V. MATIN
— Encycl. lchtyol. Les pèlerins (selache) sont les plus grands des requins ; ils dépassent souvent H mè-
Pèltr.n (\
Pèlerin.
très de long ; mais leur denture, assez faible, les rend peu dangereux ; leur foie donne une huile estimée.
Pèlerin (Voyage du) [Pilgrim's Progresserai- Bunyan (1677). Allégorie qui montre dans l'histoire de Chrétien, le pèlerin, l'histoire de l'âme humaine née dans le péché et de sa sanctification par la grâce : œuvre classique de la littérature anglaise.
pèlerinage n. m. (de pèlerin). Voyage fait en un lieu par dévotion : aller en pèlerinage. Par ext. Voyage quelconque. Le lieu même : le pèlerinage de Lourdes est très fréquenté.
— Encycl. Les lieux saints de la Palestine, visités dès les temps apostoliques, ont attire, à partir du iv* siècle, une foule de pèlerins. Les croisades furent en grande partie causées par les obstacles que les musulmans, devenus maîtres des Lieux saints, voulurent opposer h cette dévotion. Dès le iv« siècle, les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul et les catacombes de Rome devinrent un lieu de pèlerinage. Nous citerons, parmi les autres lieux de pèlerinage : en Italie, la maison de Lorette, le mont Gargano, l'église de Saint-Janvier (Naples); en Espagne, Saint-Jacques de Compostelle. Notre- Dame del Pilar de Saragosse ; en France, Notre- Dame de Chartres, le Mont-Saint-Michel et, depuis le xix» siècle, La Salette et surtout Lourdes.
pèlerine n. f. (de pèlerin). Petit manteau de femme , ne couvrant qu'une partie du dos et de la poitrine. Manteau court, souventavec capuchon, a l'usage des officiers, des garçonnets, etc.
pèleri-
ner [né] v.
n. Fam. Aller en pèlerinage.
Pelet [le] (J.-J.-Germain, baron), général et historien militaire français, pair de France, né à Toulouse, m. h Paris (1777-1858). Son ouvrage capital est une collection des Mémoires relatifs « la guerre de la succession d'Espagne. Il s'était distingue pendant la campagne de France, puis à Waterloo, et avait été blessé aux côtés du roi Louis-Philippe, lors de 1 attentat Fieschi.
Peletier( Jacques), poète, grammairien et mathématicien français, né au Mans, m. à Paris (1517-1582).
pelette [lé-te] n. f. Instrument avec lequel on coupe la terre à brique.
pelettes [lè-te] n. f. pi. Nom donné, dans les magnaneries et ateliers de dévidage, aux déchets des cocons de vers à soie.
peleur n. m. Petite rasette placée en avant du soc de certaines charrues.
Pelham (Henry), homme d'Etat anglais, né vers 1695, m. à Londres en 1754. Il obtint, malgré l'opposition du roi, que l'Angleterre signât avec la France le traité d'Aix-la-Chapelle (171-8).
PeliaS [âss], roi d'Iolchos, lils de Neptune, égorgé par ses filles d'après le conseil perfide de Médée, dans l'espoir de le rajeunir. Cet acte insensé des filles de Pélias. coupant en morceaux le corps vieilli de leur père et le précipitant avec une confiance aveugle dans une chaudière d'eau bouillante pour lui rendre sa première jeunesse, est souvent rappelé en littérature.
Pélias, nom de la lance d'Achille qui, seul, pouvait en faire usage. Elle avait été coupée sur le mont Pélion par le centaure Chiron.
pélican n. m. (lat. pelecanus). Ornith. Genre d'oiseaux palmipèdes, de la famille des pélécanidés. Techn. Crochet de fer, avec lequel le menuisier assujettit son ouvrage sur l'établi. Ancien instrument de dentiste pour l'extraction des molaires
Pèlerine tle femme.
f'cknne d'officier.
PÉL
Pélicans.
Blas. Oiseau héraldique toujours représenté debout dans son aire, les ailes éployéea. et se perçant du bec la poitrine d'où s'échappent quelques gouttes de sang que boivent s s petits, au n.inbre de trois. (Les gouttes de sang sont appelées pieté.)
