SOR
nture du grand amphithéâtre de la Nouvelle Sorbonne, à l'aris, d'après Puvis de Chavannes.
Sorbetières
. Ordinaire ; 2. Américaine ; 3. Rotative.
SOpraniste [nis-te] n. m. Castrat qui a une
Toix de soprano.
Soprano n. m. (m. Ital. ; de sopra, dessus). La plus élevée des voix de femme ; voix aiguë de jeune garçon, appelée aussi dessus. Personne qui a cette voix. (Au fém., on dit aussi soprano, mais on francise souvent ce mot pour les deux genres : un, une soprane.) PI. des soprani.
Sopravéditeur n. m. (ital. sopravveditore). Nom donné à Venise à des magistrats d'ordre supérieur chargés de contrôler le service des provéditeurs sur les bois, le luxe, la santé publique, les blés, etc.
SOT adj. m. V. saur.
Sora, v. d'Italie (Campante, prov. de Caserte); 13.100 h. Sur le Garigliano. Métallurgie.
Sorabe n. m. Idiome slave de Lusace, appelé aussi sorre, vinde, serbe de Lusace.
SorabeS, ancien peuple slave des bassins de l'Elbe et de la Saale, et dont le vrai nom (Serbes) s'est conservé dans celui des Serbes de Lusace.
Soracte ou Soratte? montagne de l'Etrurie ancienne, territoire des Falisques, consacrée à Apollon. Temple d'Apollon, sources chaudes. Auj. Monte de Santo Oreste.
SoraU, v. de Prusse (Brandebourg); 16.100 h. Draps, porcelaine.
Sorbe n. f. (lat. sorbus). Fruit du sorbier ou cormier. Syn. corme.
SOrbet [bè] n. m. (ital. sorbetto, de l'ar. chorbat). Boisson à demi glacée, ,^=5\1 qui a pour base du sucre et des jus de fruits, et dans laquelle on fait entrer une liqueur alcoolique :
sorbet au marasquin.
sorbe-
tière n. f. Vase de métal, dans lequel on prépare les glaces et les sorbets.
Sorbier [bi-ê] n. m. (de sorbe). Genre de rosacées des régions tempérées.
— Encycl. Les sorbiers [sorbus) sont des arbres à feuilles composées pennées, à fleurs pentamères, à fruits en forme de petites pommes. Il en existe diverses variétés :
sorbier des oiseleurs, à fruits d'un rouge de corail , non comestibles, mais pouvant servir à la préparation d'une eaude-vie; sorbier domestique ou cormier, dont les fruits (cormes ou sorbes) se consomment blets, et dont le bois, dur et compact, est recherché pour le tour et l'ébénisterie. On nomme communément sorbiers les espèces du genre alisier.
Sorbiers [bi-ê], comm. de la Loire, arr. et à 9 kil. de Saint-Etienne; 1.900 h.
Sorbon (Robert de), chapelain et confesseur de saint Louis, chancelier de l'Université, fondateur de la Sorbonne (1255), né à Sorbon, près Rethel, m. à Paris (1201-1274). Il travailla à restaurer les études de théologie, et écrivit lui-même d'importants traités.
sorboilique adj. Qui concerne la Sorbonne. N. f. Troisième épreuve pour la licence en théologie, parce que, depuis le milieu du xiv« siècle, elle se passait en Sorbonne.
SCrbOlliqueur [keur] n. m. Dénomination donnée ironiquement aux disputeurs de l'école et, en particulier, aux docteurs en théologie.
SOrboiliste [nis-te] n. m. Etudiant en théologie de la Sorbonne. Docteur en Sorbonne.
Sorbonne. La Sorbonne a pris le nom de son fondateur, Robert de Sorbon, chapelain de saint Louis, dont le but avait été de créer un établissement spécial pour faciliter aux écoliers pauvres les études théologiques. Ce collège devint un des plus célèbres du monde et produisit, dans tous les temps, un si grand nombre d'habiles théologiens qu'il donna son nom à tous les membres de la Faculté de théologie, qui prenaient le titre de docteurs et de bacheliers de Sorbonne, bien qu'ils n'appartinssent pas à cette maison. Les décisions des docteurs de Sorbonne jouissaient, en matière de foi, d'une autorité exceptionnelle, et la Sorbonne joua un rôle
Sorbier : a, fleur ; h, coupe de la fleur.
