SEY
1er février. — Deux autres saints du même nom ont leur fête le 1« et le 8 aoiït.
Sèvérac, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 38 kil. de Saint-Nazaire ; 1.670 h.
Sévérac-le-Château, eh.-l. de c. (Avey-
îon). arr. et à 25 kil. de Millau, sur l'Aveyron naissant ; 3.260 h. (Sévéraquuis). Ch. de f. M.— Le cant. a à comm. et 5.980 h.
Sévère adj. (lat. severus). Rigoureux, sans indulgence : magistrat sévère. Empreint de rigueur : une loi sévère. Qui exprime la sévérité regard sévère. Grave, austère, d'une exactitude scrupuleuse : mœurs sévères. Qui a plus de régularité que d'agrément : architecture sévère. Ant. Indulgent.
Sévère (Alexandre). V. Alexandre.
Sévère I". V. Septime-Sévere. — Sévère II, (Flavius-Valerius-Severus), empereur romain, né en Illyrie, m. en 307. Constance Chlore le fit Auguste. Mâximien le força à s'ouvrir les veines. — Sévère III jYibius ou Livius-Severus), empereur romain, né en Lucanie, in. a Rome en 465, désigné par Ricimer pour succéder à Majorien.
Sévère, patriarche monophysite d'Antioche (512-5181, né à Sozopolis, enPisidie. Après avoir joui de la faveur de Théodose, il fut auathématisé au concile de 536.
Sévèrement [mon] adv. Avec sévérité : réprimander sévèrement un écolier. Ant. Indulgemment.
Sévériens [ri-tn] n. m. pi. Hérétiques gnostiques du u° siècle, sectateurs de Tatien et de Sévère (qu'il ne faut pas confondre avec le patriarche d'Antioche .
Séverill (saint), abbé d'Agaune (dans le Valais, né en Bourgogne, m. à Château-Landon en 508. Fête le 11 février.
Séverin (saint), ermite, m. en 555. Il vécut sur les bords de la Seine et eut saint Cloud pour disciple.
Séverin (église Saint-), l'une des plus anciennes églises de Paris, spécimen achevé du style flamboyant, avec des parties qui remontent au xm» et même au xn« siècle.
Séverin, pape d'environ 638 à 640. Il condamna le monothélisme, mais vit le palais de Latran ravagé par les Byzantins.
Séverine (Caroline Rémy, dame Guebhard, connue sous le pseudonyme de), femme de lettres et journaliste française, née à Paris en 1855.
Sévérité n. f. (lat. severitas). Qualité d'une personne ou d'une chose sévère : la sévérité d'un juge, d'une peine. Acte sévère, rigoureux : des sévérités exagérées. Ant. Indulgence.
Sevem (le), fleuve d'Angleterre, qui se jette, près de Cardiff, dans un immense estuaire, le canal de Bristol ; 286 kil.
Severo Torelli, drame en cinq actes et en vers, de F. Coppée (1883). Severo Torelli est le chef d'une conspiration contre le tyran .Barnabe Spinola, mais sa mère, Pia, lui apprend que Spinola est son père. C'est elle qui tue le tyran pour se tuer ensuite; drame vigoureux et émouvant.
Sévéroude n. f. Saillie d'un toit sur la rue.
Sèves (Octave de), dit Soliman-pacha, officier français, passé au service de l'Egypte, né à Lyon. ni. à Alexandrie (1788-1860!. Il eut une grande part au gain de la bataille de Nézib.
séveux, euse [veu, eu-ze] adj. Qui a rapport à la sève, qui constitue la sève-
sévices [vise] n. m. pi. (lat. ssevitia; de ssevus. cruel '. Mauvais traitements exercés sur une personne sur laquelle on a autorité : exercer des sévices sur un enfant.
Sevignac, comm. des Côtes-du-Nord), arr. et à 33 kil. de Dinan; 2.890 h.
Sévigné (Marie de Rabutin-Chantai, marquise de . née à Paris, m. à Grignan (1626-1696); une des femmes les plus distinguées du xvn* s. Elève de Ménage et de Chapelain, qui lui apprirent le latin^ l'italien et l'espagnol, veuve à vingt-six ans, elle se consacra à l'éducation de ses enfants, parut avec distinction à la cour, et fut l'amie de M"" de La Fayette, de Fouquet et de Pomponne ; quand sa fille, mariée au comte de Grignan, dut quitter Paris, elle lui écrivit les admirables lettres qui forment le fond de sa correspondance (1626-1696). V. lettres.
Séville [vi-lé], v. d'Espagne, ch.-]. de prov., capitde' l'Andalousie; 146.000 h.