— Encvcl. Ornitk. Les pélicans sont de grands oiseaux remarquables par la longueur de leur bec, dont la mandibule inférieure est pourvue d'une vaste poche nieinbrancu-eoù l'animal met en réserve le poisson qu'il a pé ch é. S'ils ma rc h e il t gauchement, les pélicans son l d'es-
cellents nageurs et de meilleurs voiliers. On en connaît plusieurs espèces. .|ui vivent en immenses troupes sur les grands lacs, dans les estuaires du sud de l'Europe, de l'Afrique, de l'Asie, de l' Amérique et de l'Océa.iie. La femelle du pélican nourrit ses petits en dégorgeant devant eux les réserves accumulées dans sa poclie membraneuse; pour vider cette poche, elle presse son bec sur sa poitrine, ce qui a donné naissance à la légende du pélican qui » se perce le flanc pour donner à manger à ses entants ».
pé ldn 3 n. t". Genre d'oiseaux échassiers, comprenant de petits bécasseaux gris et roux de l'hémisphère boréal : h pHidne d'Europe est appelée aussi bécasseau cocorli.
Peligniens [gni-in] (lat. Peligni), peuple de l'anc. Italie centrale iSamnium), à l'E. de Rome. V. pr. Corftiu..in. l\ fut soumis par les Romains en 290. Son terr toire correspond à la prov. de Cliieti.
PeligOt [ Eugène- Melchior), chimiste français, né et m. à Paris (.812-18' 0;; auteur de remarquables travaux de chimie agricole.
pe.ill n. m. Dissolution de chaux dans l'eau, dont 1 s tanneurs se servent pour peler leurs peaux. Cuve qui contient eetie dissolution.
Pèlio i, auj. Plessidi. montagne de Thessalie, au N.-E. du ifolle de Pagases, voisine de l'Ossa, riante et boisée; 1.63um. Quand les géants, révoltés contre Jupiter, voulurent escalader le ciel, ils entassèrent Pélion sur Ossa. bans 1 application, ces mots : entasser Péltuti sur Ossa, signifient accumuler les difficultés pour n'aboutir a aucun résultat.
pèliose [ô-ze] n. f. (du gr. pelios, livide). Nom ancien du purpura.
FéliSSatine, conim. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 28 til. d'Aix ; 1.560 h. Amandes.
pelisse [lise] n. I'. (du lat. pelltcia, de peau). Manteau d'homme, de femme ou d'enfant, ouaté ou
Pelisses: 1. De hussarrl |1805|, porté* à la fourragère: 2. De civil; 3. D'officier ; 4. Ile femme: 5. D'automobiliste.
garni de fourrure. Sorte de veste d'officier, bordée de fourrure d'astrakan.
Pé iSSierr/;-M'-é](.Vmable-Jean-Jacques),ducde Malakof, maréchal de France, né à Maromme (Seine-et- Marnei. m. â Alger (1784-1864).
Il se distingua en Alg -rie, puis prit Séhastopol et fut vice-président du Sénat, ambassadeur â Londres et enfin gouverneur général de l'Algérie.
peliSSOIl[ii-so«]n.m.Autref.. robe ou pelisse fourrée.
Pella, anc. capit. de la Macédoine. Patrie de Philippe et d'Alexandre 1- Grand; auj.
lénidjj.
pellaTe n. m. A gric. Syn.
de PEI.l.ETAOE.
pellagre [ptl-la-nre] n. f.
(du lat. pellis, peau, et du gr. agra, action de saisir). Maladie très grave, se manifestant d'abord par des symptômes à la peau, qui devient érythémateuse dans ses parties découvertes : la pellagre est endémique en certaine* province» d'Espagne et d'Italie.
— Encyci.. La pellagre semble due aune intoxication par le oerdet, champignon qui se développe sur le i»«i< altéré; mats la misère, la mauvaise hvgiène semblent aussi v concourir. Le traitement, par suite, doit tout d'abord être hygiénique; on recommandera ensuite au malade de se couvrir, au printemps, la face et les mains, et d'éviter le soleil. On fera prendre des bains tiedes. on prescrira des ferrugineiiux, des amers, du quinquina.
pellagreux, euse [],tl-la-greu, euse] adj. Qui a rapport à la pellagre. Qui est atteint de la pellagre : malade pellagreux ou, substantiv., un pellagreux.
pelle [pè-le] n. f. (lat. pala). Instrument qui comprend u.-e partie large et plate et un manche plus ou moins -'ong, servant à de nombreux usages : pelle
Pélissier.