Chapelle de la Sorbonne.
prépondérant dans toutes les affaires religieuses, notamment pendant le grand schisme d'Occident. Au xv« siècle, la Sorbonne logea les trois premiers imprimeurs que la France ait possédés. Au xvi«, elle se fit remarquer par son hostilité contre les jésuites ; au xvne siècle, elle n'hésita pas à condamner les jansénistes. EUe fut supprimée à la Révolution (1792), et ses bâtiments donnés à l'université de Paris (1808). Elle a été complètement reconstruite (sauf l'ancienne chapelle) sur les plans de l'architecte Nénot, et embellie à partir de 1881.
Le grand amphithéâtre de 1 a Nouvelle Sorbonne est décoré de belles peintures de Puvis de Chavannes. La Sorbonne constitue un des centres de culture les plus parfaits qui soient au
monde. Elle est le siège de l'Académie de Paris, des facultés des lettres et des sciences, de l'Ecole des chartes et de l'Ecole des hautes études.
sorcellerie [sè-le-rî] n. f. (de sorcier). Opération, profession de sorcier : la sorcellerie était considérée au moyen âge comme un crime. Par ext. Tours d'adresse qui paraissent surnaturels.
— Encycl. Il est assez difficile de distinguer la sorcellerie de la magie. La magie a pour but en général de soumettre les puissances supérieures à la volonté de l'homme; la sorcellerie vise particulièrement à amener l'intervention des génies malfaisants, plus spécialement du démon, pour des sortilèges, destinés surtout à produire la mort ou l'amour. Les principales pratiques de sorcellerie étaient le pacte avec le diable, par lequel le sorcier lui livrait son âme pour l'éternité en échange d'une délégation temporaire de son pouvoir ; la préparation de philtres amoureux, de breuvages mortels ; révocation des morts : la messe noire, qui alliait les cérémonies du culte aux pratiques de la magie, et qui, destinée à inspirer l'amour, était dite sur le corps de l'intéressé. Dans les campagnes, la sorcellerie consistait à jeter des sorts sur les bestiaux, sur les fermes, sur les champs. Un sort célèbre était l'envoûtement. De nos jours, dans les campagnes, ces superstitions tendent de plus en plus k disparaître.
sorcier [si-ê], ère adj. et n. (lat. sortiarius; de sors, sort). Personne que le peuple croyait autrefois en société avec le diable, pour faire des maléfices : la croyance aux sorciers n'a pas encore entièrement disparu chez les peuples sauvages. Fig. Personne fort habile. Fam. Vieille sorcière, se dit d'une femme vieille et méchante. A Paris, s'emploie adjectivement dans le sens de malin, difficile : prédire la pluie quand le ciel se couvre, ce n'est pas sorcier. N'être pas sorcier, grand sorcier, n'être pas très intelligent. V. Macbeth.
Sorcière (/a), étude historique et philosophique, par Michelet (1862), qui considère la sorcellerie comme la révolte populaire et naïve de la nature humaine contre les oppressions du moyen âge.
Sordel, troubadour italien, né vers 1200 à Goïto, près de Mantoue, m. après 1266. Ses poésies, en provençal, sont vibrantes et fougueuses.
SOrdide adj. (lat. sordidus). Sale, dégoûtant : habits sordides. Avarice sordide, avarice poussée à un degré honteux.
sordidement [man] adv. D'une façon sordide.
SOrdidité n. f. Etat de ce qui est sordide.
SOre n. m. (du gr. sdros, amas). Nom des groupes des corps reproducteurs, chez les fougères.
Sore, ch.-l. de c. (Landes), arr. et à 53 kil. de Mont-de-Marsan; 1.860 h. Ch. de f. M. Essence de térébenthine. — Le cant. a 4 comm. et 4.270 h.
Sorède, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 20 kil. de Céret; 1.610 h. Huileries. Eaux minérales.
