PUR
parlementaires. D'autre part, les persécutions que les Stuarts leur Tirent subir obligèrent un grand nombre de partisans du puritanisme à émigrer au loin: et le rôle de ces exodes successifs fut capital dans l'histoire de la colonisation anglaise, particulièrement en Amérique.
Puritains d'Ecosse (les) ou les Presbytériens, roman de Walter Scott, dont le sujet est le fanatisme des sectaires qui. pendant les dernières années du règne des Stuarts, se soulevèrent à différentes reprises pour maintenir le libre exercice de leur culte. Les principaux personnages sont les deux amoureux Henri Morton et Edith Bellenden, et surtout le puritain Balfour de Burley 11817).
Puritains d'Ecosse {les) [i Puritani di feozia], opéra en trois actes, livret italien du comte Pepoli, d'après le roman de W, Scott (traduction française de E. Bouvet), musique de Bellini ; une de ses plus belles inspirations (1835).
puritainement [té-ne-man] adv. a la manière des puritains.
puritanisme [nis-me] n. m. Doctrine des puritains. Rigorisme outré dans les mœurs.
Purkillje [pr. tch. pour-ki-ni-é] (Jean Evangelista), physiologiste tchèque, né près de Leitmeritz, ■m. à Prague (1787-1869 .
puron n. m. Petit-lait non aigri et dépouillé de tout caillé.
purOS [ross] n. m. Nom d'une variété de cigares de choix.
purot [roj n. m. Fosse à purin.
purotin n. m. Arg. Celui qui vit dans la purée, dans la misère.
purpura n. m. (mot lat. signif. pourpre). Eruption de taches rougeàtres sur la peau.
purpuracé, e adj. Hist. nat. Qui a une couleur analogue a celle de la pourpre, il éd. Qui a l'aspect du purpura.
purpurase [ra-ze] n. f. Ferment soluble provoquant, sous l'influence de la lumière, la formation de la purpurine chez les mollusques à pourpre.
purpurate n. m. Sel de l'acide purpurique.
purpuricène n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermantdes capricornes noirs avec le corselet et les elytres rouges, dont deux espèces habitent la France.
purpurigène adj. (du lat. purpura, pourpre, et du gr. gennân, engendrer ). Se dit des animaux comme les murex, qui produisent la pourpre.
purpurin, e adj. (du lat. purpura, pourpre). Qui approche delà couleur de pourpre: fleur purpurine.
purpurine n. f. Une des matières colorantes contenues dans la garance. Bronze pulvérisé, qui, mêlé à l'huile, forme un vernis.
— Encycl. La purpurine ou trioxyanthraquinone a été découverte par Robiquet et Colin. On l'extrait de la garance en même temps que l'alizarine, à l'aide de l'alcool bouillant. C'est un corps solide, qui fond à 236»; sa solution dans l'eau est d'un rouge plus intense que celle de l'alizarine. On l'utilise en teinture.
purpurique adj. Se dit d'un acide non isolé dont on connaît les combinaisons salines. (Le purpurate d'ammonium sert à la teinture en rouge sur laine et sur coton.)
purulence [lan-se] n. f. Etat de ce qui est purulent : lu purulence d'une plaie.
purulent [lan], e adj. (lat. pundentus). Qui a l'aspect ou la nature du pus; mêlé de pus : crachats purulents. Qui produit du pus : foyer purulent.
PUS [pu] n. m. (m. lat.). Exsudât pathologique, ■qui constitue une des terminaisons de l'inflammation •dans les abcès, phlegmons, etc.
— Encycl. Le pus est constitué par une partie liquide, le sérum du pus, et par des cléments figurés, qui sont des leucocytes, des lymphocytes, des cellules rondes conjonctives, des hématies, des microbes, etc.
On distingue plusieurs espèces de pus : le pus phlegmoneur ou pu* louable, qui est blanc jaunâtre, crémeux; le pus casceux, qui est plus consistant et ressemble au fromage; le pus grumeleux, qui, mal lié. renferme des acides gras et exhale une odeur fétide ; le pus pneumococcique, épais, vcrdàtre, etc.
La cause du pus réside le plus souvent dans la présence d'agents pyogènes animés. Il est parfois aseptique quand il est causé par certains agents chimiques, caustiques, huile.
Le pus est une défense de l'urganisme ; il est le produit de la phagocytose des éléments figurés infectieux. V. PHAGOCYTOSE.
PuSey (Edouard Bouverie, dit), théologien anglais, né à Pusey, près d'Oxford, m. à Ascot (1800- 1882); un des créateurs du mouvement ritualiste. ou puseyisme, qui porta une fraction de l'Eglise anglicane vers le catholicisme. Mais il n'alla pas jusqu'à embrasser cette confession.
puseyisme [lé-fc-me] n. f. (de Pusey, n. pr.). Mouvement ritualiste. qui porta vers le catholicisme une fraction de l'Eglise anglicane.
— Encycl. Le puseyisme ou mouvement d'Oxford eut pour initiateurs, en 1830.àOxford, Keble, Pusey, Newman, Froude. Le signal en fut donné ic 14 juillet 1833 par un sermon de Keble sur l'Apostasie nationale. Il eut pour expression les Traités
iour le temps présent, qui parurent de 1833 à 1841.
ls insistaient sur la succession apostolique, attribuaient une vertu divine aux sacrements et rétablissaient une foule de rites catholiques. En 1843, le puseyisme fut condamné par les évéques anglicans. Un certain nombre de ses défenseurs, comme Newman, passèrent au catholicisme
puséyiste [zé-is-te] n. Partisan du pu- •séyisme.
pusillanime [zil-la] adj. lat. putillanimtu ; ■■■ pusillus, petit, elanimus, âme). Qui manque de qui a l'âme faible, timide : homme pusillanime. Qui annonce ce défaut- conduite pusillanime. Axt. Hardi.
pusillanimement [zil-la, man] adv. D'une
manière pusillanime; avec pusillanimité. (Peu us.)
pusillanimité [zil-la] n. f. (lat. pusillanimités). Excessive timidité; manque de courage : la pusillanimité paralyse. Action pusillanime ; commettre des pusillanimités. Ant. Hardiesse.