Pelles -.1. De m 5. A poussière : 6- D'écu
Pelleprini.
d'écurie, à four, d feu, etc. Fia. et fam. Remuer l'argent à la pelle, être très riche. Pop. Ramasser une pelle, faire une chute, et, au fig., échouer. Mar. Partie large et plat ■ de l'aviron. Prov. A . moquer.
pelle-a-CUl n. f. Espèce de chaise île jardin 1*1. des pe/les-à-eul.
Pelléas et Mëlisande, drame lyrique en cinq actes et treize tableaux, livret tiré du drame de Maurice Maeterlink, qui porte ce titre, musinuc de Claude Debussy (1902). Légende symbolique, d'une naïveté raffinée. Le seigneur Goland. homme d'un âge déjà mùr, rencontre à la chasse la frêle Mélisande et l'épouse. Pclleas, demi-frère de Golaml, et la jeune femme, ne tardent pas à s'aimer.
Après divers épisodes, où la jalousie de Goland va croissant, il surprend un rendez-vous de Pelléas et de Mélisande. tue son frère et blesse Mélisande qui meurt. Partition d'un style nouveau et original, où le compositeur, rejetant toute forme mélodique, procède par juxtaposition de tonalités.
pelle-bêetie u. f. Pelle carrée à manche court, en usa ie dans l'infanterie. PI. des pelles-bêches.
pelle e [pe-ié], pellerée [pè-ie-ré]. pelletée
[pè-le-lé] n. f. Contenance ou contenu d'une pelle. Fig. Grande quantité : des pelletées d'injures.
tellegrini (Pellegrino m Tiualdo de), peintre et architecte italien, né à Puria en Valsolda (dans le Milanais), m. à Modène 11527- 15'.e2). Il construisit le Paluis- Iloyal, à Madrid, et peignit la Sai te Famille, la Flagellation, etc. — Son frère Domlnico. né a Puria en Valsolda. m. à Bologne (1541-1882), se fit surtout connaître comme graveur et architecte.
Pellegrini de Venise (Jean-Antoine), peintre italien, né et m. à Venise (1675-1711).
Il a peint surtout des allégories et des portraits.
Pell ^grini (Carlos), homme d'fctat argentin, président de la république, né et m. à Buenos-Ayres (1846-1900).
Pellegrue, ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 26 kil. de La Réole ; 1.590 h. Vins. — Le cant. a 10 comm. et 4.730 h.
pellèlie [pel-lè-ne] n. m. Genre d'arachnides aranéides, renfermant une cinquantaine d'espèces, répandues sur le globe. (Le pellène à trois points est une petite araignée commune aux environs de Paris sous les pierres ou les feuilles sèches, où elle tisse une coque blanche soyeuse.)
Pellène, v. de l'anc. Grèce (Achaïe), près des frontier. s de la Sicyonie. dont les ruines se voient aujourd'hui près de Zugra.
peller [pè-té] v. a. Remuer à la pelle: peller de la terre.
pellerée n. f. v. pei.i.ée.
Pellerin (Le), ch.-l. de c (Loire-Inférieure), arr. et à 27 kil. de Paimbœuf, près de la Loire ; 2.260 h. — Le cant. a 8 comm- et 15.530 h.
pelleron [pè-le]n m. Petite pelle de bois plate, de forme ovale et munie d'un long manche, employée par les boulangers pour enfourner les petits pains.
pelletage [pe-ie] ou pellage [pèl-la-je-
n. m. Agric. Action de pelleter : le pelletage du blé.
Pelletan (Eugène), littérateur et homme politique français, né à Saint- Palais (Charente-Inférieure), m. a Paris (1813-1884). Il f t de l'opposition libérale sous le second Empire, et devint, en 1884. sénateur inamovible.
Son principal ouvrage a pour titre la Profession de foi du x.lx° siècle. — Son fils Camille, né à Paris en 1846. homme politique français, ministre de la marine en 1902. a écrit des ouvrages de vulgarisation historique.
pelletât \pè-le-ta] n. m.
Ouvrier employé au déchargement de la morue salée.
pelletée n. f. v. pellée.
pelleter [pè-le-té] v. a.