SOrédie [di] n. f. ou SOrédion n. m. Petite masse plus ou moins régulièrement globuleuse, qui se détache du thalle d'un lichen symbiotique et peut le reproduire.
Sorel (Agnès), née en Touraine, surnommée la Dame de Beauté du nom de la seigneurie de Beautésur -Marne, près de Vincennes [1422-1450], que Charles VII lui avait donnée); favorite célèbre, qui, selon l'opinion la plus répandue, exerça une grande et heureuse influence sur Charles VII, en protégeant ses meilleurs serviteurs, Jacques Cœur, Bureau de La Rivière, etc. Elle donna quatre filles au roi, et mourut brusquement au château d'Anneville. On accusa, mais sans preuve, le / dauphin (Louis XI) de l'avoir empoisonnée-
Sorel (Charles), sieur Agnès Sor.l.
de Souvigny, littérateur français, né et m. à Paris (1597-1674); historiographe de France, connu surtout par son roman : la Vraie Histoire comique de Francion.
Sorel (Albert), historien français, né à Honneur, m. à Paris (1842-1906); membre de l'Académie française et longtemps secrétaire général du Sénat. On lui doit une Histoire diplomatique de la guerre franco-allemande, et surtout un ouvrage capital sur l'Europe et la Révolution française, où il a traité des effets de la Révolution en Europe et du contre-coup de la politique européenne sur la marche intérieure de la Révolution.
SOrex [r'eks] n. m. Nom scientifique du genre musaraigne.
Sorèze, comm. du Tarn, arr. et à 27 kil. de Castres ; a. Sorel.
2.000 h. (Soréziens). Mégisseries, fonderie de cuivre. Célèbre collège dirigé par les dominicains. Patrie d'Azaïs.
SOrghO ou SOrgO [gho] n. m. (ital. sorgo). Génie de graminées originaires des régions chaudes du glohe : le sorgho peut atteindre 4 à 5 mètres de haut.
— Encycl. Ce genre renferme plusieurs espèces, dont la principale est le sorgho sucré, cultivé en Afrique et dans le midi de l'Europe pour l'alcool qu'on en tire, et qui a quelque valeur aussi comme plante fourragère. Le sorgho commun est cultivé pour ses panicules, qu'on utilise à la fabrication des balais. La culture de cette graminée est identique à celle du maïs.
SOrgUe [sor-ghe] n. f. Arg. Nuit.
Sorgue de Vaucluse (la), petite riv. de France qui sort de la fontaine de Vaucluse et se jette dans le Rhône (riv. g.); 36 kil.
sorguer [sor-ghé] d. m. Arg.
Dormir.
SorgUeS, sur l'Ouvèze, COmm. Sorgho :a, épillet. de Vaucluse, arr. et à 10 kil. d'Avignon; 4.260 h. Ch. de f. P.-L.-M. Garance. Filatures de soie.
SOrgueur [g heur] n. m. Arg. Voleur de nuit.
SOrgUge n. f. Aigrette ornée de pierreries que
le sultan et les dignitaires portent sur leur turban,
Soria, v. d'Espagne, ch.-l. de prov., sur le Douro; 7.000 h. Laines. — L^rov. a 150.500 h.
SOricidéS [dé] n. m. pi. Famille de petits mammifères rongeurs, renfermantles musaraignes isorei) et formes voisines. S. un soricidé.
SOrie [ri] n. t. Sorte de laine d'Espagne : la sorie de Scgovie est estimée.
SOrite n. m. (gr. sôreitês; de sdros, monceau). Argument composé d'une suite de propositions liées entre elles de manière que l'attribut de chacune d'elles devienne le sujet de la suivante, et ainsi de suite jusqu'à la conclusion, qui a pour sujet le sujet de la première et pour attribut l'attribut de l' avantdernière.
Sorlingues. Géogr. V. Scilly.
Somac [nak], ch.-l. de c. (Corrèze), arr. et à 20 kil. d'Ussel; 1.820 h. — Le cant. a 8 comm. et 7.490 h.
Sornay, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 3 kil. de Louhans, sur la Seille; 1.570 h.
SOme n. f. Métal l. Scorie riche qui reste dans le creuset du four d'aftinerie, et dont une partie adhère à la loupe.