(Sévillans). Vins, huiles. Superbes monuments, qui ont fait dire : Qui n'a vu Séville, n'a pas vu de merveille. Les plus fameux sont la cathédrale, une des pln« vastes et des plus riches cathédrales gothiques de la chrétienté, l'Alcazar, la Giralda, etc. — La prov. a 579.000 h.
Sévir n. m. (m. lat. formé de sex, six, et de vir, homme). Eist. rom. Chacun des six chefs des décuries de chevaliers.
Sévir v. n. (lat. sxvire). Agir avec rigueur : sévir contre un coupable. Fig. Exercer des ravages : le froid sévit.
Sévirai, e, aUX adj. Ilist. rom. Qui appartient aux sévirs : dignité sévirale.
Sévirat frai n. m. Dignité de sévir.
Sevrage n. m. (de sevrer). Action, manière de
sevrer un enfant : le sevrage doit se (aire progressi-
<\i et ne jamais être commencé en été. Ârbor.
Opération qui consiste à séparer la marcotte du pie J
mère.
— Encycl. Byq. Le sevrage ne doit pas se faire brusquement : il faut procéder peu à peu, en supprimant une tétée de temps en temps. L'âge de l'enfant, l'état de sa santé, la saison, le nombre de ses dents interviennent pour déterminer le début du sevrage. 11 ne faut pas sevrer un nourrisson avant un an et seulement s'il est bien portant; ne pas commencer en été juillet, août ou septembre). Pour cesser l'allaitement, on supprime une tétée par jour et on la remplace par une bouillie très légère; huit, quinze jours plus tard, on supprime une seconde tétée, et on la remulace sar une petite soupe au lait. Il est bon
de continuer à donner le sein et de s'en tenir pendant deux à trois mois à ces deux soupes. On diminuera après encore le nombre des tétées, et on les rem placera par du lait ou des jaunes d'œufs battus dans du lait. On amené ainsi, peu à peu, l'enfant à faire quatre repas par jour.
En général, le lait de la nourrice passe sans intervention. Il est inutile d'employer des purgatifs. La compression des seins suffit quand le lait ne passe pas de lui-même.
Sèvre Nantaise (la), riv. de France, qui prend sa source au pied dos collines du Poitou, passe à Clisson, Vertou, et se jette dans la Loire (r. g.) à Nantes (126 kil.).
Sèvre Niortaise (la), fleuve de France, qui prend sa source dans le dép. des Deux-Sèvres, sépare la Charente-Inférieure de la Vendée et se jette dans l'Atlantique, après avoir baigné Saint-Maixent et Niort; 150 kil.
Sevrer [vré] v. a. (du lat. separare, séparer. — Se conj. comme amener.) Oter à un enfant le lait de sa nourrice, pour lui donner une nourriture appropriée à son âge : il ne faut pas sevrer un nourrisson avant un an. Fig. Priver ; sevrer quelqu'un de ses droits. Sevrer une marcotte, la séparer du pied mère après qu'elle a pris racine.
Sèvres [sè-vre] n. m. Porcelaine fabriquée à Sèvres : un service de sèvres. Vieux sèvres, porcelaine fabriquée à la manufacture de Sèvres avant la Révolution.
Sèvres, ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. et à 8 kil.de Versailles; 8.140 h. (Sévriens). Sur la Seine; ch. de f. Et. Ecole normale supérieure de jeunes filles. Célèbre manufacture de porcelaine, qui a été transférée dans le parc de Saint-Cloud. — Le cant. a 8 comm. et 37.650 h.
Sèvres {manufacture nationale de), établie en 1756 à Sèvres, par le directeur Boileau, après avoir été en exploitation à Saint-Cloud, puis à Vincenncs. Elle commença par fabriquer des porcelaines à pâte tendre, puis acquit, en 1764, le secret de la fabrication de la porcelaine à pâte dure par l'emploi du kaolin.
SèVTeS (départ, des Deux-). V. Deux-Sèvres.
Sevreuse [vreu-ze] n. f. Femme chargée de sevrer un enfant.
Sévrienne [vri-è-ne] n. f. Elève de l'Ecole normale supérieure de Sèvres.
SOWin [siou-in'] n. m. (motangl.). Cordeau portant de loin en loin des plumes ou des fragments de calicot, et dont on se sert pour entourer les tirés où l'on veut retenir le gibier.
sexagénaire [sègh-za-jé-né-re\ adj. et n. (lat. sexagenarius). Qui a soixante ans : un vigoureux sexagénaire.
Sexagésimal, 6, aux [sègh-za, si] adj. (du lat. sexagesimus, soixantième). Qui se rapporte au nombre soixante.