(de petle. — Double le t devant une syllabe muette : il pellettera.) Remuer à la pelle.
pelleterie [pè-le-te-vi] n. f. [de pelletier). Art de préparer les peaux pour en faire des fourrures : la pelleterie est uae des richesses du t'anada. Ces peaux elles-mêmes : de précieuses pelleterie-*. Commerce de fourrures : s'enrichir dans ta pelleterie. Etablissement où l'on exerce cet art ou ce commerce : entrer dans une pelleterie.
pe leteur \pè-le] n. m. Ouvrier qui travaille à la pelle. Appareil mécanique, faisant le même travail.
pelletier [pé-le-ti-é], ère n.Qui fait ou vend des fourrures. Adjectiv. : marchand pelletier.
Pelletier [pè-le li-é] (Pierre- Joseph), chimiste français, né et'in. à Paris (1788- 1842); un des inventeurs de la quinine.
pelletiérine [pè-le] n. f. (de Pelletier, n. pr.). Alcaloïde contenu dans l'écorce de grenadier.
Pellevé ou Pelvé (Nicolas de), cardinal français, un des chefs de la Ligue, né à Jouy-en-Josas, m. à Paris (1518-1591). C'est sur ses conseils que Sixte Quint prit parti, en 1585, contre le roi de Navarre. Il est très malmené dans la Satire Ménippée.
pelleV2rsage[pé-;e-fcr]n. m. Action de pelleverser.
pelleverser [pè-le-vèr-sé] v a. Ameubler le fond d'un sillon avec le pelleversoir.
pelleversoir [pè-le-vèr] n. m. Louchet à deux dents, employé à pelleverser.
PÉL
pellibranches [pèl-h] n. m. pi. Groupe de mollusques gastéropodes, renfermant ceux qui sont
E. Pelletan.
jon : 2. De terratsier: 3. A beurre ; s. A charbon là main) ;
ne ; 7. A charbon ; 8. A grille ; 9. A coke ; 10. Picarde ; il. A chaux.
munis de vraies branchies et de papilles dorsales. S. un pellibrancke.
Pellico (Silvio), littérateur italien, né à Saluées, m. à Turin (1789-18.14).
Condamné, après un procès inique, pour avoir songé à s'at'tilier au carbonarisme, il passa neuf ans dans les prisons du Spielberg, où il écrivit le livre touchant Mes prisons.
On lui doit également des tragédies, comme Francesea da Bimini. œuvre originale, la première création romantique du théâtre italien, des nouvelles, etc.
pelliculage [pèUï]n. m.
Opération ayant pour but de séparer du verre qui lui sert de support la pellicule de collodiou ou de gélatine qui porte l'image photographique.
pelliCUlaire [pil-li-ku-lè-re] a.d]. (depellicule). Se dit des métaux étendus en lamelles sur divers corps : cuivre pelliculuire.
pellicule [pèl-H] n. f. (lat. pellicula; de pellis, peau). Peau très mince : l'épiderme est une pellicule qui recouvre la peau. Mince lamelle épidermique, qui se détache de la peau et notamment du cuir chevelu, en produisant une desquamation. Enveloppe du grain de raisin : la pellicule du raisin renferme en abondance une matière colorante, qu'elle abandonne durant la fermentation. Feuille mince de cellulose, de gélatine ou de collodion, couverte d'un- émulsion sensible à la lumière et que l'on utilise dans les appareils photographiques.
— Encvcl. Mèd. Les pellicules s'observent dans certaines maladies éruplives (rougeole, scarlatine, etc.), mais surtout dans la desquamation du cuir chevelu chez les arthritiques. Dans ce dernier cas. le traitement consiste en lavages hebdomadaires de la têle avec un savon antiseptique.
— Photogr. Les pellicules photographiques s'emploient soit en rouleaux (bobines), soit en boîtes (film-packs), et possèdent entre autres avantages sur les plaques celui de la légèreté.
pellicule, 6 [pè/-/i] adj. Recouvert d'une pellicule.
pelliCUler [pèl-li-hu-lê] v. a. Pratiquer le pelliculage : pellicuîer un cliché.
pelliCUleux, euse [pèl-li-hu-leu, eu-ze] adj. Qui a des pellicules.
pellionie [pél-li-o-nt] n. f. Genre d'urticacées, originaires de l'Asie tropicale, et cultivées dans les serres des régions tempérées comme plantes de suspension.
pelliplanimétrie [fei-n. M] n. f. (du lat. peins, peau, planas, plan, et du gr. nietron, mesure). Méthode permettant de mesurer rapidement la surface du corps humain vivant : la pelliplanimétrie est basée sur la photographie.
pelliplanimétrique [pèl-li] adj. Qui concerne la pelliplanimétrie.
