Ordinaire; 2. Turban; (a, fleur
POT
potologique adj. Qui appartient à la poto-
logie.
PotomaC [malt] (le), riv. des Etats-Unis, qui se jette dans la baie de Chesapeake ; cours C00 kil.
pOtOTOU n. m. Genre de mammifères marsupiaux de petite taille, communément appelés kangourous-rats , et qui sont répandus en Australie et dans la Tasmanie.
PotOSi, v. de la Bolivie. B 3.9li0 menés d'altitude, ah.-l.
du départ, du même nom ; 20.000 li. Célèbres mines d'argent.
potron-jaquet [M
n. ni. Des le potron-jaquet, dès la pointe du jour. (On dit aussi potron-minet.)
Potsdam [pots-dam"], le Versaii/es de la Prusse, y. du Brandebourg, sur un lac de la Ilavel. Château royal, dit aussi ta Hésidence . Soieries , toiles, raffineries.
Aux environs , château et parc de Sans- Souci ; 01.400 h.
Pott (Percival), médecin anglais, né et ni. à Londres (1113- 1788), auteur de recherches célèbres sur la maladie des vertèbres lombaires à laquelle il a donné son nom.
Pott ( mal de ) ou mal vertébral, maladie des vertèbres lonibaires que le chirurgien anglais Pott a décrite le premier.
Le mal de Pott, fréquent surtout chez les enfants et les adolescents, n'est autre chose qu'une carie, le plus souventd' origine tuberculeuse, d une
ou plusieurs vertèbres. Suivant les vertèbres atteintes, on distingue le mal de Pott sous-occipital, dorsal, lombaire.
Le mal de Pott évolue généralement en trois périodes : 1» suppuration ; 2° apparition de la gibbosité, 3° abcès par congestion et troubles tels que paraplégie, incontinence d'urine, etc.
Le traitement coi.siste en une immobilité absolue et prolongée dans des appareils plâtrés; le séjour dans certaines stations balnéaires (Berck-sur-Mer) est indiqué.
Pottecher tMarie-Benjamin-Jfaurfce), poète et auteur dramatique français, né à Bussang (Vosges) en 1867. Il a créé dans son village natal le théâtre en plein air ou « théâtre du peuple », dont les acteurs sont tous des gens du pays.
Potter [ter] (Paul), peintre d'animaux et paysagiste hollandais, né à Enckhuysen, mort à Amsterdam (1625-1654). Le Louvre possède un de ses chefs-d'œuvre : Prairie aux trois bœufs et trois motitons. Son interprétation de la nature est large, simple et savoureuse.
Pot'es, comm. de Belgique (Hainaut. arr. de Tournai), sur l'Escaut; 1.710 h.
Filatures, tissus.
Pottier (Edmond), archéologue français, né à Sarrebrdck en 18io, auteur de remarquables travaux : la Né- Paul Poiter.
i/e de Mi/rina, les Statuettes de terre cuite dans Va liquitè, etc.
Pottier (Edouard!, amiral français, né en 1839, ii a Roehefort en 1903.
pottique [po-ti-ke] adj. Qui est atteint du mal <ie Pott, qui se rapporte au mal de Pott.
pou n. m. flat pelliculus). Genre d'insectes hémiptères, parasites sur le corps de l'homme et de plusieurs animaux. Chercher les pour dans la tête à quelqu'un, le chicaner à propos de riens. Laid comme un pou, comme un pou retourné, extrêmement laid. PI. des poux.
— Encycl. Les poux (pediculus) sont de petits insectes aplatis, coriaces, incolores et laissant voir, par transparence, leur canal digestif gonflé de sanir. Leurs œufs ou lentes sont collés suites cheveux et les poils. Deux espèces tourmentent l'homme : le pou de la tète et le pou du corps; une variété dégradée est le pou du pubis ou morpion. On se débarrasse des poux par les lotions savonneuses, les bains sulfureux , les lotions mercurielles, etc.
