anasarque o u hydropisie sous cutanée.

leucoplasie [pia-

zt] n. f. (du gr. leukos,

Leucophasie.

f. (du gr.

blanc, et plasis, formation). Affection inflammatoire chronique, caractérisée par la transformation cornée de l'épithélium de la bouche.

leUCOplaste [plas-te] n. m. Organite de la cellule végétale, qui donne naissance au leucite.

leucopoïese [po-iè-ze] n. f. (du gr. leukos, blanc, et poiein, faire). Formation des diverses espèces de leucocytes. (On dit aussi leucocytogénëse

et LEUCOGÉNESE.)

leucorrhée [ko-ré\ n. f. (du gr. leukos, blanc, et rhein, couler). Ecoulement blanchâtre ou jaunâtre des voies génitales de la femme.

— Encycl. La leucorrhée est idiopathique ou symptomatique. Idiopathique (fleurs blanches), elle s'observe chez les jeunes filles ou jeunes femmes chlorotiques; elle se rencontre dans les cas de grossesse, de constipation, de fatigue, etc. Le traitement consiste en toniques reconstituants généraux. La leucorrhée symptomatique est due à des lésions de la vulve, du vagin ou de l'utérus et de ses annexes. Si l'écoulement est non purulent, les taches faites sur le linge sont blanches. Dans tous les cas, les injections sont de rigueur.

leucorrhéique [ko-ré-i-ke] adj. Qui a rapport à la leucorrhée.

leuCOSpiS [kos-piss] n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants entomophages comprenant une vingtaine d'espèces des régions chaudes du globe.

leUCOSporè [ko-spo-ré], eadj. (du gr. leukos, blanc, et de spore). Se dit des champignons dont les spores sont de couleur blanche. N. f. pi. Groupe contenant les champignons à spores blanches comme les amanites, les lépiotes, les lactaires, les russtilcs.

leuCOtOXique [tok-si-ke] adj. (du gr. leukos, blanc, et toxikon, poison). Diol. Se dit du sérum d'un animal qui, ayant été injecté à plusieurs reprises avec des leucocytes d'un autre animal d'espèce différente, devient capable de modifier et de dissoudre les leucocytes de ce dernier.

LeUCtreS [leuk-tre], v. de l'anc. Béotie, entre Platées et Thespies, célèbre par une victoire de Pélopidas, d'Epaminondas et des Thébains sur les Spartiates, en 371 av. J.-C.

Leudaste, comte de Tours, m. en 582- Il s'éleva par l'intrigue de la condition servile aux plus hautes fonctions de l'Etat, et fut l'ennemi personnel de Grégoire de Tours. Frédégonde le fit mettre à mort. Il a inspiré à Augustin Thierry deux de ses plus beaux Récits des temps mérovingiens.

leude n. m. (b. lat. leudes, du germ. lindus, peuple). Nom chez les Germains, puis chez les Francs, du fidèle que chaque chef avait autour de lui, et, de là, à tous les hommes libres qui avaient prêté au roi serment de fidélité. (Les leudes venaient audessous des antrustions, liés au roi par un serment plus étroit, mais au-dessus des individus de condition servile.)

Leupegem, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Audenarde); 1.210 h.

leur adj. poss. (lat. illorum). D'eux, d'elles, qui appartient à eux, à elles : les renards sont fameux par leurs ruses.

leur pron- pers. de la 3« pers A eux, à elles (se place devant le verbe et ne prend jamais d\) : un hon fils aime ses parents et leur obéit. Le leur, la leur, les leurs, pr. poss. La chose, les choses d'eux, d'elles : les pauvres ont leurs peines, et les riches ont aussi les leurs. N. m. Le leur, ce qui est à eux, à elles: les sots n'attrapent rien; quelques-uns y mettrntdu leur. N.m.pl. Les leurs, leurs parents, leurs amis, leurs nationaux : les Anglais protègent énergiquementles leurs.

leurre [leure] n. m. (anc. h. allem. luoder). Morceau de cuir rouge, en forme d'oiseau, auquel on attache un appât et que l'on jette en l'air, pour rappeler le faucon. Appât factice attaché à un hameçon. Fig. Artifice, amorce pour tromper: la loterie est un leurre.

leurré [leu-ré], e adj. S'est dit dans le sens de déniaisé, rendu habile.

leurrer [leu-ré] v. a Dresser à revenir au leurre : leurrer un faucon. Fig. Attirer par quelque espérance trompeuse : il s'est laissé leurrer. Se leurrer v. pr. Se bercer : se leurrer d'une fausse i gérance.