PelliSSOn [pé-li-son] (Paul), littérateur et bel esprit du siècle de Louis XIV, né à Béziers.m.à Paris) 1024- 1693). Il partagea la disgrâce de Fouquet pour lequel il avait écrit d'éloquents et courageux mémoires , et passa cinq ans à la Hastille. Mais Louis XI V le nomma plus tard son historiographe. On lui doit une Histoire de l'Académie française, ainsi qu'une Histoire de Louis XIV jusqu'à la paix de himegue. A sa captivité se rattache un souvenir touchant, celui d'une araignée dont le prisonnier s'était fait une sorte de compagne et qu'il avait acecoutumée à venir manger jusque dans sa main.
pelloir [pè-loir] n. m. Partie d'une charrue en forme de pelle.
PellOUX (Luigi). général et homme politique italien, né à La Roche (Savoie I en 1839; il fut ministre de la marine de 1891 à 1897. président du conseil et ministre de l'intérieur de 1898 à 1900.
psllucide [pèl-lu] adj. Idu lat. per, à travers, et lucidus, luisant). Qui est transparent ou translucide : la membrane pellucide de l'œuf forme la chambre à air.
pellucidité [prl-lu] n. f. Caractère de ce qui est pellucide.
pélobate n. m. Genre d'amphibiens anoures, comprenant deux espèces européennes de crapauds, dont l'une est commune en France. (Les pélobates font le passage des grenouilles aux crapauds.)
pélobatidéS n. m. pi. Famille d'amphibiens anoures, renfermant les genres pélobate et voisins. S. un pélobatidé.
Pellissoo.
PÉL
pélodyto n. m. Genre d'amphibiens, comprenant de petites grenouilles gris clair de l'Europe tempérée.
pélOgène adj. (du gr. pelos, limon, et genès, engendre). Qui se forme dans les terres argileuses.
peloir n. m. Petit bâton cylindrique, peu renflé vers le milieu, avec lequel les mégissiers enlèvent la laine des peaux de mouton.
pélopée [lo-pé] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, renfermant des guêpesichneumons allongées, grêles, des régions tropicales, et dont quelques espèces vivent en France : les pélopées sont remarquables ]iar la grosseur de leur nid.
PélopidaS [dâts], général thébain, ami d'Epaminondas. Il contribua à l'expulsion des Spartiates de Thèbes en 378 av. J.-C, commanda le bataillon sacré à la bataille de Leuctres et fut tué en 36'i- à Cynoscéphales (Thessalie), pendant qu'il poursuivait les troupes défaites d'Alexandre de Phéres.
PéloponèSÔ (île de Pélops), presqu'île au Sde la Grèce montagneuse, découpée en plusieurs presqu'îles, rattachée à l'Hellade par l'isthme de Oorinthe, et comprenant l'Argolide, la Laconie, la Messénie, l'Elide, l'Arhaïe, l'Arcadie. La région, arrosée notamment par l'Eurotas et l'Alphée, était célèbre dans l'antiquité pour sa fécondité ; c'est actuellement la Murée, qui produit d'abondantes récoltes de céréales, de fruits et de vins.