Les poux des chiens sont des trielwdecles.
On donne le nom de pour à un certain nombre darticulés parasites de
pOUacre n. et adj. 'même orig. que podagre . Fam. Sale, dégoûtant, vilain.
pouacrerie [rt] n. f. Malpropreté, saleté. Fig.
Ladrerie, avarice.
pOUah interj. Qui exprime le dégoût.
Pouancé, ch.-l. de c. (Maine-el Loir.- , an- et a 2.; kil de Sesré; 3.200 h. Ch. de f. O. - Le cant. a H comm. et U.7.,0 h.
poubelle [be-le] n. f. /•„,,. Botte métallique
>ur ordures ménagères, cylindrique ou rectangumposée à tous h-s propriétaires de Paris par Eugène Poubelle, préfet de la Seine de 1883 a 1896. pouce n. m. (lat. pollcx). Le plus gros et le plus court des doigts de la main, opposable aux autres Gros orteil. Doigt postérieur des oiseaux. Partie mobile de la pince des crustacés. Fia. et fam. Et le -fou.ee, et plus, et beaucoop pins : il a mangé dix
LAR. P. TOUS. — II
mille francs. — Oui, et le pouce. Serrer 1rs pouces à (j ne l qu'un, le contraindre à parler. Jouer du pouce, compter de l'argent. Sucer son pouce, se donner un passe-temps dépourvu d'attrait. Tourner ses pouces, passer son temps dans l'oisiveté. Mettre les pouces, céder après résistance. Mamjer sur le pouce, à la hâte, sans s'asseoir. 5e mordre les pou<es d'une chose, s'en repentir. Y mettre les quatre doigts et le pouce* se servir malproprement d'un plat, agir sans délicatesse. Donner le coup de pouce, étrangler, tuer, achever, donner la dernière main à; se dit aussi des vendeurs qui, en pesant une denrée, choquent le plateau où elle se trouve pour qu'il emporte celui des poids. Ancienne mesure de longueur, la 12e partie du pied, soit 0», 0255 : le pouce valait \% lignes. Fig* Très petite quantité : ne pas céder un pouce de tcrritoii^e. Techn. Pièce de métier à lias, sur laquelle l'ouvrier applique le pouce pour soulever la partie antérieure du levier,
pouce-pied ou pOUSSe-pied n. m. Genre de crustacés cirripèdes , renfermant des formes
Potsdam.
dont le corps, enveloppé de pièces calcaires, se dresse sur un gros pédoncule poilu ou écailleux, et qui sont répandues dans toutes les mers.
Poucet (le Petit), principal personnage et titre d'un conte de Perrault. Le petit Poucet est un garçonnet ainsi appelé à cause de sa très petite taille. Une extrême misère contraint ses parents à l'égarer avec ses frères dans une forêt. Une première fois, il revient avec eux chez ses parents, grâce aux cailloux blancs qu'il a eu soin de semer le long du chemin ; mais, une seconde fois, il sème du pain, que mangent les oiseaux, et les pauvres enfants ne retrouvent pas leur route. Ils arrivent à la maison d'un ogre. Le vorace personnage se lève pendant la nuit pour les égorger, mais une ruse du petit Poucet l'amène à tuer a leur place ses sept tilles. Ils s'enfuient. L'ogre les poursuit. Poucet lui vole ses bottes, à l'aide desquelles on franchit sept lieues d'une seule enjambée, et par la suite enrichit ses parents. Ce conte charmant a été transformé en féerie (Leterrier, Vanloo, Arnold Mortier; Laurent de Rillé et André Messager).
poucette [sè-te] n. f. Tricherie des grecs, qui consiste soit à avancer une carte avec le pouce, soit à pousser une mise sur le tableau gagnant quand le résultat du coup est déjà connu.
(On dit aussi poussette.)
poucet'es [sè-te] n. f. pi.
Torde, chaînette à cadenas ou petit appareil pour attacher ensemble les pouces d'un prisonnier et le priver des mouvements de ses bras. rmmum.
