V. acte et blanc-seing, à leur ordre alphab
Séisme [sé-is-me] n. m. (gr. seismos). Secousse plus ou moins violente, imprimée au sol par un effort interne.
séismique, séismologie, séismomètre, etc. v. sismique, etc.
SeiSSette [sè-sè-te] n. f. Sorte de blé tendre, qu'on appelle aussi blé du Roussillon.
SeiStan, région de l'Asie centrale, entre la Perse et l'Afghanistan ; plaine sèche, dont le lac Hamoun occupe le fond.
Séité n. f . (du lat. se, soi). Scolast. La qualité du soi.
Seix, comm. de l'Ariège, arr. et à 18 kil. de Saint-Girons; 3.100 h.
Seizain [st-zin] n. m. (de seize).
Drap de laine qui se fabriquait anciennement dans le midi de la France, et était destiné particulièrement à l'exportation pour le Levant. Adjectiv. : drap seizain. Littér. Pièce de seize vers. Métrol. anc. Quart d'écu.
Seizaine [sc-zè-ne] n. f. Nombre de seize ou environ : une seizaine de francs. Petite corde dont les emballeurs font usage.
Seize [sè-ze] adj. num. (lat. sexdedm). Quinze plus un : seize personnes. Seizième : Louis seize. N. m. Seizième jour du mois : le seize septembre. Seizième partie d'une aune.
Seize (les), nom donné aux délègues des seize quartiers de Paris pendant la Ligue. Ils se signalèrent par leurs violences, et beaucoup d'entre eux, plutôt que d'accepter Henri de Navarre, roi hérétique et relaps, défendirent la candidature de l'infante, fille de Philippe II. Mais la ligue « française <> l'emporta aux états généraux sur la ligue «espagnole", tournée en ridicule par la satire Ménippée.
Seize-cent n. m. Syn.de seizain.
Seizième [si-] adj. num. ord. Qui occupe un rang marqué par le nombre seize : le seizième jour du mois. Qui est contenu seize fois dans un tout : la seizième partie de l'unité. N. : être le, la seizième. N. m. Seizième partie d'un tout. N. f. Série de six cartes de même couleur qui se suivent sans aucune interruption, et qui comptent seize points, au jeu de piquet.
Seizièmement [se, man] adv. En seizième lieu.
Sèjan (vElius Sejanus), ministre de Tibère, né à Volsinie, auj. Bolsine, m. à Rome, étranglé en l'an 31, sur l'ordre même de Tibère, pour avoir cherché, par toutes sortes de machinations criminelles à parvenir au pouvoir suprême.
Séjour n. m. (de séjourner). Fait de rester plus ou moins longtemps dans un lieu : faire un séjour à la campagne. Lieu où l'on habite un certain temps; séjour enchanteur. Céleste séjour, ciel, Olympe, paradis iVoir, sombre, ténébreux, infernal séjour, les Enfers. Bête de séjour, bête qui, étant malade, doit rester à l'écurie.
Séjour (Victor), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1821-1874); auteur de drames à grand spectacle: l'Argent du Diable, le Fils de la Nuit.
SéjOUmement [man] n. m. Action de séjourner.
Séjourner [né] v. n. (du lat. sub, sous, et diurnum, jour). Demeurer quelque temps dans un lieu : séjourner à Paris, en province. Stationner, être stagnant : endroit où l'eau séjourne.
Sel [sèl] n. m. (lat. sal). Substance dure, friable, sèche, soluble et d'un goût acre, employée comme assaisonnement. Sel gemme, celui qu'on trouve cristallisé dans la terre. Sel marin, sel commun, tiré de l'eau de mer. Sel gris ou de cuisine, sel marin, mêlé d'impuretés. Sel ammoniac, chlorhydrate d'ammonium. Sel d'Angleterre, de Sedlitz ou d'Epsom, ou de magnésie, sulfate de magnésium. Sel de Glauber, sulfate de sodium. S'<1 de Saturne, acétate de plomb cristallisé. Sel de Seignette ou des tombeaux, tartrate de potassium ou de sodium. Sel de Vichy, bicarbonate de sodium. Sel d'oseille, bioxalate de potassium. A la croque au sel, sans autre assaisonnement que du sel. Partager le pain et le sel avec quelqu'un, recevoir ou donner l'hospitalité à quelqu'un (suivant la coutume russe), être son ami. Fig. Ce qu'il y a de fin, de vif dans la conversation ou dans un ouvrage d'esprit. Au gros sel, d'une gaieté grossière. Chim. Composé résultant de la substitu-