‹ Le Larousse pour tousChapitre 676 sur 979 · SAG · texte numérisé non relu

SAG

nies religieuses : Charlemagne fut sacré empereur par le pape Léon. V. n. Jurer, blasphémer.

Sacret [krè] n. m. Sacre mâle.

Sacriflable adj. Qui peut être sacrifié.

Sacrificateur n. m. Antig. Prêtre qui offrait le sacrifice : les sacrificateurs romains. Grand sacrificateur, grand piètre des Juifs, que l'on choisissait dans la famille d'Aaron.

Sacrificatoire adj. Qui a rapport au sacrifice : pompe sacrificatoire.

Sacrificature n.f. Dignité, fonction de sacrificateur : exercer la sacrificature.

sacrifice n. m. (lat. sacrificium). Offrande faite à la Divinité (ou a une divinité) avec certaines cérémonies. Le saint sacrifice, le sacrifice de la mose. Fig. Renoncement, volontaire ou forcé, à un bien : l'honneur exige que vous fassiez ce sacrifice. Dépenses que l'on s impose : faire de grands sacrifices pour léducation des enfants. Sacrifice humain, immolation d'une personne à une divinité.

Sacrifice d'Abraham (le), tableau d'Andréa del Sarto. musée de Madrid; — du même, galerie de Dresde; — de Rembrandt, musée de l'Ermitage, etc.

Sacrifié, 6 adj. Que l'on sacrifie. N. Personne ui souffre ou qu'on lèse dans l'intérêt d'une autre. « grande sacrifiée, l'éternelle sacrifiée, la femme.

Sacrifier [fi-é] v. a. (lat. sacrificare; de sacrum, sacrifice, et facere, faire.— Se conj. comme|n'er.) Offrir en sacrifice : sacrifier des victimes. Fig. Se priver volontairement d'une chose en considération de quelqu'un : sacrifier ses i)itérëts à un ami. Abandonner volontairement les intérêts, les droits de : sacrifier ses amis. Consacrer en entier à : sacrifier sa fortune d l'éducation de ses enfants. V. n. Offrir un sacrifice : sacrifier aux idoles. Sacrifier à une passion, s'y abandonner. Sacrifier à la mode, s'y conformer. Sacrifier aux grâces, avoir de la grâce, de 1 élégance dans son style, dans ses discours, dans ses manières. Sacrifier aux Muses, faire des vers, de la musique, de la peinture, etc. Se sacrifier v. pr. Se dévouer entièrement : se sacrifier pour sa patrie.

Sacrilège n. m. (lat. sacrilegium). Profanation des choses sacrées : l'usage indigne des sacrements est un sacrilège. Pa< ext. Attentat sur une personne sacrée ou digne de vénération : frapper son père est un sacrilège. Par exag. Acte très répréhensible : c'est un sacrilège de retoucher un chef-d'œuvre.

— Encycl. Les théologiens rangent le sacrilège parmi les fautes contraires à la vertu de religion et distinguent les sacrilèges persontiels et locaux. Les sacrilèges personnels sont les actes de violence commis contre les personnes qui sont consacrées à Dieu : la même dénomination est appliquée aussi à la violation du vœu de chasteté. Les sacrilèges réels sont ceux commis contre les objets sacrés (administration et réception indigne des sacrements, vol des vases et ornements sacrés). Enfin, les sacrilèges locaux consistent dans la profanation des lieux sacrés, églises, chapelles, cimetières.

Sacrilège adj. et n. (lat. sacrilegus). Qui commet une profanation de choses sacrées : vestule sacrilège ; punir un sacrilège. Qui appartient à une personne sacrilège : main sacrilège; intention sacrilège.

Sacrilège (loi du), votée en 1823, abrogée en 1830, et portant la peine de mort contre les sacrilèges sur les vases du culte, la peine du parricide contre les sacrilèges sur les hosties consacrées. Elle fut une des manifestations principales de la réaction violente inaugurée par le ministère de Villèle.

Sacrilègement [man] adv. D'une manière sacrilège. (Peu us.)

sacripant [pan] n. m. (de Sacripante, personnage de Boiardo et de l'Arioste). Vaurien, mauvais drôle capable de toutes les violences.

Sacristain [kris-tin] n. m. (du lat. sacrista). Celui qui a soin de la sacristie d'une église.

SacriSti [Jcris-ti] ou sapristi [prw-H] interj. Altération orthographique du mot sacristie employé comme juron familier.

