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Sabre à la main I
Remettez sabre 1
épaisse, protégeant toute la main. Sabre à la main.' Remettez sabre! commandements et sonneries de trompette ordonnant aux cavaliers de mettre le sabre à la main ou de le remettre au fourreau. Ihnlic. Instrument pour tondre les haies et les palissades. Techn. Tringle de fer pour battre les peaux brutes de mouton et en expurger les ordures.
— Encycl. Le mot sabre date du xvii" siècle ; mais l'arme qu'il désigne était en usage depuis le xiv< s., particulièrement en Allemagne. A partir deLouisXIV le sabre devint l'arme réglementaire de la cavalerie, et bientôt on en donna un plus petit à l'infanterie. Ce dernier est le briquet, tandis qu'on appelait bancal le grand sabre courbe et latte le sabre â lame droite.
Comme sabre de troupes à cheval, il n'existe plus aujourd'hui réglementairement que le sabre modelé
189G, à lame droite, dont il existe deux types de longueur différente, un pour les cuirassiers et les
Sabres : 1. Turc: S. Indien; 3, Japonais ; \. Chinois; 5. Abyssin ; 6. Arabe; 7. Français (grosse cavalerie); 8. Français (cavalerie légère) ; 9. D'abordage.
dragons, 950 millimètres ; un autre pour la cavalerie légère, 900 millimètres.
Pour les officiers des troupes à pied, il existe un sabre spécial, dit d'officier d'infanterie, à lame étroite et légère.
Sabre-baïonnette n. m. Sorte de sabre court, qui peut être placé au bout du fusil en guise de baïonnette. PI. des sabres-balonnettes.V . baïonnette.
Sabre-briquet n. m. Sabre court, qui peut être placé au bout du fusil en guise de baïonnette. PI. des sabres-briquets.
sabrenas [na] et sabrenaud [nô] n. m.
Savetier. Par ext. Ouvrier qui travaille vite et grossièrement. (Vx.)
Sabrenasser [na-sé] v. a. Exécuter vite et grossièrement. (Vx; on dit aussi sabrenauder.)
Sabre-poignard n. m. Sorte de sabre court et droit, qui était en usage dans l'infanterie. PI. des sabres-poignards.
Sabrer [bré] v. a. Donner des coups de sabre. Fig. et fam. Faire vite et mal : sabrer un travail. Biffer résolument : sabrer un manuscrit- Quelquefois aussi, biffer sans discernement.
Sabres, ch.-l. de c. (Landes), arr. et à 35 kil. de Mont-de-Marsan, sur la Leyre; 2.410 h. (Sabrins ou Sabringots). Ch. de f. M. Résine. — Le cant. a 8 comm. et 8.890 h.
Sabretache n. f. (de l'allem. saebeltasche , poche de sabre). Espèce de sac plat, qui pendait au ceinturon dans certains uniformes de cavalerie. Sabretache.
Sabreur n. et adj. m. Celui qui donne des coups de sabre. Militaire brutal et peu instruit. Fam. Homme qui travaille vite et mal.
sabulaire 'lè-re] adj. (du lat. sabulum, sable). Qui habite le sable.
saburral [bu-ral], e, aux adj. Qui a rapport à la saburre : langue saburrale.
saburre [bu-re] n. f. (du lat. saburra, gravier). Mèd. anc. Matières muqueuses, que l'on supposait se produire dans l'estomac à la suite de mauvaises digestions.
SaC [sak] n. m. (lat. saccus). Espèce de poche de cuir, de filet ou d'étoffe, ouverte par le haut : un sac de toile; les cordons d'u?i sac; un sac à poissons. Son contenu :
sac de blé. Poche de toile pour serrer de l'argent : avoir le sac bien garni, et pop., avoir le sac, être riche. Sac percé, prodigue, dissipateur. Havresacdepeau ou de toile, que le fantassin porte sur son dos. Habit de toile, que l'on portait en signe de deuil et de pénitence. Anat. Cavité entourée d'une paroi membraneuse. Course en sac, divertissement qui consiste à faire courir des gens dont le corp^., les bras et les jambes sont enfermés dans un sac. Anat. Sac lacrymal, petite poche située dans l'angle interne de l'œil, terminée supérieurement en cul-de-sac, continuée intérieurement avec le canal nasal, et qui sert à conduire les larmes des conduits lacry-
Sact : 1. A maio (pour dame) : 2. De voyage ; 3. De serrurier s. D'ambulance.