LEV

Leuwenhoeck ou mieux Leeuwen-

hoeck 'Antoine), naturaliste hollandais, né et m. â Delft 11632-1723), qui décrivit la circulation capillaire, les globules rouges, les spermatozoïdes.

Leuze, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Tournai), sur la Dendre ; 5.870 b. — Comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur); 1.450 h.

ievage n. rn. Action de lever. Action de lever un impôt. Action de mettre en place une charpente. Action de retirer le poisson du bateau de pêche. Dans la fabrication de la dentelle réseau, action de détacher le morceau fixé au parchemin. Manière d'assujettir les pampres dans les vignes. Action de lever par la fermentation ou l'ébullition. Appareil de levage, v. grue. Arg. Embauchage galant.

Levaillailt [va, // mil., an] (François), voyageur et naturaliste français, né dans la Guyane hollandaise, m. près de Sézanne (1753-1824). Il exécuta de fructueux voyages dans l'Afrique australe. C'est lui qui a apporte en France la première girafe.

levain [vin] n. m. (rad. lever). Substance propre à exciter la fermentation dans un corps. Particulierem., morceau de pâte aigrie qui, mêlé à la pâte du pain, la fait lever et fermenter: ta levure de lucre est un véritable levain. Fig. Germe d'une action morale ou intellectuelle, d'une passion : levain de discorde.

— Encycl. En boulangerie, le levain est une pâte de farine qu'on a laissée fermenter naturellement ou qu'on a additionnée de levures levure de bière ou de grains). Ce levain, mélangé dans de certaines proportions à la pâte qu'on pétrit pour une fournée, a pour effet de provoquer dans la masse un commencement de fermentation, à la faveur duquel se produit un dégagement de gaz carbonique, qui fait lever la pâte et la rend plus légère.

Levallois-Perret [ioi-pè-re], ch.-i. de c.

'Seine), arr. et à 6 kil. de Saint-Denis; 62.000 h. Ch. de f. O. Constructions mécaniques. Distilleries, produits chimiques. C'est, en même tempsque le chef-lieu, la seule commune du canton-

Leval-Trahegnies, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin) ; 6.260 h.

levant [van] n. m. (de lever). Point où le soleil paraît se lever; est, orient. Régions, particulièrement régions méditerranéennes, qui sont à notre orient (en ce sens, prend une majuscule): voyager dans le Levant. Echelles du Levant, v. Echelles. Dans le Midi, vent qui souffle du côté de l'Orient. Comm. Variété de tabac peu chargé en nicotine : fumer du levant. Adj. m. Soleil levant, soleil qui se lève. Fig. Puissance nouvelle qui commence â se faire sentir : adorer le soleil levant.

levanti n. m. Soldat de la marine turque.

Levantin e, habitant ou originaire des pays du Levant : les Levantins. Adjectiv. : population levantine. Se dit spécialement de la population mêlée, ni turque ni arabe, des côtes d'Asie et d'Egypte.

levantine n. f. Etoffe de soie unie, originaire du Levant. Dague dont le pommeau s'épanouit en deux ailes.

LevaSSeur (René), dit de la Sarthe. conventionnel français, ardent patriote, né à Sainte-Croix, m. au Mans (1747-1834). 11 se signala par son énergie comme représentant du peuple en mission à l'armée du Nord.

LevaSSeur (Emile), économiste et géographe français, né à Paris en 1828, membre de l'Académie des sciences morales, administrateur du Collège de France, auteur de remarquables travaux sur la géographie économique et d'une Histoire des classes ouvrières en France.