Sacristie [kris-ti] n. f. (lat. sacristia). Lieu où l'on serre les ornements d'église, où les prêtres vont revêtir leurs habits sacerdotaux. Ce que contient la sacristie.

— Encycl. Dans la plupart des églises du moyen âse.les sacristies étaient complètement séparées de l'église.

De nos jours, les sacristies font partie du monument et donnent généralement dans le chœur. Elles sont garnies d'armoires, de chapiers, de petits bureaux pour le curé et le trésorier, de confessionnaux. On y dépose les registres de baptêmes, de mariages et les registres de la fabrique. Les prêtres s'y tiennent avant et après l'office.

Sacristine [kris-ti-ne] n. f. Celle qui, dans un monastère de filles, a soin de la sacristie.

sacro- eoccygien, enne adj. Qui a rapport au sacrum et au coccyx. Articulation sacro-coccygienne, articulation qui réunit la dernière vertèbre sacrée à la première coccygiennc, et qui est maintenue par les ligaments sacro-coccygims.

Sacro-épineux, eUSe adj. Anat. Ligaments sacro-épineux, ligaments au nombre de deux, qui renforcent l'articulation sacro-iliaque, et qui s'étendent de l'épine postéro-supérieure et de l'épine postéro-inférieure de l'os iliaque aux parties latérales et postérieures du sacrum.

Sacro-iliaque adj. Qui a rapport au sacrum et à l'os iliaque.

Sacro-lombaire adj. Muscle sacro-lombaire, masse musculaire très épaisse, qui s'étend du sacrum à la nuque, tout le long des gouttières vertébrales.

Sacro-saint, e adj. Très saint, doublement saint. (Se dit souvent par ironie.)

SaCrO-SCiatique adj. Qui s'étend du sacrum à l'ischion.

SacrOSpinal, 6, aux [»pil adj Qui est commun au sacrum et à l'épine dorsale. L'ensemble des muscles des gouttières vertébrales.

Sacrovertébral, e, aux [vir] adj. Qui appartient au sacrum et aux vertèbres.

Sacrovir (Julius), jeune Eduen de grande naissance, qui souleva les Gaules, sous le règne de Tibère. Il s'empara d'Autun, mais fut battu près de cette ville par C. Silius et se tua.

Le Maistre de Sacy.

SUve&tie lie Sacy.

Sacrum [krom'} n. m. (m. lat. signif. chose consacrée, parce que les anciens avaient coutume d'offrir aux dieux cette partie des victimes immolées en sacrifice). Os situé à la partie inférieure de la colonne vertébrale, s'uiticulant avec les os iliaques pour former le bassin.

— Encyci.. Le sacrum, chez l'iiomuie , est un os impair, symétrique et triangulaire, constitué par la soudure de cinq vertèbres atrophiées. Il s'unit aux os iliaques pour constituer le bassin ou ceinture pelvienne.

Sacy ou Saci (Louis-

Isaac Le Maistre, dit de) [Saci est l'anagramme i'isaac],

écrivain et théologien janséniste, neveu du grand Arnauld, né à Paris, m. au château de Pomponne (1013- 1084). Il fut longtemps le directeur spirituel des religieuses et des solitaires de Port-Royal; auteur d'une célèbre traduction française de la Bible.

Sacy (Antoine-Isaac, baron Silvestre de), orientaliste et homme d'Etat français, né et m. à Paris (1738- 1838). Il fut le véritable initiateur des études arabes en France. Sa Grammaire arabe est longtemps restée classique.

Sadacah n. m. Aumône volontaire, chez les Turcs.

Sade adj. (lat. sapidus).

Savoureux, agréable, piquant. (Vx.)

Sade (Donatien-Alphonse- François, marquis de), écrivain français, né à Paris, m. à l'hospice de Charenton, où Napoléon l'avait fait enfermer comme fou incurable (1740-1814); auteur de Justine, Juliette, Aline et Valcourt, etc. Ses romans, célèbres par leur obscénité maladive, n'ont aucune valeur littéraire.

sadinet, ette [ne, è-te] adj. (de sade). Petit et agréable.

sadique adj. (de Sade n. pr.). Qui a le caractère du sadisme.

Sadisme [dis-me] n. m. (de Sade n. pr.) Lubricité accompagnée de cruauté, comme il s'en trouve des exemples dans les romans du marquis de Sade.