Péloponèse [guerre du). On donne ce nom à la lutte mémorable qui eut lieu, de 431 à 40V, entre Sparte et Athènes, et qui se termina par la ruine de cette dernière. Quelques faits secondaires, tels que l'intervention d'Athènes dans les démêlés de Corcyre et de Corinthe, furent l'occasion des hostilités, mais la cause profonde de la guerre du Péloponèse, c'est l'opposition de l'esprit ionien et de l'esprit dorien, la haine des Lacédémoniens et des Athéniens, haine qu'expliquent les mœurs rudes et aristocratiques des premiers, comparées aux mœurs policées et démocratiques des seconds, et aussi les progrès considérables accomplis dans la mer Egée après les guerres médiques , par Athènes, qui avait constitué en une puissante confédération maritime toutes les îles de l'Archipel. Périclès poussa de toutes ses forces à la guerre, afin d'abattre définitivement la puissance de Sparte. La guerre du Péloponèse se divise en trois périodes. De 431 à 421, les belligérants ravagent réciproquement leur territoire, sans parvenir à remporter des succès décisifs, Athènes surtout se trouvant affaiblie par la mort de Périclès et par la peste. Cette première période est close par le traité de Nicias, qui garantissait la paix pendant cinquante ans, mais qui fut violée dès 416. De 416 à 413, s'étend la deuxième période, signalée par une opération désastreuse des Athéniens en Sicile et la ruine de leur flotte et de leur armée devant Syracuse. La troisième commence en 112; les Athéniens sont vainqueurs devant Milet, à Cyziquc, aux Arginuscs ; mais les Spartiates, aidés par l'or des Perses et habilement commandés par Lysandre, prennent Lampsaque, triomphent à ^Egos-Potamos (403) et imposent à Athènes le gouvernement réactionnaire et violent des Trente tyrans. La guerre du Péloponèse eut pour principal résultat d'abattre définitivement la puissance athénienne, mais aussi, malgré son triomphe momentané, de déconsidérer Sparte, dont l'impitoyable domination, aidée par l'alliance perse, devait peser seulement quelques années sur la Grèce.
Péloponèse (Histoire de la guerre du), par Thucydide, ouvrage de premier ordre, qui vaut surtout par la précision et la sobriété du style, l'exactitude impartiale et philosophique du récit. Des discours et des plaidoyers, remarquables par la logique, y tiennent lieu de ce que les historiens modernes appellent considérations philosophiques ou générales. On y trouve d'admirables descriptions, comme celles de la peste d'Athènes ou de l'expédition de Sicile. Le récit embrasse les vingt-huit premières années de cette longue lutte entre Sparte et Athènes, à laquelle l'auteur avait lui-même pris part. Il s'arrête à l'année 411 et demeure inachevé- Il est divisé en huit livres.
péloponésiaque [zi-a-ke] adj. Qui appartient au Péloponèse.
Pélopcmésien, enne [zi-in, è-ne], originaire ou habitant du Péloponèse : les Péloponésiens. Adjectiv. : les villes piloponésiennes.
Pélops [lojiss], petit-fils de Jupiter et fils de Tantale, roi de Lydie, tué par son père et servi aux dieux dans un repas que Tantale leur donna dans son palais. Cérès seule, absorbée par la douleur de la perte de sa fille, mangea de cet horrible mets. Jupiter, ayant rendu la vie à Pélops, lui mit une épaule d'ivoire pour remplacer celle que Cérès avait mangée. Plus tard, Pélaps épousa Hippodamie, fille d'CSnomaûs, auquel il succéda, et régna sur le Péloponèse. Ses fils furent désignés sous le nom de Pélopitlrs. (Myth.)
pélor n. m. Genre de poissons acanthoptères de l'océan Indien, voisins des scorpènes et auxquels leurs nageoires déchirées en lambeaux donnent un singulier aspect.
pélorie [ri] n. f. Anomalie qui consiste en ce qu'une corolle normalement zygomorphe redevient aetinomorphe.
pélorié, e adj. Se dit des fleurs qui ont éprouvé une pélorie.
pélorisation [za-si-on] n. f. Transformation par pélorie.
péloriser f.zé] (se) v. pr. Passer à l'état de pélorie.
pélorisme [rfs-me] n. m (du gr. pelôros, monstrueux . Apparition, chez certaines plantes à fleurs irrégulières (scrofulariacées), de fleurs régulières, semblables à celles de leurs ancêtres moins différenciés.
pelotage n. m. Action de peloter. Action de mettre les écheveaux en pelotes. A la paume et au billard, action de jouer sans s'astreindre aux règles. Po]i. Action de caresser. Action de flatter.
pelotari n. m. Joueur de pelote basque.
Pelotas, v. du Brésil (Rio Grande do Sul), sur le rio Sao Gonçalo ; 30.000 h. Commerce important de cuirs verts et salés, suifs, viandes, céréales.
pelote n. f. Ida b. lat. pilotta, lat. pila, balle à jouer). Boule formée avec un fil roulé sur luimême : pelote de soie, de laine. Boule faite d'une substance quelconque : pelote de neige. Fig.
faire sa pelote, amasser des profits. Petit coussinetsurlcquel on fiche des aiguilles, des épingles.