Le Vau [vô] (Louis), architecte français, né et m. à Paris (1612-1670), qui édifia le château de Vaux, une partie des façades de la cour du Louvre, et continua les Tuileries.

lève n. f. Pièce de bois pour soulever le pilon du moulin à poudre. Genre de tissage où le travail a lieu par le mouvement ascendant des lices. Maillet à long manche pour jouer au mail.

levé, 6 adj. (de lever). Redressé. Blas. Attribut des animaux et plus particulièrement de l'ours, quand ils sont debout et droits. Voter par assis et levé, manifester son vote en restant assis ou en se levant. Au pied levé, sans préparation, sans délai. Tête levée, front levé, avec résolution, sans rien craindre. Pierre levée, menhir. N. m. Mus. Le temps de la mesure où l'on lève le pied ou la main. Topogr. Action de lever un plan. (On écrivait mieux autref. et l'on écrit encore auj. lever.)

— Encycl. Topogr. Le levé de plan consiste à déterminer au moyen d'instruments spéciaux les dimensions de terrain, de constructions ou de machines, de façon à pouvoir reporter à une certaine échelle, sur le papier, les projections de leurs éléments. Dans les levés de terrains, on construit sur le papier un polygone semblable au polygone formé par le terrain; les angles sont conservés en vraie grandeur, et les côtés réduits à une échelle déterminée ; un certain nombre de méthodes sont employées à cet effet. Dans les levés de constructions-, on représente à une échelle déterminée les projections horizontales de chaque étage, ainsi que les sections ou coupes des différents étages par des plans verticaux, sur lesquels on projette les objets situés entre le plan de section et le mur le plus voisin au delà du plan par rapport à l'observateur. Dans les levés de machines, on procède de la même façon; on projette sur un plan horizontal, après avoir déterminé la cote des différents points projetés puis on relève le détail des coupes. Dans les levés de mines, on détermine la direction et la pente des galeries à l'aide d'instruments ; l'orientation des galeries et des puits est déterminée par rapport à trois plans rectangulaires, l'un horizontal, les deux autres verticaux. Pour le levé d'un pays, v triangulation.

lève-Cadre n. m. Outil dont se servent les apiculteurs pour enlever les cadres des ruches. PI. des Irve-cadre (ou cadres).

lève-CUl (à) loc. adv. Jouer à lève-cul, jouer à un jeu dans lequel le perdant se lève pour céder sa place à un nouveau joueur. Chasser à lève-cul, se dit des oiseaux qui attendent le départ du gibier pour fondre dessus.

levée [vé] n. f. Action de lever, d'enlever: la levée d'un cadavre, des scellés, d'un pansement . Action de recueillir : faire la levée des grains. Les récoltes à enlever : vendre sa levée de fruits. Action

LÈV

de germer en parlant des graines. Moment où une assemblée clôt ses délibérations du jour : levée de la séance. Perception, collecte : la levée des impôts. Action de retirer les lettres d'une boite pour les centraliser et les envoyer à destination. Enrôlement : la levée des troupes. Cartes prises au jeu par une carte supérieure : faire deux levées. Ce qu'on lève sur une pièce d'étoffe pour faire un vêtement. Levée de scellés, action par laquelle un officier de justice enlève des scellés. Digue, chaussée longeant un étang, un réservoir : se promener sur lu levée. Petit plancher à l'arrière ou à l'avant d'un batclet. Glace assujettie sur la table de coulée pour être travaillée. Levée d'un siège, retraite des assiégeants. Levée du corps, acte officiel par lequel on enlève le corps d'une personne décédée pour l'inhumer; cérémonie religieuse faite à ce moment au domicile du défunt. Levée de boucliers, démonstration des soldats romains lorsqu'ils se soulevaient contre leur général. Fin. Acte d'opposition ou attaque violente contre un gouvernement.

lève-et-baiSSe n. m. Genre de tissage dans lequel les fils de la chaîne exécutent simultanément les mouvements ascendants et les mouvements descendants au moyen du passage des navettes.

lève-gazoil n. m. invar. Outil qui sert à détacher du sol les bandes de gazon qu'on a préalablement coupées latéralement.

lèvement [7tian] n. m. Action de lever.

lève-liez [né] n. m. invar. Cordage servant à relever des objets qui exigent peu d'effort.

Levens, ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 18 kil. de Nice, non loin du confluent de la Vésubie avec le Var ; 1.380 h. Huiles. — Le cant. a 9 comm., et S.590 h.