SadoC \dok], Juif du m« siècle av. J.-C, président du grand Sanhédrin, qui fonda la secte des saducéens.

Sadolet [lé] (Jacopo Sadoleto, Jacques), cardinal et humaniste italien, né à Modene, m. à Rome (1477-1347). Il fut, avec Bembo, secrétaire du pape Léon X. On lui doit un célèbre Eloge de la philosophie, écrit en latin, et dans lequel il montre un remarquable esprit de tolérance. Evêque de Carpentras, il s'efforça d'empêcher le massacre des vaudois. ,

SadOUr n. m. Pèch. Filet en forme de tramail, employé par les pêcheurs du golfe de Gascogne.

Sadowa [va], bourg de Bohême ; 4.B00 h. Le 3 juillet 1800, victoire remportée par les Prussiens, commandés par le prince royal de Prusse et le prince Frédéric-Charles, sur les Autrichiens du maréchal Benedek, et qui décida du sort de la guerre de 1800.

Sadrée [drê] n. f. Nom vulgaire de la sarriette.

saducéen ou sadducéen, enne [sa-du-

sé-in, é-ne] n. Membre d'une secte juive opposée aux pharisiens, favorable à l'hellénisme, et qui se recrutait surtout dans la classe riche : les saducéens niaient l'immortalité de l'âme et la résurrection. Adjectiv. : secte saducéenne.

— Encycl. Les saducéens étaient les adversaires des pharisiens. Très attachés au sens littéral de la loi, ils rejetaient la plupart des traditions orales ; ils ne croyaient ni à la résurrection des morts, ni à la vie future. Ce qu'ils recherchaient avant tout, c'était la jouissance paisible de leurs richesses. Le peuple, favorable en général aux pharisiens, détestait les saducéens. Quand Jésus-Christ commença ses courses apostoliques, les saducéens lui témoignèrent plus d'animosité encore que les pharisiens. Maîtres du Sanhédrin, ils portent la responsabilité de la condamnation et de la mort de Jésus et des persécutions contre les apôtres.

saducéisme ou sadducéisme [sa-du-sé-

is-me] n. m. Doctrine des saducéens.

saepe, premente deo, fert deus alter opem. mots lat. signif. : Soutient, quand oa est poursuivi par un dieu, on est secouru par un autre. Pentamètre d'Ovide (Tristes, 1,2, 4), où le poète fait allusion aux discussions des dieux, dans les querelles qui divisaient les mortels. On le rappelle quand, attaqué par un parti ou un homme puissant, on est soutenu par le crédit d'un autre parti ou d'un autre homme.

Saette n. f. Corruption de sagette.

Safarik (Paul-Joseph), philologue tchèque, né à Kobelarov, m. à Prague (1793-1801); auteur d'un célèbre ouvrage sur les Antiquités tchèques. lia été l'un des premiers initiateurs des études slaves au xtxe siècle.

Safenwil, comm. de Suisse (cant. d'Argovie); 1.330 h. Elève de bétail, agriculture, fromageries ; tissage, blanchissage, teinture de cotonnades.

Saffarides ou Soffarides, l'une des premières dynasties persanes (873-920).

Saffelaere, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand) ; 3.080 h. Toiles.

Saffi, v. du Maroc, petit port sur l'Atlantique ; 9.000 h.

Saffre n. m. Dlas. Petite aiglette de mer, représentée de profil et les ailes éployées.

Saffré, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 30 kil. de Chàteaubriant, sur l'Isac ; 3. 300 h.

Safran n. m. (bas lat. safranum). Genre d'iridacées. Nom donné aux stigmates seuls de la plante.

Safran bâtard, le carthame, qui rappelle le safran

rhizome du cur-

sligmale.

par sa couleur. Safran des Inde cuma. Couleur jaune semblable à celle du safran : étoffe safran\ clair. Etre jaune comme du safran, avoir le teint jaune.

— Encyci. . Bot . Les safrans (crocus) sont des plantes vivaces, rhizomateuses, à feuilles radicales, étroites, à fleurs portées sur une courte hampe- On en connait plusieurs espèces, dont la plus importante est le safran cultivé ou officinal ou du Gâtinais (ci-ocus sativus), à grandes fleurs d'un violet veiné de rouge et de pourpre.