Pouchet [chè] (Félix-Archimède), naturaliste français, né et m. à Rouen (1800-1872); célèbre par ses discussions avec Pasteur au sujet de la génération spontanée.
Pouchkine (Alexandre -Sergievitch), poète lyrique russe, né à Moscou, tué en duel à Saint-Pélersbourg (1799-1837). On lui doit des poésies qui reflètent l'influence de Byron :
/<• Prisonnier du Caucase, et une Histoire de Pougutehev, un drame historique : Boris Godounov, etc.
poucho n. m. Sorte de nianteau chinois, très léger.
pouchong n. m. Variété <le thé noir.
pOUCier [si-é] n. m. Morceau de métal ou de cuir, propre à garantir le pouce. Pièce de loquet que meut le pouce.
pOUd n. m. Unité de poids usitée en Russie, équivalant à 1G kil. 38.
poU-de-SOie n. m. (peutêtre de l'angl. paduasoy , soie de Padoue). Etoffe de soie grenée et sans lustre. (On écrit aussi pout-dksoie et poult-de-soie.) PI. des poux, pouts ou poultsde-soie.
poudet [dé] n. m. ou poudette [dh-te] n. f. Dans le Midi, serpette pour tailler la vigne et les arbres fruitiers.
pouding [din'gh'] ou poudingue [dinghe ii. m. (angl. pudding). Mets anglais, composé de farine, de raisin de Corinthe, etc. (On dit aussi pi.um- PUDDING.J Roche résultant du mélange naturel de petits cailloux réunis par un ciment.
poudre n. f. (lat. pulvis). Poussière : secouer hi poudre de ses habits. Substance finement broyée et pilée : sucre en poudre. Composition médicale, desséchée et broyée : poudre vermifuge, purgative, etc. Poussière qu'on met sur l'écriture pour la séeher. Amidon pulvérisé et parfumé dont on se sert pour les cheveux, la peau. etc. : poudre blanche, '■ose. Poudre de chasse, poudre à canon, mélange très
Pouchl.ii
POU
Inflammable de salpêtre, de charbon et de soufre, 1 our lancer des projectiles. Coton-poudre, v. coton. Poudre fulminante, espèce de poudre qui détonne par le choc, le frottement. Fig. Poudre de succession, nom que la Voisin, célèbre empoisonneuse du temps de Louis XIV, donnait au poisun qu'elle vendait. V. poisons (affaire des). Poudre de perlimpin- I in, remède de charlatan. Loc. div. : Faire mor lire la poudre, abattre, tuer. Prendre la poudre d'escampette, s'évader, s'enfuir. Jeter de la poudre aux yeux, en faire accroire. Mettre, réduire en poudre, briser, détruire complètement. N'avoir pas inventé la poudre, n'être pas intelligent. Mettre le feu aux poudres, exciter la haine, la discorde. Etre vif comme la poudre, être la poudre, être très vif.
— Encycl. Poudre à canon- Il est démontré aujourd'hui que, dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, les Chinois connaissaient la poudre dans ses eft'ets les plus simples, comme les feux d'artifice. lis fusées, etc. ; mais ils ne la faisaient pas servir a lancer des projectiles. Vers le milieu du vu0 siècle, elle fut employée par les Grecs du Bas-Empire, sous forme de fusées incendiaires ou feu grégeois. Ce n'est qu'au xtve siècle qu'on la voit figurer en Europe comme agent balistique, entre les mains des Anglais (bataille de Crécy, 1346). Les noms de Roger Bacon, d'Albert le Grand et de Berthcld Schwartz se rattachent à l'invention ou plutôt â l'introduction en Europe de la poudre à canon, mais sans qu'on sache bien au juste jusqu'à quel point chacun d'eux y a contribué.
— Pyrutechn. Une poudre est constituée par une ou plusieurs substances susceptibles de développer subitement une force expansive considérable par un dégagement gazeux abondant à haute température, résultat d'une réaction chimique.