maux vers les fosses nasales. Anat. végét. Sac embryonnaire, partie du nucelle qui, chez les angiospermes, donne l'ovule fécondable. Sac pollinigw, loge de l'anthère contenant les grains de pollen. Pop. Estomac, ventre : emplir son sac. Le fond du sac, les pièces les plus secrètes. Sac à ouvrage, poche que les femmes portent avec elles et où elle» serrent l'ouvrage auquel elles travaillent- Sac de nuit, sac de voyage, sac que l'on emporte en voyage
SAC
pour y mettre des vêtements, de menus objets de toilette, etc. Fam. Sac à malice, grande poche que les escamoteurs attachent devant eux et d'où ils tirent subtilement ce dont ils ont besoin ; fig. endroit, etc., d'où l'on tire tout ce dont on a besoin pour exécuter des opérations adroites, etc. Sac à
Îiapier, juron familier. Donner à quelqu'un son sac, e congédier, le renvoyer. Vider son sac, dire tout ce qu'on a sur le cœur. Tirer d'un sac deux moutures, tirer deux profits d'une seule chose. Prendre quelqu'un la main dans le sac, le prendre sur le fait. Homme île sac et de corde, scélérat, homme digne des plus grands châtiments. Sac à vin\l\rogne. Eternuer dans le sac, être guillotiné. Pop. En avoir plein son sac, être rassasié, dégoûté d'une chose. Qui n'est jias dans un sac, se dit d'une chose qui se distingue par quelque qualité exceptionnelle. Prov. : Il faut lier le sac avant qu'il soit plein, il faut borner ses projets, ses bénéfices- Autant pèche celui qui tient le sac que celui qui met dedans, le receleur, le complice est aussi coupable que le criminel. Ai. i.us. littér. Le sac de Scapin, allusion à une scène des Fourberies de Scapin (111, 2) et â un vers de Boileau blâmant cette bouffonnerie :
Dans ce sac ridicule où Scapin s'enveloppe,
Je ne reconnais plus l'auteur du .<■ Misanthrope »,
Le vers n'est pas exact, d'ailleurs, car Scapin ne s'enveloppe pas dans un sac, mais persuade à Géronte de s'y laisser envelopper.
Sac [sale] n. m. (ital. saco). Pillage d'une ville, massacre de ses habitants : le sac de Borne par les troupes du connétable de Bourbon.
Sacard [kar] adj. et n. m. Pop. Homme riche.
Saccade [sa-ka-de] n. f. Brusque secousse donnée à un cheval en lui tirant les rênes ou les guides. Secousse violente donnée en tirant à soi- Mouvement, action brusque et intermittente ; n'aller, n'avancer que par saccades. Fam. Réprimande, correction.
Saccadé [sa-ha-dé], 6 adj. Brusque, irrégulier : mouvements saccadés. Fig. Style saccadé, à phrases courtes, heurtées.
Saccader [sa-ka-dé] v. a. Donner des saccades & : saccader un cheval.
Saccage [sa-ka-je] n. m. Bouleversement, confusion : saccage d'un jardin. (Peu us.)
Saccagement [sa-ka-je-man] n. m. Action de saccager : saccagement d'une ville.
Saccager [sa-lca-jë] v. a. (de l'ital. sacchezziare). (Prend un e muet après le g devant a et o : il saccagea, nous saccageons.) Mettre à sac, au pillage : saccagrr une ville. Fam. Bouleverser : saccager une bibliothèque.
Saccageur, euse [sa-ka] n. Qui saccage ; saccageur de provinces.
Saccatier [sak-ka-ti-é] n. m. Ouvrier qui transporte le charbor de terre en sac, dans les forges.
saccelle [sak-sè-le] n.m.(du lat. saccellus, petit sac). Bot. Fruit qui se compose d'une graine couverte d'une enveloppe membraneuse.
Saccliarate [sak-ka] n. m. Combinaison du sucre avec un oxyde métallique.
