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V. APICULTURE

— Dr. V. ABEILLE,

ruche n. m. Etoffe plisséc en ruche : un de suie.

rUChée [ché] n. f. Population, ou produit d'une ruche.

rucher [ché] n. m. Sorte de hangar où sont les ruches : rucher coui erf.

— Bnoycl. Le rucher, qu'il soit constitué par n'importe quel modèle de ruches, peut être disposé soit en plein air, soit à couvert. Dans le premier cas, il doit être protégé des vents dominants par un mur, une haie, un rideau d'arbres ; dans le second, une toiture de planches, de chaume, etc., abrite les ruches contre la pluie. En tout cas, le trou de vol doit être tourné vers le S.-S.-E.

rucher [ché] v. a. Plisser en ruche : rucher un ruban. Garnir de ruche : rucher un bonnet. Disposer h- foin coupé et sec en petites meules très rapproi bées les unes des autres.

rucheur n. m. Ouvrier qui ruche le foin.

RÙCkert [kèrt'] (Frédéric), poète allemand, né a Scliweinfurth, m. à Neusen ( 1789-1866 ), écrivain brillant et enflammé. Outre ses Chants cuirassés, dirigés contre la France et Napoléon, il a composé des poèmes panthéistes, dont il emprunte à l'Orient l'esprit et les formes. C'est un granderéateur de rythmes et d'images splendides : jRoses orientales. Récits d'un brahmane, etc.

rudânier [ni-é], ère adj. (de rude,a et ânier ; du proverbe anc. : à rude âne, rude ânier). Qui parle rudement, rudoie- (Vx.)

Rudbeck (Olof), savant suédois, né à Vesteras, m. à Upsal (1030-1702). Il fut le premier ingénieur de son temps, et découvrit les vaisseaux lymphatiques. Ils prétendent retrouver l'Atlantide de Platon dans la Suède, berceau de la civilisation des peuples anciens.

rudbeckie [bè-kt] n. f. Genre de composées hélianthées, renfermant une vingtaine d'espèces de plantes américaines dont les Heurs sont de grands capitules terminaux, à rayons jaunes et à disque brun violacé : on cultive en Europe les rudbeckies : éclatante, laciniée, etc.. pour la beauté de leurs fleurs.

Ruddervoorde, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr, de Bruges), près du Wardamme; 5.230 h. Tabac.

rude adj. (du lai. radis, grossier). Apre au toucher : peau rude. Pénible et raboteux : chemin rude. Fig. Pénible, fatigant: faire un rude métier. Rigoureux par la température : saison rude. Triste, malheureux : les temps sont rudes. Apre au goût: rude. Dépourvu de souplesse, de douceur : mœurs rudes. Dur, sévère : maître rude. Redoutable : rude adversaire. Qui marque la dureté du caractère : un ton rude.

Pop. Très intense, très énergique : une rude tentation. Arg .

Un rude lapin, un homme très décidé, très habile, etc.

Rude (François), sculpteur français, né à Dijon, m. à Paris (1781-1855), et l'un des plus grands maîtres de l'école française : génie original et puissant, auteur d'un des bas-reliefs de l'arc de l'Etoile, le Départ des Volontaires en 1792, surnommé/a Marseillaise depierre.

Citons encore de lui : Calon <t Clique, Jeanne d'Arc écoutant ses v léon s'éveillant à l'Immortalité, Vébé, déesse de la jeunesse, etc.

Rudel (Jaufré), seigneur de Blaye, poète provençal du xu° siècle, auteur de chansons amoureuses. Suivant une jolie légende, il devint amoureux de la comtesse deTripoli.fitvoile pour la Syrie et mourut en débarquant.

rudement [man] adv. Dune manière rude : il ne faut pas parler rudement aux enfants. Fâcheusement, cruellement : être rudement éprouvé. Pop. Beaucoup.

rudenté [dan h':], e adj. (dulat.

rudens, entis, câble). Se dit des colonnes qui ont des rudentures.

rudeilter [dan-té] v. a. Orner de rudentures: rudenter des colonnes,

rudenture [dan] n. f. (du lat. rudens, entis, câble). Moulure en forme de cable ou de bâton, dont on remplit quelquefois les cannelures des colonnes jusqu'au tiers de leur hauteur. Rudenture en relief, bâton ou câble, en forme de rudenture, qui fait saillie en relief.

rudéral, e, aux adj. (du

lat. rudera, décombres). Qui croit ur les masures, dans les décombres : plantes rudérales.

rudération [si-on] n. f. (du

lat. ruders, gravois). Pavage en cailloux ou petites pierres. Enduit appliqué sur le parement d'un mur.