Levêque (Charles), professeur et philosophe français, né à Bordeaux, m. à Bellevue (1818-1900). Dans sa Science du beau, il fut un des premiers en France à faire une étude spéciale de l'esthétique.

lever [ce] v. a. (lat. levare. — Prend un e ouvert devant une syllabe muette : je lève.) Hausser : lever les bras. Redresser ce qui était incliné : lever la tète. Relever : lever un pont-levis. Oter, enlever : lever les scellés, un appareil. Retirer du lit et habiller : lever un malade, un enfant. Couper une partie sur un tout : lever une cuisse de poulet. Arg. Faire un levage. Fig. Enrôler: lever une armée. Percevoir: lever des impôts- Dessiner : lever un plan. Lever l'ancre, appareiller. Lever les épaules, témoigner du mépris par un haussement d'épaules. Lever la tète, au fig., montrer de la hardiesse, de la fierté. Lever les yeux sur, au fig. aspirer, prétendre à. En lever la main, affirmer par serment qu'une chose est. Lever la main sur quelqu'un, le frapper ou menacer de le frapper. Lever un lièvre, le faire partir; fig., découvrir un secret; soulever une question. Fig. et fam. Lever le pied, s'enfuir secrètement. Lever le coude, aimer à boire. Lever le siège, mettre fin aux opérations du siège ; fig. et fam., s'en aller. Lever les cartes ou simplem. lever, prendre les cartes jouées par les adversaires parce que ces cartes ont une valeur moindre. Lever une difficulté , la faire cesser. Lever un interdit, une excommunication, etc., en faire cesser les effets. Lever le masque, agir ouvertement, sans se cacher. Lever la séa?ice, la clore. Lever la lettre, prendre dans les casses les caractères typographiques pour en composer des mots. Milit. Levez -vous !

Sonnerie de clairon . 5q J que l'on exécute à l'issue d'un tir après la sonnerie de Cessez le feu, et dans le but d'avertir les marqueurs

cjn^TM

Levez-vous !

onnerie de clairon).

qu'ils aient à quitter leurs abris pour compter les balles mises dans les cibles. V. n. Sortir de terre, commencer à pousser : les blés lèvent. Commencer à fermenter : la levure fait lever la pâte. Se lever v. pr. Se mettre debout. Sortir du lit. Apparaître sur l'horizon, en parlant d'un astre. Se soulever, se révolter. Le vent se lève, commence à souffler. Se lever de table, la quitter.

lever [vé] n. m Le moment où l'on se lève : le grand lever du roi. Temps auquel on se lève. Moment où les astres apparaissent sur l'horizon : le lever du soleil, e» pays de montagnes, présente un magnifique spectacle. Action de lever la toile au théâtre. Lever de rideau, petite pièce en un acte et de courte durée par laquelle on commence une soirée théâtrale. Lever (ou levé) d'un plan. V . levé. Ant. Coucher.

— Encycl. Astron. Le lever d'un astre est l'instant où il apparaît au-dessus de l'horizon sensible. Le lever d'un astre est donc variable suivant l'altitude de l'observateur. En astronomie, le lever proprement dit a lieu lorsque la distance zénithale de l'astre est 90», en d'autres termes, lorsqu'il apparaît au-dessus de l'horizon rationnel. Il est indispensable, cependant, de tenir compte de la réfraction, qui lend à diminuer la distance zénithale vraie. Comme la réfraction horizontale est de 35' 6", on voit que le lever d'un astre a lieu astronomiquement lorsque sa distance est de 90° 35' 6".

lever-Dieu n m. Moment de la messe où le prêtre lève l'hostie consacrée ou le calice. PI. des lever- Dieu. (On dit auj. élévation.)

lève-roues n. m. Cric à levier pour soulever les voitures et enlever les roues. (On dit aussi chèvre.)

Leverrier[fê-ri-é] (Urbain-Jean-Joseph), astronome français, né à Saint-Lô, m. à Paris (1811-1817). Après divers travaux sur le système solaire, notamment sur les limites de l'inclinaison des orbites planétaires et sur la théorie de Mercure, il entreprit par le calcul la recherche d'une planète, dont les perturbations d'Uranus faisaient soupçonner l'existence. Le 2:3 septembre 18 VG, il fit connaître le résultat de son admirable travail et, le jour même, l'astronome Galle, de Berlin, cherchant avec son télescope la planète annoncée, la trouva presque exac-

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