SaCCnareUX, euse [sak-ka-rfu, eu-ze] adj. (du lat. saccharum, sucre). De la nature du sucre.
SaCCharide [sak-ka] n. m. Nom générique des corps qui ont la composition des sucres. N. m. Pharm. Préparation qui a le sucre pour base.
SaCCharide, e [sak-ka] adj. Qui ressemble au sucre.
SaCCharifère [sak-ka,] adj. Qui produit, contient du sucre : substance, plante saccharifère.
saccharifiable [sak-ka] adj. Qui peut être converti en sucre.
saccharifiant [sak-ka-ri-fi-an], 6 adj. Qui produit la saccharisation.
SaCCharificateur [sak-ka] n. m. Appareil au moyen duquel dans les distilleries et les brasseries on transforme l'amidon en glucose.
SaCCharification [sak-ka, si-on] n. f. (du lat. saccharum, sucre, et facere, faire). Conversion en sucre : lasaccharification des grains, de l'amidon.
— Encycl. Industr. La saccharirication de l'amidon contenu dans les grains des céréales se fait de deux manières : aujourd'hui, on procède à la saccharification au moyen des acides (sulfurique, chlorhydrique), qui donnent de la glucose et un peu de dextrine, ou bien, plus souvent, à l'aide du ferment (diastase) que la germination développe dans les grains. Elle s'effectue par infusion dans des baquets de bois, dont le contenu est remué à la pelle, ou mieux dans des macérateurs qui soumettent le mélange (grains concasses, malt et eau chaude) à un brassage énergique. Le moût ainsi obtenu est mis à fermenter.
SaCCharifler [sak-ka-ri-Ji-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Changer, transformer en sucre.
saCCharigène [sak-ka] adj. Qui donne du sucre par hydratation.
sacenarimètre [sak-ka] n. m. (du lat. saccharum, sucre, et du gr. metron, mesure). Instrument servant à déterminer la quantité de sucre qu'un liquide tient en dissolution.
— Encycl. Un saccharimètre se compose en principe d'un polariseur et d'un analyseur entre lesquels est placée la matière à observer, et en plus d'un polariscope, qu'on vise au moyen d'une lunette. La rotation du plan de polarisation est compensée, soit en donnant un mouvement de rotation au polariseur ou à l'analyseur, soit encore en disposant des prismes entre ces organes. Ces prismes en quartz tournent à une vitesse égale, mais en sens inverse de celle des matières sucrées. Les saccharimètres couramment employés sont : le saccharimètre de Soleil et le saccharimètre à pénombre ou de Laurent-
Les saccharimétres servent à évaluer le pouvoir rotatoire des corps actifs en dissolution.
saccharimétrie[s«/.'-Aa, trt] a. f. Enst
des procédés servant à mesurer la quantité de sucre en dissolution dans un liquide.
saccharimétrique [sak-ka] adj. Qui a rapport à la sacoharimétne.
saccharin, e [sak-ka] adj. Qui est de la . du sucre. Qui a rapport au sucre, à >a fabrication.
saccharine [sak-ka] n. f. (du lat. saccharum, sucre). Poudre blanche sucrée , peu soluble dans
SAC
SAC
l'eau, mais soluble dans l'alcool, et qu'on tire du goudron de houille.
— Encycl. La saccharine se préparc à partir du toluène ; c'est pourquoi on l'appelle .sucre de houille. C'est un édulcorant qui est trois cents fois plus actif que le sucre de canne- On l'emploie en Allemagne sous le nom de sucre de Cologne, pour la préparation des sirops, liqueurs, chocolats, gâteaux, etc- En France, on l'utilise surtout comme aliment pour les diabétiques; elle s'élimine totalement par l'urine sans modification. La saccharine provoque assez facilement des troubles digestifs et devient toxique même à partir d'une certaine dose Les insectes ne touchent pas aux aliments renfermant de la saccharine.