Ruderswy 1, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur les deux rives de l'Emme; 2.370 h. Agriculture fromagerie ; filature et tissage du lin.

Rudesheim, v. d' Allemagne (Prusse, prov. de Hesse-Nassau), sur le Rhin; 4.770 h. Vignobles importants, dont les produits (rudesheimer) sont estimés, surtout en Allemagne.

rudesse [dè-se] n. f. Etat de ce qui est rude : rudesse de la peau. Fig. Etat de ce qui est désagréable à voir, à entendre : la rudesse des traits, de la voix. Dureté du caractère, des manières, des paroles : traiter quelqu'un avec i~udesse.

Rudenture.

rudiaire [di-e-ré] n. m. (\a.t. rudiarius). Gladiateur honoraire, qui avait obtenu son congé des spectateurs et reprenait sa condition primitive.

rudiment [man] n. m. (du lat. rudimentum, apprentissage; de ru 1er . Premières notions ■ 1 n , i< lire, d'un art : les rudiments de la Qramlivre >ini contient bs éléments d'une science, et particulièrement de la langue latine. Premiers Uni tmi al de la structure des organes : les rudiments des fia

rudimentaire [man-té-re] adj. Qui appartient

aui rudiments. Elémentaire, peu développé : organe, pensée n l'état rudimentaire,

— Encycl. BUt. mu. Organe» rudimentaire». Ce sont des organes réduits, plus ou moins atrophiés, que l'on retrouve en général bien développés chez les espèces inférieures. On peut citer les germes des dents chez les embryons de baleines, les germes d'incisives chez les ruminants, les mamelles des mammifères mâles, l'appendice de l'intestin chez l'homme, etc.

L'atrophie des organes devenus rudimentaircs résulte du défaut d'usage; à la longue, ils peuvent disparaître. Leur étude met sur la voie des rapports généalogiques des êtres.

rudimentairement [man-tè-re-man] adv.

D'une manière rudimentaire.

Rudinif Antonio Starrabba, marquis di), homme d'Etat italien, né à Païenne, m. a Rome (1839-1308; ; orateur souple et brillant, il fut un des chefs du parti conservateur.

rudis indigestaque moles, mots lat. signif. : Masse confuse et informe, expression dont Ovide s'est servi dans ses Métamorphoses (I, 7) pour peindre l'aspect du chaos. L'Intimé, dans les Plaideurs de Racine (III, 4), fait une application plaisante de ces mots.

rudistes [dis-te] n. m. pi. Paléont. Ancienne division des mollusques lamellibranches, dans laquelle on rangeait ceux qui ont une coquille très irrégulière. (Le mot est encore employé dans la locution calcaires à rudistes, assises de la période crétacée formées par l'agglomération de ces mollusques.) S. un rudiste.

rudoiement ou rudoyement [doi-man]

n. m. Action de rudoyer: le rudoiement est un mauvais système d'éducation.

RudolStadt, v. d Allemagne, capit. de la principauté de Schwartzbourg-Rudolstadt ; 12.500 h.

rudoyer [<iOi'-î'é]v. a. (de rude. — Se conj. comme aboyer.) Traiter rudement : rudoyer un domestique.

rue [rù] n. f. (du lat. ruga, sillon). Chemin bordé de maisons, dans les villes, dans les bourgs, etc. : grande rue. Habitants des maisons qui bordent une rue : toute la rue est en émoi. Etre vieux comme les rues, être fort vieux. Courir les rues, être connu de tout le monde ; être très commun. L'esprit court les rues, tout le monde a de l'esprit. Théât. Espace compris entre deux coulisses placées l'une derrière l'autre. Typ. Raie blanche produite dans une page de texte par la rencontre fortuite d espaces places les uns au-dessus des autres. Espace libre produit dans une carrière depierres, par suite de l'extraction de nombreux bancs de ces pierres.

— Encycl. Dr. V. voirie.

rue [?•«] n. f. (lat.

ruta). Genre de plantes dicotylédones, type de la famille des rutacées. Rue de muraille, nom vulgaire d'une espèce d'asplénie.

— Encycl. Les rues sont des plantes herbacées, dont on connaît environ quatrevingts espèces de l'Asie et de l'Europe méridionale. La rue officinale, à fleurs jaunes, est cultivée dans les jardins; elle exhale une

odeur désagréable et renferme une huile volatile abondante. La rue est employée en médecine comme astringente et emménagogue.