On distingue, d'après leur composition : les poudres noires, les poudres au nitrate de soude ou d'ammoniaque, les poudres colloïdales.
I. Poudre noire. La poudre noire est un mélange de deux éléments très combustibles, le charbon etle soufre, avec un corps très oxydant, le salpêtre, qui dégage de la chaleur en se décomposant. Des trois matières composantes, le charbon est celle qui influe le plus sur les qualités de la poudre; on l'obtient par la distillation du bois eu vase clos, qui produit vers 300» le charbon roux, employé pour la poudre de chasse, et vers 350» le charbon noir, employé pour les poudres de guerre.
Le dosage de ces trois éléments est variable, ainsi qu'il résulte du tableau suivant, relatif aux poudres noires employées en France :
Charbon. Soufre- Salpêtre.
Ancienne poudre de guerre. 12,5 12,5 75
Poudres C, SP 15 10 75
Poudre F 15 8 77
Poudre de chasse 12 10 78
Poudre i forte 15 13 72
de J ordinaire ...... 18 20 62
mine f lente 30 30 40
Les grains sont ronds, anguleux ou plats, selon l'espèce de poudre; leur grosseur est variable.
On peut enflammer la poudre soit par le contact d'un corps en ignition, soit par un échauffement subit de 230 à 300". soit au moyen d'une étincelle électrique, soit enfin par un choc suffisamment violent.
La vitesse d'inflammation de la poudre en grains est d'environ 10 mètres par seconde.
U n litre de poudre non tassée pèse de 830 à 950 grammes ; ce poids représente la densité gravimétrique de la poudre. La densité réelle est le poids spécifique des grains pris isolément.
Les poudres à gros grains sont plus lentes que les poudres à grains fins, qui, présentant une plus grande surface d'inflammation, donnent lieu à une pression maximum plus vite atteinte; il faut éviter, dans les armes, l'emploi de poudres trop vives.
On a cherché à substituer au salpêtre, dans la poudre, le nitrate de soude ou d'ammoniaque, qui renferment plus d'oxygène et développent plus de gaz et de chaleur; mais les poudres ainsi obtenues sont très hygrométriques et perdent rapidement leur force.
II. Poudres colloïdales. Le coton nitré, qui brille sans résidu, est la base des poudres colloïdales, qui au lieu de se consumer par couches concentriques, se consument par surfaces parallèles. Ces poudres présentent l'avantage de ne pas donner de fumée et de ne pas encrasser les armes, et permettent d'obtenir de grandes vitesses initiales avec de faibles pressions intérieures.
C'est Vieille qui, en France, a réussi à doter l'armée de la poudre sans fumée actuellement en usage. Kn faisant dissoudre dans l'éther de la nitrocellulose soluble, on obtient une matière gélatineuse bien homogène, qui durcit par suite de l'évaporatidn du dissolvant, et à laquelle on donne, en modifiant plus ou moins sa compacité, telle vitesse de combustion que l'on veut.
On fabrique plusieurs sortes de poudres sans fumée. Nous citerons :
La poudre BN en France, destinée aux armes de guerre construites dans l'industrie; la poudre Swab. ' employée en Autriche : la poudre-papier de Wette ren, formée de nitrocellulose mélangée avec du nitrate de baryte et dissoute dans l'acétate d'amyle ; la poudre-dynamite Nobel, constituée par un mélange intime de coton octonitrique et de nitroglycérine; enfin, la cordite, employée en Angleterre, la balistite, employée en Italie, la poudre C. 89, employée en Allemagne, qui sont également à base de nitrocellulose et de nitroglycérine Quant à l'expression de poudre géante ou poudre extra, elle est à a peu près synonyme de dynamite.