— Dr. Tout industriel qui veut utiliser, pour la préparation de produits non alimentaires, la saccharine ou toute autre substance édulcorante artificielle dont l'emploi est limité à ces produits, est soumis à des prescriptions spéciales :
1" Déclaration d'emploi, qui doit être faite au directeur des contributions indirectes du département où est située l'usine;
2» Transport des substances édulcorantes de la fabrique à l'usine dans des récipients marqués et revêtus du plomb de la régie, avec vérification à l'arrivée et emmagasinage dans un local spécial;
3» Dénaturation et mise en œuvre des substances à jour fixe, en présence du service;
4» Soumission des industriels à l'exercice et ouverture d'un compte de magasin.
saccharine, e [sak-ka] adj. Dot. Se dit des organes qui contiennent du sucre.
sacenarique [sak-ka] adj. Chim. Se dit d'un acide que l'on obtient par l'oxydation de plusieurs espèces de sucre et d'amidon.
SaCCharisme [sak-ka-ris-me] n. m. Ensemble de phénomènes qui résultent d'une ingestion exagérée de sucre.
SaCCharOÏde [sakka-ro-i-de] adj. (du gr. sakkaron, sucre, et eidos, forme). Qui a l'apparence du sucre : gypse saccharoïde.
sacenarolé [sak-ka] n. m. (du gr. sakkaron. sucre). Thérap. et pharm. Nom générique donné aux médicaments galéniques qui se préparent avec du sucre : les sirops sont des saccharolés liquides.
SaCCharolique [sak-ka] adj. Se dit des médicaments dont la caractéristique est de renfermer du sucre
saccharologie [sa-ka, jî] n. f. Traité sur le sucre.
saccharomyces [sa-ka, sèss], saccharomyce ou saccharomycète n. m. (du gr.
salikharon, sucre, et mukês, champignon). Genre de champignons ascomycètes, sans mycélium, qui se développent dans les jus sucrés, où ils provoquent la fermentation.
— Encycl. Les saccharomyces se composent d'une petite masse protoplasmique (l/lOO^de millimètre de diamètre) qui, placée dans des conditions favorables de température et de nutrition, croit et bourgeonne. Arrivée à un certain stade de son développement, cette cellule donne naissance à deux cellules semblables, qui tantôt se séparent et tantôt restent accolées (chapelet). Chaque cellule donne ainsi naissance à de nombreuses autres : si leur développement est entravé, les cellules se contractent et se transforment en spores, qui peuvent conserver très longtemps leur pouvoir germinatif. Les principales espèces de saccharomyces sont : saccharomyces cerevisise (ou levure de bière), saccharomyces apiculatus ou ellipsoidus (levure de vin), etc.(V. levure, fermentation). C'est aussi un saccharomyces qui se développe sur la muqueuse buccale et cause la maladie appelée muguet.
SaCCharomyCOSe [sak-ka-ro-mi-kô-ze] n. f.
Maladie déterminée par la présence des saccharomyces : le muguet est une saccharomycose.
SaCCharone [sak-ka] n. f. Produits d'oxydation de la saccharine.
Saccharose [sak-ka-râ-ze] n. f. (du gr. sakkaron, sucre). Principe sucré extrait de la canne à sucre. Nom générique des composés isomères du sucre de canne: la lactose, la trèhalose, etc., sont des saccharoses.
SaCCharum [sak-ka-rom"] n. m. Genre de graminées, renfermant des plantes d'assez grande taille, dont on connaît une douzaine d'espèces des régions tropicales : la canne à sucre est un saccharum.
saccharure [sa-ka] n. m. (du gr. sakkaron, sucre). Médicament interne solide, constitué par du sucre imbibé d'une essence et pulvérisé ensuite.
Sacclïi [sa-ki] (Andréa), peintre italien, élève de l'Albane, né et m. à Rome '1600-1661). Ses œuvres {la Mort de sainte Anne, etc.) valent surtout par l'agrément du coloris.
Sacchetti (Francesca), conteur italien, né à Florence vers 1335, m. après 1399; auteur de Nouvelles imitées du Dêcaméron, et où l'on trouve de piquants détails de mœurs.
SaCChini [/«'] (Antonio Maria Gasparo), compositeur de musique italien, né à Pouzzoles, m. à Paris (1734-1786) ; une inspiration fraîche, une pureté de forme toute classique sont la caractéristique de ses opéras : Re naud, Chimène, Œdipe à Colone, etc.
saccifère [sak-si] adj.
(du lat saccus, sac, et ferre, porter) Bist. nat. Pourvu d'un organe en forme de sac.
sacciî'orme [sak-si] adj.