Coussin de charpie pour comprimer un organe. Zool.
Saillie spongieuse, située à l'extrémité des tarses de beaucoup d'insectes.
Marque blanche, sur le front des chevaux. Sorte de jeu de paume
. A épingles ; 2. De laine ; 3. Du
xvin* siècle.
de jeu de
Pelote basque, sorte paume, jeu national des Basques.
— Enoycl. La pelote basque est une sorte de paume. Il en existe plusieurs variétés : le blaid ou blé, la pelote, le rebut, le long-bert, qui dérivent de la longue paume et se jouent en plein air, et le trinquet, dérivant de la courte paume et se jouant comme elle dans des endroits couverts. La pelote
Pelote basque.
est restée la plus populaire de toutes les variétés de pelote basque. Les joueurs (pelotari) sont divisés en deux équipes, généralement de trois hommes, distingués par la couleur des ceintures, rouge ou bleue. Ils jouent à main nue ou munis d'une chistera (v. ce mot) avec laquelle ils envoient ou reçoivent la balle faite de caoutchouc recouvert de peau et du poids de 120 grammes. La chistera imprime à la balle une force et une vitesse considérables. On joue sur un espace cimenté, nommé fronton, de 65 mèlres de long sur 12 de large, divisé sur sa longueur par des raies numérotées de 4 mètres en 4 mètres, et contre un mur de face de 10 mètres de hauteur sur 12 de large. Après le tirage au sort du premier service, un joueur du camp favorisé, dit buteur, lance la pelote contre le mur. Un joueur du camp adverse la reçoit dans la chistera et la renvoie aussitôt contre le mur. Les deux camps continuent, en alternant ainsi pour le renvoi de la balle- Le joueur qui manque la balle ou qui l'envoie hors des limites du jeu perd un point; il perd aussi un point s'il ne saisit pas la balle en l'air ou après le premier bond ; il perd encore un point s'il lance la balle au-dessous d'une barre de fer ou d'une raie qui traverse le mur à un mètre du sol.
peloter [té] v. a. Mettre en pelotes : peloter de la ficelle. Maltraiter de coups ou de paroles : peloter un adversaire. Pèch. Attirer et prendre le poisson avec des appâts en forme de pelote. Pop. Manier, caresser. Fig. Flatter par intérêt : peloter un homme influent. V. n. Jouer à la paume, etc., sans s'astreindre aux règles. Fig. et fam. Peloter en attendant partie, faire une chose de peu d'importance en attendant mieux.
peloteur, 6US6 [eu-ze] n. et adj. Ouvrier, ouvrière qui pelote des fils. Fam. Personne qui aime à caresser. Personne pateline. N. f. Machine pour mettre en pelotons le fil à coudre.
peloton n. m. Petite boule, formée en roulant des fils sur eux-mêmes. Petit coussinet â épingles. Grand nombre d'insectes en tas : peloton de chenilles, d'abeilles. Groupe de personnes :
un peloton d invités. Mar. Formation d'une division d'escadre. Milit.
Groupement de soldats : un escadron est composé de quatre pelotons. Fam. Se mettre en peloton, se mettre en boule en ramassant ses membres. Peloton de graisse, enfant ou petit animal très gras.
pelOtonnement <to-ne-man] n. m. Action de pelotonner ou rie se pelotonner. Son résultat.
pelotonner [to-né] v. a. Mettre en pdoton : pelotonner du fil. Se pelotonner v. pr. Etre mis en peloton. Se mettre en boule : le hérisson se pelotonne.
pelotonneur [to-neur] n. m. Ouvrier qui met du tabac en peloton.
pelOUSard [zar] n. m. Fam. Habitué de la pelouse des champs de course.
pelouse [lou-ze] n. f. (du lat. pilosus, poilu). Terrain couvert d'une herbe épaisse et courte : les pelouses demandent à être abondamment arrosées. Herbe qui couvre ce terrain. Turf. Partie des champs de courses généralement gazonnée, autour de la-
B Scelle ; 2. En 3. Ue til.
p9ul<