Pour les armes de chasse, on fabrique en France des poudres pyroxylées de divers types, formées par un mélange de coton nitré et de nitrates. La poudre E. C, en particulier, est colorée avec de Vauréinr sans acide minéral) dissoute dans l'éther. l'alcool tm la benzoline: elle a la forme de grains ronds de couleur oranirée et se compose essentiellement de coton poudre nitrate dilué.
— Admin. La fabrication et la vente des poudres constituent un monopole d'où ne sont exclus que la dynamite et les explosifs à base de nitroglycérine qui en dérivent. Le monopole s'applique donc aux poudres de guerre, aux poudres de chasse et aux explosifs de mine
POU
POU
Les poudreries et rafHnoriea de lalpêtre et de soufre de l'Etat sont placées eoua l'autorité du ministre de la guerre: 1rs ingénieurs des poudre» et salpêtres se recrutent parmi 1rs élèvi sortants de l'Ecole polytechnique.
La vente des poudres a feu est faite par les soins de l'administration des contributions Indirectes. Les poudres sont délivrées aux débitants parles entreposeurs. Les préfets ont qualité pour autoriser la fabrication et le commerce des cartouches! ainsi que l'exercice de la profession d'artilicier.
— Pharm. Les poudres pharmaceutiques sont obtenues par contusion (choc du pilon), par trituration, par miniturc, frottement, pulvérisation, porphyrisation, sublimation ou lévitation, suivant les produits 4]ui les fournissent.
Poudres [conspiration des), complot formé en Angleterre par un certain nombre de catholiques pour faire sauter Jacques I" et le Parlement (5 nov. I6U.">). Le soldat Guy Fawkes devait mettre le l'eu aux poudres. La conspiration fut révélée par un conspirateur, Trcsham, qui prévint un de ses parents, lord Mounteagle, de ne pas se rendre a la séance où le Parlement devait sauter. Elle provoqua de rigoureases mesures de répression contre les catholiques.
poudrederizé ou poudrerizé, e adj.
Recouvert de poudre de riz.
poudrem jnt [man] n. m. Action de poudrer.
poudrer [tiré] v. a. «ouvrir d'une légère couche de poudre de riz, d'amidon, etc. : poudrer Sun visage après s'être rasé. V. n. Faire voler la poussière en fuyant, en parlant des bétes fauves et des bétes noires.
poudrerie [ri] n. f. Fabrique de poudre. .
poudrette [drè-te'n, f. Poussière fine. Faire la
Îioudrette, se dit des oiseaux qui se secouent dans a poussière pour se débarrasser de leur vermine. Excréments humains desséchés, réduits en poudre et utilisés comme engrais : la poudrette doit être répandue de préférence sur les terres faibles en azote et en acide phosphorique ; son action est rapide, mais peu durable.
poudreux, euse [drru, tu-ze] adj. Couvert
de poussière : hubit tout poudreux ; route poudreuse.
poudrier [dW-ti] n. m. Celui qui l'ait la poudre
a canon. Boite pour la poudre à sécher l'écriture.
SOUdrière n. f. Magasin à poudre : les poures doivent être éloignées des habitations. Poire à poudre. Boite à poudre.
poudrin n. m. Syn. de embrun.
poudroiement [drot-man] n. m. Caractère de ce qui poudroie : le poudroiement des routes.
poudroyant [droi-ian], G adj. Qui poudroie.
poudroyer [droi-i<'\ v. n. (Se conj. comme aboyer.) S'élever en poussière; être couvert de poussière : ta route poudroie. V. a. Couvrir de poussière Ai. i.us. i.ittlr. : Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie, réponse faite par sœur Anne à la femme de llarbe-Bleue. La rappeler, c'est une réponse négative à quelqu'un qui attend impatiemment uoe personne ou une chose.
Pouèze (La), comm. de Maine-et-Loire, arr. et a 16 kil. de Scgré ; i.'i-20 h. Ardoisières.
pouf interj. exprimant le bruit d'une chute ou d'une explosion : pouf! le voilà par terre!
pouf n. m. Siège en forme de gros tabouret capitonné, bas et large. Annonce emphatique et trompeuse : les poufs de ta réclame.