Qui a la forme d'un sac.
saccolabion ou sac-
colabium [bi om'] n. m.
Genre d'orchidées, renfermant des herbes épiphytes à Heurs groupées en grappes 'roses, jaunes ou blanches), dont on connaît une vingtaine d'espèces de la région indomalaise : les saccolabions sont souvent cultivés dans les serres chaudes d'Europe-
sacculaire isak-ku-lè-re] adj. Qui a rapport au saccule.
d'Unter-
SaCCUle [sak-ku-le] n. m. (du lat. sacculus petit sac). Organe membraneux rempli de lymphe, dans l'oreille interne.
sacculiforme [sak-ku] adj. Qui a la forme d'un petit sac.
sacculine [sak-ku] n. f. Genre de crustacés cirripèdes, dont le corps ressemble vaguement à un sac, et qui vivent dans les mers européennes, fixés sous l'abdomen des crabes.
SacéeS [té] n. f. pi. Fêtes que l'on célébrait dans la Perse ancienne, et pendant lesquelles les esclaves commandaient à leurs maîtres. S. une sacéc.
sacellaire [scl-lè-re] n. m. (du gr sakellion, trésor). Dignitaire byzantin, préposé au trésor.
sacerdoce [sir] n. m. (lat. sacerdotium). Dignité et fonctions des ministres d'un culte : être élevé au sacerdoce. Corps des prêtres et des ecclésiastiques : le sacerdoce français.
Sacerdotal, e, aux [sir] adj. Qui appartient au sacerdoce : dignité sacerdotale.
sacerdotalisme [sir, lis-me] n. m. Esprit, influence des sacerdoces, des prêtres. (Peu us.)
SaceS [sa-se], ancien peuple de l'Asie centrale, entre l'Iaxarte et l'Imaûs (auj. le Syr-Duria et le Rotor), soumis par Darius.
sachee [chè] n. f. Contenu d'un sac : une sachèe de noix.
Sachem [chèm] n. m. Membre du conseil de la nation, dans les peuplades de l'Amérique du Nord.
Sacher MaSOCh [ker, zok] (Léopold de .
romancier autrichien, néà Lemberg, m. à I.indheim (1835-1895); auteur de romans passionnels d'un caractère erotique singulier (v. masochisme] et de contes où il retrace les scènes de la vie galicienne (Récits galiciens, Contes juifs, etc.).
Sachet [chè] n. m. (de sac). Petit sac. Petit coussin où l'on met des aromates : sachet de parfums. Sac de serge ou de papier, destiné à soutenir la charge de poudre d'un canon se chargeant par la culasse- Petit sac de mousseline, rempli de substances médicamenteuses.
sachet, ette [chè, t-te] n. (de sac). Nom donné aux religieux et religieuses de l'ancien ordre du Sac ou de la Pénitence de Jésus- Christ, qui portaient une longue robe de laine grise à capuchon. Au moyen âge, reclus, recluse.
SachS [saks] (Hans), poète et conteur allemand, né et m. à Nuremberg (1494-1576). C'est un poète fécond, populaire, réaliste de forme et de fond, auquel on doit des œuvres dramatiques et lyriques en tous genres ; entre autres, le Rossignol de Wittemberg, etc. Il était cordonnier avant de devenir un des maîtres chanteurs de sa ville natale. Il est un des personnages des Maîtres chanteurs de Wagner.
Sachseln, comm. de Suisse (cant.
walden, Obwald), sur la rive du lac de Sarnen; 1.630 h. Agriculture, élève de ( bétail; fabrication de chapeaux de paille.
SaCOChe n. f. (ital. saccoccia).
Sorte de grosse bourse de cuir. Sac| dans lequel les garçons de recette mettent l'or et l'argent. Partie du ' harnachement de la cavalerie, qui se place sur le devant de la selle. —»»»■»•.
sacolève ou Sacoléva n. m. Navire caboteur du Levant, courbé et relevé de l'arrière : les sacoléves ont une marche très rapide .
sacome n. m. (ital.
sacoma) . Moulure en saillie. Calibre, profil de cette moulure.
Saconnex, nom
de deux comm. de Suisse (cant. de Genève) ; le Petit-Saeonnex &&A90h.; le Grand- Saconnex 700 h. Lieux de villégiatures fréquentés, et d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur le Mont-Blanc.