Sexagésime [sègh-za-jé-zi-me] n. f. (du lot. sexagesimus , soixantième). Dimanche qui arrive quinze jours avant le premier dimanche de carême, et qui est à peu près le soixantième jour avant Pâques : le dimanche de la Sexagésime.
Sexagesimo [sègh-za-jé-zi] adv. (du lat. sexagesimus, soixantième). Soixantièmement. (S'emploie quand on a commencé à compter par primo, secundo.)
Sexangulaire [sègh-zan-ghu-lè-re] ou Sexangulé, e [ségh-xan] adj. Qui a six angles.
S. EXC. Abréviation de Soti Excellence.
Sexcentesimo [sék-sin-tè-zi] adv. (du lat. sexcentesimus, six-centième). Six-centièmement.
Sexdigitaire [sèks, tè-re] adj. et n. Personne née avec six doigts.
sexdigital, e, aux [sèks] adj . Qui a six doigts : pied sexdigital.
Sexdigité, e [sèks] adj. Qui a six doigts.
Sexdigitisme [sèks, tis-me] n. m. Conformation des sexdigitaires.
Sexe [sèft-se] n. m. (lat. sexus). Conformation particulière de l'être vivant, qui lui assigne un rôle spécial dans l'acte de la génération : sexe masculin, sexe féminin. Ensemble des caractères physiques et moraux qui distinguent l'un de l'autre l'homme et la femme. Ensemble des individus qui ont le même sexe : des personnes des deux sexes. Fam. Le sexe fort, les hommes. Le sexe faible, le beau sexe, ou absol. Le sexe, les femmes. Biol. Nature des éléments fécondateurs et de tout ce qui sert à l'édification de ces éléments.
— Encycl. Biol. La nature des éléments fécondateurs détermine la sexualité, c'est-à-dire l'apparition de caractères spéciaux {caractères secondaires).
— But. Chez les plantes, il existe (v. fleur) des organes mâle et femelle. Si ces organes sont réunis dans la même fleur, celle-ci est dite hermaphrodite. Au contraire, si les organes reproducteurs sont nettement séparés, la Heur est sexuée. Une plante peut porter, en même temps, des fleurs mâles et des lleurs femelles : elle est alors monoïque. Si, au contraire, il n'existe qu'une seule sorte de fleur pour chaque plante, elle est diolque. Est dite femelle la plante qui porte la graine, mâle celle qui contient le pollen.
sexennal [sik-sen-nal], e, aux adj. (du lat. sex, six, et annus, année). Qui a lieu tous les six ans. Qui dure six ans.
sexennalité [sik-sèn-na] n. f. Qualité de ce qui est sexennal. (Peu us.)
SexfaSCié [séks-fa-si-é], e adj. Qui est marqué de six bandes colorées.
sexfide [sèks] adj. Qui est divisé en six parties.
sexflore [sèks] adj. Qui porte six fleurs.
Sexforé, e [sèks] adj. Qui est percé de six trous.
Sexies [sèk-si-èss] adv. (mot lat.). Six fois. (S'emploie lorsque l'on compte par semel, bis, ter, etc.)
sexifère [stH si] adj. Qui est muni d'organes sexuels.
sexjugué [sèks-ju-ghé], e adj. Qui a des feuilles composées de six paires de folioles.
SexlOCUlaire [teks, lè-re] adj. Qui est partagé en six loges.
SexmaCUlé, e [sèks], adj. Qui porte six taches colorées.
SexponCtUé, e [sèks] adj. Qui porte six points colorés.
n. m. En musique, réu-
SexpUStulé, 6 [sèks-pus-tu], adj. Qui porte six taches semblables a des pustules.
sexrayonné [sèks-rè-io-né], 6 adj. Qui est maique de six lignes rayonnées.
sextaïeul, e, euls [sèks] n. (du lat. sextus, sixième, et de aïeul). Père ou mère du quintaïeul, de la quintaieule.
sextan [jèta-fan], e adj. Pathol. Se dit d'une fièvre qui revient tous les cinq jours.
Sextant [sWrs-tan] n. m. (du lat. serions, sixième partie d'un tout). Astr. Instrument formé de la Bixième partie d'un cercle, c'est-à-dire de 60 degrés, et servant à mesurer les angles et les distances : on utilise le sextant pour faire le point.
Sexte [séks-te] n. f. (du lat. sextus, sixième). La troisième des heures canoniales, qui devait se célébrer à la sixième heure du jour, c'està-dire à midi.
Sexté [sèks] n. m. Livre Ssxtant.
où les receveurs des gabelles
inscrivaient le nom de ceux qui devaient s'approvisionner en sel dans leurs greniers.
sextellage [sèks-tèl-ia-je] ou sextérage
[sèks-té] n. m. (du lat. sexlarius, etier). Droit qui se payait au seigneur par chaque setier de blé vendu aux halles.