Fatn. Faire un pouf, ne pas payer ce qu'on doit, Genre de coiffure de femme. Tournure:
qui fait bouffer la jupe par derrière.
pouffer [pou-fé] v. n. Eclater : pouffer de rire.
Pougatchev (Emelian), imposteur russe (1720-1775). qui
se fit passer pour le tsar Pierre III. Ses troupes ayant été battues, il fut pris et décapité à Moscou.
Pougens U'»'™] (Marie-Charles-Joseph), lexicographe et littérateur français, né à Paris, m. à Vauxbuin (1755-1833); auteur des llécréations de philosophie et de morale, des Contes du vieil ermite, Mémoires et souvenirs, etc.
POUgin ( François-Auguste-Arf/iwr ), musicien et musicographe français, né à<hâteaurouxen 1834.
Pougues ou Pougues-les-iaux [ghe-u-
z6], ch.-l. de c. (Nièvre;, arr. et a 10 kil. de Ncvers • 1.620 h. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales, carbonatées sodiques. — Le cant. a 13 comm. et 19.000 h.
IJOllll interj. Sert à exprimer le dédain, le mépim l'indifférence,
trOUillard (pou, Il mil., ar] n. m. Jeune perdreau ; teune faisan.
pOUille 'pou, Il mil., e] n. f. Reproches mêlés d'injures. jTJe s'emploie guère qu'au pluriel et dans la locution : chanter pouilles à quelqu'un.)
POUille [/( mil., e). ancienne Apulie, pays de l'Italie méridionale. Ancienne prov. du royaume de Nazies, divisée en Capùanate, Terre de liari et I'*re d'Otrante; 1.950 ouo h. lApuliens).
pOUilié [pote, Il mil., cl n. m. (lat. polyjitychum). Etat des bénéfices ecclésiastiques d'une province ou d'un royaume.
pOUiller[?io», Il mil., e']v.a. (àepou). Chercher les poux.
pouiller [pou, H mil., é] v. a. Chanter pouilles a, dire des injures à : femme qui pouilie son mort.
pouillerie [pou. Il mil., e-rî] n. t. Pop. Exi renie pauvreté. Avaries. Lieu malpropre.
Pouillet (Louis-Marie-Eugène), avocat français, né à Paris en 1835; spécialiste des questions de propriété industrielle, artistique et littéraire.
pouilleux, euse [pou. Il mil., eu, eu-ze] adj. et n. Qui a des poux. Personne misérable. Dois ptmilleur, bois qui se recouvre de taches rouges et noires, qui commence à se gâter. Her pouilleuse, mer sur laquelle on voit surnager du graissin, indiquant la présence du frai.
pOUlllier [pou. Il mil., é] n. m. Auberge sale.
pouillis |;>oi<.(ïnill.. î'in. m. Syn.de poijii.liep.. • Pouillon [Il mîl.l. ch.-l de e. (Landes), arr. et t Vt kil de Dax; 3.300 h. (Pouilionnaisi. Eaux thermales chlorurées; digue; bains de houe. — Leeant. a 11 comm. et 13. Oit) h.
pouillot [pou, il mil., o] n. m. Sous-genre de fauvettes, répandues dans les régions froid tempérées de l'ancien monde, et qui sont de petits oiseaux familiers, gris verdâtre. jaunâtres en dessous : le pouillot
commun, qui arrive dans tes jardins au printemps, est appelé aussi rossignol bâta rit.
pouillotement [pou, il mil., o te-mtm] n. m. Maladie causée par les poux, particulièrement chez les bestiaux.
poUillOUSe [pou. Il mil..
ou-ze] ou pOUillOUSSen. f. Pou.uot.
Grande voile d'étai, qui ne se hisse que par mauvais temps.