Rue, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 14 kil. d'Abbeville ; 2.940 h. Ch. de f. N. Sucrerie, vannerie. — Le cant. a 16 comm. et 13.100 h.

ruée [ru-é] n. f. Amas de paille qu'on met pourrir avec le fumier.

Rueggisberg, comm. de Suisse (cant. de Berne); 2.720 h. Agriculture; élève de bétail.

Ruegsau, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur la r. dr. de l'Emme ; 2.570 h. Agriculture, fromagerie; sculpture sur bois.

Rueil [ru-è, l mil.], comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 13 kil. de Versailles, près de la Seine ; 12.440 h. {Ruellois). Beau château du cardinal de Richelieu. Ch. de f. O. Distilleries. Dans les environs, domaines de la Malmaison et de Buzenval.

ruellage [ru-è-la-je] n. m. Travail consistant à creuser une rigole de drainage entre deux lignes consécutives de ceps.

ruelle [ru-è-le] n. f. (de rue). Petite rue étroite. Espace laissé entre les deux côtés du lit et le mur. Au xvie et au xvue siècle, partie de la chambre â coucher où se trouvait le lit et où certaines personnes de haut rang recevaient des invités avant d'être levées. Mar. Partie convexe d'un bordage.

Ruelle, comm. de la Charente, arr. et à 6 kil. d'Angoulême, sur la Touvre; 4.070 h. Ch. de f. Orl. Fonderie de canons pour la marine.

rueller [ru-è-lè] v. a. Opérer le ruellage entre deux lignes de ceps.

ruellette [ru-i-li-te] n. f. Petite ruelle.

ruellie [ru-cl-li] n. f. Genre d'acanthacées, renfermant des plantes velues qui croissent abondamment dans les régions tropicales de l'Asie et de l'Amérique, et dont plusieurs espèces sont cultivées en Europe dans les jardins d'agrément.

ruement [rù-man] n. m. Action de l'animal qui rue. Action de se ruer.

ruer [ru-é] v. n. (du lat. ruere, se précipiter). Se dit d'un cheval, d'un âne, etc., qui jette avec force en l'air les pieds de derrière. Se ruer v. pr. Se jeter impétueusement : se ruer sur l'ennemi.

Ch. de f.

Armes de KutTcc.

rueur, euse [eu-ze] a. et adj. Qui a l'habitude de ruer.

RuffeC [ru -file], ch.-l. d'arr. (Charci Orl.; à 48 kil. d'Angoulême; 3.380h. 'Ruffécois). Truffes, pâles renommés. — L'arr. a 4 cant., 82 comm., 42.080 h. Le cant.

20 comm. et 12.780 h.

Ruffiac, comm. du Morbihan, arr. et à 10 kil. de Ploêr mel : 1.880 h.

Ruineux [fi-en]. ch.-l. de

c. (Savoie), arr. et à 21 kil. de

iiibéry. au-dessus du Rhône ;

800 h. — Le cant. a 8 comm. et

Rufflgné, comm . de la Loin -Inférieure, arr. et à 10 kil. de Châteaubriant ; 1.200 h. Ch. def. Etat.

ruflen [fî-in], ruflan ou ruffian [m-ft-an]

n. m. (ital. ruffiano). Homme débauché.

Rufin, ministre de Théodose Ur et d'Arcadius, né à Elusa (Eauze), assassiné en 395 par les soldats de Stilicon, au moment où il tentait de se faire associer à l'Empire. Il se signala par son zèle furieux contre les ariens et s'enrichit à force de confiscations.

Rufin (Tyrannius), l'un des Pères de l'Eglise latine, né à Concordia vers 330, m . h Messine en 410. Il traduisit en latin et continua 1 Histoire d'Eusèbe. Il eut des démêlés avec saint Jérôme au sujet d'Origène.

Rufisque, v. du Sénégal, sur les 'bords de la mer; 8. 000 h. Arachides.

rugby n. m. Une des deux formes du jeu de

football. V. FOOTBALL.

Rugby, v. d'Angleterre fWarwick) ; sur l'Avon de Strafford; 11.300 h. Célèbre par son école, une des premières de l'Angleterre.

Rugen [ghèn'], île prussienne dans la Baltique ; 46.800 h. Ch.-l. Bergen.