Sacountala. v. çakountala.
sacquer [sa-ké] v. a. Pop. Donner son sac à quelqu'un, le renvoyer, le congédier.
Sacramentaire [man-tè-re]a. m. (dulat. sacramenturn, sacrement). Livre qui contient les prières de la messe et celles qu'on récite lorsqu'on administre les sacrements. N. m. pi. Nom donné par les catholiques à tous les hérétiques qui ont enseigné des erreurs touchant l'eucharistie. Nom donné par les luthériens aux dissidents (calvinistes, zwingliens, etc.) qui refusaient de croire à la présence réelle dans l'eucharistie.
sacramental, e, aux [man] ou mieux sacramentel, elle [man-tèi, è-^jadj. (du lat.
sacramentum, sacrement). Qui appartient aux sacrements : espèces sacramentelles. Paroles sacramentelles, formule essentielle pour la conclusion d'une affaire, d'un traité. V. sacramentaux.
sacramentalement [man -ta -le -man] ou sacramentellement [man -a -le -man] adv.
D'une manière sacramentelle.
sacramentaux [man-tô] n. m. pi. objets ou
exercices de piété auxquels sont attachés des grâces spéciales, comme l'eau bénite, le bénédicité, l'angélus, etc.
Sacramento [min] (le), riv. de la haute Californie, qui baigne Sacramento et se jette dans la baie de San-Francisco ; 800 kil.
Sacramento [min], v. des Etats-Unis, capit. de l'Etat de Californie ; 35.000 h. Entrepôt des mines aurifères du nord. Sucreries, filatures.
sacrarium [ri-om'] n. m. (mot lat.). Chez les Romains, oratoire domestique. Partie d'un temple où l'on gardait les objets sacrés.
Sacre n. m. (subst. verb. de sacrer). Action, cérémonie religieuse par laquelle on consacre un
roi, un évêque : le sacre des rois de France se faisait dans la cathédrale de Reims. Fig. Consécration qui inspire une sorte de respect religieux : la gloire est le sacre des grands hommes.
— Encycl. Par le sacre, le roi voyait son autorité revêtue d'un caractère religieux, qui allait, croyaiton, jusqu'à lui conférer le pouvoir de guérir les écrouelles ; il devenait roi par droit divin. La cérémonie avait lieu à Reims en souvenir de saint Rémi. Le roi, à genoux devant l'archevêque, qui ouvrait la sainte ampoule, recevait les onctions sacrées, puis était couronné. Il prêtait serment avant d'être sacré.
Sacre n. m. (ar. çaqr). Grand faucon de l'Europe méridionale et de l'Asie. Pièce d'artillerie de petit calibre en usage du xvi« au xvm« s. Fig. et pop. Homme sans conscience et sans mœurs. Jurer comme un sacre, jurer grossièrement.
— Encycl. Ornilh. Le sacre était très employé autrefois à la chasse ; difficile à dresser »-t a chaperonner, il était cependant très estimé. Les fauconniers réservaient le nom de sacre à l'oiseau femelle ; le mâle était appelé sacret.
Sacre [le), tableau de David. V. Napoléon 1" (le Couronnement de).
Sacré, e adj. Qui a rapport à la religion, au culte : les vases sacrés. Qui doit inspirer une profonde vénération : la personne d'un père est sacrée pour ses enfants. Inviolable, que l'on ne peut enfreindre, employer, etc., sans une faute très grave : rien de plus sacré qu'un dépôt. Pop. Maudit, exécré ; sacré menteur. Livres sacrés, l'Ancien et le Nouveau Testament. Histoire sacrée, par opposition à Histoire profane. Ordres sacrés, la prêtrise, le diaconat et le sous-diaconat. Le sacré collège, le collège des cardinaux à Rome. Feu sacré, feu entretenu sur l'autel des dieux; au fig., se dit de certains sentiments nobles et passionnés : le feu sacré du travail. Anat. Qui appartient au sacrum : la région sacrée. Pathol. anc. Mal sacré, lépilepsie. N. m. Ce qui est sacré : le sacré et le profane.