Pouilly [Il mil.], ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 16 kil. de Cosnc ; 2.000 h. Sur la Loire; ch. de f. P.-L. -M. Vins blancs. — Le cant. a 11 comm. et 10.510 h.
Pouilly-en-Auxois [il, mil., an^nd-soi],
ch.-l. de cant. (Côte-d'Or), arr. et a 40 kil. de Beau ne ; 1.200 h. Sur le canal de Bourgogne. — Le cant. a 28 cumm. et 9.730 h.
Pouilly- sous -Charlieu, comm. de la
Loire, arr. età 11- kil. de Roanne ; 5.010 h.
poUJOngal n. m. Riz cuit une première fois avant d'èire ôté de ses baies, et qui constitue la principale nourriture des Hindous.
PoujOUlat [la] (Jean-Joseph-Français), historien français, né h I.a Pare (Bouehes-du-Rhone), m. à Paris (1R0X-1880). Il a publié avec Michaud aîné la Nouvelle collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.
poulaille [7a, // mil., e] n. f. Ensemble des poules d'une basse-cour.
poulailler [la, Il mil., é] n. m. Bâtiment où on loge les poules : les poulail ers doivent être facilement neltuy ahles. Voiture dans laquelle on transporte les volailles au marché. Marchand de volailles. Théât. La galerie la plus élevée, appelée aussi paradis.
— Encvcl. Le poulailler peut être fixe ou mobile. Fixe, il est construit en bois, ou bien en maçonnerie avec revêtement intérieur de ciment pour éloigner les animaux nuisibles. Mobile, il est fait de bois et de grillage métallique et se transporte d'un endroit à un autre a\ec facilité. Dans le cas de poulailler fixe, on fait les ouvertures au sud ou au
Poulailler : A, 6\e ; 0, mobile.
sud-est. L'intérieur du poulailler est pourvu de perchoirs (échelles a barreaux plats) et de pondoirs (caisses, paniers, etc., garnis de paille). On dispose les mangeoires, les augettes de telle façon que les grains ne soient pas gaspillés ; les abreuvoirs ou buvettes seront de préférence des réservoirs syphoïdes en grès, verre ou métal. La plus grande propreté doit régner dans le poulailler, que l'on devra de temps à autre laver avec une solution de sulfate de cuivre à 4 p. 100.
poulaillerie [la, H mil., e-rt] n. f. Lieu où l'on vend de la volaille.
poulain [lin] n. m. (du lat. pop. pullanus; de pullus). Jeune cheval de moins de 30 mois. Assemblage de deux madriers dont on se sert pour descendre les tonneaux dans les caves, ou les faire glisser d'un camion. Arc-boutant d'étambot d'un navire en construction. Traîneau sans roues, sur lequel on transporte de lourds fardeaux.
Nom vulgaire du bubon inguinal de la syphilis Cycl.
Jeune sujet qu'un entraîneur prépare spécialement et avec soin à disputer des épreuves importantes on à exécuter des exercices dif- -flétt^ ficiles.
— Encvcl. Après le sevrage progressif, les poulains, jusqu'à l'âge de dixhuit ou vingt mois, sont soumis au régime d'été ou de pâturage (que l'on prolonge jusqu'en novembre), et leur régime est exclusivement herbivore; puis au régime d'hiver, c'est à-dire rentrés à l'écurie. A ce moment, l'alimentation se compose de foin, son, avoine, mais, orge, etc. A dix-huit mois, ils p uvent être utilisés comme jeunes chevaux ; à deux ans ou deux ans et demi, ils sont adultes.
frkiiloinA T1A 1; 2. Souliers à la poulaine t 3. Soteret UUlcUUU [te- à ja poulame, ». Patin à la poulaine. n. f. (de Pou- «une, anc. nom de la Pologne). Souliers à la poulaine, chaussures à point'- recourbée, d'origine polonaise, que l'on po: ta au xiv' et au xve siècle. Saillie
i pièces de construction à l'avant d'un navire. Cabinets d'aisances pour l'équipage, placés à la poulaine Gazette de ta poulaine, nouvelles inventées par les matelots.