Ruggieri [rugh-gi-é-ri] (Cosimo). astrologue florentin, favori de Catherine de Médicis; m. en 1615. Il fut compromis dans la conspiration de la Mole et Coconas et condamné aux galères. De 1604 â 1615, il avait fait paraître un almanach dont la vogue fut considérable.

rugination [si-on] n. f. Action de ruginer.

rugine n. f. (b. lat. rugina; du lat. runcina, rabot). Instrument de chirurgie pour racler les os.

ruginer [né] v. a. Racler avec la rugine.

rugir v. n. (lat. rugire). Pousser des rugissements : le lion rugit. Fig. Pousser des cris de fureur : rugir de colère. Poéiiq. Produire un bruit qui ressemble à un rugissement : la mer rugit. Y. a. Proférer avec fureur : rugir des menaces.

rugissant [ji-san], e adj. Qui rugit : lion rugissant.

rugissement [ji-se-man] n. m. (de rugir). Cri du lion ou semblable à celui du lion : le rugissement du lion s'entend de fort loin. Cris humains ou bruit comparé au cri du lion : les rugissements de la tempête.

Rugles, ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 54 kil. d'Evreux: 1.820 h. Ch. de f. O. Tréfileries. — Le cant. a 19 comm. et 7.970 h.

rugosité [zi-té] n. f. (lat. rugositas). Petite aspérité. Etat d une surface rugueuse.

rugueux, euse [gheu, eu-ze] adj. (lat. rugosus). Qui a des rugosités : écorce rugueuse.

Ruhl (Philippe-Jacques) , pasteur luthérien et conventionnel, né en Alsace, m. en 1795. Il prit part à la journée du 1" prairial, et se poignarda le soir même pour éviter l'échafaud.

Ruhmkorff ( Henri- Daniel ) , constructeur d'instruments de physique, né à Hanovre, m. à Paris (1803-1877). Il produisit des courants d'induction dans une bobine de grande dimension et à deux fils, invention féconde en résultats pratiques. V. bobine.

Ruhnken (David), philologue allemand, né à Stolp, m. à Leyde (1723-1798), commentateur des écrivains latins.

Ruhr (la), riv. de la Prusse rhénane, qui arrose Arnsberg et se jette dans le Rhin. Cours 232 kil.

ruilée [lé] n. f. (subst. verb. de ruiler). Action de ruiler. Bordure de plâtre ou de mortier pour lier les tuiles ou les ardoises avec les murs.

ruiler [lé] v. a. (anc. forme pop. de régler). Raccorder avec du plâtre pour remplir un joint entre un toit et un mur.

Ruillé-SUr-Loir, comm. de la Sarthe. arr. et à 25 kil. de Saint-Calais ; 1.410 h. Ch. de f. Et.

Ruinart (Dom Thierry), bénédictin français, né à Reims, m. àl'abbayedeHautvillers(i657-1709), collaborateur et continuateur de Mabillon.

ruine n. f. (lat. ruina; de ruere, tomber). Dégradation très grave, destruction d'un bâtiment : maison qui tombe eyi ruine. Fig. Ravages, destruction, décadence: laruine d'un Etat. Fig. Affaiblissement : la ruine d'une théorie, d'un pouvoir. Perte de la fortune, de la prospérité : il court à la ruine; cela a causé la ruine de sa réputation. Cause de perte: Hélène fut la ruine de Troie. PI. Débris, décombres : les ruines de Patmyre. Ant. Prospérité, fortune, richesse. Allus. hist. V. Marius.

ruine-maison n. invar. Personne extrêmement dépensière.

ruinement [man] n. m. Action de ruiner.

ruiner \né] v. a. (de mine). Démolir, abattre, détruire : ruiner une ville. Ravager : la grêle a ruiné les vignes. Fig. Causer la perte de la fortune : le jeu ruine la plupart des joueurs. Mettre en mauvais état : ruiner sa santé. Renverser, infirmer : objection qui ruine un raisonnement. Techn. Faire une ruinure dans une pièce de bois. Se ruiner v. pr. Tomber en ruine : ce château commence à se miner. Causer sa propre ruine : se ruiner au jeu- Ant. Enrichir.

Ruines, ch.-l. de c. (Cantal), arr. et à 14 kil. de Saint-Flour; 980 h. Aux environs, viaduc de Ga rabit. — Le cant a 14 comm. et 6.670 h.

Ruines (les) ou Méditations sur les révolutions des empires, ouvrage de Volney, qui attribue tous les malheurs des hommes à l'abandon de la « religion naturelle » et aux abus du despotisme et de la théocratie. Elles contiennent quelques magnifiques descriptions de l'Orient (1791).

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