Sacré (mont), colline voisine de Rome, sur laquelle les plébéiens se retirèrent en 49:i et en 44X av. J.-C, pour se soustraire a la tyrannie des patriciens. C'est à la suite de la première retraite sur le mont Sacré que fut institué le tribunat.
Sacrée (voie), célèbre rue de Rome, qui allait du Palatin au Capitole. Elle était suivie par les triomphateurs. Elle était ainsi appelée parce que sur son emplacement la légende voulait que Romulus et Tatius eussent jadis juré alliance.
Sacrées (guerres). Ce nom a été donné, dans l'histoire grecque, à trois guerres qui furent déterminées par des causes religieuses. Dans la première, les Athéniens châtièrent les habitants de Crissa et de Cyrrha pour leurs brigandages contre ceux qui allaient consulter l'oracle de Delphes (604 av. J.-C.). Dans la seconde (448), les Athéniens perdirent contre les Spartiates le combat de Chéronée. La troisième (357-345) fut décrétée par les amphictyons contre les Phocidiens ; elle épuisa les belligérants, ce qui permit à Philippe de Macédoine d'intervenir dans les affaires de la Grèce, au titre de mandataire du conseil amphictyonique.
Sacrebleu interj. Juron atténuatif de sacredieu.
Sacré-Cœur n. m. Cœur de Jésus, à qui l'Eglise catholique rend un culte de latrie.
Sacré-Cœur [Basilique du), dite du Vœu national, construite à Paris, sur la butte Montmartre, d'après les plans de l'architecte Paul Abadie. La construction, décidée par une loi du 22 juillet 1873, fut commencée la même année. La basilique est construite dans le style byzantin du xn« siècle et le clocher qui surmonte le dôme principal a une hauteur de 100 mètres.
Sacré-Coeur (Dames du). La Société des reli gieuses du Sacré-Cœur de Jésus fut fondée en IboO par l'abbé de Tournely, le P. Varin, jésuite, et Madeleine-Sophie Barat, autorisée par l'Etat en 1807 et par le Saint-Siège en 1826. Les constitutions en étaient calquées sur celles des jésuites.
sacredié interj. Juron qui est une corruption de sacredieu.
sacredieu interj. Juron formé de la contraction de sacré et de Dieu.
sacredire v. n. Jurer, blasphémer. (Vx.)
Sacrement [man] n. m. (lat. sacramentum). Acte religieux, ayant pour but la sanctification de celui qui en est l'objet: les sacrements de l'ancienne loi. Rit religieux institué par Jésus-Christ pour donner ou augmenter la grâce. (Il y a sept sacrements : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la •pénitence, Vextrème-onction, Vordre et le mariage.) Spécial. Mariage : se lier par le sacrement. Le saint sacrement de l'autel ou simplement saint sacrement, l'eucharistie. Abusiv., l'ostensoir. Les derniers sacrements, pénitence, eucharistie et extrêmeonction, que les catholiques reçoivent quand ils sont en danger de mort. Fréquenter les sacrements, se confesser et communier souvent. Pop. Avoir tous les sacrements, être complet, parfait; ne manquer de rien; être repu.
— Encycl. Les théologiens appellent sacrements, en général, des signes sensibles et sacrés, institués par Jésus-Christ pour produire la grâce et sanctifier les âmes. Ils sont au nombre de sept : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordre et le mariage.
Chaque sacrement a une matière et une forme. La matière est l'acte sensible. On appelle forme les paroles que prononce le ministre et qui expriment le sens de la matière. Les sacrements ont pour effei de produire la grâce, tant actuelle qu'habituelle.
Ils donnent tous la première ; le baptême et la pénitence confèrent seuls la seconde. Le pouvoir d'administrer les sacrements appartient en général aux évêques et aux prêtres. Cependant, toute personne (<eut conférer le baptême en cas de nécessité.
En général, les protestants n'admettent que deux sacrements : le baptême et la cène.
Fête du Saint-Sacrement. "V. fête-Dieu.
Sacrements [man] (les Sept), tableaux célèbres de Nicolas Poussin — triptyque de Rogier Van der Weyden (Anvers).
sacrer : Are] v. a. (lat. sacrarc ; de sacer, saint). Conférer un'certain ;aractère au moyen de cérémo-
SAC