PuSSay, comm. de Seine-et-Oise , air. et à 17 lui. d'Etampes ; 2.200 h. Bonneterie.
Pussort (Henri), homme d'Etat français, oncle de Colbcrt (1615-1617). 11 prépara les grandes ordonnances du règne de Louis XIV, et se fit remarquer par son animosité contre Colbert.
pUStulation [pus-tu-la-si-on] n. f. l'atliol. Production de pustules.
pustule [pus -tu -le] n. f. (lat. pustula). Petite tumeur inflammatoire, qui suppure à son sommet. Se dit des verrues qui couvrent le dos des crapauds. Pustule maligne, le charbon, chez l'homme.
pustule, e [pus-tu] adj. Chargé de pustules : lèvres pustulées.
pustuleux, euse [pus-tu-leu, eu-ze] adj. Accompagné de pustules : éruption pustuleuse.
PuSZta, nom donné à la grande plaine hongroise, terre à céréales et à grands pâturages.
putain [tin] n. f. (de pute). Femme de mauvaise vie, prostituée. Femme débauchée.
Putanges, ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 20 kild'Argentan, sur l'Orne; 560 h. Minerai de fer. — Le
pUtaniser [zé] v. n. Courir, fréquenter les putains.
putanisme [nis-me] n. m. Vie de putain, de pulassier.
putasser [ta-sé] v. n. Fréquenter les putains. Vivre en putain.
putasserie [ta -se -ri] n. f. Fréquentation des putains. Vie de putain.
putassier [ta-si-é], ère adj. Qui a rapport aux putains : vie pulassière. N. m. Celui qui fréquente habituellement les putains.
putatif, ive adj. (du lat. putare, croire).
Qui est supposé avoir une existence légale : mariage putatif. Enfant putatif, supposé issu de tel ou tel.'
putativement [man] adv. D'une manière putative.
pute n. f. (du lut. putida, puante). Ancienne forme du mot putain.
putéal n. m. (m. lat.; de puteus, puits). Ant. rom. Lieu frappé de la foudre, que l'on considérait comme un lieu sacré, et que l'on entourait d'une margelle, pour qu'il ne pût être souillé par un pied humain.
Pute aux, ch.-l. de c. (Seine), arr. et à H kil. de Saint-Denis; 29.130 h. Sur la Seine. Industries mécaniques, forges, manufacture d'armes de l'Etat; ch. de f. O. — Le cant. a 3 comm. et G0. 230 h.
puterie [ri] n. f. Vie de pute. (Vx.)
putiet [ti-è] ou putier [ti-é] n. m. Nom vulgaire du merisier à grappes.
Putiphar, officier de la cour d'Egypte, maître de Joseph- Sa femme essaya inutilement de détourner Joseph de ses devoirs. (Bible.)
putois [toi] n. m. (du lat. putidus, puant). Petit mammifère carnassier, du groupe des belettes : le furet est une variété de sa^afk
putois. Sa fourrure : un ..'.'> <£^V-\ J"i:A\
manchon de putois. Espèce de pinceau, aumoyen duquel on étend les couleurs sur les poteries.
Pop. Crier comme un putois, protester violemment.
— Encycl. Les putois (putorius) sont des animaux de taille médiocre, allongés, roux, brun fauve ou gris, suivant la saison et les lieux. Ils vivent du sang des autres vertébrés et font la chasse aux petits animaux (lapins, rats, etc.), qu'ils saignent au cou. Le putois commun (putorius putorius) se trouve dans toute l'Europe. Le furet (putorius furo) est une variété domestiquée. V. furet,
putréfactif, ive [fak] adj. Qui produit la putréfaction : influences pulréfactives.
putréfaction [fak-si-on] n. f. (lat. putrefactio). Décomposition que subissent les corps organiques, lorsque la vie les a abandonnes : le froid retarde la putréfaction. Etat de ce qui est putréfié.
— Encycl. Les phénomènes de la putréfaction sont uniquement dus aux microbes et aux bactéries qui, en se développant sur les matières organisées mortes, donnent lieu à des fermentations d'où résulte la production de corps plus simples et de gaz nauséabonds.
La putréfaction est modifiée par la température (chaud ou froid), la dessiccation, l'absence d'oxygène, les agents antiseptiques. Une température moyenne (15° à 30» C), l'humidité, l'oxygène la favorisent.
Les produits résultant de la putréfaction varient avec la nature des matières qui y sont soumises. On trouve des gaz acide carbonique, azote, hydrogène carburé, sulfuré, phosphore, ammoniaque), des acides gras (butyrique, etc.), des n poses aromatiques,
des corps amidés, et enfin des ptomarnes, des toxalbumines.
Le dernier terme est une sorte de terreau 'humus), lequel donne flnalementdel'eau, de l'acide carbonique ci (le L'ammoniaque.
l'aie. In, h,, n s intestinale» Les putréfactions qui se foui dans le tube intestinal sont hautement toxiques et déterminent souvent des coliques, de la diarrhée; le foi.-, par sa bile, est l'organe de défense contre ces auto-intoxications
Putois.