Poulaines, comm. de l'Indre, arr. et à 35 kil. d'Issoudun ; 1.980 h.
poulaitte [le-te] n. f. (de poule). Engrais organique, constitué par les déjections des oiseaux de basse-cour.
poulan n. m. A certains jeux de cartes, fiches que l'on paye pour le matador, ou que l'on donne aux derniers tours où l'on paye double.
poulangis \ji] n. m. Grosse tiretaine moitié laine et moitié fil, qu'on fabriquait autrefois eu Bourgogne et en Picardie.
poulard [lar] n. m. Variété de froment. Adjectiv. : blé poulard.
poularde n. f. Jeune poule engraissée.
PoU.dergat, comm. du Finistère, arc. et à 17 kil. de Quimper; 3180 h. Ancienne voie romaine.
POUldreUZiC, comm. du Finistère, arr. et à 22 kil. de (Juimper; 2.330 h.
PouldU (Le), écart de la comm. de Clohars- Carnock Finistère), air. et a 15 kil. de Quimperlé; 400 h. Bains de mer.
poule n. f. (lat. pulla). Femelle du coq : les poules de Houdan sont a" excellentes pondeuses. Femelle de divers oiseaux. Poule faisane, femelle du faisan. Poule d'Inde, dinde. Poule d'eau ou des marais, oiseau aquatique qui fait son nid au bord des marais, des étangs et des petites rivières : la poule d'eau est assez commune en Fiante. Punie de Pharaon, d'Egypte, de Numidie. d'Afrique, de Guinée, noms vulgaires de la pintade. Poule des buis ou des coudriers, la gelinotte. Punie de mer. le guillemot. Poule sultane, le porphyrion. Punie de paradis, v. paradioai.le. Fam. Terme d'affection dont on se sert en parlant à une jeune lille ou à uoe femme. Fiq. Poule mouillée, coeur de pou le. personne qui manque de résulution, de courage. Cul de poule, moue que l'on fait en avançant et en pressant les lèvres. Plumer la poule sans la faire crier, voler, commettre des exactions avec assez d'adresse pour ne provoquer aucune réclamation. Etre comme une poule qui a cnuv-l des œufs de cane, être à la fois ébahi et inquiet. Avoir la chair de poule, avoir le frisson ou trembler de peur. Tuer la poule aux œufs d'or, tarir une source de bénélices continuels, en voulant retirer d'un seul coup trop de bénéfices. Lait depuule, boisson adoucissante, faite avec un jaune d'œuf et du sucre délayé dans de l'eau chaude. Jeu. assaut, au billard, à l'épéc. etc. Mise de chaque joueur. Enjeu total : qaqner la poule. Figure du quadrille français, appelée aussi main droite. Prov. : Les poules pondent par le bec, mieux on nourrit les poules, plus elles donnent d'œufs. Un bon renard ne mange jamais les poules de son voisin, l'habile homme qui veut comn ettre un mauvais coup ne le fait pas là où il est connu. La poule ne doit pas chanter devant le coq, une femme ne doit pas faire la loi à son mari, prendre le pas sur lui (les Femmes savantes. V, 3). Au. us. I.1TTÉR. : La poule aux œufs d'or, titre d'une fable de La Fontaine (V, 13). Dans l'application, la poule aux eeufs d'or désigne tout ce qui constitue une source de richesse et de bénéfices continuels. Ali. us. hist. : La poule au pot. Henri IV, qui avait à cœur le bien-être des classes laborieuses , aurait dit un jour: Je veux que chaque laboureurde mon royaume puisse mettie la poule au pot ,e dimanche.
— Encvcl. Econ. rur. La poule commune existe partout; on l'élève pour ses œufs et sa chair; les variétés en sont nombreuses et. lorsqu'on veut faire
Poules : 1. Padotie ; 2. Cochinchiooise ; 3. Du coq de combat;