Ces fleurs s'épanouissent vers la fin de l'été et ont des stigmates longs, d'un jaune orangé, très odorants, que l'on recueille pour colorer certains mets (pâtés , pâtisseries, riz) et liqueurs (chartreuse, etc.). Cette plante a fait longtemps l'objet d'une culture très importante dans le Gâtinais. La phar- s«iïa macie emploie le safran comme stimulant antispasmodique; il entre dans la fabrication du laudanum de Sydenham, de l'emplâtre de Vigo, de félixir de Garus, etc.

Safran n. m. Mar. Pièce de bois destinée à augmenter le gouvernail en largeur.

Safrane, e adj. Qui présente la couleur du safran : teint safrané.

Safraner [ni] v. a. Apprêter ou jaunir avec du safran: safraner du riz.

Safranier [ni-é] n. m. Celui qui cultive le safran.

safranière n. f. Plantation de safran.

Safranine n. f. Base colorée que l'on emploie dans l'industrie des matières colorantes.

— Encycl. On désigne sous le nom général de safranines un groupe assez nombreux de matières colorantes rouges plus ou moins violacées ; elles s'obtiennent, pour la plupart, par un mélange de deux toluidines et de certaines diamines.

safranum [nom'] n. m. Nom pharmaceutique du carthame ou safran bâtard.

Safre n. m. (autre forme de saphir). Oxyde bleu de cobalt. Verre spécial coloré avec ce produit. Syn.

SMALT.

Safre adj. et n. Goulu, glouton. (Vx.) Safrement [man] adv. D'une manière safre, goulûment- (Vx.)

safrerie [ri] n. f. Avidité à manger. (Vx.) Saga n. f. (m. scand. signif. tradition). Nom générique d'anciens récits et légendes Scandinaves, rédigés pour la plupart en Irlande du xne au xiv* s. : la mythologie des sagas.

— Encyci.. Les plus importantes sagas sont les sagas dites historiques. On distingue généralement celles qui traitent: 1» d'événements islandais ; 2» de l'histoire des rois norvégiens; 3» de l'histoire des autres pays. Dans la deuxième catégorie, la saga la plus considérable est la saga des rois de Norvège ou Heimskringla de Snorre Sturlesson, remarquable par l'art de la composition et l'exactitude de l'information.

Saga n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, voisins des locustes et très carnassiers : on r encontre parfois lessagas dans le midi de la France.

sagace

adj. (lat. sagax). Doué de sagacité

Saga.

esprit sagace.

Sagacement [man] adv. D'une manière sagace.

Sagacité n- f. (lat. sagacitas). Perspicacité, pénétration .d'esprit : la sagacité d'Œdipe lui fit deviner l'énigme du Sphinx.

sagaie ou sagaye n. f. V. zagaie.

SagallO, ville maritime de la colonie française d'Obock, sur la baie de Tadjourah.

Sagamité n- f. Mets des peuplades de l'Amérique septentrionale, qui consiste en une espèce de bouillie de maïs, dans laquelle on fait cuire de la viande.

Sagan, v. de Prusse (Silésie), sur la Tschirne ; 14.210 h. Ch.-l. de la principauté de Sagan; 03.000 h.

sagapenum [pé-nom"] ou sagapin n. m.

Gomme résine d'ombellifère, attribuée au ferula persica.

Sagard [ghar] n. m. Ouvrier qui débite le bois en planches, dans une scierie forestière.

Sagaride n. f. (gr. sagaris). Hache à deux tranchants, employée par les Perses de l'époque achéménide, par les Amazones et certains peuples scythiques.

SagaSta (Praxedes Mateo), homme d'Etat espagnol, né à Torrecilla de Cameros, m. à Madrid (1827- 1903). Il fut longtemps le chef du parti libéral en Espagne et devint à plusieurs reprises président du Conseil, notamment de 1897 à 1899.

SagatiS [ti] n. m. Sorte de serge unie en laine peignée, qui sert aux mêmes usages que la laine ordinaire.

Sage adj. (b. lat. sapius, du lat. sapiens). Instruit, savant. (Vx.) Qui a sa raison, de la raison : tel se croit sage, i/ui n'est qu'un fou. Prudent, circonspect: agir en homnie sage. Modéré, retenu: sage dans ses désirs. Obéissant, doux, qui n'est point turbulent : enfant sage. Pudique, chaste : /< fille sage. Se dit d'un animal que n'emporte pas une ardeur exagérée : un cheval sage. Se dit des actions, des paroles conformes aux règles de la sagesse : conduite, réponse sage. Etre sage comme une imagt ,

Sagasla.

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