Sextidi [sèks] n. m. (du lat. sextus, sixième, et dies, jour). Sixième jour de la décade républicaine.
Sextil [sêks-tit], 6 adj. (lat. sextilis). Distance sextile, distance de 60 degrés entre deux planètes.
Sextillion [sèks-li-li-on] n. m. Nombre de mille quintillions.
sextine [séks-ti-ne] n. f. Poème à forme fixe, imaginé au xnc siècle par le troubadour provençal Arnould Daniel.
— Encycl. La sextine comprend six strophes de six vers et une demi-strophe de trois vers. Les mots à la rime sont les mêmes pour toutes les strophes, mais se présentent sans cesse dans un ordre différent. Ce poème, rare dans la poésie française, est fréquent en Italie.
SextO [scks-to adv. (m.lat.).Sixiè:
niement.
sextolet[séfo-
to-lè] ou Sixain [si-zin nion de deux triolets.
sextrigésimal, e, aux [tèks-tri-jé-zi] adj.
Se dit d'un cristal à trente-six faces.
SextUle [sèks] n. f. (lat. sextula). Sixième partie de l'once, chez les Romains.
Sextuor [sèks] n. m. (du lat. sex, six, d'après quatuor). Morceau de musique pour six voix ou six instruments.
sextuple [sèks] adj. (lat. sextuplus). Qui vaut six fois autant. N. m. Nombre sextuple : douze est le sextuple de deux.
Sextupler [sèks-tu-plé] v. a. (de sextuple). Rendre six fois aussi grand : sextupler un nombre.
SextUS EmpiriCUS [seks-tus-in, kuss], philosophe, astronome et savant médecin grec du m ûécle de notre ère, né probablement à Mitylène ; auteur des Hypotyposes pyrrhoniennes. Il est l'historien le plus impartial que nous ayons de la philosophie grecque.
Sexualisme [sèk-su-a-lis-me] n. m. Etat d'un être pourvu d'un sexe : le sexualisme des plantes.
Sexualité [sck-su] n. f. (du lat. sexus, sexe). Ensemble de tous les caractères spéciaux, morphologiques ou physiologiques, externes ou internes, que présentent les individus et qui sont déterminés par la reproduction sexuelle.
sexué [sèk-su-é], e adj. (du lat. sexus, sexe). Qui est pourvu des organes de reproduction propres à son sexe : phylloxéra sexué. N. m. : chez le phylloxéra, les sexués meurent rapidement. Ant. Asexué.
Sexuel, elle [sék-su-èl, è-le] adj. (lat. sexualis). Qui caractérise le sexe des animaux et des plantes : différences sexuelles.
Sexupare [sêk-su] adj. (du lat. sexus, sexe, et parère, engendrer). Qui donne naissance à des individus sexués. (On désigne sous ce nom des pucerons qui ne diffèrent des générations parthénogénétiques qui les précèdent qu'en ce qu'ils donnent naissance à des individus sexués.)
Sey [se] n. m. Nom vulgaire du merlan noir.
Seyant [sè-ian], e adj. Qui sied, qui va bien : ujie coiffure très seyante.
Seybouse (la), ou oued Seibous, n. d'Ai-
gérie, passant à Guelma et près de Bône ; 225 kil.
Seychelles [se] (les) ou Séchelles, îles an
glaises de l'océan Indien, au N.-E. de Madagascar; 16.500 h. Ch.-l. Port- Victoria- Climat chaud et humide, belles forêts. Coton, canne à sucre, épices, poivre.
SeycheS [sè-c/ie], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 15 kil. de Marmande ; 1.100 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 17 comm. et 8.840 h.
seyette [sê-ié-té] n. f. Petite seine qu'on traîne sur les grèves, pour prendre de petits poissons.
Seymour [se] (Jeanne). V. Jeanne. — Son frère Edouard, comte d'IIertford et duc de Somerset, homme d'Etat anglais (vers 1506- 1552). Sous le règne du jeune Edouard VI, il se fit donner le titre de Protecteur. Il remporta sur les Ecossais la victoire de Musselburgh, mais souleva toute l'Angleterre par son ambition ctsesprocédés violents, et fut condamné pour félonie et décapité.
Sey ne [sè-ne], ch.-l. de c.
(Basses- Alpes), arr. et à 41 kil. de Digne, au-dessus de la Blanche; 1.720 h.
(Seynois). — Le cant. a 8 comm. et 3.690 h.
Seyne-sur-Mer
(La), eh.-l. de c. (Var), arr. et sur la rade de Toulon (.5 kil.); 19.750 h. Ch. de f. P.-L.-M. Chantiers
Seymour.